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décembre 2009
Noël dans les Balkans |
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Notre sélection de livres...

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Predrag Matvejevitch

La méditerranée et l'Europe : leçons au Collège de France et autres essais
Fayard - 2005 (1ère éd. 1998)
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Les leçons sur la Méditerranée et l'Europe données au Collège de France par Predrag Matvejevitch en 1997 sont ici complétées par de récentes interventions faites dans le cadre du « groupe des sages » de la Commission européenne, et de l'« Association Sarajevo ». L'auteur mêle érudition et lyrisme pour aborder des sujets qui lui sont chers, comme les mers, les îles, les golfes, puis, dans une deuxième partie, des thèmes liés à l'Europe centrale, d'où il est originaire et à laquelle il est particulièrement attaché (« L'Europe et la laïcité », « L'Autre Europe » face à l'Union européenne », « Les Balkans », « L'Albanie et son destin », etc.). Par la poésie de son style et la densité de son propos, Predrag Matvejevitch continue de s'imposer à la fois comme un chantre de la Méditerranée et un éveilleur de conscience.
- 4ème de couverture -
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Ernest Weibel

Histoire et géopolitique des Balkans de 1800 à nos jours
Ellipses - 5 mars 2002
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Le monde balkanique, soumis pendant plusieurs siècles à la domination ottomane, a été, dès 1800, le théâtre de nationalismes concurrents, de luttes ethniques et confessionnelles, de l'intervention des puissances, d'instabilité et de conflits. Au cours du XXe siècle, alors que disparaît, en 1913, à la fin des Guerres balkaniques, la Turquie d'Europe, la péninsule balkanique devient l'un des enjeux géopolitiques des deux Guerres mondiales. Remodelée après la paix de Versailles, elle constitue pendant l'entre-deux-guerres un foyer d'agitation nationaliste, de revendications minoritaires, de crises économiques et sociales et d'expériences autoritaires. Profondément meurtris par le Nazi-fascisme, les pays balkaniques vont connaître, dès 1945, près d'un demi-siècle de communisme (hormis la Grèce qui échappe à l'emprise communiste). Aujourd'hui, ils s'acclimatent à la démocratie pluraliste et à l'économie de marché, tout en étant tiraillés par leurs anciens démons nationalistes, notamment dans l'ex-Yougoslavie. Bref, un itinéraire historique et géopolitique de l'Adriatique à la mer Noire, du Danube à la mer Egée, enchevêtré, semé d'embûches, dominé par quelques grands hommes providentiels, jalonné de drames, d'affrontements et de projets de société. Connaître le passé tourmenté des Balkans, c'est comprendre la volonté actuelle des Etats du sud-est du vieux-continent d'adhérer à l'Union européenne, gage de paix, de sécurité, de coopération, de démocratie et de progrès.
- 4ème de couverture -
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Yves Tomic

La Serbie du prince Milos à Milosevic
PIE - Peter Lang - 1er septembre 2003
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Cet ouvrage comble une importante lacune, aucune histoire de la Serbie n'ayant été publiée en français ces dernières décennies. Retraçant l'histoire tumultueuse de ce petit pays européen, des insurrections contre les Ottomans au début du XIXe siècle à la chute du régime de Slobodan Milosevic en octobre 2000, l'ouvrage permet de mieux appréhender la question nationale serbe et de comprendre les événements tragiques des années 90 (guerres de Croatie, Bosnie-Herzégovine et du Kosovo).
L'auteur y explique l'histoire récente de la Serbie en situant les événements dans la longue durée de la construction nationale serbe. Il retrace les différentes étapes de l'émancipation nationale de la Serbie, de l'autonomie au sein de l'Empire ottoman à la reconnaissance de son indépendance en 1878, tout en explorant l'idéologie nationale serbe au XIXe siècle. Il s'intéresse à la création de la Yougoslavie et à la position des Serbes dans cet État complexe, tant pendant l'entre-deux-guerres (1918-1941) que pendant la période communiste (1945-1991). Yves Tomic montre dans quel contexte a surgi le mouvement nationaliste serbe dans la seconde moitié des années 80 et, de ce fait, nous éclaire sur l'arrière-plan historique des guerres qui ont été conduites tout au long de la dernière décennie.
Ce livre est l'une des principales contributions en langue française à l'histoire récente de l'espace yougoslave et plus particulièrement de la Serbie.
- 4ème de couverture -
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Jean-Arnault Dérens

