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Carnet nomade
par Colette Fellous
le dimanche de 14h à 15h
Carnet nomade

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émission du dimanche 19 avril 2009
Pour Virginia Woolf



C'est avec Viviane Forrester que ce carnet nomade fera revivre les grandes périodes de la vie de Virginia Woolf en tentant d'éclairer certains points qui étaient restés enfouis ou tabous, comme le rôle de son père qui entretenait des relations ambigües avec Stella, la sœur de Virginia Woolf, le rôle de Léonard, le mari, qui en trop voulant protéger sa femme, l'a enfermée dans l'image de la folie. Ou encore la grande souffrance d'avoir traversé tant de deuils, celui de sa sœur, celui de son frère et bien sûr celui de sa mère, quand Virginia Stephen avait treize ans.
Mais on suivra aussi les joies de Virginia Woolf, l'effervescence du groupe de Bloomsbury, le succès grandissant de ses livres. Le jour de son suicide, les heures qui ont précédé ce moment où Virginia Woolf est sortie dans la campagne pour se jeter dans la rivière Ouse, ces moments sont particulièrement poignants sous la plume et la voix de Viviane Forrester, qui s'est glissée dans l'intimité de l'œuvre et qui, à partir de la correspondance de Virginia Woolf, à partir de son journal intime et de ses romans, est parvenue à faire battre la présence si intense et si secrète d'une des écrivains les plus importants de la littérature.

Intervenants

Viviane Forrester.  Auteur de Virginia Woolf aux éditions Albin Michel.

Jean Ristat.  Auteur de Le théâtre du ciel : une lecture de Rimbaud aux éditions Gallimard.







des livres à découvrir


Jean Ristat
Le théâtre du ciel : une lecture de Rimbaud
Gallimard - 2009

À partir du fameux poème d'Arthur Rimbaud, "Voyelles", Jean Ristat imagine un long poème en forme de pièce de théâtre, à travers laquelle il redéploie les motifs de son propre imaginaire poétique. Ce « Théâtre du ciel » comprend cinq actes, plus un intermède.
- Présentation de l'éditeur -


Jean Ristat
Ode pour hâter la venue du printemps
Poésie / Gallimard - 10 avril 2008

Remettant à l'honneur la tradition du vers élégiaque, avec son mélange de narration et de confidence, Jean Ristat fait côtoyer l'épique par l'allusion et le lyrisme par l'aveu, sans jamais déchaîner les grandes orgues. Il y a chez lui une retenue du ton, une liberté dans l'enchaînement des propos, un humour dans l'évocation mêlée de souvenirs réels et de souvenirs culturels qui se conjuguent pour offrir un dosage très singulier de lucidité amère et d'espérance.
Avec Tombeau de Monsieur Aragon, Le Parlement d'amour et La Mort de l'aimé, Jean Ristat renoue avec ce genre littéraire qui, au-delà de l'oraison funèbre, confère à l'émotion, à la douleur et au deuil une inscription à la fois sobre et frémissante.


- Présentation de l'éditeur -


Viviane Forrester
Virginia Woolf
Albin Michel - 2009

Chatoyante et fragile, désopilante et meurtrie, voici Virginia Woolf dans le récit bouleversant donné par Viviane Forrester.
La présence de Virginia nous fait trembler d’émotion, souvent ployer de rire, parfois la détester. Elle est avant tout différente de la légende tramée par son mari Leonard, qui se forgeait une carapace en projetant sur elle ses propres troubles.
Dans la ronde brillante et mouvementée de ceux qui l’entourent au long de sa vie, chacun révèle des secrets, des masques jusqu’ici négligés.
Surtout, jaillit à vif, à nu, dans la plénitude ou dans les affres, une femme apte à étreindre le monde, dont elle guette le vrai langage et les silences. Une femme qui eut à subir son propre génie, à s’efforcer de le faire accepter par les siens. Une femme qui aura pu dire : « Je sens dans mes doigts le poids de chaque mot », avant de répondre à « l’étreinte » promise par la mort en allant se noyer, les poches pleines de pierres, dans la rivière Ouse. Un suicide dont on découvrira certaines raisons passées inaperçues.
-Présentation de l'éditeur-


