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A voix nue
par Jean Lebrun (coordination)
le lundi du 20h à 20h30
A voix nue

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Podcast



émission du lundi 16 novembre 2009
Edouard Balladur


Par Michèle Cotta, réalisation Marie-Ange Garrandeau

Conservateur mais éclairé, classique mais aimant frayer avec plus jeune que lui, boutonné serré tel un monsignore romain mais habillé par des tailleurs anglais, Édouard Balladur est encore célèbre mais toujours mal connu.
Avec Michèle Cotta, il reprend l'une après l'autre plusieurs époques de sa vie. Depuis celle où, dit-il, « je commencais à jouer un petit rôle auprès de Georges Pompidou » jusqu'à l'élection présidentielle de 1995 : « J'ai eu la sensation, explique-t-il, de pouvoir faire un peu moins mal que les autres ».
Candidat à la plus haute charge par prétérition plutôt que par prédisposition, amateur de costumes aux épaules étroites, orateur retenu, Édouard Balladur avoue qu'il est trop lucide pour donner beaucoup de rêve en pâture à l'électeur. Jean-François Kahn notait plaisamment qu’« il n'ouvrait, en fait de perspectives, que celles que la perplexité suggère, avec en guise de supplément d'âme, celles que la décence exige ».
En fait, on découvrira au fil de ces entretiens un autre personnage. Plutôt sympathisant du mouvement de Mai 68 en ce qu'il témoignait d'une volonté de déplacer l'ordre établi. Gaulliste, tendance pompidolienne, acharné à redonner de la force à la France et donc décidé à la réformer dans cette intention. Stratège de la percée et pas seulement tacticien du repli.
Observateur froid, autant qu'il pouvait l'être, des dernières années de François Mitterrand, Édouard Balladur a examiné avec la même lucidité les premiers pas à l'Élysée de Nicolas Sarkozy dont il fut le mentor. La spontanéité n'est pas ce qui caractérise le personnage mais ces entretiens, à mots comptés, en disent aussi long sur ces deux périodes si différentes.

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les livres


Édouard Balladur
Comité pour la réforme des collectivités territoriales, Il est temps de décider : rapport au Président de la République, 5 mars 2009
Fayard, Documentation française - 2009

Comité pour la réforme des collectivités territoriales, Il est temps de décider : rapport au Président de la République, 5 mars 2009, Comité pour la réforme des collectivités locales.


L’organisation territoriale de la France est ancienne, complexe, faite de sédiments successifs. Elle a permis des progrès notables vers la décentralisation. Elle est démocratique.

Elle est marquée aussi par des défauts qui, année après année, apparaissent aux yeux de tous : sa complexité, son coût, l'insuffisante solidarité entre les territoires, la difficulté de répondre aux besoins des populations. Les collectivités jouent un grand rôle dans le développement économique de notre pays, elles pourraient en jouer un plus grand encore si elles étaient modernisées.

Les Français, aussi attachés soient-ils aux libertés locales, aussi proches de leurs élus, sont conscients des réformes indispensables qu'il convient d'apporter à un système vieilli et qui ne répond plus à leur attente.

Depuis de nombreuses années la question est à l'ordre du jour, de multiples solutions ont été évoquées, de multiples rapports ont été faits. Les membres du Comité se sont efforcés d'apporter leur pierre à cet édifice. La qualité de leur réflexion et leur désir d'aboutir leur ont permis de rapprocher, sur la plupart des sujets, leurs jugements. Nul n'ignore plus les avantages, les inconvénients, les limites ou les vertus des diverses solutions proposées. Maintenant, il faut aboutir, il est temps de décider. E. B.
- 4e de couverture -


Édouard Balladur,
La mondialisation, l'euro et le système monétaire mondial : une économie mondialisée peut-elle fonctionner durablement sans monnaie mondiale ?
Paris, IFRI, « Les notes de l'IFRI. Série transatlantique » - 2000



Édouard Balladur,
Deux ans à Matignon
Paris, Plon - 1995

[épuisé]


Édouard Balladur,
Dictionnaire de la réforme
Paris, Fayard - 1992



Édouard Balladur,
Vers la liberté
Paris, Documentation française - 1986

[épuisé]


