 |
L'Invité de 7h20 : Marc Svétchine |
| |
David Aussillou - 20/11/2009 |
| |
| Directeur régional de RFF, Réseau Ferré de France |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Jean-Marie Le Pen |
| |
David Aussillou - 20/11/2009 |
| |
| Président du Front national, candidat aux élections régionales |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
20/11/2009 |
| |
Bonjour.
Les déferlements de joie après la qualification de l'équipe d'Algérie auront rythmé la soirée de nombreuses villes de la région mercredi soir. On a évidemment mis en avant les débordements. Pourtant, s'ils sont impressionnants, ils ne pèsent pas lourds face aux dizaines de milliers de supporters qui sont descendus dans la rue en famille. Il y a eu des gestes inacceptables, notamment quelques drapeaux français brûlés. Faut-il pour autant jeter ce qui reste d'abord une fête ? Insensiblement, nous changeons d'époque et d'une certaine façon de culture. 3 évènements, l'Algérie, la France et OM-PSG. Un seul rassemble 50 000 personnes sur le Vieux Port et dans les centres villes provençaux : l'Algérie. Parce qu'il est impossible de taire ses racines. Le Front national suggère de donner à ces français les clés pour quitter leur pays afin de rejoindre celui qu'ils soutiennent dans le football. A ce compte-là, tout ce qui ne serait pas labellisé, estampillé français pure souche devrait être interdit. Sauf que ces beurs, des jeunes issus de l'immigration sont marseillais, toulonnais, aixois. Ils vivent ici chez eux, au même titre que n'importe qui. Et comme n'importe qui, ils doivent respecter les règles et les lois. Depuis des années, ces étranges étrangers que l'on embrasse dans les discours et ignore le reste du temps vivent dans leurs quartiers, pas toujours choisis, loin s'en faut. Avec cette qualification pour le mondial attendue depuis 24 ans, plus d'un supporter s'est identifié à cette équipe. Et l'a montré. Les provençaux comme les élus ne s'y sont guère habitués. Autant par conviction politique que par refus d'ouvrir les yeux sur cette Provence qui change. Tout va très vite, avec forcément de l'inquiétude et des rejets. Toute la question est de savoir si mercredi soir le vieux port était algérien ou français. Marseillais répondront les plus enthousiastes. Un autre Marseille. Un de plus. Et nul ne sait combien il y en a.
Bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h20 : Anne Prijean |
| |
David Aussillou - 19/11/2009 |
| |
| Directrice de la rédaction de l'hebdomadaire Impact Médecine |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Patrick Mennucci |
| |
David Aussillou - 19/11/2009 |
| |
| Maire des 1er et 7ème arrondissements de Marseille, président du groupe socialiste à la mairie de Marseille |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
19/11/2009 |
| |
Bonjour.
Quelle drôle de semaine. Symbolique à bien des égards. Toutes les grandes villes de la région auront été imprégnées par le duel, le mot est faible, entre l'Algérie et l'Egypte dans les éliminatoires de la coupe du monde de foot. Violences, dégradations, affrontements auront imposé une nouvelle image détestable. Reléguant du même coup l'équipe de France en lutte pour la suite du mondial, au second plan. Côté ambiance en tous cas. Et puis le fameux classico, attendu des supporters, OM-PSG peine à émerger dans cette grisaille qui oscille entre faits divers et passion.
