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par Jean Lebrun (coordination) du lundi au vendredi, de 20h à 20h30 |
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émission du lundi 15 décembre 2008
Claudio Magris avec Francesca Isidori
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réalisation de Luc Jean Reynaud
Historien, critique littéraire, essayiste, ses ouvrages ont renouvelé l’histoire culturelle européenne, à commencer par son premier livre : Le Mythe et l’Empire dans la littérature autrichienne moderne, paru en 1963, et devenu depuis un classique.
Traduit en une vingtaine de langues Danube, à la fois journal de voyage, essai, roman, itinéraire existentiel, et récit d’une métamorphose intérieure, tout comme le seront plus tard Microcosmes» et Ithaque et au delà, l’a rendu célèbre dans le monde entier.
Dans la lignée des grands écrivains de l’Empire austro-hongrois, il incarne, comme ses aînés triestins Italo Svevo ou Umberto Saba, cette « identité de frontière », cette crise de la culture et cette culture de la crise, qu’il a si subtilement analysées.
Chacun de ses livres interroge les dilemmes, les inquiétudes, les vertiges d’un passé dont nous sommes les héritiers directs, fouille, avec une immense érudition, ce terreau prodigieux et complexe, ouvert aux influences les plus diverses, et brassé par elles ; saisit et relie des destinées fragmentaires, anonymes et obscures, au grand mouvement de l’Histoire.
Hors des sentiers battus, il nous incite à parcourir les chemins de l’utopie et du désenchantement, à aller de l’un à l’autre, nous invitant à l’apprentissage d’une « forme ironique, mélancolique et aguerrie de l’espérance ».
Franchissant les frontières des genres littéraires et des spécialités académiques, il surprend par la variété des styles et des registres d’écriture.
Ainsi tout en continuant de pratiquer ce qu’il aime appeler l’« écriture diurne », celle de l’essayiste distingué par les plus prestigieux prix internationaux, du savant conférencier qui parcourt le monde, de l’intellectuel qui signe régulièrement des éditoriaux dans le Corriere della sera, il s’aventure de plus en plus, et de façon de plus en plus radicale, dans les territoires d’une « écriture nocturne » : celle de ses pièces de théâtre violentes et visionnaires, comme L’exposition », des monologues obsessionnels comme dans Les Voix, celle, sombre et tentaculaire, de ses romans, comme À l’aveugle, long poème polyphonique, où le « je » du narrateur est scindé en une infinité de voix qui s’élèvent depuis des lieux et des temps différents, voix d’hérétiques, de rebelles, de vaincus emportés par le tumulte de l’Histoire.
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Trieste, une identité de frontière. |
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Voyage en Cacanie et au delà – entre Utopie et désenchantement. |
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Les livres de ma vie. |
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Écriture diurne et écriture nocturne. |
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Dans le tumulte de l’Histoire :À l’aveugle |
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les livres |
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Claudio Magris,

À l'aveugle, trad. Jean et Marie-Noëlle Pastureau
Paris, Gallimard, « Folio » - 2008
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Dans un hôpital de Trieste, jour après jour, un vieil homme se confie à son psychiatre, et tente de recoudre les morceaux de sa vie. Ou plutôt de ses vies. Officiellement, il est Salvatore Cippico, né en 1910, ancien militant communiste, parti bâtir le socialisme en Yougoslavie. Intimement, il se prend pour le clone de Jorgen Jorgensen, aventurier danois du XIXe siècle, mythiquement, il réincarne Jason lancé dans une conquête ambiguë...
Dans ce mémorial picaresque, la voix qui parle est celle de l'éternel rebelle, du mutin, de l'hérétique. Pour eux, ni terre promise ni postérité ; les puissants imposent le silence, et la mer oublieuse ensevelit les témoins. L'Histoire tire à l'aveugle sur ceux que les dieux dédaignent.
À travers un kaléidoscope effréné de lieux, de situations, de symboles - de Waterloo à Dachau, de la guerre d'Espagne au génocide des Tasmaniens, de Trieste à Reykjavik, d'un bagne à l'autre, de Toison d'or en drapeau rouge -, Claudio Magris nous plonge dans un fascinant roman total, dans une réflexion lyrique et généreuse sur notre temps, sur la faillite des idéologies, la dérive des individus.
- 4e de couverture.
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Claudio Magris,

