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septembre 2008
Spoliations, restitutions... |
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sommaire

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catalogue, ouvrages, articles et récits...

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Isabelle le Masne de Chermont, Laurence Sigal-Klagsbald

A qui appartenaient ces tableaux ?
Réunion des musées nationaux - février 2008
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La politique française de garde, de recherche de provenance et de restitution des œuvres d'art pillées durant la Seconde Guerre mondiale : exposition, Musée d'art et d'histoire du judaïsme, 24 juin-28 septembre 2008 ; Musée d'Israël, Jérusalem, 18 février-3 juin 2008
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Hector Feliciano

Le musée disparu : enquête sur le pillage d'oeuvres d'art en France par les nazis
Gallimard / connaissance - octobre 2008
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--- Traduit de l’espagnol (Porto Rico) par Svetlana Doubin.
Ce livre est à la fois un récit et une enquête sur le pillage d’œuvres d’art auquel se sont livrés les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Tandis que l’armée allemande progressait dans toute l’Europe, les nazis ont pillé et confisqué des milliers de collections publiques et privées, des millions de livres et de manuscrits, de meubles, d’objets et d’œuvres d’art. Nombre de ces œuvres sont aujourd’hui encore portées disparues.
Ce livre porte principalement sur la spoliation de collections privées appartenant pour la plupart à des familles ou à des marchands d’art juifs français, en particulier celles du marchand parisien Paul Rosenberg, de la dynastie Rothschild, de la famille de marchands Bernheim-Jeune, des banquiers David-Weill, de la famille Schloss, du collectionneur Alphonse Kann ou du financier Fritz Gutmann.
L’ouvrage s’intéresse également au pillage des bibliothèques, livres et manuscrits d’organisations politiques et de loges maçonniques françaises. Ces collections firent l’objet de saisies par les services de confiscation institués par les nazis, parfois avec la collaboration complaisante de nombreuses personnes en France.
L’auteur s’est également attelé à la tâche difficile de retracer les péripéties des tableaux volés et de montrer, exemples à l’appui, comment nombre de ces chefs-d’œuvre ont pu disparaître dans la nébuleuse du marché de l’art après la guerre, grâce à la complicité – consciente ou non – ou à la simple négligence d’éminents marchands d’art, de maisons de vente aux enchères, de conservateurs de musée, d’historiens d’art et d’experts internationaux.
La présente édition du Musée disparu est aussi la plus complète et la plus actualisée de toutes. Elle intègre des corrections et ajouts postérieurs aux éditions nord-américaine et espagnole, ainsi que les nombreux développements que la parution de ce livre a suscités, notamment en France et aux États-Unis.
- présentation de l'éditeur -
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Florent Le Bot

La fabrique réactionnaire
Presses De Sciences Po - novembre 2007
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antisémitisme, spoliations et corporatisme dans le cuir (1930-1950)
Durant le régime de Vichy, les spoliations antisémites ont concerné environ 50 000
biens de toute nature et ont impliqué l’engagement de l’administration française, mais
aussi celui de la société. Comment se met en place l’adhésion à une politique d’exclusion ?
Comment s’élaborent les mécanismes du rejet de l’autre, qu’il soit juif, étranger, concurrent
sur le plan économique ? Plus largement, quelles relations peut-on établir entre crises
économiques et crises politiques ? Quel rôle ont exercé les classes moyennes patronales ?
Un processus réactionnaire s’élabore, se construit, se fabrique. Pour en décrire les
étapes, les contours, les facteurs d’explication, Florent Le Bot prend le parti de s’intéresser
au monde du cuir. Il aboutit au constat que l’engagement d’une partie des professionnels
dans la spoliation de leurs confrères juifs s’inscrit dans un rejet plus ancien et plus profond
des mutations de l’économie, imputées dès les années 1930 à quelques grands groupes
désignés comme « juifs » (les Chaussures André), stigmatisés comme étrangers (le groupe
Bata), ou aux artisans juifs originaires d’Europe de l’Est.
Les revendications protectionnistes, à tonalité xénophobe et antisémite, les
postures réactionnaires d’opposition à la modernisation industrielle dessinent ainsi
une ligne de continuité, des années 1930 aux années 1950, et ce malgré la réalité des
restitutions de biens spoliés après guerre.
En mêlant histoire politique, économique et sociale, ce livre permet de comprendre les
mouvements de fond de la société française à la veille des Trente Glorieuses.
- présentation de l'éditeur -
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dirigé par Constantin Goschler, Philipp Ther et Claire Andrieu

