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par Raphaël Enthoven du lundi au vendredi de 10h à 11h |
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émission du vendredi 18 septembre 2009
Le libéralisme 5/5: Libéralisme contre capitalisme ? (De la fête de l'Humanité.)
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Les salariés sont les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste : ce sont des chômeurs en puissance.
Dialogue du film Un idiot à Paris , de Michel Audiard.
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| En partenariat avec |
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Alain Laurent.
Philosophe et essayiste, Alain Laurent est l'auteur des Grands courants du libéralisme (A. Colin, 1998) et de La Philosophie libérale (Les Belles Lettres, 2002, ouvrage couronné par l'Académie française). Il dirige la collection « Bibliothèque classique de la liberté » aux Editions Les Belles Lettres. Il prépare par ailleurs, (en collaboration avec Mathieu Laine) un Dictionnaire du Libéralisme, qui devrait paraître chez Larousse début 2010, ainsi qu’une Anthologie de la pensée libérale (en collaboration avec Vincent Valentin), prévue en 2011 chez Bouquins Laffont. |
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Valérie Charolles.
Elle est l'auteur de Le Libéralisme contre le capitalisme (Fayard, 2006). |
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Le journal des nouveaux chemins
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Alexandre Lacroix à propos de son livre Quand j'étais nietzschéen. |
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Commentaires |
Faites-nous part de vos commentaires et de vos suggestions sur chaque sujet.
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20/09/2009 15:44
Michel Magnard
( Chauny ( Aisne ))

D'après le dernier propos d'Alain Laurent, propos qui méritait la possibilité d'une plus ample explication, il semble bien que la distinction qu'établissaient Ricardo et Marx entre > et > n'a plus autant lieu d'être; puisque cette dernière,c'est à dire, en reprenant les termes employés, le désir subjectif d'un bien sur un marché donné, est la seule valeur sans laquelle tout marché devient impossible et sans laquelle par voie de conséquence les autres valeurs conditionnant la réalisation et l'offre d'un bien plus ou moins désirable ( le capital, le travail, l'innovation scientifique et technique déterminant de plus en plus les deux précédentes ) ne pourraient jouer aucun rôle .
Comment admettre ce point de vue sans relancer tout un nouveau débat sur le devenir du libéralisme et du capitalisme ?
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 19/09/2009 10:18
WAISBORD
(Cherbourg)

Bonjour,
je m'étonne de la présence des NCC à la fête de l'Humanité, triste émanation d'un parti qui crache depuis sa création à la figure de la pensée, qui a activement participé à son éradication en Union Soviétique, et qui fait depuis toujours silence sur les crimes du communisme .
PW
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 18/09/2009 19:28
Frances CLAVIER
(LYON (France))

Je regrette, encore une fois, que dans les émissions traitant du libéralisme le nom de John Locke ne soit jamais mentionné.
A quand une émission dédiée à ce brillant penseur. Il est tout de même présenté comme étant le père du libéralisme politique.
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 18/09/2009 18:02
Pollux

Cher Monsieur Enthoven
Grace à votre invitée, Mlle Valérie Charolles, votre émission d’aujourd’hui est meilleure que celle de mercredi dernier. Mais le bloc de marbre que vous lui avez infligée, M. Alain Laurent, c’est montré véritablement stérile. Rien de plus stérile que des philosophes parlant de l’homme et de sa société… avec en référence des auteurs « périmés » qu’il faudrait relire avec des clefs de lecture d’anthropologie moderne.
Déjà il faudrait partir de la base : qu’est ce que l’Homme et qu’est ce que sa société ?
Mais, la réponse n’est pas chez Adam Smith ou Rousseau. Il faut la chercher chez Lévi-Strauss, René Girard, Pierre Legendre. Pour le plaisir des oreilles : « La fabrique de l’homme occidental », une série de quatre émissions de radio, que l’on peut écouter ici :
http://avantderniereschoses.blogspot.com/2008/03/la-fabrique
Ensuite pourquoi nos sociétés modernes sont elles instables ? Et comment remédier à cela ?
A ce sujet, vous avez très justement introduit la notion de désir mimétique pour un simple consommateur de livre. Encore un petit effort pour introduire cette notion dans les marchés financiers pour voir la dimension du problème qui nous touche aujourd’hui. Nos financiers ne seraient ils pas en « crise mimétique » permanente ?
J’aimerais véritablement que ces questions puissent être abordées dans une de vos émissions… avec René Girard, Jean-Pierre Dupuy, André Orléan et Paul Jorion ? Dans une semaine consacrée à l’anthropologie ? C’est possible ? :)
Dans tous les cas, merci à vous et à votre équipe pour vos émissions qui me sont devenues indispensable.
Bien amicalement.
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 18/09/2009 14:19
Josiane Blanc