Balkans : la crise
Folio Gallimard - 4 mai 2000
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Le XXe, siècle a commencé, selon nombre d'historiens, en Juin 1914, le jour de l'attentat qui coûta la vie à l'archiduc d'Autriche à Sarajevo et qui fut la cause immédiate de la Première Guerre mondiale. Il s'achève avec la guerre contre la Serbie pour sauver les populations albanaises du Kosovo. Les Balkans sont-ils condamnés à être la perpétuelle "poudrière de l'Europe" ?
Seule la perspective historique livre les clés de la situation présente : elle permet de saisir que des catégories d'analyse politique, telle l'idée de nation, reçoivent des acceptions différentes, ou bien encore que la langue ou la religion ne suffisent pas à expliquer ce qui unit comme ce qui différencie les peuples.
Autant qu'un espace segmenté et cloisonné, les Balkans sont un espace de communication, un pont entre l'Occident et l'Orient. Une complexité porteuse de tous les dangers comme de tous les espoirs.
- 4ème de couverture -
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Michel Sivignon

Les Balkans: une géopolitique de la violence
Belin - Janvier 2009
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Devant les dix années de violence extrême qui se sont déroulées dans les Balkans, l'opinion occidentale manque de repères. D'une part, elle souhaite vivement rester à l'écart d'événements dont elle comprend mal le déroulement et la logique, mais en même temps, elle constate que, dans le cadre de l'OTAN et de l'UE, des troupes venues des diverses armées européennes sont engagées durablement dans le conflit. Ensuite et de façon paradoxale, au moment où le scepticisme monte vis-à-vis de l'UE, tous les États des Balkans se pressent à sa porte. Enfin, et comme le montre l'actualité récente, cette histoire n'est pas finie et les braises couvent sous la cendre. L'auteur, après avoir analysé l'histoire récente - l'indépendance du Kosovo en 2008 et la guerre des Balkans (1991-1999) - retrace l'originalité historique des Balkans. Seule région de l'Europe où un empire extérieur, non européen, a disputé aux nations européennes une part du continent dans une période récente, c'est aussi la seule région où les Européens n'étaient pas maîtres chez eux mais dépendaient d'un centre extérieur, en l'occurrence Istanbul, capitale de l'Empire Ottoman. Cette histoire particulière en fait l'unique région d'Europe qui fut partiellement islamisée, après avoir été partagée entre un christianisme occidental et un christianisme oriental. L'auteur nous éclaire également sur les nations balkaniques elles-mêmes, pour qui la domination ottomane a été vécue comme illégitime et néfaste, la Turquie ayant coupé l'Europe balkanique des contacts avec l'Ouest alors que se développaient la Renaissance et les Lumières.
- Présentation de l'éditeur -
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Paul Garde

Vie et mort de la Yougoslavie
Fayard - 12 janvier 2000
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L'Europe vivait depuis quarante-cinq ans en paix. Soudain, en 1991, sur le sol européen, une guerre a éclaté opposant entre elles des nations qui durant trois quarts de siècle avaient été réunies dans la Yougoslavie.
Sous ce nom se cachait une extraordinaire diversité de peuples qui, avant notre siècle, n'avaient jamais eu d'histoire ni de culture communes. L'idée yougoslave, dont les Croates furent au siècle passé les principaux inventeurs, consistait à les réunir comme des partenaires égaux. Au lieu de cela, la Yougoslavie monarchique, née par les armes en 1918, était pour l'essentiel entre les mains d'un seul peuple, les Serbes. Les tentatives de compromis furent ruinées en 1941 par l'agression nazie. Le pays connaît alors quatre années de guerres pendant lesquelles les tueries réciproques, et d'abord le massacre des Serbes par les oustachis, renforcent les haines. Tito, rebouteux habile mais tyrannique, soumet le pays à quarante ans de convalescence. On aurait pu espérer, une fois les bandages de la dictature enlevés, une évolution démocratique dans la concorde. Mais, avant même que cette libéralisation n'ait commencé, un autre dirigeant communiste, pour assurer son pouvoir, fait à nouveau volontairement saigner les vieilles plaies, détruit un équilibre fragile et déchaîne la haine et l'agression.
C'est l'histoire de ce mariage malheureux et les péripéties de ce sanglant divorce que retrace ce livre.
- Présentation de l'éditeur -
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Catherine Lutard-Tavard

