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par Raphaël Enthoven du lundi au vendredi de 10h à 11h |
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émission du jeudi 5 novembre 2009
L'absurde 4/5: Eugène Ionesco (Rediffusion)
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Le Pompier - Eh bien, voilà. (Il toussotte encore, puis commence d'une voix que l'émotion fait trembler.) "Le Chien et le boeuf", fable expérimentale : une fois, un autre boeuf demandait à un autre chien : pourquoi n'as-tu pas avalé ta trompe? Pardon, répondit le chien, c'est parce que j'avais cru que j'étais éléphant.
Mme Martin - Quelle est la morale?
Le Pompier - C'est à vous de la trouver.
M. Smith - Il a raison.
Ionesco, La Cantatrice chauve, scène VIII.
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| En partenariat avec |
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Marie-Claude Hubert.
Professeur de littérature française à l'université de Provence, spécialiste du théâtre du XXe siècle et particulièrement du théâtre des années 50 (Beckett, Ionesco, Adamov, Genet). Elle a notamment publié Langage et corps fantasmé dans le théâtre des années 50, Beckett, Ionesco, Adamov (Corti, 1987) et Ionesco dans lequel sont insérés des entretiens avec l'auteur pendant les 10 dernières années de sa vie. Elle a également publié de nombreux ouvrages sur le théâtre, dont Les grandes théories du théâtre (Armand Colin, 1998, rééd. 2005). |
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Tom Waits.
Dragging a dead priest (BO du film Night on earth de Jim Jarmusch).
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Jacques Brel.
Les Bourgeois.
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Boby Lapointe.
L'hélicon.
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The Monty Pythons.
He is not dead yet.
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Jacques Higelin.
Tête en l'air.
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Le journal des nouveaux chemins
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Frédéric Gros à propos de son livre Marcher, une philosophie (Ed. Carnets Nord). |
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Commentaires |
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05/11/2009 14:10
Pierre Karinthy
(France)

Bonjour, J'ai été très intéressé par vos émissions sur "l'absurde". J'ai un commentaire à propos de Ionesco. Il était d'origine roumaine et bien sûr il a connu Frigyes Karinthy (1987, Budapest-1938, Budapest), écrivain, humoriste, philosophe, maître de l'absurde (Frigyes Karinthy était mon oncle, frère aîné de mon père). Ionesco s'en est évidemment inspiré très étroitement au point que sa "Leçon" semble directement démarquée de la nouvelle dialoguée de Frigyes Karinthy intutulée "La leçon de chant", écrite en 1921 (un professeur de chant torture un élève, puis le tue et ensuite appelle l'élève suivant...) Vous pouvez trouver une traduction de cette nouvelle dans le recueil "Je dénonce l'humanité" éditée chez Viviane Hamy en 1996 (pp. 103-108, traduction Judith et Pierre Karinthy).
Merci pour votre attention,
Pierre Karinthy.
PS. : Frigyes Karinthy était un extraordinaire visionnaire et penseur humaniste que je me suis permis de rapprocher de Montaigne dans un site Internet que vous pouvez consulter :
http://perso.numericable.fr/pierre.karinthi/.
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 05/11/2009 12:03
nicolas
(caen)

Bonjour,
Deux ou trois choses, en passant, dont je voulais vous faire part.
En préambule : je voulais vous dire combien je désespère du changement d'horaire de votre émission, que je n'ai désormais plus le plaisir de suivre aussi souvent.
J’ai pu suivre votre émission aujourd'hui et sort une fois de plus éclairé et ravi par cette écoute. Évidement le thème et l'auteur ont une bonne part dans le sentiment d'avoir avancé, de mettre enrichi.
Je suis comme toujours enthousiasmé par votre façon de faire de la radiophonie : le rythme , le choix des textes lus, les extraits musicaux... le ton tout à la fois mesuré et passionné de Raphaël Enthoven , la clarté du propos, des formulations et reformulations ...
Trêves d'éloges...
En écoutant, il met venu un étonnement : peut-on rire en philosophant ? comment se fait il que l'on doive vraisemblablement recourir au sérieux pour éclairer un propos volontairement absurde? Pourquoi ne sent-on pas de gaieté, après les lectures et extraits, dans le ton des deux intervenants? N’y a t il pas un lâcher prise, un espace-temps dans lequel il faille se glisser pour vivre le rire par exemple, ne pourrait on vivre ce présent et le faire durer, il est des arts du corps notamment qui ne s’analyse pas ou si peu il faut les vivre pour en saisir la « vivance » (excusez le barbarisme) ? Est-il possible de jouer cette alternance de la mise à distance et l’abandon à des pratiques comme l’absurde (autrement que par les œuvres choisies qui finalement ne peuvent être que désigner comme superbe puis immédiatement analysées)
J’espère que vous aurez la gentillesse de me dire si je m’égare .
Nicolas
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 05/11/2009 11:01
Claude