Spoliations et restitutions des biens juifs en Europe : XXe siècle
Autrement - octobre 2007
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Les spoliations antisémites et les restitutions d'après la Seconde Guerre mondiale ont été de véritables processus politiques et sociaux révélateurs de leur temps et étroitement liés. Sans la mémoire de ces politiques passées, on ne saurait comprendre les indemnisations des années 1990. Le caractère international du processus de confiscation initié par l'Allemagne nazie et mis en oeuvre dans ses États satellites et occupés n'a pas empêché que les conditions et le degré d'application ont varié d'un pays à l'autre. Après 1945, la politique de restitution a brisé ce système mais s'est trouvée confrontée aux difficultés matérielles de l'après-guerre et au caractère parfois conflictuel du retour au droit. En Europe de l'Est, il a fallu attendre l'effondrement du communisme pour que le concept même de restauration des droits de propriété soit admis.
Pour la première fois, un ouvrage décrypte les mécanismes du programme de vol légal et de pillage des biens des juifs au coeur du continent européen. À travers les cas d'une quinzaine de pays - des Pays-Bas à la Roumanie, de la France aux Pays baltes en passant par la Suisse, l'Allemagne et la Pologne -, ce livre évalue aussi l'efficacité des politiques de restitution de l'après-guerre tout en abordant les réparations de la fin du XXe siècle. Il offre ainsi une perspective comparative médite sur une période allant des années 1930 à la fin du XXe siècle.
- 4e de couverture -
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Claude Toczé

Les juifs en Bretagne : Ve-XXe siècles
Presses universitaires de Rennes - août 2006
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Le silence de l'historiographie pourrait laisser croire que la Bretagne fut une terre sans Juifs, au moins après que Jean Ier le Roux eût apposé, en 1240, son sceau à l'ordonnance de Ploërmel qui les bannissait du duché. Quelques études, publiées dans des revues savantes, ne suffisaient pas à infirmer l'impression que la rencontre historique entre la Bretagne et les Juifs avait attendu le second procès Dreyfus qui se déroula à Rennes durant l'été 1899.
En retraçant, pour la première fois, la totalité de l'histoire des Juifs en Bretagne, l'ouvrage de Claude Toczé et Annie Lambert ne porte pas seulement témoignage de leur présence séculaire, fusse en petit nombre, il révèle les multiples façons dont ils existaient dans le regard des autres, selon les catégories sociales et selon les époques. Il invite aussi à nuancer l'image d'une Bretagne soumise à ses prêtres et abreuvée d'antijudaïsme théologique.
L'héritage de la Révolution et de l'Empire fait de chaque Juif un citoyen français. En Bretagne, trois générations vont connaître un relatif «âge d'or», dont la synagogue de Nantes, inaugurée en 1871, symbolise à la fois l'attachement à la communauté et l'intégration à la cité. L'équilibre est bientôt rompu par la vague antisémite de la fin du siècle. L'antisémitisme racial, qui s'impose au xxe siècle, fit ainsi des adeptes en Bretagne dans les rangs des partisans d'un État breton, indépendant et «racialement pur».
Octobre 1940, en Bretagne comme dans toute la zone occupée, les Juifs sont recensés et soumis à un statut dérogatoire. Spoliation, marginalisation puis, à partir de 1942, rafles et déportations se succèdent dans les cinq départements de la Bretagne historique, faisant plusieurs centaines de victimes.
- 4e de couverture -
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Caroline Piketty