Vous comprendrez donc, trad. Jean et Marie-Noëlle Pastureau
Paris, Gallimard, « L'arpenteur » - 2008
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Une femme, par-delà la mort, se confie à un mystérieux « Président ». Moderne avatar d'Eurydice, cette femme avait obtenu la permission exceptionnelle de rejoindre l'homme qu'elle aime, mais elle a décidé de ne pas l'utiliser et s'en explique. Elle a partagé avec son époux le bonheur, la plénitude, le vide et la catastrophe d'être ensemble. Depuis la pénombre de l'outre-tombe, c'est maintenant l'écho d'un amour qui remonte vers le jour, le recours au mythe d'Orphée, à la fois subtil et ironique, tenant à distance le pathos du deuil.
Si ce monologue actualise l'un des récits qui ont su le mieux raconter la passion amoureuse soumise à l'épreuve de la mort, l'écriture nocturne de Claudio Magris sait y instiller des accents d'une troublante singularité tout en préservant la dimension d'universalité du mythe classique.
- 4e de couverture.
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Claudio Magris,

Vous comprendrez donc, trad. Jean et Marie-Noëlle Pastureau
Paris, Gallimard, « L'arpenteur » - 2008
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Une femme, par-delà la mort, se confie à un mystérieux «Président». Moderne avatar d'Eurydice, cette femme avait obtenu la permission exceptionnelle de rejoindre l'homme qu'elle aime, mais elle a décidé de ne pas l'utiliser et s'en explique. Elle a partagé avec son époux le bonheur, la plénitude, le vide et la catastrophe d'être ensemble. Depuis la pénombre de l'outre-tombe, c'est maintenant l'écho d'un amour qui remonte vers le jour, le recours au mythe d'Orphée, à la fois subtil et ironique, tenant à distance le pathos du deuil.
Si ce monologue actualise l'un des récits qui ont su le mieux raconter la passion amoureuse soumise à l'épreuve de la mort, l'écriture nocturne de Claudio Magris sait y instiller des accents d'une troublante singularité tout en préservant la dimension d'universalité du mythe classique.
- 4e de couverture.
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Claudio Magris,

Trois Orients : récits de voyages, trad. Jean et Marie-Noëlle Pastureau
Paris, Rivages, « Rivages-Poche. Petite bibliothèque » - 2006
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On revient chez soi. Beaucoup d'amis me demandent comment je fais pour ne pas me lasser de voyager autant et souvent si loin. On se lasse au contraire de rester chez soi, dans sa propre ville et son propre monde, où l'on est broyé par des tracas et des devoirs, transpercé par les mille flèches banalement empoisonnées du quotidien, opprimé par les idoles de sa propre tribu. C'est quand on est chez soi que se jouent, en bien et en mal, la vie, le bonheur et le malheur, la passion, le destin. Le voyage, même le plus passionné, est toujours pause, fuite, irresponsabilité, trêve de tout véritable risque. On revient donc chez soi, au monde adulte, sérieux, envahissant.
Claudio Magris a depuis longtemps le goût, dans ses voyages, de s'écarter des sentiers battus pour cueillir l'inattendu et souvent le ténu, une façon bien à lui de feuilleter le grand livre du monde qui sans cesse lui donne matière à réfléchir, à s'émouvoir, à vivre enfin - et à écrire, bien sûr, puisque pour lui les deux sont inséparables. En 2003 et 2004, il a visité la Chine, le Vietnam et l'Iran, creusets de très anciennes civilisations et aujourd'hui théâtres d'importantes mutations politiques et historiques.
- 4e de couverture.
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Claudio Magris,

L'anneau de Clarisse : grand style et nihilisme dans la littérature moderne, trad. Jean et Marie-Noëlle Pastureau
Paris, Esprit des péninsules - 2003
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L'anneau que Clarisse, le plus bouleversant peut-être des personnages de Musil, ôte de son doigt, et qui se révèle ainsi dépourvu de centre, est le symbole de la totalité perdue, de cette «anarchie des atomes» diagnostiquée par Nietzsche et dont découlent la crise du sujet, celle des valeurs, celle aussi du langage, celle enfin de la littérature et de l'art qui se donnaient pour but de représenter cette totalité de la vie.
Cette crise de la fin de siècle a été ressentie et exprimée avec une intensité particulière en Autriche, où elle a coïncidé avec le crépuscule de l'empire habsbourgeois. Aux oeuvres d'auteurs tels que Hofmannsthal, Rilke, Blei, Musil ou Doderer répondent dans l'espace scandinave celles de Jacobsen, Ibsen ou Hamsun et encore ailleurs en Europe celles de Walser, Svevo, Sperber ou Canetti. Il n'est pas jusqu'aux États-Unis où l'exilé - ici Isaac Bashevis Singer - ne garde la nostalgie d'un univers familier détruit par la violence de l'Histoire.
Les grands textes magistralement analysés par Claudio Magris dans cet essai - invitation à de vastes et passionnantes lectures ou relectures - peuvent nous aider à envisager plus lucidement la condition de l'homme moderne: profondément divisé, égaré dans la «prose du monde», il doit garder vivante la nostalgie d'une unité perdue pour éviter le piège d'une « nouvelle innocence » qui ne serait que le renoncement à l'existence individuelle et à l'exigence d'un sens.
- 4e de couverture.
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Claudio Magris,