La semaine a été d'une grande qualité.
L'émission d'aujourd'hui m'a rappelé une émission de Jacques Munier dont je n'ai pas gardé la date. Il y parlait d'un cours de Gilles Deleuze sur la Nomadologie (22/4/2002). Il évoquait la géologie du multiple, 'l'Appel du dehors", une "aspiration au mouvement contre les bureaucrates de la Raison pure" et comparait les caractéristiques entre :
- le peuple nomade armé de machines de guerre, avec armes et bijoux, espaces lisses du nomade et action libre de la machine de guerre, d'un côté,
- la société dotée d'un appareil d'Etat avec outils et signes, espaces striés de l'agriculture et les formes d'activité imposées par l'appareil d'Etat : le travail, de l'autre côté.
Un résumé intéressant de ce que nous avons entendu ce matin et qui explique certains propos.
Si dans les autres émissions il apparaissait, sous tendu, des propos de vos invités, un "manque d'idéal directif", l'émission d'aujourd'hui montre que les nomades et sédentaires évoqués n'ont pas le même idéal directif. La concordance ou cohérence n'est pas pour demain.
Tant que l'idéal recherché ne sera pas construit par des pratiques, des comportements, nous aurons toujours cette dichotomie.
Merci.
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 18/09/2009 13:57
Jan Laarman
(Lille)

Merci beaucoup pour le débat de qualité retransmis aujourd'hui ! Valérie Charolles n'était peut-être pas de poids face à Alain Laurent, mais le ton était agréable et les positions bien balancées.
Bravo.
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 18/09/2009 12:05
garou

Bravo Adèle Van Reeth pour l'entretien avec Alexandre Lacroix, particulièrement bien mené.
J'ai été un peu déçu par l'émission d'aujourd'hui, mais les autres de la semaine étaient très bien, surtout celle sur le néo libéralisme.
merci à toute l'équipe.
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 18/09/2009 12:00
CASTAIN
(Dunkerque)

A Raphaël Enthoven,
Commentaire : Simplement : Félicitations. Aujourd'hui pour avoir invité Alain LAURENT. Généralement et même sur France-Culture on a peu l'occasion d'entendre les esprits clairs et indépendants non formatés à la bien-pensance de gauche parisienne. Non que je n'aime pas la gauche. Mais je n'aime pas le conformisme quel qu'il soit !
Encore tous mes encouragements pour votre promotion de la pensée surtout lorsqu'elle est ouverte à toute pensée intelligente !
Philippe Castain
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 18/09/2009 11:03
Cursoux
(Chambéry)

Bonjour,
Votre série d’émissions est remarquable. Juste une réflexion d’un béotien :
Dans le Robert, pour Capital on lit : « Toute richesse qui ne sert pas à la consommation immédiate mais qui est destinée à la production d’un revenu ou de nouveaux biens ». C’est comme dans l’agriculture, il ne faut pas consommer tout ce qui est récolté pour avoir des semences à planter, et de nouvelles récoltes ! Celui qui trouvera une autre façon de produire, soit des produits agricoles, soit des biens et des services... qu’il se montre !
C’est dire que le capitalisme est la seule façon de produire des biens et des services, et que le cadre social dans lequel il s’exerce ne relève pas de lui, mais du politique qui doit créer les conditions pour que les fruits du système profitent à tous.
Bien à vous.
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 18/09/2009 10:46
Michael Baranes
(Auch, 32)