Claire Chazal
Balladur
Flammarion - 1995

Simple conseiller de Georges Pompidou en 1964, le jeune Édouard Balladur découvre Matignon, où il s'installe dans le fauteuil de Premier ministre en 1993. Son parcours entre ces deux dates.
- Présentation de l'éditeur -


Édouard Balladur,
Caractère de la France
Paris, Plon - 1998

L'exception française, tellement vantée, est-ce une chance ou un handicap ? Un prétexte à refuser le changement en se repliant sur soi-même ou une bonne raison de montrer la voie de l'avenir, d'inventer une société différente ? C'est la réponse à cette question que recherche Édouard Balladur à travers quinze siècles de notre histoire.

L'originalité de ce livre est triple : par son sujet, une fresque décrivant du point de vue de la nation, de l'État, de la société, une trentaine de comportements permanents qui font le caractère de la France ; par son auteur, un homme d'État, acteur de la politique d'aujourd'hui ; par son ambition, car cet essai historique, délibérément à contre-courant des modes, met en relief les défis que la France doit relever, dans un refus permanent de toute démagogie.

Un livre iconoclaste et courageux
- 4e de couverture.

[épuisé]


Édouard Balladur
Des modes et des convictions
Fayard - 1992

« Mon effort a tendu à dégager, à travers la gangue des modes qui suscitent tellement d'emballements pour des hommes ou des idéologies dont on se détourne aussi vite qu'on y a adhéré, quelques principes avec lesquels on ne transige pas.

Pour y parvenir, j'ai tenté d'y voir plus clair. La comédie qui, trop souvent, se joue sur le théâtre de la vie publique, doit céder la place à l'authenticité. Le courage de dire ce qu'on croit vrai ne nourrit pas un plaisir amer et destructeur, mais suscite des convictions fortes: ce ne sont pas de simples modes, elles ne passeront pas comme elles.

Depuis des millénaires, on parle de liberté et de justice. On en parlera toujours, malgré les déceptions et les reculs. Demeurons stables dans nos croyances, ne tentons pas d'être à la mode. Ne perdons pas l'espoir: nos concitoyens se lassent du clinquant, du versatile, du superficiel; convainquons-les que, malgré les changements du monde auxquels ils doivent s'adapter, il est des valeurs permanentes auxquelles s'attacher.

Dans notre pays comme déboussolé, nous vivons une période où les engouements de l'opinion changent tellement vite que chacun s'interroge, cherchant ses repères perdus. Le trouble étreint les esprits, et le doute: qui, croire, croire en quoi? Si la politique a un sens et une dignité, il lui revient de répondre à ces questions.

Réponses provisoires, car nul ne peut prévoir ce que seront les aspirations de nos concitoyens et les besoins de notre pays dans dix ans? Réponses indispensables, cependant. La politique n'est pas du domaine de l'éternel, elle ne peut pas prétendre y viser. Mais la modestie ne doit pas lui interdire l'ambition d'anticiper l'avenir, ni le courage de le bâtir. Faute de quoi, notre action n'aurait aucun sens, elle serait sans valeur. » Édouard Balladur
- présentation de l'éditeur -


Édouard Balladur,
L'avenir de la différence
Paris, Plon - 1999

[épuisé]


Édouard Balladur,
Douze lettres aux Français trop tranquilles
Paris, LGF, « Le Livre de poche » - 1992

A ceux qui, lorsque tout change autour d'eux, souhaitent qu'on ne les trouble pas dans leur torpeur.
A ceux qui, parce qu'il y a des idéologies en faillite, croient qu'il n'y a plus d'idées qui vaillent.
A ceux qui ne savent plus s'ils veulent devenir Européens, rester Français, être à la fois Français et Européens, ou n'être plus rien du tout.
A ceux qui admirent, sans réserve aucune, les institutions de la Ve République.
A ceux qui croient que, parce que la nation est souveraine, le parti au pouvoir doit être souverain.
A ceux qui croient que, face à l'État, ils peuvent demeurer libres en restant seuls.
A ceux qui ne voient pas comment l'on pourrait à la fois respecter la dignité de tous les hommes et sauvegarder la personnalité de la France.
A ceux qui ne sont pas convaincus des vertus de la tolérance.
A ceux qui croient que la société française est déjà bien assez libre et qu'il faut refermer la " parenthèse libérale ".
A ceux qui croient que c'est à la collectivité seule d'assurer la justice, et que, pour y parvenir, elle doit sans trêve alourdir le poids qui pèse sur les individus et aggraver leur dépendance.
A ceux qui ne rêvent pas assez, qui croient qu'il est impossible de créer une autre société où la dignité de chacun soit mieux reconnue.
A ceux qui craignent que la France n'ait plus rien à dire au monde.
- présentation de l'éditeur.


