|
|
|

par Philippe Langlois et Frank Smith le dimanche de 23h à 0h20 |
|
 |


 |


|

|
|

émission du dimanche 26 novembre 2006
BECKETT, POUR NE PAS FINIR
|
|
 |

|
|
Série Fiction
BECKETT, POUR NE PAS FINIR
Textes de Samuel Beckett
Par Jean-Loup Rivière
Réalisation Christine Diger
A l’occasion du Cycle que France Culture consacre à Samuel Beckett, pour célébrer le centième anniversaire de sa naissance, Jean-Loup Rivière propose la mise en ondes de « l’Esquisse radiophonique »* et de la « Pochade radiophonique »**.
« L’Esquisse et la Pochade sont deux pièces radiophoniques écrites vraisemblablement dans les années mille neuf cent soixante. Elles ne semblent pas avoir été l’objet de commandes comme Tous ceux qui tombent (BBC, 1956), Cendres (BBC, 1958), Paroles et Musique (BBC, 1962).
Ces deux pièces ont le charme et l’autorité de l’ébauche, car le trait tire sa force de sa discrétion. Quelque chose s’y essaie, mais sans tremblé, sans réticence, sans pudeur. Elles témoignent de l’intérêt que Beckett avait trouvé dans l’écriture radiophonique née pourtant de commandes.
L’Esquisse met en scène cet intérêt : un homme est lié par le besoin à une machine dont un bouton déclenche Voix ou Musique, et une femme est venue pour écouter. La Pochade, pièce plus longue, fait entendre un “ Animateur ” qui, dans un dialogue érotisé avec une dactylo, interroge un nommé Fox, dépositaire d’un secret qu’il cherche à découvrir depuis longtemps, et ceci avec l’aide d’un personnage muet pourvu d’un nerf de bœuf sonore. Rappelons que les années 60 sont celles où paraissent les premiers livres sur la torture en Algérie.
La réalisation cherche à conserver la netteté du trait, la précision du rythme, et l’inquiétante étrangeté de paroles qui sembleraient tellement simples et naturelles si elles n’avaient pas été par l’artiste arrachées à leur lieu de naissance. »
J.-L. Rivière
Esquisse radiophonique :
Lui : Philippe Morier-Genoud
Elle : Anouk Grinberg
Pochade radiophonique :
Animateur : Denis Podalydès
Dactylo : Jany Gastaldi
Fox : André Marcon
Jean-Loup Rivière a été conseiller littéraire et artistique à la Comédie-Française et rédacteur en chef des Cahiers de la Comédie-Française. Il est actuellement professeur à l'Ecole normale supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon. Il est également l’auteur de scénarii pour la télévision et de pièces de théâtre, La Pièce du Scirocco (L’Avant-Scène, n° 781) et Jours Plissés (inédit). Il a traduit L’Étau et Je rêve (mais peut-être pas) de Pirandello (Imprimerie nationale, collection Le Répertoire) et avec Anna Lakos deux pièces de György Schwajda, L’Hymne et Le Miracle.
Parmi les pièces que Beckett compose, dans les années soixante, pour la radio, l’Esquisse radiophonique et la Pochade radiophonique, dont les titres suggèrent qu’il n’y a pas à en attendre trop de sérieux, explorent à leur mesure des thèmes voisins. Dans la première, un homme semble ne pouvoir se passer de l’audition d’une Voix et de Musique, il confie à une femme qui lui rend brièvement visite qu’elles sont devenues pour lui « un besoin ». On l’entend ensuite tenter de joindre au téléphone un médecin, soulignant à quel point « c’est urgent », puis « très urgent ». C’est que Voix et Musique sont en train de s’affaiblir, alors que déjà « tout le monde l’a quitté ». A la fin de cet acte court, Voix et Musique sont de plus en plus faibles, et l’homme apprend que le médecin ne pourra venir que « demain... midi ». Cette Esquisse suffit pour mettre en abyme le désir d’écoute de l’auditeur lui-même, asservi à la double émission vocale et musicale, et ironise quelque peu sur le « besoin » qu’il partage avec l’auteur.
La Pochade radiophonique, plus développée, met en présence quatre personnages : Fox est quotidiennement interrogé par un Animateur et sa Dactylo, mais il ne parle que lorsque Dick, qui reste muet, le brutalise. On lui extorque ainsi des souvenirs, qu’il relate de manière confuse, mais il n’a pas encore révélé « l’indice » que l’on attend sans savoir en quoi il consiste. L’Animateur et la Dactylo obéissent à des consignes strictes, interdisant par exemple que Fox puisse parler en dehors des séances, ou que soit noté avec soin autre chose – sourire ou larme – que ses paroles. La brutalité de l’interrogatoire est ponctuée par un bruit d’un nerf de bœuf manipulé par Dick, tandis que l’Animateur, qui ne manque pas d’évoquer Dante et Sterne, et la Dactylo se livrent à un aimable marivaudage. Mais la dernière réplique révèle que tous sont également condamnés, car ils dépendent de ce que Fox ne parvient pas à dire : « Demain, qui sait, nous serons libres. »
In « Samuel Beckett : irremplaçable », Gérard Durozoi, Hermann, 2006
*(en français, 1962), dans Minuit n° 16, 1975, recueillie dans Pas (1978). (Sketch for Radio Play / Radio I, traduit en anglais par l’auteur, 1976, 1977).
**(en français, 1962-1963), dans Minuit n° 5, 1973, recueilli dans Pas (1978). (Rough for Radio / Radio II, traduit en anglais par l’auteur, 1976).
FACE B >> 35'
Série Le "Je" radiophonique
LA BALADE DE CALAMITY JANE (extrait d'un atelier du 25 septembre 2005)
Par Alain Bashung et Chloé Mons
Idée et Conception : Chloé Mons, d'après "Lettres à sa fille" de Calamity Jane
Musique originale : Rodolphe Burger et Chloé Mons
Paroles : Chloé Mons (sauf pour "Saddle the Wind" de Jay Livingston et Ray Evans
Interprétation :
Lecture : Alain Bashung
Chants : Chloé Mons,Alain Bashung et Rodolphe Burger
Guitare : Rodolphe Burger
Harmonica : Alain Bashung
Percussions : Marco de Olivera
Ingénieurs du son : Nicolas Sturmel et Marco De Olivera
Mix : Jean-Marc Potterie
Réalisation : Christine Diger
« Les consonances de "Calamity Jane" sonnent comme un coup de revolver dans le désert. Immédiatement on pense à une bandit, une hors-la-loi, une énervée des westerns. Les "Lettres à sa fille" éclairent la femme Martha Jane Cannary d'une autre lumière. Calamity Jane est amoureuse et ce non mythique lui est donné comme un mot doux par son époux. Elle veut être indépendante alors elle s'habille en homme. Elle veut gagner sa vie alors elle travaille. Elle est maman, et l'abandon de son enfant la perdra. Histoire vraie et tragique, épopée au comble de l'humanité, ce livre expose une légende bien vivante, de chair et de sang. Une femme qui veut être libre à tous prix, en équilibre entre son passé et son avenir, dans un ouest qui ne sera bientôt plus celui des chevaux. »
Alain Bashung et Chloé Mons
« Lettres à ma fille » de Calamity Jane est publié aux éditions Rivages (traduction de l’anglais Marie Sully)
Cet Atelier est désormais disponible sur CD sous le label Dernière Bande/Naïve (voir ci-dessous dans la rubrique Médiathèque).
|
|
|
|
|
les livres |
|
|
|