Viviane Forrester
Mes passions de toujours : Van Gogh, Proust, Woolf, etc.
Fayard - 2006

C'est une autobiographie des plus intimes que forme cet ensemble de préfaces, critiques littéraires, conférences de Viviane Forrester. Pour elle, tout livre est une personne, toute oeuvre en est une. Toute création est une créature. Sa voix musicale, étrangement convaincante, souvent pleine d'humour, mène irrésistiblement à la lecture, à la relecture. Celles des ouvrages si divers qui font dire à la langue ce qu'elle est faite pour taire et qui nous conduisent à découvrir ainsi nos propres et plus secrets secrets...
Comme dans un perpétuel et fascinant roman, nous découvrons une kyrielle d'êtres, qui vont de Thomas Bernhard à la Bovary, de Hamlet à Jocaste, de Freud à Gauguin, de Joyce à Caliban, d'Emilie Dickinson au baron de Charlus; des voix périlleuses du Christ, d'Antonin Artaud, Beckett ou Pasolini à celle de Virginia Woolf découverte sous toutes ses facettes, de Proust analysé au plus profond, de manière tout à fait inédite. Van Gogh y est défendu avec une verve des plus ironiques. Nous découvrons Nathalie Sarraute, Marguerite Duras, Julien Green, Jean Rhys à travers leur amitié avec l'auteur: intimité, rires et confidences souvent liés aux arcanes de la création.
On découvre ici la pulpe, les affres et l'euphorie de la pensée, l'énergie qui conduit souvent du drame d'un auteur à la joie même tragique de l'oeuvre.
Viviane Forrester ouvre à la pensée des espaces nouveaux. Pour elle, à travers et malgré la langue, avec des auteurs si divers, mais voué au même regard et à la même attente, il s'agit de récuser l'impossible.
- 4e de couverture.


Viviane Forrester
Ce soir après la guerre
LGF/Le Livre de Poche - 2004

Viviane Forrester a quinze ans lorsque déferlent l’invasion et l’occupation nazies, les lois raciales. Adolescente rebelle, la narratrice qui n’épargne personne, moins encore elle-même, découvre, lucide, les siens aux prises avec les atrocités de l’Histoire.
Il est rare de lire un récit aussi décapant et tendre, impudique et, dans la tragédie, bouleversant de fraîcheur. L’humour alterne avec l’émotion la plus grave.
-Mot de l'éditeur-


Viviane Forrester
L'horreur économique
LGF, « Le Livre de poche » - 1999

Nous vivons au sein d'un leurre magistral, d'un monde disparu que des politiques artificielles prétendent perpétuer. Nos concepts du travail et par là du chômage, autour desquels la politique se joue (ou prétend se jouer), n'ont plus de substance : des millions de vies sont ravagées, des destins sont anéantis par l'exploitation de cet anachronisme.
L'extinction du travail passe pour une simple éclipse alors que, pour la première fois dans l'Histoire, l'ensemble des êtres humains est de moins en moins nécessaire au petit nombre qui façonne l'économie et détient le pouvoir.
Un livre fondateur.
- présentation de l’éditeur.


Virginia Woolf
Au phare
Stock - février 09

Des vacances sur une île en Écosse. Un enfant rêvant d'aller au Phare. Sa mère, Mrs Ramsay, objet de l'admiration de tous. Une expédition au Phare dix ans après. La guerre qui entre-temps a laissé un goût amer. Des survivants qui luttent pour combler le vide laissé par l'absence.
Entre résurgences enfantines et souvenirs qui se délitent, Virginia Woolf passe au scalpel les tréfonds de la conscience, en évoquant au travers d'une oeuvre poétique les pensées, les délires et les fantasmes de ses personnages. Ce roman, qualifié par son mari Leonard de « poème psychologique », privilégie l'introspection, le récit libre, qui laisse exploser ce qu'elle appelait « la vie telle qu'elle est quand on n'y prend pas part ». À la manière de Joyce ou de Proust, elle décortique l'âme humaine, mettant à nu sa fragilité et les déchirements de son enfance.
-4ème de couverture-