La Yougoslavie de Tito écartelée : 1945-1991
L'Harmattan - 2005
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Dans ce livre, l'auteur étudie de manière systématique, en s'appuyant sur une documentation impressionnante, le titisme qui caractérise une société en mouvement avec des crises et réfute les théories totalitaires. Elle y analyse ce qui fonctionnait dans ce pays, ce qui bloquait et pourquoi ; comment le système lui-même a produit des conflits internes insolubles ; le rôle des dirigeants mais aussi de tous les acteurs sociaux dans la pérennité du système (leur responsabilité, la légitimation du système par les uns et les autres), selon une multiplicité d'inspiration des champs d'étude : sociologie, histoire, économie, sciences politiques. L'auteur considère le titisme comme un système à l'intérieur du bolchevisme. Une première partie rappelle l'histoire du pays et permet de comprendre en quoi sa complexité a pu jouer sur les consciences des uns et des autres. Ensuite, dans une seconde partie sur le titisme (le Parti, l'Etat, etc.), l'auteur démontre le fonctionnement du socialisme réel avec ses crises internes. Enfin, elle analyse la question nationale. Au moment où l'on réfléchit à l'intégration des ex-républiques à l'Union Européenne (la Slovénie en fait déjà partie), on peut penser que l'analyse du titisme n'a rien perdu de son actualité et de sa capacité à nourrir la réflexion. Un grand livre de référence.
- 4ème de couverture -
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Vesna Krtsic, entretien avec José-Manuel Lamarque

Balkans !
France-Inter - 2007
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Entretien dans lequel la journaliste évoque l'actualité et décrit la politique titiste puis serbe, brossant un portrait des personnages politiques des Balkans et décrivant les conflits dont ils ont été le théâtre. Elle aborde également la question économique et industrielle, les problèmes religieux et culturels, les enjeux politiques des différents pays balkaniques.
-présentation de l'éditeur-
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la guerre et après |
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Xavier Bougarel

Bosnie, anatomie d'un conflit
Ed. La Découverte. Coll. Les Dossiers de l'Etat du monde - 22 février 1996
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"Les polémiques qui ont porté sur le conflit bosniaque, souvent perçu comme incompréhensible, ont laissé dans l'obscurité des mécanismes essentiels de cette guerre. Cet ouvrage contribue à les éclairer.
Quelle est l'histoire du communautarisme en Bosnie ? Cette république pouvait-elle survivre à l'éclatement de la Yougoslavie ? Comment le voisin d'hier a pu se transformer en criminel ? Pourquoi cette guerre a connu des situations militaires si complexes ? Pourquoi, au lieu d'une «économie de guerre», s'est développée une «économie mafieuse» ?"
- Note de l'éditeur -
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Isabelle Wesselingh ; Arnaud Vaulerin

Bosnie, la mémoire à vif
Buchet- Chastel - 3 octobre 2003
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En août 1992, un journaliste américain révélait l'existence de camps d'internement de civils, tenus par les nationalistes serbes près de Prijedor, dans le nord-ouest de la Bosnie. Des images télévisées et une photo faisaient le tour de la planète. La région était ainsi devenue, pour les forces nationalistes de Radovan Karadzic et Ratko Mladic, une sorte de laboratoire de la purification ethnique. Les exactions ne manquèrent pas et, depuis, le Tribunal pénal international a déjà condamné plusieurs de leurs auteurs. Or, depuis la fin de la guerre, en décembre 1995, plus de 10 000 personnes qui avaient dû fuir les persécutions sont revenues s'installer à Prijedor.
Isabelle Wesselingh et Arnaud Vaulerin ont mené une longue enquête pour comprendre comment ce retour était possible. Comment les victimes peuvent-elles côtoyer ceux qui ont participé à leur souffrance ou en ont tiré bénéfice ? Que dit-on aujourd'hui de la guerre d'hier et des crimes qui ont été commis ? Quelle mémoire veut-on en garder ? Justice est-elle faite ? Quel est le rôle de la communauté internationale ? Et finalement, peut-on envisager une véritable réconciliation ? Ce qui se dessine, c'est une mémoire à vif, incarnée, du côté des réfugiés, par des personnages hors du commun qui veulent bâtir une paix durable mais lucide. Au-delà de la Bosnie, tous les enjeux des lendemains de guerre sont mis en lumière, comme autant de défis qui conditionnent l'avenir. Mêlant le reportage, l'enquête et l'analyse, faisant parler les différents acteurs (rescapés des camps, réfugiés, responsables politiques, fonctionnaires internationaux), ce livre réussit le tour de force de rendre accessible à un large public une question essentielle pour le futur non seulement de l'ex-Yougoslavie mais de toute l'Europe.
- Présentation de l'éditeur -
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Alice Krieg-Planque

