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Sur les docks
par Jean Lebrun (coordination)
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
Sur les docks

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Les prochaines émissions




mercredi 10 février 2010
> Nature froide (3/5) - Islande : la saga d’une expédition vers Akureyri (Rediffusion)
> Diaporama sonore réalisé par François Teste à découvrir en complément de cette émission

Un documentaire d'Irène Omélianenko et François Teste - Rediffusion de l’émission du 10 juin 2009
En compagnie de Henry Kiljan Albansson, à la fois traducteur et guide, quitter Reykjavik pour prendre la mesure de ce qui à travers les siècles façonne les islandais : une nature incroyable où les étendues de lave, les chuchotements des geysers composent avec l'aboiement du renard arctique, et le cri du faucon gerfaut. Une symphonie de début du monde.
Entendre en cours de route les légendes du Huldufólk, le peuple caché ; car en Islande vivent à égalité avec les humains elfes, fantômes et trolls transformés en pierres si le soleil les touche.
Passer par Mytvan où ces traditions culturelles anciennes s'allient aux miracles de la géothermie.
Passer non loin de Saudarkrokur où sont arrivés en juin 2008 deux ours blanc réfugiés climatiques. Et, enfin, arriver dans la capitale du nord : Akureyri.

Avec :
Anna Kristín Ásbjörnsdóttir, étudiante ;
Dúi Landmark, chasseur et photographe ;
Guðmundur Frímannsson, philosophe ;
Svanhildur Pálsdóttir, hôtelière ;
Þorsteinn Gunnarsson, recteur de l’Université d’Akureyri ;
Jóhann Örlygsson, scientifique ;
Henry Kiljan Albansson, guide.

Et les voix de Bryndis Philibert, Catherine Artigala et Thierry Beauchamp.

Production : Irène Omélianenko
Réalisation : François Teste



jeudi 11 février 2010
> Nature froide (4/5) - La banquise condamnée (Rediffusion)
Un documentaire d'Eric Biegala et Mehdi El Hadj - Rediffusion de l’émission du 30 août 2007
Le réchauffement climatique est désormais une évidence. Rares sont les scientifiques qui en nient les réalités et surtout les responsabilités humaines. Mesuré à l’échelle du globe, il ne dépasse pas les 0,76° en moyenne mais dans certaines régions, il est énorme : plus de 2 degrés au pôle nord. Résultat : la banquise fond. Les photos satellite révèlent une réduction de près de 10% de sa surface en 30 ans… mais les mesures sous-marines, estiment que le pack de glace à perdu… 45% de son volume sur la même période ! A ce rythme, tous les modèles de prévision l’affirment : la banquise arctique aura complètement fondu en été d’ici 30 à 80 ans, entrainant avec elle la disparition d’espèces comme l’ours polaire. A craindre également : d’importantes modifications des courants marins et du cycle général de l’atmosphère, et par répercussion des climats européen et nord-américain.
Dans le cadre de l’Année Polaire Internationale, 45 laboratoires européens se sont regroupés au sein du projet DAMOCLES (Developing Arctic Modeling and Observing Capabilities for Long-term Environmental Studies). Pendant dix-huit mois, les chercheurs se relaient à bord de la goélette polaire Tara englacée sur la banquise, pour y mesurer précisément les causes et conséquences du réchauffement climatique. Etude de la glace - de sa résistance à sa colorimétrie - de l’atmosphère polaire, des courants arctiques dont la direction se modifie à mesure qu’ils se réchauffent : les scientifiques tentent de « muscler » les modèles de prévision en leur fournissant le plus de données possible.
Quand la banquise va-t-elle effectivement disparaître ? Quelles pourraient être les conséquences écologiques et climatiques de cette disparition ? Comment établit-on le bilan général des actions et rétroactions induites par les événements climatiques ? Passage en revue des perspectives scientifiques, avec les chercheurs du programme DAMOCLES depuis la base polaire dérivante, à moins de 100 miles du pôle nord…


Avec :
Jean-Claude Gascard, océanographe au Laboratoire d’océanographie dynamique et de climatologie (Lodyc) de Jussieu. Coordinateur du programme « Damocles » ;
Michaël Offermann, spécialiste de l’atmosphère. Université de Hambourg ;
Mathieu Weber et Jean Fleury, ingénieurs de recherche au Lodyc de Jussieu ;
Georg Heygster, Université de Brême ;
Suzanne Hanson, Danish National Space Center ;
Florent Domine, spécialiste de la neige. CNRS Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’Environnement de Grenoble ;
Jean-Philippe Metaxian, sismologue ; université de Savoie (Grenoble).