Virginia Woolf
L'art du roman
Points - 2009

«Le seul conseil en effet qu'une personne puisse donner à une autre à propos de la lecture c'est de ne demander aucun conseil, de suivre son propre instinct, d'user de sa propre raison, d'en arriver à ses propres conclusions.»

Loin d'imposer un quelconque jugement, Virginia Woolf partage sans détour sa connaissance profonde et son indéfectible amour de la littérature. Elle admire Proust et Austen, se demande si on peut comprendre Tolstoï sans parler russe et s'interroge sur l'avenir des écrivains femmes, pour mieux imaginer le roman de demain.
-4e de couverture-


Virginia Woolf
Journal intégral, 1915-1941
Stock - 2008

Virginia Woolf a quinze ans lorsqu'elle trace les premières lignes de son Journal. Après de nombreuses interruptions, elle en reprend l'écriture en 1915, et le tiendra jusqu'à son suicide en 1941. C'est l'ensemble de cette période captivante que couvre ce volume alors que ressort parallèlement son Journal d'adolescence.

Durant plusieurs décennies, elle note jour après jour ses sentiments, ses illuminations. Avec sa finesse et son humour, un art unique du portrait, elle nous fait découvrir les évolutions sociales et les errements de son époque. Elle y évoque son enfance tout comme la situation politique internationale, des débuts de la Première Guerre mondiale à l'intensification des bombardements nazis sur Londres.

Dans son Journal, Virginia commente ses lectures, élabore des théories critiques tout autant qu'elle confie ses projets littéraires, ses doutes, ses réflexions sur son travail d'écriture. Elle y inscrit les critiques des journaux ou les commentaires de ses amis sur son oeuvre. Accueillant encore la voix de son mari Leonard, qui, par endroits, annote les cahiers. Certaines idées, certains projets de romans semblent naître de l'écriture même du Journal dont la lecture permet d'approcher la genèse et le sens intrinsèque avec une justesse incomparable.

traduit de l'anglais par Colette-Marie Huet, Marie-Ange Dutartre
préface de Agnès Desarthe
postface de Frédérique Amselle

-4e de couverture-


Virginia Woolf
Journal d'adolescence
Stock - 2008

«Je m'efforcerai d'être un serviteur honnête, soucieux de rassembler la matière susceptible d'être utile, par la suite, à une main plus experte», note la jeune Virginia Woolf, apprenti écrivain passionné déjà dévoué corps et âme à la genèse d'une oeuvre qui comptera parmi les chefs d'oeuvres du XXe siècle. Son Journal d'adolescence s'ouvre en 1897, alors qu'elle a quinze ans. L'écriture, d'emblée, s'y révèle salutaire pour la jeune fille au talent précoce. Refuge contre la douleur lorsqu'elle perd ses parents ; garde-fou contre la folie qui rôde.

Mais ce Journal est avant tout un cahier où Woolf s'applique à faire des phrases comme on fait des gammes, en se moquant d'elle-même. Et des autres, tant elle excelle à épingler d'un trait caustique visiteurs et auteurs lus. Car l'adolescente lit sans se rassasier : Aristote et Hawthorne, James et Hardy. Passant son esprit au tamis de la bibliothèque familiale, elle exerce son jugement critique et affine sa singularité propre.

Puis, au fil des années, l'apprentissage livresque se double de séjours à l'étranger. Les cahiers deviennent alors journaux de voyage, en Grèce, en Turquie, en Espagne. Loin d'y céder à la tentation d'un exotisme de convention, l'écrivain en devenir s'interroge sur la manière d'embrasser le vivant sans le figer, se plaçant déjà à rebours des canons en vigueur, des mécanismes romanesques faciles.

