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par Colette Fellous le dimanche de 14h à 15h |
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émission du dimanche 5 octobre 2008
Pierre Michon : sur les grands chemins de Julien Gracq
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Pierre Michon.
Ecrivain |
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Hugues Pradier.
Directeur éditorial de la bibliothèque de la Pléiade aux éditions Gallimard. |
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Bernard Blot.
Ecrivain |
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Michaël Mesierz.
Professeur de lettres |
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Dieter Hornig.
Germaniste, spécialiste de la littérature autrichienne contemporaine. |
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Jean-Louis Tissier.
Géographe |
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Plaisir des yeux
à l'Institut Culturel du Mexique à Paris, l'exposition Alechinsky. Pavane pour Octavio Paz, jusqu'au 31 octobre 2008.
http://mexiqueculture.org/ |
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des livres à découvrir |
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Julien Gracq

Oeuvres complètes vol. 1
Gallimard - 1989
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Contient les textes écrits par Julien Gracq entre 1938 et 1957. On y trouvera également Préférences, publié pour la première fois en 1961.
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Julien Gracq

Oeuvres complètes vol. 2
Pléiade / Gallimard - 24 octobre 1995
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Edition de Bernhild Boié.
Au sommaire de ce second tome : Un Balcon en forêt, Lettrines, Lettrines 2, La Presqu'île, Les Eaux étroites, En lisant en écrivant, La Forme d'une ville, Autour des sept collines, Carnets du grand chemin ; Appendices : Préfaces - Témoignages - Entretiens.
"Il est des dates insolentes qui ont des éclats d'orage. La publication des écrits de Julien Gracq dans la Pléiade en est une. Œuvre hautaine et solitaire, elle est celle d'un navigateur des grandes profondeurs, d'un rêveur aux yeux noyés d'eau. Gracq s'est expliqué sur cette dérive vers des lieux singuliers où pousse « la plante humaine ». « Zone hautement dangereuse, zone de haute tension », tels sont les bois d'Argol ou les roselières des Syrtes, avec leur air rare, « chargé d'une pureté mortelle », crépitant comme « un boulier de cristal », leurs places fortes clôturées de forêt et de mer, leur silence de « planète dévastée ». Mais, au seuil de ces zones qu'il faudra investir par effraction, le regard de Gracq est un regard de ravage. [...]
Dans cette géographie remarquablement maîtrisée des romans, des poèmes, des essais, c'est la même carte livrant ses lisières et ses lignes de passage : une « fraîcheur aux tempes », un pressentiment qui affole les boussoles, un « chemin de foudre », un silence « douceâtre de prairie d'asphodèles », un bois dormant « que l'air léger des rêves infuse d'un bleu d'encens ».
Œuvre de la patience, du secret et de l'écart, elle a l'étrange beauté des œuvres à jamais « battantes comme des portes ».
- Présentation de l'éditeur -
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Hubert Haddad

Julien Gracq, la forme d'une vie
Zulma - septembre 2004
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L’auteur du Rivage des Syrtes ou des Eaux étroites n’a jamais cherché ailleurs que dans son art la reconnaissance ou la légitimité. Son pamphlet La littérature à l’estomac et son refus du prix Goncourt en 1951 en attestent. Après une riche période créative, du romantisme douloureux d’Au château d’Argol et d’Un beau ténébreux à la quête du Graal du Roi-pêcheur jusqu’à la réconciliation avec le monde d’Un balcon en forêt, qui clôt sa période romanesque, Julien Gracq s’engage sur une autre voie. Celle confondante d’intelligence sereine des essais et des mémoires littéraires tels que la Forme d’une ville, En lisant, en écrivant ou Carnets des grands chemins…
Pour aborder et déchiffrer cette œuvre exigeante et complexe, il fallait un familier des mêmes labyrinthes : un écrivain. Romancier mais aussi essayiste, Hubert Haddad allie ici l’esprit de méthode à l’instinct du chasseur de sens. Il offre un essai pénétrant et personnel sur les rapports de Gracq avec Breton et le surréalisme, mais aussi le roman, l’essai, la ville de Nantes, tous les points forts d’une œuvre où est montré « quelle folie est en jeu au sein de la littérature la plus maîtrisée, sur quel abîme l’art coule ses fondations ».
- Présentation de l'éditeur -
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Pierre Michon

Le roi vient quand il veut : propos sur la littérature
Albin Michel - 3 septembre 2007
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- Textes réunis et édités par Agnès Castiglione -
"Parmi les entretiens que j'ai donnés depuis 1984, j'en ai réuni trente. On y trouvera le jeu de masques que ce genre exige, des contrevérités peut-être, de l'incongru, des traits de mauvaise foi, mais sûrement aussi quelques vérités, pas toutes involontaires.
Et puis, relisant ces propos, je me dis qu'à défaut de la vérité introuvable, on y trouve enlacés les souvenirs et les lectures qui m'ont constitué : le panthéon aztèque et la chasse à Dieu dans Moby Dick, « le petit roman de trente pages » de Lautréamont et le rasoir d'un théologien anglais, une écoute enfantine de Salammbô qui est ma scène primitive, des lieux et des noms. Melville et Faulkner, Beckett y voyagent parmi des toponymes limousins. Mes morts bavards, Flaubert, Rimbaud et Villon, Giono et Borges, Hugo y fréquentent des prolétaires morts sans discours.
J'ajoute que, si j'ai peu touché aux entretiens que j'avais donnés par écrit, j'ai retouché librement ceux qui, enregistrés, avaient été récrits par mes interlocuteurs. Que ceux-ci ne me tiennent pas rigueur de cette réappropriation."
- Quatrième de couverture -
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Bernard Vouilloux

Julien Gracq : la littérature habitable
Hermann - 2007
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Habiter poétiquement la terre, c'est, comme les livres de Julien Gracq y invitent, se montrer attentif au courant d'échanges qui rattachent l'un à l'autre l'organisme et son habitat ; mieux, si le poète est celui qui fait, c'est réactiver ce courant. Ce qui, pour l'écrivain, se pratique avec les moyens dont il dispose, dans cette activité particulière qui a nom « littérature ».
Littérature habitable ? Ce serait d'abord une littérature où le lecteur trouve à se loger, un peu comme ces organismes qui colonisent une coque qu'ils n'ont pas formée, mais qui, s'y glissant, s'aperçoivent que, oui, elle leur va comme un gant. Le lecteur peut alors se dire qu'il y a là une forme qu'il pourrait habiter, comme s'il l'avait de lui-même formée.
- 4ème - de couverture-
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les liens à parcourir |
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Sur le site de l'éditeur José Corti, formidable partie consacrée à l'auteur majeur de ce catalogue, Julien Gracq. Illustrées de photos, des pages pour faire un petit tour dans cette oeuvre importante : biographie, livres, entretiens, témoignages, inédits.
Indispensable ! |
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