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par Raphaël Enthoven du lundi au vendredi de 10h à 11h |
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émission du lundi 28 janvier 2008
Maupassant, la bête humaine (1/5): Une vie
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C’est l’œuvre d’un homme bestiaire à qui pourtant rien de ce qui est humain n’est étranger, de l’adultère à la perforation florale, en passant par le viol, le racisme, l’infanticide, la folie, la lâcheté, la peur, l’avortement, la prostitution, le bonheur, la solitude, l’inceste, les difficultés pathétiques, la misère conjugale, l’héritage, le déshonneur, les décorations, la guerre, la paranoïa, la schizophrénie, le corps déformé des femmes enceintes, les petits arrangements entre amis ou les cruautés faites aux animaux…
« Je jouis de tout, à la façon d’un animal. J’aime le ciel comme un oiseau, les forêts comme un loup rôdeur, les rochers comme un chamois, l’herbe profonde pour m’y rouler, pour y courir comme un cheval, et l’eau limpide pour y nager comme un poisson. »
Aux antipodes des écrivains ou des philosophes qui affirment la supériorité de l’homme sur le règne naturel, l’Animal Guy de Maupassant, cette « machine à sentir et à jouir », s’abandonne littéralement aux rythmes de la nature qui le traverse et le constitue : avec les femmes, c’est un lapin, quand vient la nuit, c’est une chouette, quand il écrit, c’est un caméléon : « Je ne crois pas à l’analyse, mais je crois à la sensation. Toutes les fois que j’ai bien peint un homme, c’est que je l’ai été une minute »…
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| En partenariat avec |
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Mariane Bury.
Maître de conférences à Paris IV-Sorbonne. |
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Commentaires |
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29/01/2008 08:37
carrette

1-très belle émission, pénétrante et limpide:bravo !
2-mais Jeanne n'est pas "désespérée", le mot
"désenchantée" me semble plus adapté.
3-Maupassant, comme tout un chacun, n'a pas été
constant dans l'athéisme absolu que vous lui prêtez
L'éphémère des sensations, la fugacité des sentiments, la cruauté épisodique de la vie en général et de la sienne propre en ont fait un révolté. Donc souvent il met Dieu en accusation.
A d'autres moments il aspire après lui et la réponse
qu'il ne perçoit pas le désespère,mais...il lui parle....
4-je vais acquérir le livre de Mariane Bury en
espérant qu'il soit aussi bon que ses propos.
Merci à vous deux.
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des livres à découvrir |
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Guy de Maupassant

Une vie
Gallimard. Folio classique, n° 3251 - 13 juillet 1999
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Alors elle songea ; elle se dit, désespérée jusqu'au fond de son âme : «Voilà donc ce qu'il appelle être sa femme ; c'est cela ! c'est cela !» Et elle resta longtemps ainsi, désolée, l'œil errant sur les tapisseries du mur...
Mais, comme Julien ne parlait plus, ne remuait plus, elle tourna lentement son regard vers lui, et elle s'aperçut qu'il dormait ! Il dormait, la bouche entrouverte, le visage calme ! Il dormait !
«Une vie est un roman admirable ; ce n'est pas seulement le meilleur roman de Maupassant, mais peut-être même le meilleur roman français après Les Misérables de Hugo» (Tolstoï).
- 4e de couverture -
édition de André Fermigier
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Marianne Bury

Une vie de Guy de Maupassant
Gallimard. Foliothèque, n° 41 - 24 janvier 1995
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Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse.
Un dossier
Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents.
Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire
- 4e de couverture -
présentation Mariane Bury
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Emmanuèle Grandadam

Contes et nouvelles de Maupassant : pour une poétique du recueil
Publications des universités de Rouen et du Havre. Collection Maupassant - 2008
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L'histoire littéraire est jalonnée d'affirmations si convaincantes qu'elles se répètent à l'envi. Maupassant en a souvent été victime. On a pu dire que ses volumes de récits courts étaient la simple réunion - hasardeuse et opportuniste - des derniers textes parus dans la presse. Un certain nombre d'éditeurs ont alors redistribué les contes et nouvelles sur le lit de Procuste, regroupant de façon parfois arbitraire les récits courts autour de parcours thématiques et génériques. Pour une poétique du recueil se propose de montrer que, loin d'être la rencontre fortuite de textes, les volumes de contes conçus par Maupassant jouent avec les possibilités du livre et avec les voisinages de textes qu'il permet. Comment ignorer que, sur les quelque trois cents contes parus dans les journaux, Maupassant a laissé dans ses cartons un tiers de sa production et a ventilé les deux tiers restants dans quinze recueils qu'il a composés lui-même ? Pourquoi l'édition posthume ne les a-t-elle pas plus souvent pris en compte ? Selon quels critères les textes ont-ils été répartis par l'écrivain dans ses quinze ouvrages ? Que peut nous apprendre l'archéologie des recueils ? Dans quel sens les récits ont-il été réécrits pour prendre place dans le volume ? Quel est le rôle des nouvelles d'ouverture et de clôture ?
Les combinaisons nées de la discontinuité soufflent le chaud et le froid sur le recueil de récits courts et en font une forme idéale pour susciter maints effets de sens et donner la vision d'un monde qui va cahin-caha : le jour et la nuit, contrairement au titre ironique d'un des volumes, ne s'équilibrent pas, et le rire exacerbe - presque - toujours la dissonance.
Le recueil, tel que l'a voulu l'écrivain, apporte au «maussantophile» un supplément d'âme et de sens à la lecture des contes. Pour une poétique explore chacun des quinze ouvrages comme une aventure singulière.
- 4e de couverture -
préface de Philippe Hamon
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Pour les amoureux de Maupassant, ceux qui le découvrent ou le redécouvrent... |
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