Au seuil de son entreprise littéraire, la grande Virginia Woolf touche déjà du doigt son génie à venir.

traduit de l'anglais par Marie-Ange Dutartre
préface de Geneviève Brisac
-4e de couverture-


Geneviève Brisac & Agnès Desarthe
La double vie de Virginia Woolf
Points - 2008

Figure incontournable des lettres anglaises, auteur d'une oeuvre dense et habitée, Virginia Woolf était avant tout une femme libre. Écartant les idées reçues pour se frayer un chemin à travers ses textes, les auteurs nous entraînent dans une aventure faite de vie et de fiction. S'y dessine un portrait inédit de la romancière du détail : celui d'une femme résolument moderne.

« Jamais Virginia Woolf ne cessa de penser sa place parmi les autres, une femme au milieu des autres femmes. »
-4e de couverture-


Virginia Woolf
Comment lire un livre
2008 - Arche

Si, derrière la fusillade fantasque de la presse, l'auteur sentait qu'il existe une autre sorte de critique, l'opinion de gens qui lisent par amour de la lecture, lentement et pour le plaisir, et font preuve dans leur jugement d'une grande compréhension mais aussi d'une grande sévérité, cela ne pourrait-il pas améliorer la qualité de son travail ? Et si grâce à nous les livres pouvaient devenir plus forts, plus riches et plus variés, cela vaudrait le coup d'atteindre pareil but.

-4e de couverture-


Virginia Woolf
Les années
Folio classique - 2008

Le temps, Virginia Woolf n'a pas d'autre sujet. Les années passent, de 1880 à 1918 et au temps présent, dans ce roman de 1937. Il raconte l'histoire d'une famille en trois générations, où tout change, conditions économiques, valeurs spirituelles et morales.

Les faits ne sont rien sans la vision, l'histoire sans le sentiment de la durée, l'extérieur sans l'intériorité. Le présent est pénétré de souvenirs, et le passage du temps marque les corps et les coeurs. Le miracle est que le lecteur se sent à chaque instant touché, englobé dans une histoire qui devient la sienne propre.

L'angoisse est la forme extrême de cette interrogation de la vie qui constitue comme la fondation du roman. Et son sujet, plus que la destinée de tel ou tel personnage, est bien la vie - la vie intérieure, bien sûr, et la contemplation.

-4e de couverture-


Vanessa Curtis
Les femmes de Virginia Woolf
Payot - 2007

Outre le génie littéraire de Virginia Woolf (1882-1941), sa vie et sa personnalité fascinent. À travers ces dix portraits de femmes - parentes, amies, rivales ou amantes - émerge un être différent de la caricature trop souvent proposée. On découvre à ses côtés une soeur taciturne (Vanessa Bell), une artiste énigmatique (Dora Carrington), un écrivain complexe (Katherine Mansfield), sans oublier l'aristocratique Vita Sackville-West et la compositrice Ethel Smyth.

La question de la féminité préoccupait Virginia : elle l'a explorée sans relâche dans une oeuvre peuplée de figures subtiles et obsédantes souvent inspirées par ses proches. Avec « ses » femmes elle pouvait se montrer d'une intransigeance absolue, car si son exigence intellectuelle était grande, sa demande affective ne l'était pas moins.

La figure maternelle trop tôt disparue n'a jamais cessé de hanter cette romancière qui souhaitait pourtant s'affranchir des valeurs victoriennes. Au-delà de Virginia Woolf, c'est la fin d'une époque et le début d'une autre qui se dessinent derrière ces portraits de femmes artistes, tout à la fois prisonnières de leur éducation et désireuses de rompre avec le modèle traditionnel de l'« ange du foyer » pour se consacrer à leur art.
-4e de couverture-


Virginia Woolf
La Chambre de Jacob
Stock. Collection La Cosmopolite - 13 février 2008

