Radio France Rechercher Ok Contact Aide
SVI RF : 3230
ACCUEIL
en direct
programmes
l'information
les fictions
UNIVERS
émissions
dossiers
multimédia
actualité culturelle
agenda
médiathèque

WEBRADIO

Connaissance
podcast
communication
blogs
forums
écouter F.Culture
sur votre portable
aide & FAQ
fréquences
nous écrire

> Univers
IDEES


Les nouveaux chemins de la connaissance
par Raphaël Enthoven
du lundi au vendredi de 10h à 11h
Nouveaux chemins de la connaissance (les)

@ contact présentation la dernière à venir archives


Ecoutez

Podcast



émission du mardi 9 février 2010
L'esprit du scepticisme 2/5 Le scepticisme de Montaigne


François Gantheret
François Gantheret
 © RF / C. Lugan
Réalisation: Christine Robert
Lecture des textes: Jean-Louis Jacopin

En partenariat avec

Invités

Frédéric Brahami.  Professeur à l'Université de Franche-Comté - Besançon.


Extraits musicaux

Ella Fitzgerald.  All my life. 



Le journal des nouveaux chemins

François Gantheret, à propos de La nostalgie du présent (L'Olivier)


Commentaires
Faites-nous part de vos commentaires et de vos suggestions sur chaque sujet.

envoyer un commentaire

page 1/1 - 4 commentaires
09/02/2010 11:49   MdND (LYON)

Bonjour,

Excellente émission comme souvent. L'improvisation du pianiste d'ELLA m'en rappelle une autre...

Mais, je voulais vous dire qu'il y avait des coïncidences bien extravagantes dans ce monde !

Le 10 février 2010, je déménage de mon appartement lyonnais.

Le 11 février, mon appartement sera vidé de tout ce qui donnait son apparence matérielle à ma personnalité, qui, elle, est immatérielle. Mon piano, mon palmier et tout le reste ne seront plus là. Or ce jour-là, le 11 février 2010, dans "Les nouveaux chemins de la connaissance", vous allez évoquer la physique quantique, alors que je serai encore, physiquement et mentalement, matériellement et immatériellement, dans mon appartement de Saint-Jean (puisque je signe l'acte de vente chez le notaire le 12 février).

Mais mentalement, et donc immatériellement, en ce 11 février 2010, je serai également déjà ailleurs...

Comme les particules dont vous parlerez, je serai immatériellement dans deux endroits en même temps !

Elle est pas belle la vie !

MdND


09/02/2010 11:45   martin (montpellier)

quand on entend parler de Montaigne ici et lorsqu'on se souvient des lectures "indigestes " du même auteur qui nous avaient étées imposées à l'école, on rêve d'expérientations partenariales école- france -culture qui feraient aimer les auteurs et leurs textes.


09/02/2010 11:27   Frédérique

La Durée et l'Etendue, qu'évoque François Gantheret dans le Journal d'Adèle Van Reeth, avec beaucoup d'à propos, ne se rapprocheraient-elles pas de Durée et Simultanéité, conceptualisées par Bergson, dont Raphaël Enthoven et Frédéric Worms nous ont déjà parlé?
Merci pour cette évocation du présent et du sensible, dans ce qu'il nous échappe. Vaste et passionnant problème, toujours actuel, décidément.


09/02/2010 10:49   Guillaume (Torcy)

En écoutant le passage lu sur le "que sais-je ?" où Montaigne parle du doute dont on ne peut douter, j'ai sursauté : j'ai cru être Descartes lecteur de Montaigne découvrant le cogito.
Le lien a-t-il été fait par quelque historien ?

page 1/1 - 4 commentaires




des livres à découvrir


Frédéric Brahami
Le scepticisme de Montaigne
PUF - 14 Mars 1997

Le scepticisme de Montaigne n'est-il que la redite plus ou moins éclectique des doctrines sceptiques de l'Antiquité ou a-t-il une identité singulière ? Faut-il le concevoir comme l'aboutissement renaissant d'une longue tradition ou comme l'invention d'une forme qui aura une postérité féconde dans la modernité ? L'interrogation sur la spécificité du scepticisme de Montaigne passe par la prise en compte du dialogue paradoxal que l'essayiste entretient avec Raymond Sebond, dont il prétend faire l'«Apologie». Les données du problème sceptique apparaissent alors dans leur radicale nouveauté par le défi que pose aux capacités de l'esprit humain l'idée chrétienne d'un Dieu tout-puissant. Devant Dieu, le scepticisme atteint un degré de radicalité dans la critique des facultés humaines qui le pousse à l'extrême. Or, il semble que c'est précisément ce comble extrême du scepticisme qui rend possible un renversement fécond. Avec Montaigne, le sceptique juge, tranche et prend position. C'est à décrire ce renversement que cet ouvrage s'attache.