Vous semblez chercher à quel moment le capitalisme s'est éloigné de l'idéal libéral. Le postulat qui peut justifier de l'équilibre social découlant de la loi de l'offre et de la demande selon Smith est "l'atomisation" de ces deux composante, c'est à dire un grand nombre d'offreurs, face à un grand nombre de demandeurs. On comprend aisément qu'un État tout puissant qui serait le seul acheteur influerait trop sur l'équilibre fragile de l'O et D et déciderait au final du prix, mais il en est de même d'un trop petit groupe d'entreprises. La tendance intrinsèque à la logique économique des entreprises à vouloir grossir est donc le ver dans la pomme. C'est la situation actuelle dans laquelle même les États sont trop nombreux pour s'opposer à une poignée de multinationale (encore moins nombreuse qu'il n'y parait quand on s'intéresse aux participations croisées, aux individus présents dans de multiple conseils d'administration ou aux actionnaires) qui "flingue" les bases mêmes de la théorie libérale.
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des livres à découvrir |
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Alexandre Lacroix

Quand j'étais nietzschéen
Flammarion - Août 2009
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" A seize ans, j'ai découvert les livres de Nietzsche. J'ai lu La Généalogie de la morale au moment de mon anniversaire. Ces lectures m'ont plongé dans une douce, amère et terrible folie. Leur effet a duré un peu plus d'un an. Pendant quatorze mois, j'ai vu le monde, j'ai parlé, j'ai agi, j'ai respiré même à travers Nietzsche. Rien d'autre n'existait, j'étais habité par sa pensée, possédé par elle. Le livre que vous tenez entre les mains est une reconstitution, aussi fidèle que la mémoire le permet, de cette possession. "
Rédacteur en chef de Philosophie Magazine, Alexandre Lacroix signe ici un singulier roman d'apprentissage, où il montre comment la philosophie peut faire irruption dans la vie d'un jeune homme rangé et la plonger dans le chaos... Après De la supériorité des femmes qui retraçait une rupture amoureuse à l'âge adulte, ce livre est le deuxième volet d'une trilogie autobiographique dans laquelle l'auteur ausculte ses passions.
-4e de couverture-
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Valérie Charolles

Le libéralisme contre le capitalisme
Fayard - 2006
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Ce livre dénonce la confusion entretenue dans le débat public entre les termes de « libéralisme » et de « capitalisme » et montre en quoi ces deux systèmes s'opposent radicalement. Si nous ne voyons pas clairement cette différence, c'est que nous vivons l'économie sur le mode de l'idéologie, comme un ensemble de dogmes face auxquels nous serions impuissants. Or il est possible de définir autrement l'entreprise et la place que le travail y occupe ; les politiques publiques peuvent être orientées différemment et promouvoir de nouvelles règles ; la croissance du PIB n'est pas la seule échelle pertinente pour mesurer le succès en économie.
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Alain Laurent

Le libéralisme américain : Histoire d'un détournement
Belles lettres - Mars 2006
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Aux Etats-Unis, le " liberalism " est tout le contraire de ce que communément l'on croit de ce côté-ci de l'Atlantique. Non pas le si décrié " ultra-libéralisme ", mais une transposition et une adaptation locale parfois passablement gauchisée de la social-démocratie à l'européenne - en contradiction flagrante avec l'identité historique de la tradition libérale. Comment, pourquoi et avec quelles conséquences ce détournement de sens a-t-il pu se produire et s'institutionnaliser alors qu'en Europe continentale était conservée l'acception classique du libéralisme : c'est ce que révèle cet ouvrage nourri des textes de référence faisant intellectuellement autorité. Il y est par suite et en parallèle retracé l'histoire si méconnue du combat idéologique et politique engagé contre les " liberals " par les disciples américains du libéralisme classique européen improprement appelés " néolibéraux ", contraints de s'identifier sous de nouveaux labels tels que " conservatives " ou " libertarians ".
Comme au prix de dommageables confusions se multiplient maintenant les tentatives d'acclimater insidieusement en Europe cette contrefaçon américaine du libéralisme (un biais pour discréditer la libéralisation libérale...), l'enjeu de cette plongée clans l'histoire transatlantique récente des idées va bien au-delà de simples problèmes d'ordre lexical...
-4e de couverture-
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