Capter l'insaisissable, le flux du temps, telle est la préoccupation majeure de Virginia Woolf à travers son oeuvre. Dans ce troisième roman, publié en 1922, elle entend faire le portrait de Jacob, jeune britannique de petite noblesse, mort très jeune au champ de bataille de la Première Guerre mondiale. Plutôt que de tenter de trouver la voix de Jacob, l'écrivain s'approche de ceux qui l'ont connu de près ou de loin, persuadée que c'est en accordant leurs visions qu'elle effleurera la complexité de ce personnage. La mère, devenue veuve très tôt, les femmes aimées, trahies, les camarades de Cambridge, qui se livrent en même temps qu'ils l'évoquent. Leurs voix se heurtent, s'interrompent, s'unissent parfois, à l'image du choc brutal que représentent la rencontre entre les êtres et leurs tentatives pour se comprendre.

La grande force de ce récit réside dans la justesse avec laquelle Virginia Woolf rend compte des sentiments, de leur inconstance, et du flot capricieux de la mémoire. Replaçant l'intimité de chacun dans un cadre plus large, naturel ou urbain, elle donne ainsi à entendre la musique des âmes, sur fond de vacarme du monde.

- 4e de couverture -

Traduit de l'anglais par Agnès Desarthe.


Virginia Woolf
L'écrivain et la vie : et autres essais
Rivages-Poche - 2008

Pour perdurer, chaque phrase doit receler, en son tréfonds, une petite étincelle de feu que le romancier, en dépit du danger, doit à mains nues extraire du brasier. Partant, sa situation est précaire. Il doit s’exposer à la vie ; il doit courir le risque d’être entraîné au loin et trompé par sa duplicité ; il doit s’emparer de ses trésors et ne pas tenir compte du rebut. Mais à un moment donné il lui faut quitter la compagnie et se retirer, seul, dans cette pièce mystérieuse où son corps s’affermit et atteint à la permanence par le biais de processus qui, s’ils échappent au critique, exercent pourtant sur lui une si profonde fascination.
Virginia Woolf

- 4e de couverture -


Virginia Woolf
Instants de vie
Stock, Paris - 22/02/2006

Traduit de l'anglais par Colette-Marie Huet. Préface de Viviane Forrester.

4ème de couverture :

Avec verve, avec fureur, avec humour, âpreté, Virginia Woolf décrit dans Instants de vie la crudité, la sauvagerie d'une existence en apparence très douce et très civilisée. À vingt-cinq ans dans Réminiscences , à cinquante-huit ans dans Une esquisse du passé, elle raconte la même histoire, celle de sa jeunesse, elle crie la même plainte.
Instants de vie rend compte aussi des années heureuses, en particulier à Saint Ives en Cornouailles, où la famille passait les vacances du temps où vivait Julia Stephen, la mère de Virginia Woolf. On n'oubliera pas les deux petites filles cachées sous la table entre les jambes des adultes, à parler de la queue des chats noirs ; ni les premières images d'« Une esquisse du passé », ces gros plans presque cinématographiques : le déshabillé blanc de la mère contre les fleurs de la passion, contre des pétales en forme de vulves, de coquillages, toutes ces concavités. Instants de vie remet en question la lecture d'une oeuvre inépuisable et permet de suivre les traces d'une femme qui, moins de deux ans avant de se donner la mort en allant se noyer, désire en ces pages retrouver dans le passé le sens du présent - car alors « la surface laisse entrevoir les profondeurs » - et demande qu'on la laisse « telle une enfant qui avancerait pieds nus dans une froide rivière, descendre le cours de l'eau encore une fois ».

Collection : La cosmopolite
ISBN 2-234-05835-X



Virginia Woolf
Les vagues
LGF - Collection : Le livre de Poche - 2004 (dern. édition)

traduction et préface de Marguerite Yourcenar

Publié en 1931, Les Vagues se compose d'une succession de monologues intérieurs entrecroisés de brèves descriptions de la nature. Chaque personnage donne sa voix et se retire dans un mouvement rythmé qui évoque le flux et le reflux des marées.

