|
|
|

par Philippe Langlois et Frank Smith le dimanche de 23h à 0h20 |
|
 |


|
|
Dans le cadre de sa 41ème saison :
>> LE THEATRE DES OREILLES (1/2) (78')
Un essai radiophonique de Valère Novarina
Le 15 mars 1980,
les 23, 25, 26 avril
Valère Novarina seul dans le studio 110
avec
piano,
celesta,
xylophone,
violon,
trompes,
contrebasse,
flûte,
cor,
guitare,
clarinette,
accordéon,
voix,
pieds,
mains,
et
- la lutte des morts
- le drame dans la langue française
- naissance de l'homme de V
- Entrée de l'homme de Valère dans le théâtre des oreilles
- « il entend la langue sans parole. Il danse pour ce qui n'est pas là. Il danse dans l'espace qui n'est pas là. En chant muet, en langue sans paroles, en danse immobile. »
- « il pensait habiter, vivre, non dans un monde mais dans une langue. Il disait : « S'il n'y a pas de monde pour l'homme, c'est parce qu'il parle ». Que l'homme n'était pas dans un monde mais dans une langue, jeté. Qu'il en vivait la traversée. Du berceau au cercueil, pas de monde pour lui, pas de réel extérieur. Parce qu'il parle. Pas de monde à parcourir. C'est dans une langue qu'il vit, se débattant, enlevant les voiles, tordant les draps. La langue française est mon suaire. C'est le suaire dans lequel je suis né. Langue, suaire, la langue française je suis dedans. C'est le tissu où j'ai vécu. La chair où j'ai été pris. La chair qui m'a pris. Elle me lâchera.
Il pensait être vêtu de langues. Porter sonb costume de langue dans un théâtre silencieux, sur une scène non éclairée. » (Valère Novarina)
Une rediffusion du 22 juin 1980.
Seconde partie diffusée dimanche prochain, le 21 février 2010.
Valère Novarina est né en 1947 dans la banlieue de Genève. En 1974, sa première pièce, « L'Atelier volant » est mise en scène par Jean-Pierre Sarrazac. En 1976, pour le Théâtre National de Marseille, il réalise « Falstaff », une libre adaptation de « les Deux Henry IV ». Il a mis en scène plusieurs de ses pièces : « Le Drame de la vie », « Vous qui habitez le temps», « Je suis », « La Chair de l'homme », « Le Jardin de reconnaissance », « L'Origine rouge » et « La Scène ». Il a réalisé deux émissions pour l'Atelier de création radiophonique sur France Culture : « Le Théâtre des oreilles » (1980), ici rediffusé, et «Les Cymbales de l'homme en bois du limonaire retentissent» (1994).
Qu'ils soient destinés à l'espace de la page, à cette autre espace qu'est la scène ou à l’espace radiophonique, ses textes, écrits sur le "théâtre du langage", mettent en scène "le drame de la parole".
|
|
|
|
Dans le cadre de sa 41ème saison :
FACE A >> LE THEATRE DES OREILLES (2/2)
Un essai radiophonique de Valère Novarina
Le 15 mars 1980,
les 23, 25, 26 avril
Valère Novarina seul dans le studio 110
avec
piano,
celesta,
xylophone,
violon,
trompes,
contrebasse,
flûte,
cor,
guitare,
clarinette,
accordéon,
voix,
pieds,
mains,
et
- la lutte des morts
- le drame dans la langue française
- naissance de l'homme de V
- Entrée de l'homme de Valère dans le théâtre des oreilles
- « il entend la langue sans parole. Il danse pour ce qui n'est pas là. Il danse dans l'espace qui n'est pas là. En chant muet, en langue sans paroles, en danse immobile. »
- « il pensait habiter, vivre, non dans un monde mais dans une langue. Il disait : « S'il n'y a pas de monde pour l'homme, c'est parce qu'il parle ». Que l'homme n'était pas dans un monde mais dans une langue, jeté. Qu'il en vivait la traversée. Du berceau au cercueil, pas de monde pour lui, pas de réel extérieur. Parce qu'il parle. Pas de monde à parcourir. C'est dans une langue qu'il vit, se débattant, enlevant les voiles, tordant les draps. La langue française est mon suaire. C'est le suaire dans lequel je suis né. Langue, suaire, la langue française je suis dedans. C'est le tissu où j'ai vécu. La chair où j'ai été pris. La chair qui m'a pris. Elle me lâchera.
Il pensait être vêtu de langues. Porter sonb costume de langue dans un théâtre silencieux, sur une scène non éclairée. » (Valère Novarina)
Une rediffusion du 22 juin 1980.
