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Prix France Culture du cinéaste de l'année 2004 |
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Les lauréats 2004 |
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 © Pyramide |
Cinéaste étranger
Nuri Bilge Ceylan, pour Uzak
| Entretien accordé par Nuri Bilge Ceylan à Nicolas Demorand, au cours de l'émission Les Matins de France Culture le mercredi 19 mai 2004.
Ni la palme remportée à Cannes en 2003, ni le prix décerné ce 18 mai 2004 par France Culture ne feront renoncer le cinéaste à sa volonté d'échapper à la rutilante industrie du cinéma et de tourner avec de faibles budgets, en compagnie d'acteurs souvent amateurs.
Persuadé que l'écart se creuse plus en plus entre la réalité de sa vie et ses idéaux, un photographe aisé, devenu aigri, replié sur lui-même, se voit dans l'obligation d'accueillir chez lui son cousin. Ce dernier a quitté son village à la recherche d'un mirage économique à Istanbul.
Par petites touches successives, le film dessine l'impossible relation entre ces deux personnages.
Réalisateur turc, reconnu internationalement en recevant à Cannes le Grand Prix du jury pour Uzak en plus d'un double prix d'interprétation masculine pour ses acteurs, Nuri Bilge Ceylan n'est vraiment à son aise qu'en Turquie. Il a réussi l'exploit d'entrer dans la cour des grands en l'espace de trois longs métrages, financés par lui seul et réalisés par une équipe technique réduite à cinq personnes au maximum.
Salué par la critique, courtisé aujourd'hui par des producteurs turcs et français, Nuri Bilge Ceylan hésite à changer d'échelle et de budget pour ses films futurs.
 © Les Films du Losange |
Cinéaste français
Jacques Doillon, pour Raja
Jeune orpheline issue des quartiers difficiles de Marrakech, Raja essaye de s'en sortir. Sans illusion sur l'avenir elle cherche un travail honnête afin de gagner sa vie. Fred est un occidental d'une petite cinquantaine d'années installé à Marrakech, qui n'attend plus grand chose de la vie et encore moins de l'amour. Lorsqu'il rencontre Raja, il veut juste la séduire… une histoire facile sans engagement, sans sentiment.
Entre les rapports d'argent, les sentiments et le dépit amoureux… chacun se perd, c'est un échec : pour elle rien n'aura changé après cette expérience douloureuse, pour lui, la certitude d'avoir tout fait de travers, de souffrir et d'aimer peut-être enfin.
Fidèle à ses habitudes de castings sauvages (Le petit criminel, Ponette), Jacques Doillon a cherché longtemps son actrice principale, non professionnelle et a trouvé Najat Benssallem dans les rues de Marrakech. Mélodrame sur la situation des femmes marocaines, Raja est surtout une peinture détaillée de personnages humains avec leurs qualités, leurs difficultés et leurs faiblesses.
A l'occasion de la sortie de ce 23ème film, Jacques Doillon rappelait les difficultés de tourner un film aujourd'hui en France. Les causes sont diverses : le changement de politique au niveau des investissements de Canal+, les chaînes de télévision qui ne souhaitent aider que le seul cinéma de divertissement…
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Le jury |
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Il est cette année composé de : Laure Adler, directrice de France Culture ; Laurence Bloch, directrice adjointe de France Culture ; Gilles Jacob, président du festival international du film de Cannes ; Dominique Païni, directeur du département du développement culturel du centre Georges Pompidou ; Catherine Breillat et Claude Miller, cinéastes ; Mathieu Amalric, acteur ; Michel Ciment, Serge Toubiana, Claire Vassé et Marc Voinchet, producteurs à France Culture.
 Nuri Bilge Ceylan-Laure Adler-Catherine Breillat-Jacques Doillon © Manoushak Fashahi / RF |
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La présélection française |
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L'Esquive, d'Abdelatif Kechiche
Raja, de Jacques Doillon
Demain on déménage, de Chantel Akerman
Wild side, de Sébastien Lifschitz
Twentynine palms, de Bruno Dumont
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La présélection étrangère |
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Baboussia, drame de Lidia Bobrova, (France/Russie)
Shara, de Naomi Kawase (Japon)
Vodka Lemon, de Hiner Salem (France/Italie/Etats-Unis, Suisse)
Viva Laldjerie, de Nadir Mokneche (Algérie)
Père, fils, d'Alexandre Sokourov (Russie)
Alila, d'Amos Gitaï (Israël)
Stormy weather, de Solveig Anspach (Belgique/Islande/France)
Uzak, de Nuri Bilge Ceylan (Turquie)
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