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novembre 2008
Goncourt 2008 |
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émissions

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Écrivain et cinéaste d'origine afghane, Atiq Rahimi a obtenu la plus prestigieuse récompense de l'automne pour "Syngué sabour : pierre de patience". Au second tour, par 7 voix contre 3 à Michel Le Bris. Réécoutez-le dans nos émissions. |
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Beau doublé ! Ce prix Goncourt 2008 récompense le premier texte d'Atiq Rahimi rédigé directement en français. Mais il honore également, pour la première fois, le travail exigeant des éditions P.O.L.
Et après Tahar Ben Jelloun (1987), Amin Maalouf (1993), Andreï Makine (1995) et Jonathan Littell (2007), les jurés ont de nouveau distingué un écrivain de langue maternelle étrangère. Un auteur âgé de 46 ans, qui a obtenu l'asile politique en France où il a passé un doctorat de communication audiovisuelle à la Sorbonne. Mais aussi un cinéaste dont la première oeuvre avait été sélectionnée en 2004 pour Cannes dans la catégorie "un certain regard", obtenant le Prix du regard vers l'avenir.

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Vu et lu par Antoine Guillot
> Journal du soir
par Florence Sturm. lundi 10 novembre 2008 |
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Le producteur délégué de Tout arrive était à Drouant pour l'annonce du Goncourt. Il parle de l'auteur et de son livre récompensé, mais aussi du cinéaste et du photographe.
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Atiq Rahimi parle de l'Afghanistan
> Les Matins
par Ali Baddou. réalisation : Dany Journo. mercredi 17 septembre 2008 de 7h45 à 9h |
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Où il est question de son dernier roman, et de la situation politique en Afghanistan après l'embuscade qui a coûté la vie à plusieurs soldats français.
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Atiq Rahimi aux côtés de Catherine Millet
> Tout arrive !
par Arnaud Laporte. réalisation : Laurence Millet. lundi 8 septembre 2008 de 12h55 à 13h30 |
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L'écrivain était l'invité de la seconde partie d'une émission en compagnie de Catherine Millet, pour évoquer la sortie de Syngué sabour : pierre de patience.
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Kaboul 02/02, 2 ans plus tard : le retour d’Atiq (L'essentiel de)
> Surpris par la nuit
par Sonia Kronlund. réalisation : Gaël Gillon. mercredi 27 mars 2002 |
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Sollicité, interviewé et aussi admiré. Atiq Rahimi est l'écrivain afghan des Français. Mais dans les rues de Kaboul, les enfants lui lancent des "Mister" et des "Aouareyou". Ça le fait rire. D’ailleurs, à Kaboul, il rit tout le temps. Nous le suivons ainsi dans un théâtre où il fait le premier casting d’Afghanistan, sur un tournage de film où il retrouve ses comédiens, au ministère des Tribus où il s’émerveille et auprès du vice ministre de la Culture qui est un ami. Immanquablement, pourtant, sur son chemin se trouve le lycée Esteqlal.
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Entretien avec Atiq Rahimi
> Du jour au lendemain
par Alain Veinstein. réalisation : Angélique Tibau, Anne Franchini. lundi 10 novembre 2008 de 23h30 à 00h10 |
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Rediffusion de l'émission du 25 septembre dernier.
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Atiq Rahimi
> Affinités électives
par Francesca Isidori. réalisation : Brigitte Allehaut. jeudi 2 octobre 2008 de 21h à 22h |
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Le prix Goncourt 2008 attribué à Atiq Rahimi
> Tout arrive !
par Arnaud Laporte. réalisation : Luc-Jean Reynaud. lundi 10 novembre 2008 de 12h50 à 13h30 |
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Dans la seconde partie de Tout arrive !, ferveur autour de l'annonce du Goncourt et du Renaudot, regards des chroniqueurs sur la saison 2008 des prix littéraires, et réaction à chaud de l'éditeur d'Atiq Rahimi, Paul Otchakovsky-Laurens
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Atiq Rahimi
> Les Mardis littéraires
par Pascale Casanova. réalisation : Laetitia Coïa. mardi 18 novembre 2008 de 10h à 11h |
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Le 18 novembre, Pascale Casanova s'entretiendra avec Atiq Rahimi sur les questions d'écriture et la langue de son roman Syngué sabour : pierre de patience.
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Dossier conçu et réalisé par Eric Chaverou et Antoine Lachand. Photo de Une : J. Berthereau / RF. Reproduction interdite sur tous éléments.
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bibliographie complète d'Atiq Rahimi |
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Atiq Rahimi