Valère Novarina est né en 1947 dans la banlieue de Genève. En 1974, sa première pièce, « L'Atelier volant » est mise en scène par Jean-Pierre Sarrazac. En 1976, pour le Théâtre National de Marseille, il réalise « Falstaff », une libre adaptation de « les Deux Henry IV ». Il a mis en scène plusieurs de ses pièces : « Le Drame de la vie », « Vous qui habitez le temps», « Je suis », « La Chair de l'homme », « Le Jardin de reconnaissance », « L'Origine rouge » et « La Scène ». Il a réalisé deux émissions pour l'Atelier de création radiophonique sur France Culture : « Le Théâtre des oreilles » (1980), ici rediffusé, et «Les Cymbales de l'homme en bois du limonaire retentissent» (1994).
Qu'ils soient destinés à l'espace de la page, à cette autre espace qu'est la scène ou à l’espace radiophonique, ses textes, écrits sur le "théâtre du langage", mettent en scène "le drame de la parole".
FACE B >> S'ENTRETENIR 22 et 23 : Micheline et Gérald (16')
Par Vladimir Léon
Réalisation Lionel Quantin
« S'entretenir » est une série de portraits d'anonymes de 8 minutes chacun, traversés de sons d'ambiances prélevés dans l'environnement de la rencontre. Diffusés tout au long de la saison 2009/2010 dans le cadre de la seconde partie de notre émission, les traits et portraits d'une centaine de personnes croisées sur le territoire de France sont ainsi dessinés pour former le spectre le plus large et le plus coloré d'une certaine France contemporaine et mutante. Toutes les différences (d'âge, d'origine, de profession, de parcours, de culture, d'opinions) y sont identifiées, chaque fois insaisissables...
|
|
|
|
Dans le cadre de sa 41ème saison :
FACE A >> AUTOUR DU PARC
Un essai radiophonique de Julie Desprairies
Réalisation Anna Szmuc
Julie Desprairies travaille depuis 10 ans sur des projets chorégraphiques conçus pour des architectures. Chaque fois, elle mène une même investigation fouillée des lieux : lectures, entretiens, consultations d'archives, visites... La collecte de tous ces éléments nourrit son projet de danse.
Actuellement, elle prépare un "environnement chorégraphique" pour La Villeneuve de Grenoble, quartier construit entre 1968 et 1978, témoin exemplaire des idées urbaines novatrices de cette époque enthousiaste où l'on voulait "changer la ville pour changer la vie".
La Villeneuve de Grenoble est l'œuvre collective d'architectes, paysagistes et urbanistes promis à la célébrité et réalisant là leur première réalisation d'envergure : Michel Corajoud, Henri Ciriani...
Témoignages des fondateurs animés d'une fougue propre aux années 70, répétitions dans le parc et la galerie, rencontre avec les artistes associés au projet chorégraphique, premières esquisses : l'auditeur partage l'intimité d'une création entrain de s'écrire.
Pour l'Atelier de création radiophonique, Julie Desprairies documente cette phase préparatoire et nous donne à entendre les secrets de l'élaboration d'un projet chorégraphique pour un ensemble urbain.
Avec : Jean-François Parent, Louise et Jean Rollet, Juliette Barbier, Cécile Paris, Elise Ladoué, Vladimir Léon, Steven Melemis, Geneviève Lefaure, Sylviane Teillard et Marie-Philou Wibaux
Georges Boulloud et Emmanuèle Buffin.
Et les voix de (archives) : Michel Corajoud, Georges Loiseau, Jean Tribel, Paul Chemetov, Monique Mignotte, Gérard Le Vote, François Chaslin.
Remerciements : Paul Barnouin, Barbara Carlotti, Marie-Christine Couic, Benjamin Esdraffo, Françoise Fromonot, Pierre Léon, Bernard Marrey
Adeline Pierrat, Sylvaine van den Esch et Mehdi Zannad.
Julie Desprairies est née à Paris en 1975. Depuis 10 ans, elle crée des projets chorégraphiques pour des architectures. Chaque bâtiment investi est l’objet d’une étude détaillée des intentions de l’architecte, qui guide la forme spectaculaire que prendra son projet. D’abord attirée par les années 30 et le modernisme (Willem Marinus Dudok 2000, André Lurçat 2004), elle a récemment monté un « environnement chorégraphique » pour un édifice de Christian de Portzamparc. Le corps des danseurs sert l’exploration minutieuse des caractéristiques structurelles, plastiques, spatiales, lumineuses, acoustiques du site choisi. S’appuyant également sur l’histoire et les usages des bâtiments, elle est amenée à s’intéresser aux gestes du travail (résidence à la Manufacture nationale de Sèvres, 2006-2008) et à impliquer habitants et usagers des architectures mises en scène (Printemps, pour 150 danseurs, plasticiens et musiciens de Rennes et son agglomération, 2008). Lorsque le site induit un contexte urbain, c’est la ville qui devient le théâtre de ses recherches (gratte-ciel de Villeurbanne, Biennale de Lyon 2006).
