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par Raphaël Enthoven du lundi au vendredi de 10h à 11h |
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émission du lundi 4 mai 2009
Réinventer la démocratie 1/5: La haine de la démocratie
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Jacques Rancière © RF / Igor Krtolica
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"La société inégale ne porte en son flanc aucune société égale. La société égale n'est que l'ensemble des relations égalitaires qui se tracent ici et maintenant à travers des actes singuliers et précaires. La démocratie est nue dans son rapport au pouvoir de la richesse comme au pouvoir de la filiation qui vient aujourd'hui le seconder ou le défier. Elle n'est fondée dans aucune nature des choses et garantie par aucune nécessité historique et n'en porte aucune. Elle n'est confiée qu'à la constance de ses propres actes. La chose a de quoi susciter de la peur, donc de la haine, chez ceux qui sont habitués à exercer le magistère de la pensée. Mais chez ceux qui savent partager avec n'importe qui le pouvoir égal de l'intelligence, elle peut susciter à l'inverse du courage, donc de la joie." J. Rancière, La haine de la démocratie.
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| En partenariat avec |
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Jacques Rancière.
Professeur émérite de l'Université Paris VIII Saint-Denis. Il a notamment publié La mésentente (Galilée, 1995), La haine de la démocratie (La Fabrique, 2005). Dernier ouvrage paru: Le Spectateur émancipé (La Fabrique, 2008). |
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Hanns Eisler.
Drei Männerchöre op. 10.
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Leonard Cohen.
Democracy.
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Julien Clerc.
Free-demo.
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Commentaires |
Faites-nous part de vos commentaires et de vos suggestions sur chaque sujet.
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05/05/2009 11:31
Manuel B.
(Bordeaux)

Bon, disons, effectivement qu'effectivement disons que bon...
Mr Rancière semble avoir tout compris mais moi j'ai rien compris!
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 05/05/2009 11:15
Martin
(Paris)

Je propose de débaptiser l'émission et de l'intituler "Les nouveaux chemins de la philosophie", ce serait plus conforme aux choix actuels… Je regrette les anciens Chemins de la connaissance qui ne limitaient pas la connaissance à la philosophie et aux lettres…
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 05/05/2009 00:15
salvador
(aubenas)

Merci monsieur Ranciere un des rares a appeler oligarchie ce que beaucoup d'autres appellent democratie.La democratie reste encore a inventer.
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 05/05/2009 00:05
Tagor la Pie
(seysses/france)

Organisation du politique qui soit l'affirmation du pouvoir de tous ? J'ai ! (En toute modestie)
A voir dans l'ordre :
http://isocratie.free.fr
http://isocratie.org
http://isocratie.org/roman
Bon courage pour la suite.
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 04/05/2009 21:27
senex

C'est ben vrai ça ....M'sieu Rancière...Merci
La démocratie en 2009, c'est une sorte de "surplus américain".On ne s'en sert plus, mais on ne veut pas le jeter.Alors on l'exporte...!
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 04/05/2009 20:40
Annaj

Quel bafouilleur, ce Rancière ("disons ..disons..effectivement..effectivement")! Ca fait plus de trente ans qu'il cherche à donner l'illusion qu'il est plus lucide que tout le monde (Platon et Tocqueville compris, s'il vous plaît s'il vous plaît), mais demandez lui où il veut en venir.
Euh, euh........
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 04/05/2009 17:44
Eugénie

beaucoup trop d'effectivement!
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 04/05/2009 17:36
LEVY Zvi
(Jerusalem - ISRAEL)

Quelques soient les considerations de M. Ranciere ou de M. Vedrine (au demeurant assez contestables) une chose est absolument certaine: il ne peut pas y avoir de démocratie quand chaque parti dispose d'une milice armée.
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 04/05/2009 17:05
Frank
(Compiegne)

