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par Raphaël Enthoven du lundi au vendredi de 10h à 11h |
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émission du mardi 22 janvier 2008
Flaubert l'antidote (2/5): L'éducation sentimentale
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"Pourquoi êtes-vous si triste ? L'humanité n'offre rien de nouveau. Son irrémédiable misère m'a empli d'amertume, dès ma jeunesse. Aussi, maintenant, n'ai-je aucune désillusion."
Flaubert (à George Sand)
On ne devrait pas lire Flaubert au collège, sous peine de n'y rien comprendre, ou pire, de grandir trop vite. A quoi sert de lire Madame Bovary quand on est en âge de tomber amoureuse pour la première fois ? Que reste-t-il de l'Education sentimentale quand on prend ses désirs pour des réalités ? Comment rire de Monsieur Homais quand on confond la culture et l'intelligence ? Que retenir d'un Coeur simple quand on ignore la servitude volontaire, ou de Salammbô quand on aime les beautés de papier glacé ? L'adolescence est trop fragile pour lui infliger ce remède de cheval. Mieux vaut attendre, pour fréquenter l'ermite, de perdre un peu ses illusions.
RE
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| En partenariat avec |
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Anne Herschberg-Pierrot.
Professeur à Paris VIII et chercheur au CNRS, au sein duquel elle dirige l'équipe "Flaubert". |
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22/01/2008 19:49
Lauren Astier

"Indécis", ce n'est pas nécessairement un épithète, c'est un adjectif. Les mots peuvent être simples.
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des livres à découvrir |
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Gustave Flaubert

L'éducation sentimentale, préf. Albert Thibaudet, notice et notes de S. de Sacy
Gallimard - « Folio classique » - 2005, nouv. éd.
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- Adieu, mon ami, mon cher ami ! Je ne vous reverrai jamais ! C'était ma dernière démarche de femme...
Et elle le baisa au front comme une mère... Elle défit son peigne ; tous ses cheveux blancs tombèrent.
Elle s'en coupa, brutalement, à la racine, une longue mèche.
- Gardez-les ! adieu !
Quand elle fut sortie, Frédéric ouvrit sa fenêtre. Mme Arnoux, sur le trottoir, fit signe d'avancer à un fiacre qui passait. Elle monta dedans. La voiture disparut.
Et ce fut tout.
« La vérité mise au jour par Flaubert vaut pour toutes les générations "sacrifiées" ou "perdues", pour tous les "jeunes gens en colère" » (Maurice Nadeau).
- 4e de couverture -
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