Production : Eric Biegala
Réalisation : Mehdi El Hadj



vendredi 12 février 2010
> Nature froide (5/5) - Les quatre éléments – Rêve 3 : le feu (Rediffusion)
Un documentaire de Michel Pomarède et François Teste - Rediffusion de l’émission du 24 décembre 2008
Pour conclure cette semaine de froid, l’expérience du feu. Le Grand Incendie de Londres a eu lieu le 2 septembre 1666. Jacques Roubaud n’était pas né, mais cela ne l’a pas empêché d’écrire Le Grand Incendie de Londres en 1985. Feu ! Djam Shidi, prêtre zoroastrien, rappelle à ceux qui l’auraient oublié la symbolique du feu dans cette religion monothéiste apparue en Perse au 1er millénaire avant Jésus Christ. Qu’en pense Jean-Gabriel Foucaud, psychanalyste et chaman qui organise des cérémonies dans des « sweat lodge », façon indien d’Amérique ?
Vous le saurez si vous approchez du transistor qui grésille.

Production : Michel Pomarède
Réalisation : François Teste



lundi 15 février 2010
> A la Paillade (1/4) - 1ère partie : Trouver la lumière i>
Premier documentaire sur quatre d'une série proposée par Stéphane Bonnefoi et réalisée par Christine Diger
"Durant les mois de novembre et décembre 2009, je suis allé m’installer chez des habitants du quartier de La Paillade à Montpellier, une Zone Urbaine Sensible née à la fin des années 60 et peuplée de 22 000 habitants.
Au fil des vagues d’immigrations et des crises économiques successives, l’ancienne cité dortoir s’est peu à peu imposée en un lieu de vie d’une extrême densité et riche en strates. C’est ainsi qu’à la marge de la cité de Montpellier comme de la société, La Paillade s’est forgée une culture et des traditions propres, un mode de vie singulier.
Au cœur de ce projet, le désir de recueillir la parole brute et intime d’habitants d’un grand quartier populaire, dont l’humanité est bien souvent ignorée, voire court-circuitée à des fins médiatiques ou politiques.
Aussi méfiants que pudiques, peu enclins à se raconter, les Pailladins se montrent volubiles une fois la confiance gagnée. Aussi, succomber à la faconde toute méditerranéenne de ses acteurs privés de scène est un grand bonheur, pour ne pas dire une ivresse, mais à vivre la tête froide…
« A la Paillade » (« Où logent les domestiques », nous apprend le dictionnaire) dresse en quatre volets et par la voix même de ses habitants, un portrait vivant, forcément subjectif, d’un quartier ô combien sonore où cohabitent à l’extrême le rire avec le grave.

Stéphane Bonnefoi

Première partie - A la Paillade : trouver la lumière
La Paillade a été rebaptisée en 2000 La Mosson, du nom de la rivière qui marque l’extrême limite de ce territoire au nord-ouest de la ville de Montpellier. Une bonne partie de l’immigration du département se retrouve ici.
Kader, un Français d’origine kabyle, vit depuis deux ans dans le foyer Adoma (ex-Sonacotra). En quête de soleil, Kader a fui le Nord et son passé en espérant commencer une nouvelle vie. Mais à La Paillade, il doit faire face à d’autres difficultés : le chômage, l’impossibilité d’obtenir un vrai logement, et la cohabitation difficile avec les vieux algériens, esseulés, qui peuplent le foyer. Il se sent aujourd’hui prisonnier, mais, vivant sous la mosquée du foyer, il a tout récemment trouvé la foi…
C’est aussi le soleil, et les jolies filles de la région, qui ont attiré Serge à Montpellier. Pourquoi ce troubadour a t-il donc déposé sa guitare à La Paillade ? Tout simplement parce qu’il a découvert que le studio d’enregistrement de la Maison pour Tous Léo Lagrange se trouvait sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle… Un signe pour ce troubadour, qui a tout sacrifié pour enregistrer son premier album ici.
Quant à Meriem, femme de caractère d’origine ivoiro-marocaine, elle cherche à refaire sa vie entre deux déménagements et la quête de papiers d’identité pour son fils.