Merci pour toutes vos émissions, que j'écoute depuis quelques mois, que je podcast et parfois grave sur CD pour pouvoir les écouter en voiture !
M. Enthoven, pourrez-vous prochainement programmer des séries d'émissions sur des philosophes contemporains comme Deleuze, Lyotard, Foucault, etc ... ? Merci
Un autre sujet qui devrait intéresser beaucoup de gens : qu'en est-il de la philosophie en dehors de l'Europe ? La Chine, le Japon, le monde musulman, l'Inde, le bouddhisme ? les approches extra-européennes n'ont-elles pas des "solutions" tout autres, et quels autres problèmes posent-elles ?
Merci.
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des livres à découvrir |
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Jacques Rancière

La haine de la démocratie
La Fabrique - 24 septembre 2005
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Hier encore, le discours officiel opposait les vertus de la démocratie à l'horreur totalitaire, tandis que les révolutionnaires récusaient ses apparences au nom d'une démocratie réelle à venir. Ces temps sont révolus. Alors même que certains gouvernements s'emploient à exporter la démocratie par la force des armes, notre intelligentsia n'en finit pas de déceler, dans tous les aspects de la vie publique et privée, les symptômes funestes de l'«individualisme démocratique» et les ravages de l'«égalitarisme» détruisant les valeurs collectives, forgeant un nouveau totalitarisme et conduisant l'humanité au suicide.
Pour comprendre cette mutation idéologique, il ne suffit pas de l'inscrire dans le présent du gouvernement mondial de la richesse. Il faut remonter au scandale premier que représente le «gouvernement du peuple» et saisir les liens complexes entre démocratie, politique, république et représentation. À ce prix, il est possible de retrouver, derrière les tièdes amours d'hier et les déchaînements haineux d'aujourd'hui,la puissance subversive toujours neuve et toujours menacée de l'idée démocratique.
- 4ème de couverture -
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Jacques Rancière

Le spectateur émancipé
La Fabrique - nov. 2008
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Le spectateur émancipé
Jacques Rancière
« Celui qui voit ne sait pas voir » : telle est la présupposition qui traverse notre histoire, de la caverne platonicienne à la dénonciation de la société du spectacle. Elle est commune au philosophe qui veut que chacun se tienne à sa place et aux révolutionnaires qui veulent arracher les dominés aux illusions qui les y maintiennent. Pour guérir l’aveuglement de celui qui voit, deux grandes stratégies tiennent encore le haut du pavé. L’une veut montrer aux aveugles ce qu’ils ne voient pas : cela va de la pédagogie explicatrice des cartels de musées aux installations spectaculaires destinés à faire découvrir aux étourdis qu’ils sont envahis par les images du pouvoir médiatique et de la société de consommation. L’autre veut couper à sa racine le mal de la vision en transformant le spectacle en performance et le spectateur en homme agissant. Les textes réunis dans ce recueil opposent à ces deux stratégies une hypothèse aussi simple que dérangeante : que le fait de voir ne comporte aucune infirmité ; que la transformation en spectateurs de ceux qui étaient voués aux contraintes et aux hiérarchies de l’action a pu contribuer au bouleversement des positions sociales ; et que la grande dénonciation de l’homme aliéné par l’excès des images a d’abord été la réponse de l’ordre dominant à ce désordre. L’émancipation du spectateur, c’est alors l’affirmation de sa capacité de voir ce qu’il voit et de savoir quoi en penser et quoi en faire. Les interventions réunies dans ce recueil examinent, à la lumière de cette hypothèse, quelques formes et problématiques significatives de l’art contemporain et s’efforcent de répondre à quelques questions : qu’entendre exactement par art politique ou politique de l’art ? Où en sommes-nous avec la tradition de l’art critique ou avec le désir de mettre l’art dans la vie ? Comment la critique militante de la consommation des marchandises et des images est-elle devenue l’affirmation mélancolique de leur toute-puissance ou la dénonciation réactionnaire de l’ « homme démocratique » ?
-4e de couverture -
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Jacques Rancière

La mésentente : politique et philosophie
Galilée - 1995
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La philosophie politique commence avec la récusation platonicienne de l'apparence, du mécompte et du litige propres à la démocratie, qui identifie la collection des incomptés au tout de la communauté, et la requête d'une politique "en vérité". On s'interrogera sur les transformations du régime de cette vérité.
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