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par Raphaël Enthoven du lundi au vendredi de 10h à 11h |
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émission du jeudi 7 mai 2009
Réinventer la démocratie 4/5: La démocratie participative
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Loïc Blondiaux © RF / Igor Krtolica
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"Les démocraties contemporaines cherchent un nouvel esprit, de nouveaux fondements. Les formes classiques de la représentation politique survivent, mais leur légitimité s'amenuise et leur efficacité décline. Le pouvoir des institutions représentatives est partout rogné, leur autorité chahutée et leur capacité à imposer des solutions par le haut fortement érodée. [...] Cet affaiblissement des structures traditionnelles de la démocratie représentative n'annonce nullement la mort de la démocratie elle-même. Sur les scènes du conflit politique ordinaire, la capacité de simples citoyens à se mobiliser, à résister, à interpeler les autorités en dehors des circuits et des organisations politiques traditionnelles n'a sans doute jamais été aussi forte." Loïc Blondiaux, Le nouvel esprit de la démocratie.
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| En partenariat avec |
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Loïc Blondiaux.
Professeur des Universités à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille et chercheur au CERAPS (CNRS/Université de Lille II). Il est l'auteur de nombreux articles et ouvrages dont La fabrique de l'opinion (Seuil, 1998) et Le débat public : une expérience française de démocratie participative (La Découverte, 2007, en co-direction). Il a publié l'année dernière Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative (Seuil, 2008). |
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BO du film Mary Poppins.
Les Soeurs suffragettes.
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Kochise.
Démocratie.
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Balanescu Quartet.
Democracy.
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Jacques Dutronc.
Je voudrais m'acheter une démocratie.
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Commentaires |
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08/05/2009 16:06
Sylvain Métafiot
(Lyon / France)

Je voudrais tout d'abord remercier Raphaël Enthoven pour la qualité qu'il insuffle à cette si enrichissante émission.
Des réflexions aussi lucides et posées sont rares de nos jours.
A ce propos, qualifié Thierry Meyssan de poivrot est bien faible par rapport à la dégénérescence mentale dont il est porteur.
Se rendre compte qu'il existe encore des gens (Judith,JAYON Benoit, Françoise Gossart pour ne pas les nommer) pour s'offusquer de cette simple comparaison, légitimer le discours paranoïaque de Meyssan et faire preuve d'un anti-sionisme ignoble (le faux nez de l'antisémitisme actuel), est d'une tristesse sans nom.
Que les adeptes du révisionnisme des temps modernes jettent un coup d'oeil sur cet article : http://www.mapausecafe.net/archive/2008/09/11/les-paranos-de
En ce qui concerne le politiquement correct et la soi-disante pensée unique méditez là-dessus : http://www.mapausecafe.net/archive/2008/12/30/le-politiqueme
Internet n'a pas crée le fascisme, le révisionnisme ou les théories du complot mais contribue, sans aucun doute, à propager ces fléaux.
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 07/05/2009 19:46
coeurjoly
(14640)

La démocratie participative dt j'avais vaguement entendu parler me paraît être une avancée conceptuelle vers le partage des pouvoirs; ce qui va en sens contraire des dictatures de toutes sortes dt certaines prennent le nom de démocratie. D'ailleurs en France n'élisons-nous pas un dictateur pour une durée déterminée (en ce sens la réduction du mandat présidentiel fut une avancée).
Mais il me faut admettre que l'idée qu'on demande à moi mon opinion qui certes suis un honnête citoyen possédant le droit de vote et qui essaie de penser par lui-même ms retiré de la vie sociale, me fait doucement rigoler.
Car enfin quoi l'opinion c'est la folie. C'est-à-dire le langage des sentiments au profit de celui de la raison (je suis conscient de ne rien apprendre à vos auditeurs s'ils peuvent me lire, ma prétention s'arrêtant à leur offrir un ordre inédit...).
C'est pourquoi l'idée de démocratie participative me paraît liée intimement à un enseignement plus précoce de la philosophie de tous les citoyens et à leur participation active ds la vie associative; sans quoi elle restera éternellement au rang de la politique-fiction.
Merci cher Raphaël de prendre sur votre tps précieux celui de me lire. Merci de la même façon aux auditeurs internautes!
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des livres à découvrir |
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Loïc Blondiaux