Édouard Balladur,
Laissons de Gaulle en paix !
Paris, Fayard - 2006

De Gaulle est l'un des grands hommes de l'histoire de la France. Il domine encore son inconscient collectif, servant de référence à la droite et à la gauche. Une nostalgie imprègne l'âme de tous ceux qui se souviennent du prestige qu'il donnait à son action; chacun se sentait plus fier de son pays, plus fier de lui-même.

Dans ce livre d'humeur, Édouard Balladur réclame qu'on cesse d'exploiter à tout propos son souvenir et que chacun s'exerce à la lucidité: être gaulliste, ce n'est pas recourir à la phraséologie incantatoire, ni mêler de Gaulle aux débats d'aujourd'hui.

De Gaulle était un non-conformiste, il appelait la France à changer, à «épouser son temps». Épousons le nôtre; sachons, près de quarante ans après sa mort, inventer l'action nouvelle nécessaire pour que la France survive. Le gaullisme n'est pas une sclérose mais le constant renouvellement des idées au service de quelques principes. Être fidèle à de Gaulle ce n'est pas penser et agir comme si le monde était encore celui qu'il a connu, mais au contraire chasser les idées toutes faites et inventer les ambitions adaptées au monde d'aujourd'hui.
- présentation de l'éditeur.


Édouard Balladur
Je crois en l'homme plus qu'en l'État
Flammarion - 1987

Le ministre de l'économie et des finances décrit la grande aventure des privatisations et les différentes étapes de leur réalisation.
- présentation de l'éditeur -


Édouard Balladur,
L'Europe autrement
Paris, Fayard, « Documents » - 2006

L'Europe peut-elle survivre à un élargissement sans fin ? Ne faut-il pas renforcer le fédéralisme dans l'Union ? L'Union peut-elle encore fonctionner sur la base de l'égalité entre les États, quelle que soit leur population ou leur puissance économique ? La Commission européenne ne doit-elle pas être désormais soumise aux représentants des États ? Quelles relations devons-nous établir avec les pays voisins de l'Europe ?

C'est à ces questions que cet essai répond en proposant de construire l'Europe autrement grâce à une nouvelle méthode : l'Europe des cercles.

L'Europe autrement c'est d'abord l'Union européenne regroupant aujourd'hui vingt-cinq membres engagés ensemble dans une action économique et politique qui doit être plus efficace grâce à une réforme profonde de ses institutions.

C'est ensuite des cercles de «coopération spécialisée» entre les États de l'Union qui veulent progresser plus rapidement dans certains domaines.

C'est enfin une Union qui conclut avec ses voisins des contrats permettant une coopération étroite - économique et politique - reposant sur le respect de la démocratie.
- 4e de couverture.


Édouard Balladur,
L'arbre de mai : chronique alternée
Paris, Plon - 1998

[épuisé]


Édouard Balladur,
La fin de l'illusion jacobine
Paris, Fayard, « Documents » - 2005

Illusion Jacobine: où qu'ils vivent dans le monde, tous les hommes seraient les mêmes, devraient être soumis aux mêmes statuts, obéir aux mêmes règles. Au sein des nations, il leur faudrait ne pas se rassembler en fonction de leurs croyances et de leurs traditions, mais se fondre dans une communauté unique; puisque, malgré leurs convictions et leurs histoires différentes, ils seraient identiques, l'idée même d'un choc des civilisations serait dangereuse, voire scandaleuse.