Purification ethnique : une formule et son histoire
CNRS Editions - 20 février 2003
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"Purification ethnique": en pleine guerre yougoslave (1992), apparaît cette dénomination jusque-là inédite, aux côtés d'expressions comme "épuration ethnique" ou "nettoyer ethniquement". Avec ce néologisme, les acteurs de l'espace public disposent d'une nouvelle catégorie pour décrire le monde et donner aux événements (yougoslaves ou non) un certain cadre.
À quels discours politiques et médiatiques le conflit yougoslave a-t-il donné lieu ? De quelle manière ces discours ont-ils porté ? Pour répondre à ces questions, Alice Krieg-Planque étudie le récit de certains événements (découverte des camps, des viols...), puis analyse des slogans et des dénominations dont le rôle s'est avéré central dans la lecture du conflit: "Plus jamais ça!", "Musulmans", "communauté internationale" et bien sûr la formule "purification ethnique", considérée comme un descripteur majeur de la guerre. L'auteur aborde aussi la place de certains textes dans la construction du discours (par exemple, le Mémorandum de 1986 attribué à l'Académie des sciences et des arts de Belgrade).
L'analyse d'Alice Krieg-Planque apporte ici un éclairage original sur le conflit yougoslave, en montrant notamment, grâce à des méthodes applicables à d'autres corpus, comment les discours participent à l'histoire du conflit lui-même. Bien au-delà des sciences du langage, ce livre intéresse donc également la science politique, l'histoire, la sociologie et la philosophie politique.
- 4ème de couverture -
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Nikola Kovac

Bosnie : le prix de la paix
Michalon - 15 octobre 1995
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Au commencement était l'agression. Depuis le bombardement de Dubrovnik (octobre 1991) et le début du siège de Sarajevo (avril 1992) par l'armée fédérale et les milices serbes de Karadzic, l'Europe a fait la preuve de son impuissance à résoudre la crise yougoslave. Non contente d'avoir reconnu le triomphe de la force sur le droit, elle paraît aujourd'hui se satisfaire d'une paix précaire. Ecrit directement en français, le livre de Nikola Kovae, bosniaque d'origine serbe, est un appel aux européens qui refusent de cautionner les crimes commis au nom du nationalisme ethnique. Il est également une réponse aux responsables internationaux qui ont voté l'embargo sur les armes à destination de la Bosnie et ont de ce fait refusé le droit à la légitime défense à un peuple agressé. Défense de l'idée et de l'identité bosniaque, cet ouvrage généreux retrace enfin l'histoire millénaire de la Bosnie et de Sarajevo. Il analyse dans le détail les événements ayant abouti au plan de paix américain de l'été 1995. Nikola Kovac y expose avec conviction les principes guidant sa réflexion sur l'avenir de la Bosnie multiculturelle et citoyenne.
- Présentation de l'éditeur -
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Christophe Solioz & Svebor-André Dizdarevic

La Bosnie-Herzégovine. : Enjeux de la transition
L'Harmattan - Mars 2003
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1992-2002. Dix ans après le début d'une guerre de trop, sept ans après l'entrée en vigueur de l'Accord de Dayton, il importe de faire l'état des lieux et de s'interroger sur l'avenir de la Bosnie-Herzégovine. Ce recueil donne pour l'essentiel la parole à des experts locaux engagés qui analysent sans complaisance la situation dans laquelle se trouve leur pays et portent un regard critique sur l'intervention de la communauté internationale. La Bosnie-Herzégovine se trouve engagée aujourd'hui dans un processus de transformation complexe caractérisé par une combinatoire des problématiques relevant de la transition et du développement. Son avenir sera fonction de sa capacité à dépasser sa dépendance vis-à-vis de l'assistance étrangère et à affirmer son autonomie ainsi que sa pleine souveraineté. L'appropriation du processus de transition et de démocratisation par les Bosniens eux-mêmes est une condition essentielle pour la construction d'un Etat de droit dans un contexte marqué à la fois par la globalisation, la construction européenne, un nouvel équilibre régional et une transition multidimensionnelle.
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témoignages |
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Jovan Divjak & Florence La Bruyère

Sarajevo, Mon amour
Buchet Chastel - Mars 2004
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Avril 1992. La guerre éclate en Bosnie, mise à feu et à sang par les troupes extrémistes serbes, manipulées par Slobodan Milosevic. Tuant, pillant et violant, militaires et paramilitaires deviennent les artisans d'un projet insensé : dépecer la Bosnie, où Serbes, Croates et Musulmans vivent en paix depuis mille ans, et créer des régions «ethniquement pures». Sarajevo sera prise en étau sous une pluie d'obus pendant 1263 jours, soit un siège plus long que celui de Leningrad ! Jovan Divjak, Serbe d'origine, est resté à Sarajevo pour défendre «sa» ville. Il a choisi de rester au côté de tous ceux qui étaient attachés à une Bosnie unie – les Musulmans, mais aussi des Serbes et des Croates. Interrogé par Florence La Bruyère, Jovan Divjak revient sur son enfance dans la Yougoslavie de Tito, née de la résistance des partisans au fascisme, et dans laquelle le nationalisme n'avait pas cours. Il décrit la ville dont il est tombé amoureux en 1966, creuset de l'identité yougoslave puis bosnienne. Il raconte l'incroyable résistance des citadins qui enterrent leurs morts sous le feu des snipers et celle des artistes qui s'acharnent à monter des spectacles. Il dit aussi la misère des troupes bosniaques : l'ancienne armée fédérale a en effet effectué un véritable « hold-up » de l'énorme arsenal yougoslave, qu'elle a livré aux extrémistes serbes. L'armée que Tito avait mise au service de tous s'est ainsi comportée en traîtresse en épousant la cause des criminels. Divjak, indigné, ne le lui pardonne pas. Il ne cache ni ses déceptions ni ses doutes : l'impuissance et l'incompétence des politiciens, la fin d'une armée multiethnique de Bosnie Herzégovine où le pouvoir impose les Musulmans, et l'avenir incertain d'un pays transformé en un semi-protectorat. La paix qui s'est installée n'est pas celle dont il a rêvé.
- Présentation de l'éditeur -
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Svetlana Broz