A ceux qui en doutaient, la Provence, Marseille, Toulon, Aix, vivent aussi au rythme du Maghreb en général et de l'Algérie en particulier. Imposant son image, sa culture au grand dam des farouches partisans d'une France monocolore qui n'existe plus guère que dans les livres d'histoire. Bien sûr, quand l'intégration, le brassage des peuples se fait dans la guérilla et la casse, c'est insupportable. Cela réduit tous les efforts pour pacifier ce qui nous oppose. Bien sûr rien n'est naturel, et les incidents sérieux qui ont marqué la Provence ces derniers jours sont venus signifier aux bienheureux béats qu'entre les discours rassembleurs, chaleureux et la réalité quotidienne, c'est parfois plus qu'une différence. C'est un abime qui sépare les habitants. Ce football ciment reste encore à inventer, la passion de Marseille pour son football est finalement très étroite. Un club et rien d'autre. De l'équipe de France à celle d'Algérie on change de planète. Comme si tout ce qui n'est pas purement marseillais ou provençal devait justifier son droit à la passion. Et forcément lorsque cela s'accompagne de débordements, le rejet est automatique et sans appel. On pourrait ajouter que les affrontements OM-PSG sont presque tolérés comme un rituel inévitable année après année, les autres sont insupportables. Criminels. Dénoncés. Preuve l'intégration et la tolérance ont encore chez nous une énorme marge de progression possible;
Bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h20 : Serge Reynaud |
| |
David Aussillou - 18/11/2009 |
| |
| Brigadier chef à l'Eveché, le commissariat central de Marseille, auteur de "Chroniques de la main courante, du rire aux larmes, la vie de vos flics" (Bourin Editeur) |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Dominique Borgeais |
| |
Florent Lesaux - 18/11/2009 |
| |
| Directeur de la poste des Bouches du Rhône |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
18/11/2009 |
| |
Bonjour.
La tension qui accompagnera ce soir le match entre l'Algérie et l'Egypte risque fort de s'inviter à nouveau en Provence. A Marseille pour l'essentiel, mais elle a également touché Gardanne samedi dernier. Tout a été dit sur ces casseurs qui viennent uniquement défier la police et semer la pagaille. En revanche, côté préfecture ou mairie, on assiste médusé, surpris à de nouveaux comportements à Marseille. Les violences urbaines qui jusque là avaient relativement épargné la Provence, semble saisir désormais le moindre prétexte pour exploser. N'exagérons pas non plus, ce n'est ni la guerre civile, ni une situation qui échapperait à tout contrôle. Et puis en 98 déjà, lors de certaines rencontres de la coupe du monde, le Vieux Port avait connu quelques agitations plutôt gratinées. Mais il ne faut pas être trop naïf, il y a de la politique aussi dans ces affrontements. Rien à voir avec la violence besogneuse d'un OM-PSG. L'extrême droite et quelques groupuscules islamistes ont tout intérêt à voir Marseille s'enflammer. Pour des intérêts radicalement opposés sauf dans l'espoir de créer une véritable instabilité. De ces choses là, nos élus se méfient comme de la peste. Autant gauche et droite sont habituées à régler leur tambouille souvent trouble et insipide, autant l'idée que la violence urbaine puisse devenir un nouveau mode de fonctionnement de la ville, les inquiète sérieusement. D'où les réactions relativement homogènes qui ont prévalu ces derniers jours. Une montée en force et en désordre du communautarisme fragiliserait grandement Marseille. Même si trop souvent la complaisance satisfaite tient lieu de quitus pour des élus qui ne contrôlent plus rien depuis longtemps. En stigmatisant selon ses mots, la France des émeutiers et l'incapacité du pouvoir à enrayer les émeutes ethniques et la guérilla urbaine, le Front national enfonce un coin dans la belle fraternité revendiquée. Qu'on ne s'y trompe pas, en période de crise, l'exaspération ne demande qu'à prospérer. Surtout si les élus et responsables publiques se paient de mots pour pallier l'insuffisance de leurs actes et de leurs résultats.
Bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h20 : Lionel Dany |
| |
David Aussillou - 17/11/2009 |
| |
| Chercheur au laboratoire de psychologie sociale de l'Université de Provence. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Yves Moraine |
| |
David Aussillou - 17/11/2009 |
| |
| Président du groupe majorité municipale à la mairie de Marseille |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
17/11/2009 |
| |
Bonjour.