La réalité est tout autre. L'uniformité obligatoire, c'est le mépris de la personnalité, le rejet de l'originalité des peuples et des civilisations. L'universalisme, c'est la générosité, le sentiment de la fraternité qui unit tous les hommes, au-delà de leurs différences; il ne contredit en rien, tout au contraire, le respect de la diversité.

Pour demeurer un acteur de l'Histoire, la France doit se fixer pour tâche d'y aider. Jadis, elle a inventé pour l'humanité entière un idéal, le plus noble qui ait jamais été avec l'idéal chrétien, l'universalisme. Elle doit, pour le préserver, éviter qu'il ne soit confondu avec l'uniformité. C'est un défi autrement plus difficile à assumer que celui de se proposer aux autres en modèle.
- 4e de couverture.


Édouard Balladur,
Jeanne d'Arc et la France : le mythe du sauveur
Paris, Fayard - 2003

Mystère de Jeanne d'Arc : jeune fille pauvre, sans instruction, qui, lorsque les Français désespèrent de leur pays pendant la guerre de Cent Ans, s'impose à tous et les conduit à la victoire. Le patriotisme est né.

Mythe de Jeanne d'Arc : les Français ont toujours éprouvé le sentiment d'être un peuple élu, investi d'une mission exceptionnelle. Jeanne d'Arc a créé un mythe, celui du sauveur entre les mains duquel la nation dans l'épreuve, convaincue que le Ciel ne peut y être indifférent, remet son destin. À travers les révolutions, les révoltes, les guerres, les invasions, voilà qui explique Bonaparte, Louis-Napoléon, Thiers, Clemenceau, Pétain, de Gaulle.

Aujourd'hui, le mythe s'estompe. Est-ce parce que le peuple français voudrait enfin se prendre en charge lui-même sans se tourner vers un sauveur? Ou bien parce qu'il estimerait qu'il n'y a plus rien à sauver, que la singularité française est épuisée?

Questions auxquelles Édouard Balladur tente de répondre dans cette méditation sur l'Histoire, où il s'efforce de déchiffrer l'avenir. Convaincu que les combats futurs sont désormais de l'ordre spirituel, il en conclut que, même si dans l'ordre matériel et militaire son poids n'est plus le même, la France a toujours un grand rôle à jouer, un exemple à donner.
- 4e de couverture.


Édouard Balladur,
Renaissance de la droite : pour une alternance décomplexée
Paris, Plon - 2000

La droite est complexée. Elle n'ose pas dire ce qu'elle est. Elle veut se faire passer pour ce qu'elle n'est pas. Elle se laisse emprisonner dans les mythes de la gauche. Aussi ne fait-elle pas la politique pour laquelle ses électeurs la choisissent. Elle les déçoit et perd leur confiance.

Elle doit se ressaisir. Il n'y a pas de temps à perdre : en dix-huit mois, cinq élections locales ou nationales se succéderont, qui décideront de l'avenir à moyen terme de notre pays. Que propose la droite pour cet avenir ?

Elle doit le dire et faire siennes, aux yeux de tous, les idées de liberté, d'émulation, de décentralisation et de contrat qui sont la condition du progrès.

Dans cet appel à une alternance décomplexée, Édouard Balladur, qui fut, de 1993 à 1995, le Premier ministre de la plus importante majorité de droite de l'histoire, montre que les propositions de la droite n'auront de chances de retenir l'attention des Français que si elle est elle-même capable de se réformer en fusionnant toutes ses tendances. Tout devrait-il changer en France sauf l'organisation de la droite ? Il est convaincu que les Français ne se tourneront à nouveau vers elle que si, refondant ses principes et ses structures, elle a suffisamment de courage pour affirmer vigoureusement sa différence.
- 4e de couverture.

[épuisé]


Édouard Balladur
L'action pour la réforme : textes et discours
LGF, « Le Livre de poche » - 1995

« La France fut à plusieurs reprises dans son histoire un exemple pour le monde. Au temps de la chrétienté médiévale puis au temps de la monarchie administrative, puis lors de la Révolution quand, la première, elle créa une société de liberté et fonda la République sur des principes toujours vivants. Plus près de nous, au XXe siècle, elle a inventé un modèle de protection sociale et de justice, tout en devenant une nation forte, ambitieuse et prestigieuse, grâce au général de Gaulle dont aujourd'hui tous les Français se reconnaissent les disciples.