FACE B >> S'ENTRETENIR 24 : Mère Hypandia (8')
Par Vladimir Léon
Réalisation Lionel Quantin
« S'entretenir » est une série de portraits d'anonymes de 8 minutes chacun, traversés de sons d'ambiances prélevés dans l'environnement de la rencontre. Diffusés tout au long de la saison 2009/2010 dans le cadre de la seconde partie de notre émission, les traits et portraits d'une centaine de personnes croisées sur le territoire de France sont ainsi dessinés pour former le spectre le plus large et le plus coloré d'une certaine France contemporaine et mutante. Toutes les différences (d'âge, d'origine, de profession, de parcours, de culture, d'opinions) y sont identifiées, chaque fois insaisissables...
|
|
|
|
Dans le cadre de sa 41ème saison :
FACE A >> BLUE
Bande son du film Blue (1993) de Derek Jarman
Version française réalisée par Charles Gonzalès
Arte/ZDF
Avec les voix d’André Dussolier, Sapho, Hugues Quester, Michel Creton
Blue est le dernier film du réalisateur anglais Derek Jarman, décédé du Sida en 1994. Dans ce long métrage, le regard du spectateur plonge dans un unique plan bleu de 78 minutes, à l'écoute d'une bande sonore fabuleuse, signée Simon Fisher Turner.
La voix dit le texte de Jarman, son expérience au quotidien face à la maladie et la cécité : rencontre avec l'ophtalmologue dans la première séquence ; cortège des amis disparus ; avatars des analyses médicales ; lecture de la liste des effets secondaires des médicaments.
La cécité fait de son champ visuel une plage bleu Klein, et ce bleu fixé durant 78 mn devient l'hypnotique exhausteur de l'ambiance sonore du film.
Et ce n'est pas la moindre réussite de Jarman d'avoir transfiguré son calvaire en une épure qui touche au mysticisme. Le récit se mue progressivement en élégie ; c'est le ravissement du bleu profond, paisible, annonciateur des grands fonds marins, où l'âme gagne le paradis. "La couleur bleue représente l'amour universel dans lequel baigne l'humanité - c'est le paradis terrestre" (Derek Jarman).
Première diffusion dans Les Nuits magnétiques le 4 octobre 1994.
FACE B >> S'ENTRETENIR (8')
Par Vladimir Léon
Réalisation Lionel Quantin
« S'entretenir » est une série de portraits d'anonymes de 8 minutes chacun, traversés de sons d'ambiances prélevés dans l'environnement de la rencontre. Diffusés tout au long de la saison 2009/2010 dans le cadre de la seconde partie de notre émission, les traits et portraits d'une centaine de personnes croisées sur le territoire de France sont ainsi dessinés pour former le spectre le plus large et le plus coloré d'une certaine France contemporaine et mutante. Toutes les différences (d'âge, d'origine, de profession, de parcours, de culture, d'opinions) y sont identifiées, chaque fois insaisissables...
|
|
|
|
Dans le cadre de sa 41ème saison :
FACE A >> DANS LA FAMILLE...
Un essai radiophonique de Chantal Briet
Réalisation Lionel Quantin
FACE B >> S'ENTRETENIR (8')
Par Vladimir Léon
Réalisation Lionel Quantin
« S'entretenir » est une série de portraits d'anonymes de 8 minutes chacun, traversés de sons d'ambiances prélevés dans l'environnement de la rencontre. Diffusés tout au long de la saison 2009/2010 dans le cadre de la seconde partie de notre émission, les traits et portraits d'une centaine de personnes croisées sur le territoire de France sont ainsi dessinés pour former le spectre le plus large et le plus coloré d'une certaine France contemporaine et mutante. Toutes les différences (d'âge, d'origine, de profession, de parcours, de culture, d'opinions) y sont identifiées, chaque fois insaisissables...
|
|
|
|
Dans le cadre de sa 41ème saison :
FACE A >> FRANCHE INFO
Une utopie radiophonique et musicale par Lefdup & Lefdup
Réalisation Lionel Quantin et Rémy Fessart
Mixage au Snark par Denis Lefdup
Textes et musiques Denis & Jérôme Lefdup
Un programme présenté avec le Snark.