Des gens de bien au temps du mal : témoignages sur le conflit bosniaque (1992-1995)
Lavauzelle - 1er mars 2005
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«A Sarajevo, une étonnante Belgradoise a fait de sa nostalgie un combat. Svetlana Broz a écrit un livre sur la guerre, Des gens de bien au temps du mal. L'histoire de Bosniens qui, au péril de leur vie, ont aidé un ami, un voisin, un inconnu, des gens d'autres nations. Elle a quitté Belgrade, estimant qu'en Bosnie `l'âme de la Yougoslavie', le désir de vivre ensemble existaient toujours. Elle rêve qu'à l'avenir justice soit rendue à ces héros anonymes, à ceux qui se sont dressés contre le nationalisme.
Le prénom de cette femme exceptionnelle et courageuse, de cette apatride, est désormais connu. Son nom de famille, Broz, était déjà célèbre...»
Rémy Ourdan, (Le Monde, 25.06.2001)
Svetlana Broz est née à Belgrade en 1955 ; elle est le dernier enfant de Zarko Broz (fils aîné de Josip Broz Tito) et de Zlata Jelinek-Broz.
Diplômée de la Faculté de médecine de Belgrade en 1980, elle devient spécialiste en cardiologie à l'Académie militaire de médecine de Belgrade. En 1992, dès le début de la guerre, elle fait du volontariat en Bosnie Herzégovine en qualité de cardiologue. En 1993, elle rassemble des témoignages qui font l'objet du présent livre. En 1999, elle quitte Belgrade et s'installe à Sarajevo.
Svetlana Broz est membre de l'ONG «Centre international multiconfessionnel et interculturel», de «l'Union des intellectuels indépendants Cercle 99», de «l'Association de victimologie de Bosnie-Herzégovine», ainsi que de «Construire la Bosnie-Herzégovine via la culture».
En 2001, elle devient présidente du Conseil d'administration de la «Première Ambassade des enfants dans le monde» et directrice du Bureau de l'ONG «Le Parc des Justes de Sarajevo».
- 4ème de couverture -
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Nadja Halilbegovi'ch

Sarajevo : mon enfance sous les bombes
HURTUBISE HMH - 2007
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Mon enfance sous les bombes, journal de Nadja des années 1992 à 1995, est un hommage aux milliers de victimes du siège de Sarajevo et aux enfants qui, de par le monde, vivent et meurent toujours sous les bombes. Les réflexions de Nadja Halilbegovich sur la vie et la mort, ses appels au secours à l'Amérique de Clinton, son désarroi poignant et l'espoir toujours renouvelé de jours meilleurs ne peuvent laisser personne indifférent. Les enfants notamment se sentiront interpellés par le récit de cette jeune fille qui leur ressemble... À noter aussi les commentaires de l'auteure devenue adulte insérés ça et là dans le texte sous le titre de « Retour en arrière » qui apportent des précisions au journal, de même qu'un prologue et un épilogue.
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Joe Sacco

Gorazde
Rackham - 10 juin 2006
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Le calvaire des habitants de Gorazde, enclave musulmane en plein territoire serbe, raconté à travers le temoignage direct de ses habitants que Joe Sacco a recueilli tout au long de quatre voyages - en 1995 et 1996 - dans cette région martyrisée par la guerre de Bosnie. Après Palestine, une autre magistrale leçon de journalisme et de bande dessinée.
- Présentation de l'éditeur -
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Asne Seierstad

