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Les jeudis de l'IMA
Les Arabes et La Grèce. Les enjeux d'une controverse
Les Arabes ont-ils constitué un chaînon décisif dans la transmission de l'héritage scientifique et philosophique grec aux Latins ? On croyait cette question résolue après que les recherches des dernières décennies ont apporté, manuscrits à l'appui, la preuve que les savants des grands empires arabo-islamiques ont été, non pas des transmetteurs serviles, mais des interprètes originaux, des novateurs et des créateurs. Si bien qu'on serait en droit aujourd'hui d'affirmer qu'en redécouvrant l'héritage philosophique et scientifique grec, les Latins ont intégré en réalité l'interprétation et le regard des savants et philosophes arabes et musulmans sans lesquels la science et la pensée modernes ne seraient pas. La contestation radicale de cette thèse par Sylvain Gouguenheim, qui va jusqu'à nier toute transmission par les Arabes aux Latins, a nourri une polémique aux embranchements multiples dont la portée est tout à fait actuelle.
Avec Gabriel Martinez-Gros, professeur à l'université Paris X-Nanterre ; Danielle Jacquard, directrice d'études à l'EPHE, section des sciences historiques et philologiques ; Régis Morelon, directeur de recherche émérite du CNRS ; François Zabbal, rédacteur en chef de Qantara et François L'Yvonnet, philosophe.
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