La méthode couée utilisée actuellement par le gouvernement pour clamer la relance et la quasi sortie du marasme économique aurait de quoi faire sourire si la situation n'était pas dramatique. Ou plus exactement n'allait pas devenir dramatique. Posez la question autour de vous : les carnets de commandes restent vierges ou presque dans de nombreux secteurs, les associations caritatives s'attendent à un afflux de pauvres dans leurs permanences et leurs centres de distribution, mais surtout, on s'attend au pire pour 2010. Que le faux nez des discours politiques ressorte de plus belle avant les élections régionales de mars n'est pas surprenant. Hélas impossible d'oublier que les caisses de l'Etat sont vides et il faut s'attendre à de très grosses difficultés sociales l'an prochain. Le seul conseil général des Bouches du Rhône voit ses dépenses d'aide sociale augmenter de 32% cette année et prévoit plus encore dans les mois à venir. Comme d'habitude personne ne sait rien de ce que sera l'économie à horizon 6 mois ou un an. D'autant que si les commandes publiques se ralentissent pour cause de budget en berne, le bâtiment et les travaux publics font très vite se retrouver en zone rouge. Surtout les industriels de la région sont sidérés de voir comment se passe le moindre appel d'offre actuellement. Quantité d'entreprises soumissionnent, beaucoup en tirant les prix vers le bas. Au grand dam des habitués qui se se disent que les gagnants ne pourront pas tenir et travailleront à perte avec inéluctablement de grosses désillusions. Drôle d'ambiance alors que de nombreux patrons de sociétés en sont à quémander le moindre marché lorsque la classe politique continue de surfer sur ses chicaneries et ses règlements de comptes sporadiques. Les réformes en cours laissent de marbre le monde l'économie moins soucieux des effets d'annonce que des résultats tangibles sur une vraie relance de la consommation. On est loin d'un optimisme béat. Et certainement plus proche d'un pessimisme réaliste.
Bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h20 : Claude Valette |
| |
David Aussillou - 16/11/2009 |
| |
| Maire adjoint chargé de l'urbanisme à Marseille |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Michel Vauzelle |
| |
David Aussillou - 16/11/2009 |
| |
| Président PS du Conseil Régional de Provence Alpes Côte d'Azur |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
16/11/2009 |
| |
Bonjour.
Allez on pourra toujours raconter tout ce qu'on veut, les nouveaux incidents samedi soir après la défaite de l'Algérie contre l'Égypte en éliminatoires de la coupe du monde foot, portent en eux les ingrédients d'un échec annoncé. Preuve au moins que la planète football à une capacité rare à produire des générations d'abrutis, d'un pays à l'autre. Le maire de Marseille a pointé les casseurs dans les rangs des jeunes issus de l'immigration, le président de la communauté urbaine ne dit pas vraiment autre chose en stigmatisant les casseurs qui dit-il n'ont rien à voir avec les supporters algériens. 600 policiers, qui décidément sont toujours là, sur ordre pour accompagner ces foutus matchs à hauts risques. Algérie-Rwanda et OM-PSG en octobre, Égypte-Algérie il y a a deux jours et à nouveau mercredi soir en match retour, et OM-PSG vendredi, en fin de semaine. Outre le fait que ces après-matchs coûtent une petite fortune, surtout si en plus il y a de nombreux dégâts, monsieur de la Palisse nous dirait que si les forces de l'ordre sont dans le centre de Marseille, c'est qu'elles ne sont pas ailleurs. Ni sur les contrôles routiers, ni dans la sécurisation des quartiers aux quatre coins de la région.
Et puis yen a marre de ces matchs de foot qui s'apparentent plus à des actes de vandalisme en opposition à tout esprit sportif. On pourra toujours s'étonner de l'incapacité à éviter ce genre de débordements. La moindre occasion devient aujourd'hui synonyme d'état de siège et de charges policières. Allez dire aux commerçants des centre-ville que le sport est le ciment qui fédère une ville. Foutaises. Les dirigeants sportifs sont dépassés, les préfets gèrent leurs troupes et les élus braillent dans le désert sans jamais être entendus. On peut aussi pointer sans état d'âme les hordes incontrôlées qui jettent ce trouble dans le football. A Toulon, les soirs de défaite du RCT ne se transforment jamais en guérillas urbaines. Faire la différence entre les supporters et les casseurs revient à dire qu'ils ne sont pas du même monde. On peut en douter. En tous cas Marseille, capitale de l'intégration, ne peut plus cacher ses voyous et ses exclus violents. Ils sont un échec. Un échec annoncé.
Bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h20 : Marc Le Fur |
| |
David Aussillou - 13/11/2009 |
| |
| Député UMP des Côtes d'Armor |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Christian Kert |
| |
13/11/2009 |
| |
| Député UMP d'Aix-Salon |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
13/11/2009 |
| |
Bonjour.
Le président de la République hier dans la Drôme, a poursuivi sa campagne en vue des élections régionales. En revenant sur la controverse de l'identité nationale. Avec des phrases volontairement très simples : la France est un pays où il n'y a pas de place pour la burqa ou encore, la France ne se pense pas comme un pays de juxtaposition de communautés ou d'individus. Fort des principes qui sont dans la constitution, difficile d'être contre les déclarations de Nicolas Sarkozy. Sauf que l'agitation présidentielle vise d'autres desseins, notamment de rassurer, voire séduire, un électorat qui, disons-le, supporte de moins en moins ce qu'il considère comme une dissolution des valeurs françaises. On pourrait en débattre à perte de vue, dans des villes comme Marseille ou Toulon, la question posée par les provençaux est de savoir quelle place on donne aux étrangers. Sauf que l'amalgame entre étrangers et français d'origines étrangères fausse tout. Un exemple, un seul : le match OM-PSG. Les bagarres et le vandalisme de quelques centaines de supporters provoquent indignation, répression et poursuites judiciaires. Et tous de s'exclamer contre la bêtise crasse d'une poignée d'abrutis plus avides d'en découdre que de se comporter en amateurs de foot. Le 11 octobre, au sortir de la victoire de l'Algérie sur le Rwanda dans les éliminatoires de la coupe du monde, des jeunes descendent dans le centre de Marseille, drapeau national en tête. S'en suivent dérapages et affrontements avec la police. D'ailleurs pour éviter le même scénario demain, après Egypte-Algérie, le Vieux Port sera mis sous surveillance.
Sauf que les commentaires à peu prés équivalents à ceux d'OM-PSG se sont rapidement teintés de racisme. De quel droit viennent-ils fêter leur équipe, qu'ils aillent faire ça chez eux etc. .... Il reste insupportable pour certains électeurs que des français affichent ainsi leurs origines. Le débat sur l'identité nationale commence là. Une loi interdira-t-elle un jour à des beurs de chanter l'Algérie ou la Tunisie ? La France est un pays de tolérance et de respect disait encore le président. On en est loin. Et les torts sont largement partagés.
Bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h20 : Sophie Bazeau |
| |
12/11/2009 |
| |
| Présidente régionale des Restos du coeur |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Michel Amiel |
| |
David Aussillou - 12/11/2009 |
| |
| Maire socialiste des Pennes Mirabeau, vice président du conseil général chargé de la prévention sanitaire |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
12/11/2009 |
| |
Bonjour.
A partir de ce matin, il y aura donc deux catégories de provençaux : les vaccinés et les autres. Les rétifs, les dubitatifs, les opposants, les militants qui auront combattu l'idée de se soumettre à la vaccination. Finalement en 2009, nous sommes assez confiants dans la science et les médecins. Au point de se dire qu'il sera toujours possible de se faire soigner si nécessaire. Cela dit, tous les experts sont d'accords pour rappeler que cette grippe tant annoncée peut s'avérer redoutable et même mortelle. Alors les dizaines de centres de vaccination vont attendre les provençaux. Comme des commerçants leurs clients. L'opération fera peut-être boule de neige, surtout si le froid couche en masse des milliers de provençaux, terrassés pour quelques jours par cette grippe planétaire. Ce n'est pas un effet de la mondialisation que plus d'un électeur redoute. Il s'agit là simplement d'un virus qui s'est mis aux modes de déplacements modernes, avion, train, bateau ou voiture. Certes pas aussi vite que prévu, mais il arrive, soyons patients et confiants ! Pour éviter la pagaille et l'engorgement toujours possible, les préfectures ont reçu mission d'organiser et de hiérarchiser. Ce sera chacun son tour, mais pas tous en même temps. Les médecins piqueurs agiront comme autrefois où sous le préau de nos écoles, nous étions examinés et traités à la chaine. Apparemment nous n'en sommes pas morts. Ce qui est intéressant aussi dans ce H1N1, c'est que les campagnes de communication savamment orchestrées n'auront pas levé les doutes. Preuve s'il le fallait que la parole officielle n'est pas toujours suffisante pour convaincre et rassurer. On obtient même parfois l'inverse. Il circule tellement d'informations, invérifiables et invérifiées que chacun finit par se faire sa tambouille d'arguments. Reste la parole des grippés. Celles et ceux qui l'ont eut une fois dans leur vie. La vraie. Tous jurent ne jamais vouloir recommencer. Parole d'expérience. Mais ce n'est pas la même direz vous. Et alors, faut-il vraiment la tester ?
Bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h20 : Christian JACQUIAU |
| |
David Aussillou - 11/11/2009 |
| |
| Spécialiste des hypermarchés, auteur du livre "Les coulisses de la grande distribution (Albin Michel, 2000) |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Jean-François Mattéï |
| |
David Aussillou - 11/11/2009 |
| |
| Ancien élu de Marseille, président de la Croix rouge Française. |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
11/11/2009 |
| |
Bonjour.
Ce qui s'est passé l'autre matin à la communauté urbaine de Marseille, ne peut être passé par pertes et profits au prétexte d'un nouveau mouvement d'humeur entre gauche et droite. Il faut bien regarder les faits. Un député UMP, Renaud Muselier, vice-président de la communauté urbaine, candidat malheureux à la présidence de cette communauté, va poser en public, devant les caméras un livre sous le nez du président en exercice, le socialiste Eugène Caselli. Ce livre, Gomorra, traite de la mafia à Naples et du scandale de la fraude aux ordures. Eugène Caselli prend le livre et le jette à terre.
Passez muscade, tout cela n'est pas grave, juste un épiphénomène nous disent les participants. De qui se moque-t-on ? Un élu qui en accuse un autre d'être dans un système mafieux, c'est autre chose que ce vice-président régional socialiste déchu qui un jour lamentable avait sorti un balai à WC pour l'agiter sous le nez de l'opposition. Très clairement, il s'est passé des choses en coulisses sur ce dossier poubelles qui sont aussi peu reluisantes qu'inquiétantes. Tout le monde sait semble-t-il, mais personne ne parlera. Messieurs Muselier et Caselli vous nous devez des explications. Chiche, mettez vous autour d'une table, devant les micros et dites aux provençaux la vérité. Cette loi du silence absolu renvoie aux pires années des systèmes qui ont tant marqué la réputation sulfureuse des Bouches du Rhône et du Var par le passé. Enfin, quand même, ce n'est pas une partie de rami qui tourne mal. C'est le président d'une communauté de plus d'un million d'habitants à qui un député de la République vient dire que la mafia rode dans la ville. Même si les éclats de voix et les déclarations solennelles sans lendemain font partie de la culture locale, cette fois c'est allé trop loin. Cet épisode sent le souffre. Ou plus exactement ça pue. La rumeur va dévaster les dernières illusions. Et la politique ne sortira pas grandie de ce lundi noir. Une fois de plus.
Bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h20 : Colonel Jean-Claude Grand |
| |
David Aussillou - 10/11/2009 |
| |
| Officier à la direction des sapeurs pompiers des Bouches du Rhône |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Eugène Caselli |
| |
David Aussillou - 10/11/2009 |
| |
| Président socialiste de la communauté urbaine de Marseille |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
10/11/2009 |
| |
Bonjour.