En ce monde où tout change, alors que notre situation intérieure est elle-même incertaine, à notre tour aujourd'hui de faire à nouveau de la France un exemple. » Édouard Balladur - 8 avril 1993
- 4e de couverture -


Édouard Balladur,
Machiavel en démocratie : mécanique du pouvoir
Paris, Fayard, « Documents » - 2006

Machiavel a-t-il raison, a-t-il tort? Le premier il a décrit, non sans complaisance, la mécanique du pouvoir des temps passés: la lutte pour sa conquête, l'affrontement des ambitions égoïstes. Mais de la finalité du pouvoir il ne parle guère, comme si sa possession était un but en soi.

La démocratie a-t-elle changé tout cela? Démocratie ou dictature, la fin demeure la même: l'appropriation du pouvoir par tous les moyens, aussi longtemps que possible. Mais quand règne la démocratie, le Politique ne peut plus s'inspirer des Lénine, Staline, Hitler, Mao, il ne cherche plus à faire peur, mais à plaire, à communiquer, à entraîner à soi le peuple en utilisant toutes les armes de la séduction, tels Blair, Clinton ou Mitterrand. Si l'esprit de domination l'inspire toujours, les moyens employés ne sont plus les mêmes.

Reste qu'observer la réalité ne dispense pas de souhaiter qu'elle soit autre. Se référer à des convictions morales fait sourire les cyniques, mais en démocratie le pouvoir ne peut pas être une fin en soi. Le conquérir, pour y puiser les satisfactions et les exaltations de l'instant, ou bien pour compter dans l'Histoire longtemps après sa mort: les deux ne vont pas nécessairement de pair. Cependant cela arrive, comme l'ont montré Roosevelt, de Gaulle, Kohl et d'autres.

Édouard Balladur décrit le mode d'emploi de la politique au XXe siècle avec une lucidité teintée d'amusement.
- 4e de couverture.


Édouard Balladur,
Les aventuriers de l'histoire : des réformateurs heureux et malheureux
Paris, Plon - 2001

Aventuriers... Le terme peut surprendre. Le plus souvent, dans l'idée qu'on s'en fait, l'aventure est désordre, imprévoyance, irrationalité. Le cœur et le caractère y ont plus de place que l'esprit.

Mais le goût de l'aventure, c'est aussi de tout risquer pour réussir, en se tenant à égale distance du confort de l'inertie et de l'ivresse qu'on éprouve à tout bouleverser en se prenant pour un démiurge.

La réforme est une aventure, la plus difficile de toutes, celle qui consiste à vouloir et à organiser les changements nécessaires afin de prévenir les révolutions qui, le plus souvent, se traduisent par des retours en arrière.

Pour retracer l'action des réformateurs, Édouard Balladur brosse une galerie de portraits qui, de Périclès à Mandela, témoigne de la variété des tempéraments et des expériences qui expliquent leurs réussites et leurs échecs. Il tente d'expliquer l'art et la manière de réformer sans échouer.

Mais il entend aussi éclairer l'avenir et s'attache à dessiner le modèle de la réforme qui s'impose aujourd'hui à tous les responsables politiques dans tous les pays. Quel autre sens à l'exercice du pouvoir ?
- 4e de couverture.

[épuisé]


Édouard Balladur (présid.),
Une Ve République plus démocratique
Paris, Fayard, Documentation française - 2008

France. Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République, Une Ve République plus démocratique, Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République.

« Depuis plusieurs siècles, à travers bouleversements, crises et révolutions, la France est à la recherche d'institutions durables. En 1958, de Gaulle l'en a dotée, elles correspondaient aux besoins de l'époque, elles ont fait leurs preuves.

Aujourd'hui, les besoins de la société ont évolué. Chacun, chaque catégorie, chaque groupe veut pouvoir s'exprimer, être entendu, voir ses avis pris en compte. Comment y parvenir mieux que grâce au Parlement, représentant, avec le président de la République, du peuple français ?