|
Calamity Jane

Lettres à sa fille
Rivages, Poche. Bibliothèque étrangère, n° 232 - nov.1997
 |
|

Peut-être penseras-tu quelquefois à moi, non comme à ta mère, mais comme à une femme solitaire qui aima et perdit autrefois une petite fille comme toi
Martha Jane Cannery dite Calamity Jane est née en 1852 dans le Missouri. Elle eut une enfance difficile (orpheline de mère à 8 ans, et de père à 15 ans). Elle laissa sa fille, Janey, dans une famille d'adoption. Pendant des années, elle lui envoiera des lettres racontant sa vie, ses sentiments.
Cet ouvrage rassemble vingt-sept lettres tendres de Calamity Jane à sa fille Janey Hickok, écrites entre 1877 et 1902.
[Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marie Sully]
- quatrième de couverture -
|
|
|

|
Calamity Jane

Lettres à ma fille
Rivages, Paris - 17 janvier 2007
 |
|

Une édition augmentée de 6 lettes inédites
|
|
|
les CD audio |
|
|
|

|
Chloé Mons, Calamity Jane, Alain Bashung, Rodolphe Burger par Chloé Mons, Alain Bashung, Rodolphe Burger

La Balade de Calamity Jane
Naïve - 31/01/2006
 |
|

Après la découverte des lettres écrites par Calamity Jane à sa fille, Chloé Mons, tombée amoureuse de ce texte, trace les 1ères lignes d'un projet où se mêlent déjà les lettres et ses chansons. Aussi est-ce dans un Atelier de Création radiophonique (ACR) qu'elle s'entoure de Alain Bashung et de Rodolphe Burger dans le studio alsacien "Klein Lebereau", pour parfaire ce "film sonore". Alain Bashung lit et fait sonner son harmonica, Chloé Mons chante, les deux se mêlant au jeu de guitare si particulier de Rodolphe Burger... Huit chansons inédites interprétées par Chloé Mons, dont 3 duos (2 avec Alain Bashung et 1 avec Rodolphe Burger) viennent ponctuer la lecture.
|
|
|
les liens |
|
|
|
![]()
Pour célébrer le centenaire de la naissance de Samuel Beckett, une programmation exceptionnelle de 5 pièces du dramaturge irlandais, assortie d'une bibliographie très complète et d'une présentation du Web Beckettien : dossier complet sur FranceCulture.com |
|
|
|
|
|