L'exposition, trad. Marie-Noëlle et Jean Pastureau
Paris, Gallimard, « L'arpenteur » - 2003
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Entre pièce de théâtre et livret d'opéra, L'exposition marque une nouvelle étape dans l'œuvre de Claudio Magris. Au cœur de cette fantaisie baroque et débridée se dresse la figure du peintre triestin Vito Timmel, mort en 1949 à l'asile psychiatrique, Esprit vagabond, anarchiste et bohème, sa vie est ressuscitée par bribes et lambeaux à travers ses propres paroles et la voix de ses infirmiers, de ses amis artistes et compagnons de beuveries, des femmes qu'il a aimées ou n'a pas su aimer. Tous ces personnages, sanguins ou larvaires, laissent fuser les puissantes couleurs d'une langue qui oscille du registre trivial à la rhétorique la plus ornée. Gravité et dérision s'entrelacent, tout comme la joie et la douleur, dans un climat qui tangue entre vie et mort, déluge et carnaval. L'exposition est un livre surprenant, emporté, crépitant, tragi-comique, une sorte d'Arche de Noé de la Mitteleuropa voguant sur une mer démontée, ou peut-être une Nef des fous, un Radeau de la Méduse, tout dépend de l'éclairage qu'y projette l'âme du lecteur, ou de l'effet de vérité que fomente l'artifice sur la scène du théâtre...
- 4e de couverture.
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Claudio Magris

Microcosmes, trad. Marie-Noëlle et Jean Pastureau
Gallimard, « Folio » - 2000
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Cette fois Claudio Magris nous promène du café San Marco à l'église du Sacré-Cœur, à Trieste, en passant par quelques endroits frontaliers, marginaux, secrets d'une Europe à la mémoire vive et au passé brûlant. Il y évoque, y rencontre ou y écoute un portier de nuit, un pêcheur réfractaire, un savant universaliste, un pacifiste mythomane, des joueurs de cartes... - tout autant que Médée, un ours invisible ou une petite fille qui fait du vélo. Les témoins du temps sont des oubliés de l'Histoire, dont la pauvre vie, contradictoire et fascinante, fait et juge l'Histoire.
Neuf noms de lieux constituent les titres des chapitres de ce livre qui n'est ni un journal de voyage, ni un fragment d'autobiographie, ni un essai historique, ni un roman à clefs, mais peut-être bien le récit d'un voyage initiatique, nimbé de la présence d'une Aimée disparue, à travers des lieux, des cultures et des mythes chers à l'auteur et riches d'humanité.
- 4e de couverture.
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Claudio Magris

Danube, trad. Marie-Noëlle et Jean Pastureau
Gallimard, « Folio » - 1990
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Des sources en Forêt-Noire à son delta en mer Noire, Claudio Magris descend le fleuve. En touriste : il visite les paysages et les maisons, s'arrête, à Vienne, devant un simple escalier de bois. En érudit : il découvre les sites majeurs, les rites de la Mitteleuropa ; il croise, semble-t-il, Kafka, Canetti, Lukács, Joseph Roth..., de passage, eux aussi. En homme : il s'émeut, s'émerveille, s'interroge. Sous la plume d'un grand écrivain, le voyage au gré du fleuve devient aussi une grande fresque des siècles passés.
Prix du meilleur livre étranger (essais) 1990
- 4e de couverture.
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Claudio Magris