Peut-être faudra-t-il un jour se résigner à dire qui sont les coupables de la mort de nos enfants sur les routes de Provence. Tout le monde s'est gargarisé devant les chiffres officiels de la nuit zéro accident le week-end dernier. Apparemment il ne s'est rien passé. On peut en douter. Il y a eu des accidents. Mais que l'on se rassure, le carnage de Luminy est venu remettre de l'ordre dans les statistiques. 2 jeunes à peine sortis de l'adolescence sont morts explosés dans un bus. Et une gosse a été extraite à peine vivante de la tôle broyée. Du préfet de police au recteur d'académie, des profs d'auto-école aux forces de l'ordre, chacun porte sa part de responsabilité. Sur ce dossier là aussi la Provence ne fonctionne pas. L'autre jour un garçon de 14 ans est mort près de la Seyne, et le surlendemain un scooter de 19 ans. Avec nos deux victimes de dimanche, 4 morts de moins de 20 ans. Et quelques estropiés à vie dont les prochains mois se déclineront entre douleur, rééducation et handicapes. Joli score. Ce n'est pas faute de remettre le sujet sur le tapis très régulièrement. Trop pensez-vous peut-être. Et alors, faut-il se contenter de cette banalisation indifférente ? Qu'attendez-vous pour investir les lycées et faire entrer dans le crâne de nos enfants que la route tue et qu'ils sont de la chair à canon ? Qu'attendez-vous pour faire votre boulot, une initiation à la sécurité routière est aussi importante qu'un cours de math ou de philo ? Où sont les policiers et gendarmes quand nos enfants font les cons sur la route et jouent à la roulette russe ? Vous vous en foutez, le risque zéro n'existe pas et la mortalité routière inévitable, hein c'est bien ça ? Il est décidément plus simple de se jeter les poubelles de Marseille à la figure, de s'embrasser sur les ruines du mur de Berlin que d'agir enfin avec efficacité contre ce carnage. Votre échec est une croix plantée dans le cimetière des jeunesses fracassées.
Bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h20 : Didier Lamic |
| |
David Aussillou - 06/11/2009 |
| |
| Papa d'Anne, adulte handicapée |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Patrick Rué |
| |
David Aussillou - 06/11/2009 |
| |
| Secrétaire général adjoint Force Ouvrière pour les employés territoriaux de Marseille et de la communauté urbaine |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
06/11/2009 |
| |
Bonjour.
Dans quelques jours, Chantal et Didier Lamic, les parents d'Anne une jeune femme de 32 ans très lourdement handicapée cérébrale, vont montrer leur fille à tous les internautes, via une caméra placée dans sa chambre. Ces habitants de Tallard au sud de Gap, souhaitent seulement sortir Anne de son isolement contraint et provoquer le débat sur l'énorme solitude des handicapés. Anne n'a pas de message, pas de témoignage, elle en est incapable. Elle est une image, la preuve vivante que l'on cache d'ordinaire. Tout est là. Est-il indécent d'afficher à la face du monde ce qui d'habitude confine à la honte, au secret ? Les parents qui vivent le handicap d'un enfant savent à quel point le regard des autres, des normaux, des valides, pèsent sur leurs jours comme le sceau d'une infamie. Parce que dans ce domaine aussi il y a du racisme. Le droit à la différence n'est qu'un joli texte mais certainement pas une réalité. Combien de papas ou de mamans ont renoncé à toute sortie avec leur fils ou fille maltraité par une aberration génétique, un défaut de fabrication ? Comme si un bon handicapé était un handicapé qui ne se voit pas. Par crainte d'une anomalie dans le paysage lisse et uniforme de la normalité. Surtout aucun dérangement. Certes la caméra plantée comme un œil dans la chambre d'Anne est sans doute excessive, mais elle porte la douleur et la solitude au bout du monde, là où des milliers d'Anne végètent dans l'ombre, sans jamais déranger puisqu'elles n'existent pas. Oui, ce n'est naturel pour personne de montrer ou de regarder. Une exhibition qui gène tout le monde. Les parents poussant leur enfant et son handicap, les passants voyeurs et troublés. La réconciliation de ces 2 mondes du valide et de l'invalide n'a guère progressée malgré les promesses et les revendications. Subir la désapprobation de ceux qui ne veulent pas savoir est un calvaire de plus. Alors on se cache pour ne plus voir ceux qui vous regardent.
Bonne journée. |
|
 |
|
|
|