La promenade quotidienne en compagnie de Frédéric Gros est un vrai plaisir. Juste ce qu'il faut pour donner envie de revenir le lendemain.
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 05/11/2009 10:51
DISS-GUILLEMET Christine
(Paris 75005)

Ce jeudi 5 novembre, 10 h 35 :
Ai-je bien entendu ?
A propos d'un texte (cité dans le livre de Clément Rosset, Principes de sagesse et de folie) de Freud à propos de son choc du réel devant la force du Panthéon.
Est-ce bien un texte de Freud ?
On dirait du Carl-Gustav Jung ! C-G J, si peu connu en France, hélas.
Connaissant bien l'histoire de leurs cheminements respectifs, j'ai eu moi aussi ce matin un choc (face à cette réalité ?).
Aussi fort qu'agréablement surprenant.
Mais il faut d'abord que je vérifie le " présupposé ": texte de Freud ou pas ?
J'écouterai l'émission dès qu'elle sera terminée et disponible dans le site france Culture.
Etonnant.
Clément Rosset : merci pour cette belle découverte; je vais le lire.
Et me racheter " mes Montaigne " que je viens de
donner !
Cela m'a coûté : je vais combler sans délai le vide de cette séparation.
Je poursuis mon écoute.
Radio F.C. = toujours aussi passionnante : merci.
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des livres à découvrir |
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Marie-Claude Hubert

Langage et corps fantasmé dans le théâtre des années cinquante : Ionesco, Beckett, Adamov : suivi d'entretiens avec E. Ionesco et J.-L. Barrault
José Corti - 1987
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Une analyse des œuvres de ces trois auteurs, fondateurs de la dramaturgie contemporaine.
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Eugène Ionesco

La leçon
Gallimard, Paris - 1994
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Ce texte, l'un des plus joués d'Ionesco, est à la fois une satire de l'enseignement, un jeu sur le langage des sciences humaines et de la linguistique,et un drame du désir et de la mort.
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Eugène Ionesco

Le roi se meurt
Gallimard - 2001
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Dernière pièce du cycle de Bérenger qui montre l'homme face à la paralysante de sa propre mort. L'hésitation entre comique et et tragique, chère à Ionesco, confère à la pièce un lyrisme bouleversant.
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Eugène Ionesco

Les Chaises
Gallimard, Paris - 1996
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Le sujet de la pièce est, nous dit l'auteur, le "vide ontologique", mais c'est aussi un drame personnel, le miroir d'une conscience.
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Eugène Ionesco

La cantatrice chauve
Gallimard - 1998
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Un record dans l'histoire du théâtre : la pièce, créée en 1950 et reprise en 1957 au théâtre de la Huchette, est jouée depuis, sans interruption, sur la petite scène parisienne. La Cantatrice s'est imposée comme le modèle du renouveau dramatique hérité de l'après-guerre. Dans un monde meurtri par les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, la foi dans l'homme a faibli : l'art se doit d'en témoigner. Grave, l'œuvre de lonesco fait aussi beaucoup rire : un drôle de drame !
-4ème de couverture-
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Frédéric Gros

Marcher, une philosophie
Carnets Nord - 2009
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La marche à pied connaît de plus en plus d'adeptes qui en recueillent les bienfaits : apaisement, communion avec la nature, plénitude... Nous sommes très nombreux à bénéficier de ces dons. Marcher ne nécessite ni apprentissage, ni technique, ni matériel, ni argent. Il y faut juste un corps, de l'espace et du temps.
Mais la marche est aussi un acte philosophique et une expérience spirituelle. Allant du vagabondage au pèlerinage, de l'errance au parcours initiatique, de la nature à la civilisation, l'auteur puise dans la littérature, l'histoire et la philosophie : Rimbaud et la tentation de la fuite, Gandhi et la politique de résistance, sans oublier Kant et ses marches quotidiennes à Königsberg.
Et si l'on ne pensait bien qu'avec les pieds ? Que veut dire Nietzsche lorsqu'il écrit que « les orteils se dressent pour écouter » ? C'est ce que l'on cherche ici à comprendre. A la fois traité philosophique et définition d'un art de marcher, ce livre en réjouira beaucoup, qui ne se savaient pas penseurs en semelles.
- 4e de couverture -
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des films, DVD et vidéos |
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Eugène Ionesco