Je cherche les traces de ma mère : chroniques des archives
Autrement - janvier 2006
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"- Je voudrais le 97, rue de Charonne. [...] C'est pour les spoliations.
[...] Marcel quitte la salle de lecture et je ne le reverrai jamais. J'ignore s'il a trouvé une fiche au 97, rue de Charonne. Je sais seulement qu'à cette adresse s'est figé quelque chose de lourd et d'immuable [...]. L'un de ses parents a-t-il été arrêté, interné ou déporté ? Cela ne me regarde pas, mais je suis curieuse et rarement indifférente aux questions qui me sont posées. Je n'ai pas à poursuivre à son insu la recherche qui l'habite : je suis seulement témoin de multiples arrêts sur image."
- 4e de couverture -
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Alexandre Doulut

La spoliation des biens juifs en Lot-et-Garonne, 1941-1944
Ed. d'Albret, Narrosse (Landes) - juin 2005
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Le travail d'Alexandre Doulut est exceptionnel. D'abord parce qu'il s'inscrit dans le sillage des recherches menées par la Commission Mattéoli visant à recenser et indemniser les familles spoliées. Ensuite parce qu'il place le Lot-et-Garonne dans le cercle fermé des départements ayants osé aborder la question et poursuivre leur quête de vérité.
Celle-ci surprend : il y a bien eu volonté de la part de Vichy «d'éliminer de l'économie toute influence juive», mais en l'absence d'un représentant local du CGQJ (Commissariat général aux questions juives) ayant en charge «l'aryanisation», c'est la principale chambre consulaire du département qui liste à sa place les magasins, entreprises et propriétés juives.
C'est elle qui propose, voire impose des administrateurs provisoires qui, souvent mus par l'appât du gain, procèdent par exemple à la liquidation publique des effets personnels des juifs raflés en août 1942 à Casseneuil. Et ce, sans se soucier des spoliés auxquels les tribunaux de l'après-guerre rendront bien peu justice.
- 4e de couverture -
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Renée Dray-Bensousan

Les juifs à Marseille pendant la Seconde Guerre mondiale : août 1939-août 1944
Les Belles lettres - mars 2004
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Ce travail est un travail d'Histoire. Les amateurs d'idées simples seront peut-être déçus. La question qu'il aborde n'est pas de celles pour lesquelles on peut se contenter de réponses sommaires. D'abord parce qu'elle concerne des hommes et des femmes qui ont souffert d'une discrimination indigne, de spoliations, de violences et qui, pour partie, ont laissé la vie au bout du chemin. Ensuite parce que la réalité que l'historien essaie de comprendre et de faire comprendre est complexe. Le grand mérite de cet ouvrage est de cerner ce qu'était ce groupe que l'antisémitisme et la politique antijuive de Vichy tentent de constituer en communauté alors qu'il est par nature, par son histoire, surtout à Marseille, surtout dans ces années d'incertitudes et de migrations forcées, divers dans ses origines et sa composition.
Des travaux récents, issus eux aussi de thèses universitaires, nous ont renseignés sur la zone occupée et plus particulièrement sur la région parisienne. Il manquait l'équivalent pour l'autre zone, celle qui était tout entière soumise à l'État Français. En particulier, ce qui était mal connu, c'était l'application et l'impact de l'aryanisation économique. Désormais, avec ce travail, on dispose d'une étude de référence.
Cet ouvrage contribue à l'histoire de Marseille au XXe siècle et à l'histoire de la France des années noires. Elle en éclaire l'un des aspects les plus sombres, en même temps qu'elle met en évidence, sinon un «modèle», du moins un cas marseillais.
- 4e de couverture -
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Tal Bruttmann (dir.)

Persécutions et spoliations des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale
PUG, Saint-Martin-d'Hères - janvier 2004
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Aspect des persécutions antisémites longtemps resté dans l'ombre, les spoliations se sont retrouvées, à la fin des années 1990, au centre d'un questionnement international. À la suite de la mise à l'index de la Suisse, notamment en raison de l'attitude de ses banques face à la question des comptes en déshérence, c'est l'ensemble des pays européens qui a été amené à se pencher sur son passé. De nombreuses commissions d'historiens ont été mises en place afin de lever les zones d'ombre et de répondre aux interrogations.
En France, les travaux menés par la commission Mattéoli, complétés par des études régionales, ont permis de mettre en lumière ce que furent les spoliations, mais également le processus de restitution, entamé dès la Libération.
Reprenant les actes d'un cycle de conférences organisé à Grenoble, à l'initiative de la Commission grenobloise d'enquête sur les spoliations de biens juifs, faisant intervenir des historiens ayant travaillé au sein de différentes commissions, cet ouvrage présente les divers aspects de la politique de spoliation, le « vol légalisé » mis en ?uvre par Vichy et les Allemands en France, ainsi que la manière dont se déroulèrent restitutions et indemnisations, des lendemains de la guerre à nos jours. Mais il replace également le sujet dans un cadre international, et présente pour la première fois une bibliographie exhaustive sur la question.
- 4e de couverture -
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Stuart E. Eizenstat