Utopie et désenchantement, trad. Marie-Noëlle et Jean Pastureau
Gallimard, « L'arpenteur » - 2001
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C'est à nouveau un très beau livre que nous donne Claudio Magris avec Utopie et désenchantement. L'écrivain triestin y rassemble une brassée d'essais écrits tout au long de ce dernier quart de siècle.
Avec une grande diversité dans l'approche, Claudio Magris revisite ici tout un pan de la littérature universelle, son attention se portant tantôt sur l'ensemble de l'œuvre (pour Hermann Hesse, Hermann Broch, Goethe et Thomas Mann), tantôt sur une œuvre spécifique (pour Hugo, Gontcharov ou Tagore), tantôt sur la mise en parallèle de deux écrivains (Fontane et Strindberg, Nietzsche et Dostoïevski), ou sur un bilan établi à l'occasion d'un anniversaire, d'une mort ou d'un événement historique (Ernst Jünger, Primo Levi, Ivo Andric), ou encore sur un aspect apparemment anecdotique mais en fait révélateur de l'essentiel des êtres (Hannah Arendt et Martin Heidegger, Pasolini et Montale).
Ce livre est itinérant et vagabond, comme l'était à sa manière Danube. En bon voyageur, Claudio Magris aime s'écarter des sentiers battus : il nous parle aussi d'une œuvre étonnante que Linné destinait à son fils, de lettres apocryphes de Ninon de Lenclos, d'écrivains naïfs au sens propre du terme (Turi, Qipinngi, un poète indien anonyme), et de ces aventuriers que furent eux-mêmes certains auteurs de romans d'aventures (Sealsfield et Stevenson).
Enfin, il sort du domaine littéraire pour s'interroger sur notre époque, ses dilemmes et ses vertiges. La réflexion de Claudio Magris prend son essor aux confins où se croisent et s'entrelacent la littérature, l'Histoire et l'éthique. Il apparaît alors que le fil rouge reliant ces divers essais est le conflit dynamique entre utopie et désenchantement. Il se pourrait que ce livre soit aussi un livre de sagesse, nous invitant à l'apprentissage d'une «forme ironique, mélancolique et aguerrie de l'espérance».
- 4e de couverture.
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Claudio Magris,

Une Autre mer, trad. Jean et Marie-Noëlle Pastureau
Paris, Gallimard, « L'arpenteur » - 1993
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Claudio Magris

Les voix, trad. Karin Espinosa
Paris, Descartes & Cie - 2002
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27 65 04, oui, c'est le bon numéro. Le 32 64 29, c'est peut-être encore mieux, comment ça peut-être ? Sûrement oui ! Aucune comparaison possible avec cette intonation ironique et douce, profonde comme la neige, une neige chaude, moelleuse, une couverture douillette qu'on rabat sur sa tête, les chiens de traîneau font comme ça et ils sont très bien là-dessous, dans cette tiédeur... Mais chaque chose en son temps. Avec les voix aussi, il faut savoir respecter le moment et les circonstances. Surtout avec les voix, autrement si l'une d'entre elles ouvre la bouche au mauvais moment, fût-elle la plus belle, c'est un désastre, c'est comme accorder un violoncelle au bistrot, pendant qu'à la table voisine, on joue de l'accordéon et on chante des chansons paillardes... Mais voici venir l'heure du 27 65 04. Voilà, les trois sonneries, puis la musique...
- 4e de couverture.
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Claudio Magris,

Nihilisme et mélancolie. Jacobsen et son Niels Lyhne
Paris, Collège de France - 2001
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- leçon inaugurale faite le 25 octobre 2001, Collège de France, chaire européenne.
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Claudio Magris,

Enquête sur un sabre, trad. Marie-Anne Toledano
Paris, Desjonquères, « Les Chemins de l'Italie » - 2007, nouv. éd.
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Angelo Ara, Claudio Magris

Trieste, une identité de frontière, trad. Jean et Marie-Noëlle Pastureau
Seuil, « Le Don des langues » - 2008
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Gagner, mériter, revendiquer l'identité de celui qui n'est nulle part, c'est-à-dire d'une ville de frontière, pôle d'attraction grâce à son dynamisme économique, melting-pot où se côtoient la culture italienne, la tradition germanique, l'effervescence slave, enjeu d'un combat entre l'Italie et l'Autriche, puis la Yougoslavie - cette ville qui «est littérature» et que hantent les grandes figures de Svevo, de Saba et de Joyce et de tant d'autres...
Les auteurs se sont attachés à faire le point de tous les tiraillements linguistiques, démographiques, politiques et culturels ayant présidé à «l'identité de frontière» de cette fille naturelle de Vienne et adoptive de Rome, de ce carrefour jadis stratégique de la Mitteleuropa, nostalgique et boulimique de ses splendeurs passées, qui reste une des capitales littéraires du siècle et le laboratoire de l'Europe.
- 4e de couverture.
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Claudio Magris,

Voyager avec Claudio Magris : déplacements, trad. Françoise Brun
Paris, Quinzaine littéraire / L. Vuitton, « Voyager avec » - 2003
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[chroniques publiées dans Corriere della sera entre 1981 et 2000]
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Claudio Magris,

Le Mythe et l'Empire : dans la littérature autrichienne moderne, trad. Jean et Marie-Noëlle Pastureau
Paris, Gallimard, « L'arpenteur » - 1991
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Claudio Magris,

Stadelmann, trad. Jean et Marie-Noëlle Pastureau
Paris, Scandéditions-Temps actuels - 1993
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[épuisé]
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