C'est pourquoi le rapport sur les institutions, établi à la demande du président de la République, a pour ligne directrice la volonté non pas d'affaiblir le pouvoir exécutif, mais de le contrôler mieux et de réaffirmer les droits du Parlement et des citoyens. C'est une idée d'équilibre qui l'inspire : aux Républiques du passé, trop méfiantes vis-à-vis du pouvoir exécutif, a succédé en 1958 un régime qui assure la stabilité et la durée, mais qui, en réaction aux excès du régime d'Assemblée, a trop limité les pouvoirs du Parlement. C'est à cette situation que le présent rapport a entendu remédier sans porter atteinte, si peu que ce soit, à l'efficacité gouvernementale. » E. B
- 4e de couverture.


Édouard Balladur,
Pour une union occidentale entre l'Europe et les États-Unis
Paris, Fayard, « Documents » - 2007

L'ambition proposée est immense : que l'Europe et l'Amérique acceptent, chacune pour sa part, qu'une époque de l'Histoire a pris fin, et renoncent à exercer seules des compétences qu'elles sont désormais impuissantes à assumer. Une révolution des esprits permettra de créer l'Union occidentale. Nul risque de relancer ainsi le «choc des civilisations». Le dialogue pacifique entre elles suppose qu'elles se parlent d'égale à égale, qu'elles se comprennent et se respectent mieux.

Une fois organisé, l'Occident, moins imbu de sa supériorité, plus conscient de ses limites, ayant renoncé à imposer sa domination comme remède au sentiment de vulnérabilité qui l'habite, sera regardé avec d'autres yeux par les peuples du monde. Il renouera ainsi avec sa mission séculaire, celle que les drames du XXe siècle lui ont fait perdre de vue : proposer au monde une conception commune qui l'unisse, un universalisme sans uniformité.
- 4e de couverture.


Édouard Balladur
Le pouvoir ne se partage pas : conversations avec François Mitterrand
Fayard, « Documents » - 2009

De 1993 à 1995, François Mitterrand, président de la République, et Édouard Balladur, Premier ministre, ont eu ensemble de très nombreuses conversations. Celles-ci, rapportées pour la première fois, permettent de comprendre comment, dans une situation exceptionnelle et incommode de partage du pouvoir, fut assurée la direction de l'État, quels furent les ressorts de l'action gouvernementale, l'explication du comportement de ses différents acteurs.

Conscients de leurs divergences, les deux interlocuteurs tantôt se ménagent, tantôt s'opposent. Ils collaborent lorsque l'intérêt du pays l'exige sans oublier jamais qui ils sont ni ce qu'ils veulent. Ces conversations révèlent les relations personnelles entre deux hommes qui, placés à la tête du pays, étaient de convictions et d'intérêts opposés. La complexité de ces relations où la méfiance alterne avec la confiance, où les arrière-pensées affleurent à la surface des propos, éclaire un pan de notre histoire récente.
- 4e de couverture -


Édouard Balladur,
Passion et longueur de temps : examen de conscience sur la cohabitation, édition de Jean-Pierre Elkabbach
Paris, Fayard - 1989

« L'expérience brève _ deux ans seulement _ de ce que l'on a appelé la " cohabitation " ne fut pas seulement une réponse de circonstance à une situation particulière. Elle témoignait aussi d'une autre ambition: apprendre, par un usage scrupuleux des institutions, à mieux vivre ensemble dans la liberté, en même temps qu'entamer une vaste entreprise de réforme de la société.

J'ai voulu y voir plus clair, m'expliquer à moi-même comment le succès de notre action ne nous a pas valu la victoire. J'ai aussi voulu faire l'éloge de la persévérance et celui de la passion. On trouve parfois les passions absurdes, mais comment vivre sans elles?

La liberté, c'est pour la France une nouvelle jeunesse. Elle fut notre inspiration; elle doit demeurer notre guide. Nous avons commencé; un jour, nous devrons continuer.

Deux années, deux années seulement! Mais il y a l'avenir... » Édouard Balladur
- présentation de l'éditeur.

- réédition : Paris, LGF, « Le Livre de poche », 1991 - mais épuisé.


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