Une justice tardive : spoliations et travail forcé, un bilan final de la Seconde Guerre mondiale
Seuil - janvier 2004
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--- traduit de l'américain par Cécile Deniard, préface de Elie Wiesel
A la fin des années 1990, Stuart E. Eizenstat a reçu mission de rendre une justice - aussi incomplète et tardive qu'elle soit - aux victimes de la Shoah. Dans ce livre, il fait le récit personnel de cette bataille politique et diplomatique, cinquante ans après la fin de la guerre. Il raconte les négociations avec les banquiers suisses sur les comptes bancaires en sommeil, les indemnisations du travail forcé, la restitution des biens confisqués, des oeuvres d'art volées et des assurances non versées. Le succès de cette mission prouve qu'il est possible d'apporter la justice - imparfaitement - dans un monde injuste.
- 4e de couverture -
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Jean-Marc Dreyfus

Pillages sur ordonnances
Fayard - mai 2003
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L'aryanisation des banques juives en France, 1940-1952
Dépouiller les Juifs, c'est tout ensemble les humilier, les priver de toute protection en les appauvrissant ou en les réduisant à la misère et, dans le cas des banques et des banquiers, satisfaire à un fantasme aussi vieux que l antisémitisme (la supposée toute-puissance de la finance juive et les imaginaires complots tramés par ses détenteurs pour détruire les nations). Corollaire et complément des deux statuts des Juifs promulgués par Vichy, l « aryanisation » constitue en France comme ailleurs une étape nécessaire de la Shoah.
Les nazis avaient mis au point dans le Reich puis dans l Autriche de l Anschluss des procédures destinées à faire passer les entreprises juives, en particulier les banques, dans des mains « aryennes ». Dès les premiers mois de l occupation en France, les autorités allemandes, secondées à l occasion devancées par le très zélé Commissariat général aux questions juives, voulurent mettre cette expérience à profit, et il se trouva bien entendu des candidats à foison pour assurer l « administration provisoire » des biens saisis. Si l opération, en dépit de drames multiples, ne fut pas une réussite totale, c est surtout parce que les pesanteurs bureaucratiques, la division du territoire en plusieurs zones, parfois la riposte adroite de quelques victimes firent traîner certains dossiers jusqu à la Libération (les restitutions, qui sont ici analysées pour la première fois, prirent elles aussi des années ).
Appuyant sa démarche sur une enquête orale étendue et surtout sur le dépouillement d innombrables dossiers refermés depuis des décennies et dispersés au gré des circonstances et des administrations, Jean-Marc Dreyfus donne à cette question toute la place historique qu elle mérite. Avec finesse et précision, il scrute aussi bien les destinées de grandes maisons devenues de véritables légendes comme Rothschild ou Lazard que celles d humbles établissements d Alsace ou de Moselle. Il n a garde d oublier que derrière des noms illustres ou obscurs se dissimulent des hommes de chair et de sang : quelques privilégiés ont connu l exil, tous les autres ou presque ont subi l exclusion, certains sont entrés en résistance, beaucoup ont été déportés pour ne pas revenir. La passion antisémite ne fait pas de différence entre pauvres et riches.
- présentation de l'éditeur -
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Alya Aglan, Michel Margairaz, Philippe Verheyde