Syngué sabour : pierre de patience
P.O.L. - 25 août 2008
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En persan, Syngué sabour est le nom d’une pierre noire magique, une pierre de patience, qui accueille la détresse de ceux qui se confient à elle. Certains, dans ce livre en tout cas, disent même que c’est elle qui est à La Mecque, et autour de quoi tournent les millions de pèlerins. Le jour où elle explosera d’avoir ainsi reçu trop de malheur, ce sera l’Apocalypse.
Mais ici, la Syngué sabour, c’est un homme allongé, comme décérébré après qu’une balle se soit logée dans sa nuque sans pour autant le tuer. Sa femme est auprès de lui. Elle lui en veut de l’avoir sacrifiée à la guerre, de n’avoir jamais résisté à l’appel des armes, d’avoir été un héros, et pour ce résultat : n’être plus à la suite d’une rixe banale qu’un légume. Pourtant elle le soigne, et elle lui parle. Elle lui parle même de plus en plus. Tandis que dans les rues les factions s’affrontent, tandis que des soldats pillent et tuent alentour, elle parle, elle dévide sa litanie sans jamais savoir si son mari l’entend et la comprend. Et c’est une extraordinaire confession sans retenue par quoi elle se libère de l’oppression conjugale, sociale, religieuse, allant jusqu’à révéler d’impensables secrets dans le contexte d’un pays semblable à l’Afghanistan. À la fin du livre cette Syngué sabour explosera...
Avec ce roman, directement écrit en français, Atiq Rahimi retrouve une forme de réalisme très proche de Terre et cendres avec une écriture qui, sèche et précise, sait aussi devenir par moments lyrique, emportée. Cependant, plus directement que dans ses précédents livres, et comme de l’intérieur, il décrit avec beaucoup d’audace, la réalité oppressante, au quotidien et plus précisément au quotidien féminin, d’une certaine conception de l’Islam.
- Présentation de l'éditeur -
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Atiq Rahimi

Le Retour imaginaire
P.O.L - 17 novembre 2005
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Quand il est revenu à Kaboul pour la première fois depuis près de vingt ans, après la chute du régime des Talibans, Atiq Rahimi a découvert une ville et un pays détruits par la guerre. Il les a photographiés, il les a écrits. Le Retour imaginaire est le livre qu'il a fait avec ces images et avec ce texte. C'est une réflexion sur l'exil, et sur le retour.
Les photos, une cinquantaine, ont été sciemment prises avec un vieil appareil à trépied, une boîte en bois, utilisé pour les photos d'identité et en principe pas adapté à des plans larges ou éloignés. Ainsi ces clichés en noir et blanc de rues, de personnages, de perspectives, de situations sont-ils comme nimbés d'une imprécision douloureuse, et pour cette raison, précisément, ils rendent extraordinairement compte de la tristesse et de la nostalgie qui s'emparent d'un voyageur en qui passé et présent se mêlent cruellement.
Le texte, à la fois lyrique et lapidaire, confronte deux personnages qui sont en fait, le même, contradictoire : celui qui est parti et revient, celui qui est resté. Il décrit leur impossible dialogue cependant qu'il tresse leurs voix qui s'opposent et se répondent, et chantent ensemble l'impossible réconciliation de l'être séparé de lui même.
"Mais moi ce n'est pas la beauté que je cherche. Je cherche à faire revivre le sentiment que l'homme éprouve en regardant une cicatrice. Chaque fois que nous regardons une cicatrice nous ne pouvons nous empêcher d'en repenser la douleur".
- Présentation de l'éditeur -
Traduit du persan par Sabrina Nouri
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Atiq Rahimi

Terre et cendres
P.O.L. - 6 janvier 2005
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Un pont, une rivière asséchée dans un paysage désolé, la guérite d'un gardien mal luné, une route qui se perd à l'horizon, un marchand qui pense le monde, un vieillard, un petit enfant, et puis l'attente. Rien ne bouge ou presque. Nous sommes en Afghanistan, pendant la guerre contre l'Union soviétique. Le vieil homme va annoncer à son fils qui travaille à la mine, le père du petit, qu'au village tous sont morts sous un bombardement. Il parle, il pense: enfer des souvenirs, des attentes, des remords, des conjectures, des soupçons... C'est une parole nue qui dit la souffrance, la solitude, la peur de n'être pas entendu.
« Roman, conte, fable, peu importe : écrit en persan par un Afghan exilé en France, voici un texte maigre, d'une tristesse qui serre le coeur, d'une beauté visuelle sans cesse ombrée par l'horreur de la guerre, où chaque mot, chaque larme, chaque geste est compté. Atiq Rahimi se saisit de la douleur humaine avec une précautionneuse délicatesse, on dirait du cristal, il a peur de le briser. Comment, aujourd'hui peut-on être Persan ? En atteignant - ainsi dans ce livre - l'universel. »
- 4e de couverture -
Traduit du persan par Sabrina Nouri
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Atiq Rahimi

Les mille maisons du rêve et de la terreur
P.O.L. - 6 mars 2002
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- traduit du persan par Sabrina Nouri -
En persan «mille maisons» désigne le labyrinthe, cette étendue où issue et impasse se confondent ; le temps s'arrête, l'obscurité et la terreur s'installent. Et la moindre tache blanche évoque le soleil.
Au temps des dictatures, Kaboul et l'Afghanistan tout entier n'étaient ils pas cette étendue, ce labyrinthe ?
Cinq personnages pris dans la nasse essaient d'échapper à la terreur par l'ivresse ou la folie, par la mort, par l'amour.
- 4e de couverture -
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sur le net |
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Dossier spécial avec la réécoute des résultats et de nombreuses émissions qui ont évoqué et souvent critiqué les livres récompensés. Sans oublier une bibliographie et des liens. |
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