Dos au monde : portraits de Serbie
Livre de Poche - 2008 (1ère éd. 2005)
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Dans Le Libraire de Kaboul, Asne Seierstad nous faisait partager la vie quotidienne d'une famille afghane après la chute des talibans. Cette fois, c'est en Serbie qu'elle nous emmène. Elle a rencontré ses habitants - avant, pendant et après la guerre -, qui lui ont confié leurs joies, leurs peines et leurs craintes. Parmi eux, Bojana, une journaliste qui eut une conduite héroïque au moment des conflits, aujourd'hui grande star de télévision ; Danijela, femme détruite qui attend le retour de son mari, criminel de guerre, emprisonné à Nuremberg ; sans oublier les réfugiés du Kosovo qui rêvent de retrouver leur pays.
Un témoignage bouleversant, aussi précieux que celui de Svetlana Alexievitch dans La Supplication.
- 4e de couverture -
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Christophe Dabitch, David Prudhomme

Voyages aux pays des Serbes : dix ans après...
Autrement - 3 octobre 2003
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"Je me souviens du mariage de mon cousin juste après les bombardements de l'Otan. Manger de la viande et boire de la rakija dès 8 heures du matin, traverser la ville avec en tête du cortège la rutilante voiture allemande du témoin, danser en rond le kolo devant une barre HLM, grimper en musique dans les escaliers, être saoul dès 10h30, respirer l'encens dans la fraîcheur de l'église, repartir au bord du fleuve dans une salle à l'architecture réaliste et socialiste, écouter «C'est une poupée» de Michel Polnareff chanté et interprété à la guitare électrique en notre honneur par un jeune prêtre à la longue barbe et, après avoir traversé la boue sur des planches bancales, finir dans une péniche sur la Save entourés de quelques voyous vraisemblables, de chiens monstrueux et baveux, d'une chanteuse débordante de maquillage qui se perdait en chansons sirupeuses sur le pays éternel. C'était à pleurer ou bien à tirer en l'air quelques coups de feu sous un ciel noir."
Ces voyages aux pays des Serbes après dix ans de guerre nous transportent, au gré de portraits, de récits, de témoignages, d'ambiances ponctués d'illustrations et de croquis, dans un univers balkanique où la violence se mêle à la musique, l'amertume à la légèreté, le passé au présent. Voyages en décalage, en mode mineur, après le temps des anathèmes, qui invitent à regarder l'histoire sous un autre jour.
- Présentation de l'éditeur -
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Velibor Colic

Les Bosniaques
Le Serpent à plumes - 31 mai 2000
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- traduit du serbo-croate par Mireille Robin -
Séparés par des uniformes différents, les Bosniaques ne sont réunis que dans la mort au front d'une guerre sans gloire. En trois temps, Hommes, Villes et Barbelés, Velibor Colic, réfugié du camp de Slavonski Brod, nous livre une succession de témoignages sur la guerre qui a déchiré l'ex-Yougoslavie. Ces très courts textes, presque des épitaphes, déploient sur le ton du constat tout le tragique et l'absurde de ces conflits.
Toujours au coeur d'une douloureuse actualité, ce livre bouleversant, qui en dit plus long sur la réalité de la guerre que bien des reportages, doit être reconnu comme l'un des plus importants et des plus justes sur un drame qui fait s'interroger l'Europe entière.
- Présentation de l'éditeur -
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Jacques Ferrandez

Les tramways de Sarajevo : voyage en Bosnie-Herzégovine
Casterman - 2005
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21 septembre 2004, vol Austrian Airlines, Nice-Vienne, Vienne Sarajevo. C'est mon deuxième voyage à Sarajevo (...) Le temps est voilé, les lointains sont flous et disparaissent dans le ciel gris. J'arrive en Syldavie. Au loin, des fumées (...)». Ainsi s'esquissent les premières impressions de voyage de Jacques Ferrandez dans la capitale de Bosnie. Impressions et sensations mêlées : des images, des regards, des odeurs de cuisine, des souvenirs de reportages sur les écrans de télé, et puis, fugace, le fantôme du fracas des armes. Ici à Sarajevo, en 1914, «a véritablement commencé le XXe siècle, et c'est peut-être là qu'il s'est achevé», nous dit Ferrandez. Alors le dessinateur s'astreint à «exercer un devoir de témoignage et de vigilance», pour conjurer le bégaiement de l'Histoire. Bref un livre juste, et éminemment nécessaire.
- 4e de couverture -
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fiction |
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Collectif