Ionesco - coffret 3 DVD
Arte - novembre 2009
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La Cantatrice chauve, mise en scène de Jean-Luc Lagarce avec Olivier Achard, Emmanuelle Brunschwig, Jean-Louis Grinfeld, Mireille Herbstmeyer, Christophe Garcia, Elizabeth Mazev.
Première pièce de théâtre écrite par Eugène Ionesco, pièce absurde par excellence, La Cantatrice Chauve est l’une des œuvres théâtrales les plus jouées en France.
Pour cette "Cantatrice chauve", Jean-Luc Lagarce a poussé Ionesco à l'extrême du non-sens. Il a créé un décor dans le plus pur goût bonbon anglais, avec des couleurs acidulées décoiffantes et une pelouse vert fluo, y a mêlé l'esthétique hyperréaliste des feuilletons américains et a entraîné ses personnages dans un tourbillon fou, absurde, grotesque en diable.
Rhinocéros, mise en scène de Emmanuel Demarcy-Mota avec Hugues Quester, Serge Maggiani, Valérie Dashwood, Charles-Roger Bour, Pascal Vuillemot, Cyril Anrep, Joris Casanova...
Cette pièce en 4 tableaux dépeint une épidémie imaginaire de « rhinocérite », métaphore de la montée des totalitarismes à l’aube de la Seconde Guerre mondiale.
Une petite ville tranquille soudain bouleversée par la métamorphose de ses habitants en rhinocéros. Seul Béranger, un marginal qui refuse toues les formes de conformisme, n'est pas atteint. Au dénouement, il s'interroge sur sa situation : ne serait-il pas plus simple de faire comme tout le monde ?
Le Roi se meurt, mise en scène de Georges Werler avec Michel Bouquet, Juliette Carré, Valérie Karsenti, Nathalie Niel, Jacques Zabor, Jacques Echantillon.
Le Roi se meurt raconte la lente dégradation du roi Bérenger 1er et son chemin vers la mort, allusion voilée au déclin de la puissance coloniale française.
Michel Bouquet donne à ce vieux roi des accents à la fois innocents et transcendants, dans une interprétation magistrale qui lui a valu un Molière en 2005.
-présentation du site-
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les rendez-vous |
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Ile de France - Expositions / Visites

Ionesco
du mardi 6 octobre 2009 au dimanche 3 janvier 2010
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L'exposition consacrée à l'œuvre d'Eugène Ionesco marque à la fois le centenaire de sa naissance et le don de ses archives par sa fille à la BnF.
Fondateur de ce que l'on a appelé le « théâtre de l'absurde » né sur les petites scènes de la Rive Gauche du Paris des années cinquante, Ionesco s'est rapidement imposé dès les années soixante comme un des grands rénovateurs du langage théâtral. Il reste l'un des auteurs les plus joués dans le monde. En sept thèmes - ou obsessions - l'exposition invite à l'exploration d'une œuvre protéiforme, puisée dans la matière des rêves. De La Cantatrice chauve à Voyage chez les morts, le théâtre de Ionesco n'a cessé de questionner la condition humaine.
- présentation extraite du site - Infos pratiques : A la BNF - Site François-Mitterrand / Galerie François 1er,
75013 Paris.
Ouvert du mardi-samedi de 10h à 19h, le dimanche de 13 à 19h.
tarif plein : 7.00 euros
tarif réduit : 5.00 euros
Visites guidées
• Individuelles : Visites guidées jeudi à 15h, samedi à 15h et dimanche à 13h30 - 3 € (+ prix du titre d'accès) Renseignement et inscription : 01 53 79 49 49
• Pour les groupes : Tarifs, renseignements et réservation obligatoire 01 53 79 49 49 |
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