La Caisse des dépôts et consignations : la Seconde Guerre mondiale et le XXe siècle
Albin Michel - janvier 2003
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Parallèlement aux travaux de la Mission Mattéoli, la Caisse des dépôts et consignations qui, à cette occasion, a révélé l'existence d'archives inédites, a fait procéder à des recherches sur son rôle de réceptacle majeur des fonds issus des biens juifs spoliés entre 1941 et 1944. Au-delà, nous avons cru bon, lors d'un colloque international, de prolonger cet effort en resituant cet épisode dans la multiplicité des activités de la Caisse pendant la Seconde Guerre mondiale et même, plus largement, au cœur des fluctuations du premier XXe siècle, avec quelques aperçus comparatifs européens. Puissance financière mal connue, détentrice notamment des ressources de l'épargne et de la prévoyance sociale, la Caisse des dépôts a été, pour le meilleur comme pour le pire, le bras séculier de l'Etat sous Vichy. A ce titre, acteur majeur de la politique financière, économique et sociale, elle a traversé ces années noires en mêlant à des pratiques aberrantes des activités utiles, et même des innovations bénéfiques pour la reconstruction d'après-guerre. Ce volume répond au souci de tenter, seulement mais pleinement, de bien distinguer les ombres des lumières.
- 4e de couverture -
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Laurent Douzou

Voler les Juifs : Lyon, 1940-1944
Hachette Littératures - janvier 2003
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Entre 1940 et 1944, l'antisémitisme est encouragé par le gouvernement français, il organise l'aryanisation économique par la spoliation des biens des Juifs. La population juive de Lyon, capitale de la Résistance, n'est pas épargnée. Une enquête sur les archives du Commissariat général aux questions juives de la ville tente d'expliquer le processus d'exclusion mis en place à cette époque.
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Lynn H. Nicholas

Le pillage de l'Europe : les oeuvres d'art volées par les nazis
Seuil - 6 septembre 1995
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Dès le début de la guerre, les nazis ont entrepris un gigantesque pillage artistique de l'Europe. Hitler et Goering étaient des collectionneurs rapaces qui se sont servis dans les musées ou dans les collections privées. Des milliers d'oeuvres d'art ont été saisies, volées, revendues, détruites ou entassées. En plein coeur des combats, des convois emportaient des tableaux ou des sculptures jusqu'à des caches.
A la fin de la guerre, un corps spécial d'"officiers des monuments", créé par les Américains, fut chargé de rechercher et de localiser ces dépôts de trésors artistiques. Ils passèrent des années à trier et à restituer ces oeuvres aux musées et aux propriétaires. Mais bien des richesses artistiques, détruites ou volées, n'ont jamais été retrouvées.
Lynn H. Nicholas livre le récit captivant, précis et documenté, de ce viol culturel de l'Europe par les nazis et de la longue traque menée par les Alliés pour retrouver le patrimoine dispersé.
- Présentation de l'éditeur -
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Catherine Horel

La restitution des biens juifs et le renouveau juif en Europe Centrale : Hongrie, Slovaquie, République Tchèque
P. Lang, Francfort - 2002
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Cet ouvrage présente toutes les formes prises par la restitution et la compensation des biens juifs en Europe centrale, en particulier la question des oeuvres d'art volées aux Juifs. Puis, il brosse un tableau de l'identité juive telle qu'elle se présente à l'heure actuelle (années 2000) en essayant de cerner les contours de cette identité et notamment sa signification pour les jeunes générations.
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Claire Andrieu

La spoliation financière
Documentation française - octobre 2000
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Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France
La spoliation des avoirs de particuliers déposés auprès des établissements de crédit et d'épargne, des charges d'agents de change et des études notariales, ou confiés à des sociétés d'assurances, a été conduite par étapes. Engagée par les occupants, entérinée et mise en œuvre par le gouvernement de Vicity, elle a eu pour but «d'éliminer toute influence juive dans l'économie nationale». Les espèces, les portefeuilles de titres, les contenus de coffres-forts et les contrats d'assurance ont fait l'objet de discriminations, de blocages et de prélèvements multiples résultant d'un enchevêtrement de mesures allemandes et françaises.
Déclarées nulles dès 1940 par la France libre, ces décisions exorbitantes du droit commun ont été rapportées au fur et à mesure de la libération du territoire. La République rétablie a mené une ample politique de restitution qui a permis de rembourser plus de 90 % de la valeur des prélèvements.
Cet ouvrage comporte deux volumes. Le premier présente les procédures de spoliation et leur mise en œuvre dans les institutions publiques et privées. A côté de l'histoire d'un mécanisme, le bilan chiffré permet de mesurer l'efficacité de l'importante machinerie mise en place. Les voies de la restitution sont traitées avec le même souci de suivre les processus et d'en évaluer les résultats.
Le second volume rassemble un fonds documentaire qui a pour but de donner à voir une histoire aberrante et pourtant vraie. Dans le concret des ordonnances allemandes, des lois françaises, des circulaires et des courriers, le lecteur prendra la dimension de la barbarie qui a pris place dans la gestion ordinaire de la société.
- 4e de couverture -
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Annette Wieviorka