Avec, dans leurs propres rôles (par ordre alphabétique) :
Claire Baudéan, Stéphane Bern, Vincent Bezault, Joël Collado, Michel Cymes, Raphaëlle Duchemin , Jean-Pierre Gauffre, Marie-Odile Monchicourt, Guillaume Naudin , Sonia Rolley, Christian Sotty.
Et les voix de (par ordre d'apparition) :
Jérôme Lefdup, Marc Andréoni, Jean-Pierre Fragnaud, Nanou Garcia, Denis Lefdup, Fanny Lefebvre, Florian Billon.
Musiciens : Jean-Claude Asselin, Bertrand Belin, Charlie Cole, Arthur Ferrari, Christian Gazio, Philippe Geoffroy, Philippe Herpin, Yannick Jory, Paul Jothy, Christophe Laborde, Etienne Labroue, Pierre Lebourgeois, Fanny , Denis & Jérôme Lefdup, Samuel Maitre, Michel Marin, Bruno Rousselet, Norman Spinrad, Martin Sacardi, Joël Vitu.
Remerciements : Archaos, Marie Arnaud, Jean-René Bader, Alain Berberian, Jean-Louis Bihoreau, Anne-Sophie Bourg, Patrick Boyer, Serge Bromerg, Alain Burosse, Marc Caro, Loïc Connansky, Lari Lucien Flash, La Fondation, Alain Maneval, Yann Minh, es Programmes Courts de Canal+, Andras Wahorn.
FACE B >> S'ENTRETENIR (8')
Par Vladimir Léon
Réalisation Lionel Quantin
« S'entretenir » est une série de portraits d'anonymes de 8 minutes chacun, traversés de sons d'ambiances prélevés dans l'environnement de la rencontre. Diffusés tout au long de la saison 2009/2010 dans le cadre de la seconde partie de notre émission, les traits et portraits d'une centaine de personnes croisées sur le territoire de France sont ainsi dessinés pour former le spectre le plus large et le plus coloré d'une certaine France contemporaine et mutante. Toutes les différences (d'âge, d'origine, de profession, de parcours, de culture, d'opinions) y sont identifiées, chaque fois insaisissables...
|
|
|
|
ESCALE A ESCALLES
Un documentaire de Frank Smith
Réalisation Gilles Mardirossian
A la limite de la plaine maritime du Calaisis et des collines du boulonnais, dans un vallon verdoyant, se niche le village d'Escalles (300 habitants). Il se caractérise par (dixit l’office du tourisme de la région) « son site prestigieux et naturel, sa plage de galets et de sable fin, ses falaises du cap Blanc Nez, son cran, ses sentiers de randonnées pédestres, équestres et VTT qui conduisent au point culminant (133m), d’où l’on domine un vaste paysage et aperçoit les côtes anglaises par temps clair. »
Il y aurait dans cette escale à Escalles comme une manière de planter. Non pas enfoncer les micros pour capter les buissons de propos ou de bruits, mais les planter rapidement, à faible épaisseur de sol, de bitume, de terre ou de plage, et les transporter ailleurs pour les replanter. Tenter de cerner ce village anodin en le parcourant par petites touches sonores de long en large et à travers. Ici un son de mer, là un coup de vent. Une conversation avec un touriste de passage, avec le vétérinaire qui fait son jogging sur la plage chaque matin, avec Anne-Marie qui tient sa baraque « A la belle frite ». Un vol et un cri de mouette, les vaches de la ferme. « Une pratique du riz » en somme (Gilles Deleuze) : un micro se pique sur le sol plus ou moins vaseux, se repique en un bond plus loin. Aucun enracinement, mais des piqûres… Un entretien avec les parents de Delphine, qui s’est jetée du haut de la falaise cet hiver. Une rencontre avec les immigrés errants aux abords de Sangatte (à 5 km de là). Un petit déjeuner à bord d’un ferry où des voyageurs anglais se jettent, eux, sur leur breakfast. L’hôtelier du village. Des camionneurs, à Douvres, qui y feront halte après la traversée du Channel et avant de gagner l’autoroute.
Un village banal en somme, où, si l’on creuse (des micros), les enjeux de notre monde se jouent et se dessinent plus violemment qu’il n’y paraît.
Frank Smith est producteur à France Culture où il coordonne l'Atelier de création radiophonique.
|
|
|
|
|