«J'espère avoir retenu ainsi le chant de la mer et des oiseaux, l'aube et le jardin, subconsciemment présents, accomplissant leur tâche souterraine... Ce pourraient être des îlots de lumière, des îles dans le courant que j'essaie de représenter; la vie elle-même qui s'écoule.»
-4ème de couverture-


Angelica Garnett
Les deux coeurs de Bloomsbury
Le Promeneur - 2001

Fascinante et inépuisable apparaît désormais la légende de Bloomsbury, ce cercle qui, dans l'Angleterre du début du siècle dernier, réunit les amis de Virginia Woolf, Lytton Strachey et J. M. Keynes.
Nièce de Virginia Woolf, Angelica Garnett est la fille des deux figures artistiques majeures du cercle, Vanessa Bell et Duncan Grant. Elle retrace ici les liens affectifs, sexuels, esthétiques qui unirent les membres du célèbre groupe au sein duquel elle grandit. Elle analyse les luttes intérieures, les victoires et les souffrances traversées par ces artistes qui brisèrent les conventions de la morale victorienne pour affirmer librement leurs choix personnels dans leur vie et leur œuvre.
Ses portraits de Vanessa Bell, Duncan Grant, Virginia Woolf, Clive Bell ou Roger Fry, cernent au plus près la complexité de ces personnalités. Au-delà de la fascination pour leurs talents ou leur esprit, Angelica Garnett cherche à éclairer leurs conflits intimes et les effets qu'eut sur leur travail et leur tempérament le passage du temps.
Fourmillant d'anecdotes et de portraits, Les deux cœurs de Bloomsbury offre un témoignage unique sur le groupe et ses amis par celle qui fut d'abord une enfant aux yeux grand ouverts sur la société d'exception et de liberté qui l'entourait.
-4e de couverture-


Viginia Woolf
Le cercle de Virginia
Arléa - 1996

Pour la première fois en français, voici quatre lettres au ton ironique et enjoué. Il s’agit de récits de voyageurs et de journalistes qui gravitaient autour du cercle de Bloomsbury, où l’esprit, sous l’égide de Virginia Woolf, régnait en maître.
- 4e de couverture -


des revues


Present Perfect
mai 2008
Frédérique Amselle

Voir le site

Virginia Woolf et les écritures du moi : le journal et l’autobiographie

Presses universitaires de la Méditerranée
Université Paul-Valéry — Montpellier III
17 rue Abbé-de-l’Épée
34090 Montpellier



Études britanniques contemporaines n° Hors-série
janvier 1999

Voir le site

Things in Virginia Woolf’ Work. Colloque de la S.E.W. janvier 1999

Presses universitaires de la Méditerranée
Université Paul Valéry
17 Rue Abbé-de-l'Epée
34000 Montpellier



Etudes britanniques contemporaines n° Hors-série
automne 2007

Voir le site

Woolf lectrice, Woolf critique

Presses universitaires de la Méditerranée
Université Paul-Valéry — Montpellier III
17 rue Abbé-de-l’Épée
34090 Montpellier



les liens à parcourir


> The Virginia Woolf Society of Great Britain

Le site officiel The Virginia Woolf Society of Great Britain.
Cette organisation à but non lucratif, a pour mission de promouvoir l'oeuvre de Virginia Woolf à travers ses travaux et des discussions.
Vous trouverez sur ce site notamment une courte biographie, les ouvrages de références de Virginia Woolf ainsi que qu'un certain nombre d'évènements.
(En anglais)



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Sigurgeir Sigurjonsson et Unnu Jökulsdottir
Editions Forlagið - 2004

> Zones humides du littoral français : estuaires, deltas, marais et lagunes
Fernand Verger
Belin - 2009

> 365 bonnes raisons de passer à table : almanach perpétuel de cuisine
Stéphane Reynaud, Marie-Pierre Morel, José Reis de Matos
Marabout, Paris - 2009


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