Les biens des internés des camps de Drancy, Pithiviers et Beaune-la-Rolande
Documentation française - août 2000
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--- Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France
C'est par l'argent laissé au camp de Drancy par les déportés internés et consigné à la Caisse des dépôts et consignations qu'est apparue publiquement, en juillet 1995, l'idée que des biens spoliés aux Juifs auraient pu ne pas être restitués.
Les camps du Loiret, Pithiviers et Beaune-la Rolande furent les premiers camps destinés spécifiquement à l'internement des Juifs. 3 747 personnes y ont été internés de mai 1941 à juin 1942, date à laquelle ils ont été, dans leur quasi-totalité, envoyés à Auschwitz.
Le camp de Drancy, camp d'internement et de transit vers la déportation et la mort, a reçu quelque 80 000 personnes définies comme juives par les Allemands et l'Etat français entre le 20 août 1941 et le 17 août 1944.
Dès leur arrivée dans ces camps, les internés étaient dépouillés de leurs biens, argent et bijoux. Pour les internés de Drancy, une partie de ces sommes déposées avant juin 1943 a été scrupuleusement consignée dans des régistres par Maurice Kiffer, agent de la Préfecture de police et liquidateur des comptes du camp, et versées à la Caisse des dépôts et consignations ; des bijoux seront entreposés dans un coffre loué à cet effet à la Banque de France. Par contre, la comptabilité des avoirs laissés par les internés des camps du Loiret semble avoir été moins rigoureuse. D'une manière générale, les internés ont systématiquement été volés ou soumis à un marché noir intense.
Mais surtout le travail effectué sur la destination de ces biens a permis de mieux connaître l'état d'intense détresse matérielle et psychique des internés de ces camps, dont profitait sans scrupule un monde de «ripoux», principalement occupés à soutirer l'ultime centime susceptible d'être arraché à ces malheureux.
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Annette Wieviorka, Floriane Azoulay