Avec :
Meriem, Kader, Amar, habitants ;
Serge de Carcassonne, chanteur.

Production : Stéphane Bonnefoi
Réalisation : Christine Diger



mardi 16 février 2010
> A la Paillade (2/4) - 2ème partie : Le bled ?
Deuxième documentaire sur quatre d'une série proposée par Stéphane Bonnefoi et réalisée par Christine Diger
La tour d’Assas domine La Paillade du haut de ses 80 mètres. Elle s’impose comme l’emblème d’un quartier dominé par une population d’origine marocaine. Visite et état des lieux avec Lhacen, gardien de ce phare rebaptisé Ouarzazate, après avoir été anciennement surnommé l’ONU…
Dans un contexte de paupérisation de sa population et de stigmatisation de l’islam, le quartier glisse vers une pratique religieuse ostentatoire qui tend à régir la vie sociale du quartier.
En témoignent le développement du port du voile, la pratique de l’arabe à l’école ou l’éclipse des femmes, qui n’apparaissent que le matin autour du marché et à la sortie des écoles.
Rachid, qui a vécu longtemps sans papiers avant de rencontrer sa femme Nora, souhaite quitter La Paillade afin que ses enfants ne reproduisent pas des traditions héritées du bled, qu’il juge archaïques.
Nora, qui se refuse à porter le voile « pour l’instant », évoque ces groupes de femmes qui se réunissent pour parler religion. Elle témoigne également de l’existence de « cours privés » où l’on apprend l’islam aux enfants sous couvert d’apprentissage de la langue arabe. Le témoignage de Nora en dit long sur l’activisme religieux qui règne dans le quartier, sous la houlette de l’imam de la grande mosquée de Montpellier, précisément construite à La Paillade.
Fatima, musulmane, évoque la lecture régressive qui est faite de l’islam dans le quartier, et parle d’instrumentalisation sous couvert de religion.

Avec :
Lhacen, gardien de la tour d’Assas ;
Mohammed Khattabi, imam de la mosquée de Montpellier ;
Rachid et Nora, Fatima, Mireille, Gaswani et Mohammed, habitants de la Paillade.

Production : Stéphane Bonnefoi
Réalisation : Chitine Diger



mercredi 17 février 2010
> A la Paillade (3/4) - 3ème partie : Il était une foi gitane
Troisième documentaire sur quatre d'une série proposée par Stéphane Bonnefoi et réalisée par Christine Diger
Montpellier est traditionnellement une terre d’accueil pour les gitans, et particulièrement le quartier de La Paillade. La communauté gitane y vit en autarcie, et offre à une église catholique isolée un contingent bienvenu de fidèles à la pratique certes singulière, mais non négligeable…
Face à la montée en puissance des pentecôtistes, la foi des Gitans catholiques redouble de ferveur. Les enfants pratiquent le catéchisme dans l’appartement d’Aline, au cœur des blocs HLM du quartier gitan. En bas, les hommes tiennent les murs, trafiquent, et les jours de soleil, sortent les cages de leurs chardonnerets.
Figure tutélaire de la « gitanie » pailladine, Paulette travaille à l’évangélisation de la communauté, avec une gouaille qui redonne quelque couleur à une paroisse en perte de vitesse. Son mari, Antonio, qui casse des voitures à la hache le jour, rehausse lui aussi la pratique du culte pailladin à l’aide de sa guitare flamenca. Le prêtre est aux anges…

Avec :
Michel Peyre, prêtre de l’église Saint-Paul ;
Antonio, Aline et Paulette, gitans de la Paillade.

