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par Jean Lebrun (coordination) du lundi au vendredi, de 20h à 20h30 |
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émission du lundi 19 avril 2004
Philippe Lacoue-Labarthe par Bruno Tackels (2003)
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réalisation de Mehdi El Hadj (2003)
Né en 1940, Philippe Lacoue-Labarthe est une figure intellectuelle à la fois totalement singulière et en même temps très représentative de l’évolution de la pensée française de la deuxième moitié du vingtième siècle. Son œuvre et ses positions, autant intellectuelles que politique, témoignent d’une profonde mise en crise de la pensée occidentale. Ce qui s’explique sans doute par l’origine non philosophique, mais littéraire de son parcours. Et c’est pourtant bien la philosophie qu’il s’agira de questionner, et en particulier la plus essentielle du vingtième siècle, celle de Martin Heidegger.
Un questionnement fait d’admiration et de répulsion devant cette œuvre majeure de la critique philosophique de la tradition philosophique – une œuvre magistrale qui n’aura pas pour autant empêché son auteur d’adhérer explicitement au national-socialisme. C’est à partir de cette réconciliable tension que s’élabore toute l’œuvre de pensée de Philippe Lacoue-Labarthe, une œuvre qui ne chercher ni à justifier, ni à simplement juger, mais qui tente de plonger au cœur des profondeurs de la pensée, sans faire l’impasse sur les ténèbres qu’on y découvre.
Le nœud politique-philosophique dégagé à partir de l’œuvre de Heidegger ne cessera de se déplacer dans toutes les autres «lectures» menées par Lacoue-Labarthe. A moins que ces lectures ne cessent jamais de reprendre, indéfiniment, cette impossible et interminable confrontation avec Heidegger. Point commun de toutes ces lectures philosophiques contre la philosophie : elles s‘appuient sur des œuvres de l’art, hors le champ philosophique, et sont donc à même, depuis ce dehors, d’en dégager tout l’impensé. De Hölderlin (celui de la poésie, mais aussi celui du théâtre) à Diderot (celui des dialogues) en passant par Celan, Freud, Blanchot, Mann, Rimbaud, Benjamin, Marx, Les Romantiques allemands – toutes les œuvres traversées se déterminent comme objections à la raison dominante, tentative de répondre aux impasses que révèle en même temps la modernité.
L’œuvre de Philippe Lacoue-Labarthe hérite de ce qu’il faut bien assumer comme une tradition moderne, et s’engage sur la voie exigeante d’une critique à peine frayée.
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1. Un critique de la philosophie – une constellation d’amitiés |
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2. Un critique de Heidegger – le choc d’une rencontre |
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3. Surmonter Heidegger |
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4. Les arts pour penser la philosophie |
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5. La philosophie pour repenser la politique |
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Commentaires |
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les livres |
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Philippe Lacoue-Labarthe

Métaphrasis
PUF - 18 mai 1998
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Dans la tradition philosophique à laquelle il appartient (celle de l'idéalisme spéculatif), Hölderlin, eu égard à l'interprétation de la tragédie grecque, fait exception. La raison en est simple : s'il s'y affronte, à travers Sophocle, s'il la traduit ou la réécrit, s'il la commente, c'est mû par un souci de théâtre et en vue de rendre possible une compréhension moderne du tragique
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Philippe Lacoue-Labarthe

Phrase
Christian Bourgois - 6 octobre 2000
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"L'histoire que je voudrais raconter (ou réciter : c'est peut-être malheureusement une sorte de mythe) est donc celle d'un renoncement. "Renoncer" a voulu dire : annoncer, énoncer. "Phraser", en grec, dit à peu près la même chose. Aujourd'hui toutefois "renoncer" signifie : ne pas vouloir, accepter. Par exemple un destin ou une fatalité : ce qui est dit. Admettons par conséquent qu'il faille apprendre à renoncer, lentement ; à ne plus vouloir prononcer. Alors il peut y avoir une phrase : toujours la même ; revenant de loin, nombreuse, saccadée. (...) J'appelle aussi bien littérature cette paraphrase infinie."
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Philippe Lacoue-Labarthe

Poétique de l'histoire
Galilée - 6 février 2002
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Essai consacré à la pensée de Rousseau. Il s'agit d'une interrogation philosophique sur la possibilité même du concept d'histoire, avec une refonte de la problématique de la théâtralité et de la (re)présentation en général.
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Philippe Lacoue-Labarthe

Musica ficta: figures de Wagner
Bourgois - 1991
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Une étude des différents visages de Wagner, visages poétiques, visages politiques, afin de montrer l'articulation de l'art et de la politique : l'esthétisation ou la figuration du politique.
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Philippe Lacoue-Labarthe

Portrait de l'artiste en général
Bourgois - 1979
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Philippe Lacoue-Labarthe

La poésie comme expérience
Bourgois - 7 novembre 1997
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L'auteur s'interroge sur le rôle actuel et la destination de la poésie.
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Philippe Lacoue-Labarthe

Pasolini, une improvisation
Willliam Blake - 19 février 1996
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"Peut-être la sainteté, depuis l'avènement du moderne, a-t-elle trouvé refuge dans l'art : dans l'acte de l'art." Moderne est la dévastation, la désolation : celui qui s'y tient et s'y maintient, solitaire donc, mais non endeuillé, est athée, privé de Dieu.
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Philippe Lacoue-Labarthe Jean-Luc Nancy

Le mythe nazi
Ed. de l'Aube - 12 septembre 2003
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Cet ouvrage essaie de définir une particularité fondamentale du nazisme dans la façon dont il se pense comme mythe moderne.
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Philippe Lacoue-Labarthe et François Martin

Retrait de l'artiste, en deux personnes
Mem-Arte - 1986
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Un peintre et un écrivain décident un jour de faire oeuvre commune.
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Philippe Lacoue-Labarthe

La fiction du politique: Heidegger, l'art et la politique
Bourgois - 14 octobre 1998
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La compromission de Heidegger avec le national-socialisme est une question essentielle qui éclaire le rapport de la pensée au politique.
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Philippe Lacoue-Labarthe, Jean-Luc Nancy

L'Absolu Littéraire : Théorie de la littérature du romantisme allemand
Seuil Diffusion - septembre 1978
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Avant de faire époque dans la littérature et dans l'art, avant de représenter une sensibilité ou un style (dont on annonce régulièrement le "retour"), le romantisme est d'abord une théorie. Et l'invention de la littérature. Il constitue même, très exactement, le moment inaugural de la littérature comme production de sa propre théorie - et de la théorie se pensant comme littérature.
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les liens |
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