Le pillage des appartements et son indemnisation
Documentation française - août 2000
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Dans la première vague des courriers adressés à la Mission sur la spoliation des Juifs de France, plus des 2/3 des requêtes concernaient les mobiliers pillés par les Allemand. C'est dire, compte tenu de la composition sociale des Juifs de France pendant l'Occupation - essentiellement une population d'immigrés de condition très modeste - l'importance de la spoliation mobilière.
Ce pillage frappe par sa radicalité et sa sauvagerie. Sa valeur symbolique est considérable. D'autant que, dans la mesure où les bombardements alliés étaient désignés comme des «bombardements juifs», il était présenté comme un dédommagement légitime des populations allemandes sinistrées.
La seconde raison de cette valeur symbolique concerne la mémoire des victimes et explique la prégnance du souvenir de ce pillage. Le souvenir des morts en déportation ne peut être convoqué que dans les lieux et parmi les objets où ils ont vécu.
Ce rapport décrit le fonctionnement du pillage dans le cadre de l'Action Meubles pour ensuite analyser les restitutions et les procédures d'indemnisation des dommages de guerre et d'occupation prévues par la loi fédérale allemande dite loi BrüG.
- 4e de couverture -
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Le pillage de l'art en France pendant l'Occupation et la situation des 2000 oeuvres retrouvées et confiées aux musées nationaux
Documentation française - août 2000
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Depuis plus de cinquante ans, l'histoire du pillage des biens culturels par les nazis avait été sinon occultée, du moins évacuée. Mais, tel un non-dit, son souvenir, indistinct, ne cessait de hanter les milieux de l'art. Le pillage des objets d'art constitue un des aspects des persécutions antisémites ; Il témoigne également de l'appétit des nazis pour les œuvres ainsi que des trafics qui s'instaurèrent pour l'assouvir. Il a, en définitive, laissé plus de traces dans les archives que ne l'avaient pensé, stupéfiés par la radicalité du forfait, ceux qui en furent témoins ou victimes. Survivants, descendants de collectionneurs ou de marchands d'art, conservateurs de musées, négociants d'art, experts, artistes mêmes, c'est aujourd'hui toute une communauté, intellectuelle et commerciale, de Juifs et de non-Juifs, qui alertée dans sa conscience a ressenti une exigence de vérité et, s'il en était possible, de réparation et de restitution... [ ]
- 4e de couverture -
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Rapport général : rapport de synthèse de la mission Mattéoli
Documentation française - juin 2000
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Présentation des travaux sur la spoliation des Juifs de France : - la spoliation, un "vol civil" d'inspiration allemande et de réalisation française (notamment l'aryanisation, les avoirs juifs et les biens laissés par les internés des camps de concentration français) ; - les pillages, une affaire allemande (premiers pillages, la Möbel Aktion, les vols informels) ; - la restitution des fruits de la spoliation (les premiers mois, les ordonnances de restitution, la fin de la restitution) ; - Restitutions et indemnisations des biens pillés (retrouver les "biens culturels" et les restituer, les autres restitutions et les ventes par les Domaines, les diverses indemnisations) ; - Conclusion sur l'ampleur de la spoliation, l'importance des restitutions et les limites de la restitution ; - Recommandations relatives aux archives, aux recherches, aux restitutions individuelles, à la Fondation pour la mémoire, aux oeuvres et objets d'art et aux banques et aux assurances.
- présentation de l'éditeur -
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Caroline Piketty, Christophe Dubois et Fabrice Launay

Guide des recherches dans les archives des spoliations et des restitutions
Documentation française - mai 2000
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Comment retrouver la trace d'un bien spolié au camp de Drancy, d'un commerce aryanisé, d'un compte en banque bioqué, d'un meuble ou d'un objet d'art pillé pendant la seconde guerre mondiale ? Comment repérer les preuves des restitutions ou des indemnisations de ces biens après la guerre ?
A ces questions, le Guide des recherches dans les archives des spoliations et des restitutions propose des réponses en présentant, par institution et par thème, l'énorme masse d'archives conservées sur les Juifs de France. Illustré par des documents inédits, cet ouvrage s'adresse aux familles des victimes comme aux chercheurs. Il explique le dédale des archives et décrit comment les documents sont produits, conservés et communiqués, sans masquer les lacunes documentaires constatées aujourd'hui.
Constituant le bilan des sources consultées par la Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France, ce guide plonge dans un passé qui ne laisse personne indemne, tant est impressionnante la quantité de documents produits en vue d'exclure les Juifs de la société française, puis de les réintégrer dans leurs droits.
- 4e de couverture -
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Revue d'histoire de la Shoah n° 186

Jean-Marc Dreyfus, Georges Bensoussan (dir.)
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Spoliations en Europe
[]... Ce numéro de la Revue d'histoire de la Shoah expose les éléments les plus importants de cette production intellectuelle récente. Ces recherches ont été développées dans un contexte bien particulier, puisqu'elles ont pour la plupart, et dans un premier temps, été commanditées par des organismes qui, hors du champ universitaire, répondaient à des demandes politiques et mémorielles tandis que se multipliaient les procès en Europe et aux États-Unis. Un choix des travaux les plus significatifs est proposé ici, qui entend montrer la diversité des procédures, balayer l'Europe d'est en ouest et du nord au sud en traitant de l'ensemble des types de biens spoliés. Les auteurs viennent de près de dix pays différents. Ces travaux sont présentés pour la première fois en français.
- présentation de l'éditeur -
Edition Mémorial de la Shoah
En vente à la librairie du Mémorial
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