Anthologie de la nouvelle serbe : 1950-2000
Gaïa - 22 août 2003
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D'Ivo Andrié, prix Nobel de littérature en 1961, à Svetislav Basara, écrivain postmoderne débordant d'idées novatrices, cette Anthologie de la nouvelle serbe propose un vaste panorama des plus grands nouvellistes serbes de la seconde moitié du XXe siècle. Unique ouvrage du genre à ce jour, ouvrage de référence donc, cette Anthologie a pour ambition d'être représentative, bien sûr, des différents courants littéraires serbes, et de combler l'amateur de littérature. Car la littérature serbe regorge de petits bijoux et de véritables grands écrivains. Qui a lu Andrié, Crnjanski, Pavié, Kis ou Pekié, le sait déjà et pourra prolonger ici sa promenade littéraire. Quant au lecteur qui découvrira pour la première fois les auteurs serbes, qu'il soit aussi séduit que nous pour la richesse, la variété, l'originalité de ces nouvelles venues des Balkans.
- Présentation de l'éditeur -
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Rencontres internationales des écritures de l'exil

D'encre et d'exil 7 : terres d'imaginaire : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Kosovo, Macédoine, Serbie, Slovénie
Bibliothèque publique d'information / coll. la BPI en actes - 29 novembre 2008
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Dans les années 1990, la chute des régimes communistes, l'éclatement de la Yougoslavie et les guerres qui l'ont ravagée, ont bouleversé le sud-est européen. Ils ont aussi fait resurgir le terme si connoté de « Balkans » et toute la région s'est trouvée une nouvelle fois séparée, obscurcie par un certain discours médiatique.
Pourtant, chaque situation est particulière, chaque voix unique. La région est riche de traditions littéraires nées au milieu d'autres cultures. C'est ce dont ont témoigné pendant trois jours les écrivains et artistes originaires d'Albanie, de Croatie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine, Monténégro, Serbie et Slovénie invités aux septièmes rencontres internationales des écritures de l'exil. Qu'il ait ou non quitté son pays, l'écrivain issu de cette région a de multiples façons de se sentir en exil, notamment parce que les frontières y sont mouvantes et contradictoires, parfois insensées, l'histoire et la politique omniprésentes, la société menacée de claustrophobie. Parce que la distance physique ou mentale est douloureuse mais souvent vitale.
Volontiers témoins de l'étrangeté du monde, ces auteurs portent un regard neuf et acéré sur notre époque paradoxale où voisinent conflits archaïques et innovations technologiques, mondialisation et replis identitaires. Ils nous livrent leur énergie et la liberté de leurs voix.
Anne Madelain
- 4e de couverture -
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Vladimir Pistalo

Millénaire à Belgrade
éd. Phébus - août 08
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Cette ville, c'est Belgrade. Ce rêve, c'est celui de toute une génération : celle, désenchantée, de Boris, Ballé, Irina, Zora et Milane. Un groupe d'amis qui, à peine sorti de l'adolescence au début des années quatre-vingt, au moment de la mort de Tito, envisage, plein d'espoir, un avenir affranchi de la "pensée unique" jusque-là en vigueur. Tous s'accrochent avec une énergie farouche, et souvent délirante, au moindre soubresaut d'une ville qui voit les guerres successives l'engloutir. Une ville-héroïne dont l'ambiance rappelle la folie carnavalesque des films d'Emir Kusturica, et qui depuis toujours insuffle à ses habitants sa force et sa magie.
- Présentation de l'éditeur -
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Goran Petrovic

Le siège de l'église Saint-Sauveur
Seuil - août 2006
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Au début du XIIIe siècle, détournée de son but initial par l'ambition du doge de Venise qui veut s'emparer d'un manteau de plumes conservé dans le trésor des empereurs de Byzance, l'armée de la quatrième croisade prend Constantinople et la met à sac. Quelques décennies plus tard, un monastère serbe dont les fenêtres s'ouvrent sur le passé, le présent et l'avenir, est assiégé par l'armée des Bulgares et des Coumans conduite par le redoutable prince Chichman. Celui-ci convoite une plume que le supérieur garde dans sa barbe comme dans un reliquaire. À la fin du XXe siècle, dans une Serbie cernée à la fois par ses propres démons et par les forces de l'OTAN, un jeune ornithologue prend le chemin des forêts bosniaques.
L'imaginaire de Goran Petrovic s'empare ici du thème de la destruction et de la résistance pour en faire surgir une étonnante oeuvre poétique qui joue avec la notion d'espace-temps, le langage, l'histoire, les genres littéraires et, de surprise en surprise, nous livre une histoire d'une beauté inouïe.
- Présentation de l'éditeur -
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Svetislav Basara

Le Pays maudit
Gaïa - octobre 1998
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- traduit du serbo-croate par Alain Cappon -
Dans un pays imaginaire au nom rigoureusement imprononçable, mais dans lequel même le lecteur le moins attentif reconnaîtra la Yougoslavie de Milosevic, un ambassadeur anglais, pédéraste comme il sied à cette fonction, se fait violer dans un jardin public par la police secrète locale avant d’entrer dans les ordres. Dans la lignée de Ionesco et de Beckett, pimenté d’une pointe de Borgès et d’un zeste de Jarry, voici une nouvelle farce tragi-comique de Basara.
- 4ème de couverture -
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Vladimir Tasic