Production : Stéphane Bonnefoi
Réalisation : Christine Diger



jeudi 18 février 2010
> A la Paillade (4/4) - 4ème partie : En toute conscience
Quatrième et dernier documentaire d'une série proposée par Stéphane Bonnefoi et réalisée par Christine Diger
Avec un taux de chômage de plus de 40% et un grand nombre de clandestins, le quartier semble se refermer sur lui-même, malgré le passage du tram et le travail quotidien effectué par les très nombreuses associations locales (plus de 200 !).
Ils sont acteurs associatifs, militants de quartier, « grands frères », jeunes pailladins ou simples habitants, et s’activent avec des moyens différents. Tous ont une voix, plus ou moins forte, qui porte dans le quartier. Ils racontent la vie sociale de La Paillade, dont les repères ont profondément évolué depuis les années 80, l’âge d’or de la mixité et des valeurs de l’éducation populaire, aujourd’hui dépassées par les pratiques des associations communautaires.

Avec :
Evelyne Menou, directrice de l’association Peuple et culture ;
Rabi, Morad et Hamed, habitants ;
Khalid et Marilise, militants et habitants ;
Cyborg, rappeur,
Et Tewfik, éducateur de rue à l’APS 34.

Production : Stéphane Bonnefoi
Réalisation : Christine Diger



vendredi 19 février 2010
> Champ libre : Soly Mbaé, vingt ans d'une action hip-hop à Marseille (Rediffusion)
Un documentaire d'Emmanuelle Taurines et Nathalie Battus - Rediffusion de l'émission du 30 octobre 2009
Sur les collines de La Savine, le chant des cigales s’est mêlé cet été aux échos exceptionnels de hautes pelleteuses, grignotant jusqu’à disparition le bloc A de la cité.
Les quartiers nord de Marseille vivent leur « requalification », et La Savine fait partie des cités sélectionnées par l’Etat pour bénéficier d’un plan de relance pour sa rénovation.

C’est à la fin des années 80 que Soly, né à Madagascar, de parents comoriens, quitte la Réunion et s’installe avec sa famille dans cette cité H.L.M. Il a alors vingt ans. Il rejoint très vite le « B.Vice » (Bloc Venant de l’Intérieur Comme de l’Extérieur), un groupe qui rallie et enrichit la culture hip-hop marseillaise, en ébullition à cette période. Pour répondre à l’engouement qu’ils suscitent auprès des plus jeunes du quartier, et pour apaiser les inquiétudes des familles face à ce mouvement naissant, les membres du B.Vice fondent la Sound Musical School. Cette association s’installe quelques années plus tard au rez-de-chaussée du bloc A.
Vingt ans après, la structure perdure, comme « centre culturel à usage de la rue ». Soly, aujourd’hui quadragénaire, y est toujours investi. Mais les locaux détruits sont remplacés par des neufs, plus bas dans la cité. Une histoire se clôt, une nouvelle reste à écrire.

Soly revient sur les épisodes traversés et considère l’évolution d’une culture urbaine née dans le Marseille populaire et composite : les réalités du quartier et le meurtre à caractère raciste d’un des membres du groupe ont transformé l’enthousiasme adolescent en engagement mature ; les valeurs initiales du hip-hop se sont frottées aux mécanismes économiques des majors et radios privées ; la cité – où la précarité reste de mise - prend un nouveau visage dont les traits se découvrent au fur et à mesure des démolitions et reconstructions. Marseille, jusqu’à ses limites nord, joue avec détermination un nouvel essor économique, avec ses cartes culturelles et d’ouverture face à la Méditerranée. Qu’en attendre pour ceux qui charpentent l’image populaire et cosmopolite de la ville ?

La parole de Soly se pose à ce tournant, vingt ans d’une histoire marseillaise derrière, un terrain mis à nu devant. Que transmettre de l’une, et à quoi aspirer avec l’autre ? Quel regard et quels desseins, personnels, collectifs, émergent de cette nouvelle donne ?

Avec :
Soly Mohamed Mbae ;
Fatima Ahmed, présidente de la Sound Musical School ;
Aly et Hassany Ibrahima, fondateurs et anciens membre du B.Vice ;
Mourad Laouni, ingénieur du son à la Sound Musical School ;
jeunes usagers de la Sound Musical School.

Production : Emmanuelle Taurines
Réalisation : Nathalie Battus




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