Le nouvel esprit de la démocratie : actualité de la démocratie participative
Seuil - 6 mars 2008
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Une nouvelle demande de participation se fait jour dans les démocraties. Sous des formes variées (blogs, forums, journalisme participatif, conférences de consensus, concertations...), elle exprime une insatisfaction à l'égard de la démocratie représentative comme de ses médiations tradiditonnelles. Comment donner corps à ce "nouvel esprit de la démocratie" sans succomber aux faux-semblants d'une rhétorique de la proximité? Comment faire vivre cet impératif de participation des citoyens sans sortir du cadre de la démocratie représentative? Comment penser les dispositifs susceptibles de réaliser ce nouvel idéal? C'est à ces questions cruciales que répond le livre de Loïc Blondiaux.
- Présentation de l'éditeur -
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Loïc Blondiaux

La fabrique de l'opinion : une histoire sociale des sondages
Le Seuil - 11mars 1998
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En reconstituant les débats passionnés qui ont jalonné la naissance des enquêtes d'opinion, le récit de l'avènement de cet instrument, la spécificité du rapport que la France entretient avec les sondages, l'auteur nous invite à réfléchir aux implications politiques de cette invention.
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Marc Crépon, Bernard Stiegler

De la démocratie participative : fondements et limites
Mille et une nuits - Collection : Essai - 2007
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Que renferme l'expression «démocratie participative» ? N'est-elle pas un pléonasme - toute démocratie n'appelle-t-elle pas une participation de tous ?La démocratie participative peut-elle encore, en ce cas, être légitimement opposée, et comme «démocratie directe», à la démocratie représentative ? Ne traduit-elle pas plutôt une forme de populisme ? Quelle consistance donner à ce qui pourrait constituer une très belle proposition politique - remettre la participation au coeur d'un nouveau projet politique ? Et face à quelle menace contre la démocratie ? Et que dire, et de cette menace, et de l'actuelle mise en oeuvre d'une «démocratie participative» dans la campagne électorale ? Celle-ci peut-elle remédier à la crise de défiance des citoyens ? La participation est-elle réductible à une prise de parole puis à un bulletin dans une urne ? En quoi les technologies dites collaboratives peuvent-elles contribuer à la mise en oeuvre d'une nouvelle sorte de démocratie, et en quoi ne peuvent-elles pas y suffire ? La participation ne concerne-t-elle pas l'organisation de toute l'économie politique industrielle telle qu'elle se met en place en ce début de XXIe siècle ? Chacun ne sent-il pas que, faute d'une nouvelle participation des hommes à la construction de leur avenir dans toutes ses dimensions, et comme nouvelle forme de civilisation, le monde court à sa perte ?
-4ème de couverture-
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Bernard Manin

Principes du gouvernement représentatif
Flammarion - 17 septembre 2008
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Des démocrates athéniens à Montesquieu, d'Aristote à Rousseau, personne ne songeait à faire de l'élection l'instrument démocratique par excellence ; démocratie n'équivalait pas à gouvernement représentatif, c'est le tirage au sort qui paraissait le mieux apte à respecter l'égalité stricte des candidats.
Que s'est-il passé au tournant du XVIIIe siècle, en Europe et aux États-Unis, pour que se renverse cette conception multiséculaire et pour qu'advienne l'idée qu'une démocratie est, par essence, un gouvernement représentatif ? Le changement tient-il à la réalité des choses ou au regard que nous portons sur elles ?
Ce livre présente une théorie du gouvernement représentatif, en s'attachant aussi bien à la tradition européenne qu'aux débats américains. Bernard Martin montre que le système représentatif n'a pas pour seule fonction de permettre au peuple de se gouverner lui-même. Le gouvernement représentatif mêle en fait des traits démocratiques et aristocratiques.
L'élu n'est jamais le double ni le porte-parole de l'électeur, mais il gouverne en anticipant le jour où le public rendra son jugement.
- 4ème de couverture -
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