Le mur de verre
les Allusifs - 4 février 2010
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- traduit du serbe par Gojko Lukic -
Immigré au Canada, un couple de Yougoslaves se déchire, tandis que leur pays d’origine se disloque dans le sang. Leur fils les observe, les étudie à sa façon. Un pied encore dans des jeux enfantins peuplés de Gremlins et de sorcières d’Halloween, le jeune garçon est irrésistiblement attiré par un jeu de pouvoirs occultes autrement excitant : celui qui se joue dans l’univers de l’espionnage et des agents doubles. Féru de ce monde trouble, le garçon mène son « enquête », épie ses parents, cherche à deviner les secrets liés à leur pays lointain, et pénètre ainsi dans un monde de trahisons, de supercheries et de crimes. En effet, le crime est au cœur de l’histoire que nous raconte le garçon devenu un peu plus grand — plus particulièrement la mort non élucidée d’une femme, la sœur de sa mère, sa tante. Celle-ci a été une journaliste connue, une idéaliste éprise de vérité, « portée au lyrisme », qui « était intrépide et avait peur », et qui en tant que correspondante de guerre n’épargnait pas son propre camp quand il s’agissait d’en dénoncer les méfaits. Elle a été retrouvée morte dans son appartement, à Belgrade, un fusil à ses pieds. Suicide, comme le prétend l’enquête officielle bâclée ? Assassinat perpétré avec la complicité tacite du pouvoir, comme bien des indices portent à le croire ? Cette mort suspecte — toujours non élucidée 15 ans plus tard — est un événement réel, emblématique de la période de Miloseviç, et le livre est dédié à la mémoire de la victime. Mêlant des matériaux documentaires à la fiction et usant de son art consommé de la digression, Vladimir Tasiç superpose au douloureux événement historique qu’a été la désagrégation de la Yougoslavie le drame intime de la scission d’un couple.
- Présentation de l'éditeur -
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Joe Sacco

Derniers jours de guerre : Bosnie, 1995-1996
Rackham - 10 juin 2006
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Bosnie, 1995-1996 : deux histoires qui se déroulent pendant les tous derniers jours du conflit ; Soba, portrait attachant d'un peintre-chanteur-soldat et Noël avec Karadzic, récit d'une interview ratée. Deux impeccables leçons de journalisme et de bande dessinée.
- Présentation de l'éditeur -
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Joe Sacco

The fixer : une histoire de Sarajevo
Rackham - 23 mars 2005
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À son retour en Bosnie, en 2001, Sacco rencontre son ancien fixer (intermédiaire, pourvoyeur d'informations et de "bons plans"). Neven, c'est son nom, est un ancien soldat de l'armée bosniaque qui, après avoir servi aux ordres d'un chef de guerre, cherche à survivre entre mille combines en vendant ses "tuyaux" aux journalistes présents sur le terrain. Les récits de Neven, toujours exclusifs et sensationnels, sont souvent mis en cause par d'autres témoignages qui révèlent peu à peu le caractère affabulateur du personnage et fournissent à Sacco l'opportunité de poser des fondamentales questions de fond sur la relation entre un journaliste et ses sources.
- Présentation de l'éditeur -
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Collectif

Hommage à Sarajevo : destruction de l'image - image de la destruction
L'Harmattan - 23 janvier 1997
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Cette rencontre d'intellectuels artistes-philosophes entend rendre hommage à Sarajevo, déclarée cette année-là " capitale culturelle de l'Europe ". Elle qui n'existait plus alors, apparemment, que par une image : l'image de sa destruction, semblait nous prouver " que l'image ne sait rien faire de la destruction, sinon la détruire, la rendre indolore et sans effet, [...] alors qu'elle rendait accessible, l'inaccessible : sa vérité " (B. Tackels).Sa vérité : "refuser à sa propre parole de se reconnaître pour unique identité, celle d'une aprole assiégée, en étant l'expression authentique d'une opposition radicale aux maîtres de la guerre" (E. Lecerf). C'est cette vérité que cette rencontre et ces Actes exposent sans complaisance. Ils y révèlent comment l'Europe s'y guérit de la folie nationaliste, à travers les pires souffrances de l'esprit et du corps, contrainte de renoncer à l'imaginaire de sa volonté de puissance, pour ne renaître, à Sarajevo même, qu'à une existence : celle du droit à juger de sa propre existence, que continuait à offrir à cette ville l'usage sauvegardé de sa langue, et pour ne se reconnaître qu'une réalité : celle du droit à déclarer fausse, nulle et non avenue, cette destruction même.
- 4ème de couverture -
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