-présentation de l'éditeur-


Pierre Magnard
Le vocabulaire de Montaigne
Ellipses - Août 2002

"J'ai un dictionnaire à part moi". On "passe le temps" quand il est mauvais, voire on le "court", on le "retaste", "s'y tient" ou "s'y rassoit" quand il est bon, et selon l'humeur on le "coule", "échappe", "gauchit", "ignore" ou "fuit". Diversité de la palette, richesse de la tablature. Les notations sont parfois de terroir, quand on se fait une "galimafrée" de ces "patissages" ou de ces "farcissures" que sont nos jeux d'écriture, ou que plus modestement on "connille" en son terrier. Tout y passe: "le jargon de nos chasses et celui de nos guerres...généreux terrain à emprunter". Il est alors "assez d'étoffe en notre langage", pour que l'on n'ait à craindre de le voir "succomber à une puissante conception"; si c'était le cas, il n'y faudrait que de la "façon", ce "travail de jardinage" qui sait comment "transplanter" les mots en un nouveau "solage", le travail même des Essais; dont ce vocabulaire voudrait, de semis en repiquages successifs, distinguer les opérations.
-4ème de couverture-


Frédéric Brahami
Le travail du scepticisme : Montaigne, Bayle, Hume
PUF - 2001

Qu'est-ce qui a rendu possible, historiquement et conceptuellement, la constitution d'une «science de l'homme» (où celui-ci n'est plus seulement sujet, mais objet de connaissance) - et par là ce que nous appelons aujourd'hui les sciences humaines ?

Ni la «découverte» de l'altérité humaine (la diversité des cultures non-européennes) n'aurait suffi, ni le modèle de la rationalité expérimentale (apporté par la science classique). Mais il fallait une révolution dans la conception des rapports entre l'humain et l'animalité combinée à une critique radicale de la théologie rationnelle et à la formation du concept de la croyance, l'une et l'autre arrachant la nature humaine à l'ordre cosmologique et faisant de l'homme un animal qui croit. Produire ce nouvel objet de pensée, tel est le travail du scepticisme moderne, absolument irréductible à ses modèles antiques, qui s'étend de Montaigne à Bayle, et trouve son couronnement chez Hume. Il emporte une nouvelle conception du sujet, où la raison et la conscience sont mises à distance d'elles-mêmes, pour être rapportées à la mémoire, à l'opinion et à la sympathie, donc à l'institution sociale.

Telle est la part de l'ombre qu'au revers de l'orthodoxie des Lumières ses représentants les plus critiques ont voulu faire surgir, pour ouvrir à la connaissance.
-4ème de couverture-


Michel de Montaigne
Les Essais
Gallimard - Bibliothèque de La Pléiade - 16 mai 2007

Il fut gentilhomme, propriétaire terrien, voyageur, maire de Bordeaux, courtisan, négociateur au service de ses rois. Il fut aussi un lecteur éclairé, l'auteur d'un livre unique, et pendant plus de vingt ans, sur plus de mille pages, le bâtisseur de sa propre image, celle d'un homme retiré, jouissant d'un exil intérieur propice à l'exercice du jugement. C'est dans l'espace qui s'étend entre ces deux figures, l'homme à cheval et l'homme de papier, qu'il faut appréhender Les Essais. Grand amateur de livres, Montaigne juge sévèrement « l'écrivaillerie » de son temps et combat la culture livresque lorsqu'elle conduit au pédantisme. Familier des interminables périodes de ses confrères en « parlerie », il use d'un langage « coupé », d'un style primesautier – « soldatesque », dit-il. Non content d'inventer une forme, l'essai, il se dote d'une écriture qui est le truchement de son âme et, on le sent bien, l'exact reflet de la vivacité de son esprit. De sorte qu'il ne nous enseigne pas : il nous parle – de lui, de l'humain à travers lui, et donc de nous. D'une voix et sur un ton jusqu'alors inouïs, et peu entendus depuis, il sape en ironiste le conformisme intellectuel et, le premier, revendique pour chacun le droit à l'esprit critique et au libre examen dans tous les domaines (celui de la foi excepté). Montaigne est à l'Humanisme ce que le franc-tireur est aux troupes régulières : on ne le trouve jamais là où on l'attend, et c'est le gage de sa survie. C'est pourquoi, alors que tant d'ouvrages contemporains sont oubliés, Les Essais demeurent un livre vivant.
Ce livre, on le publie ici d'après la seule version imprimée de l'ultime état du texte : l'édition posthume de 1595, aujourd'hui majoritairement considérée comme la plus proche du dessein de l'auteur. Afin d'en faciliter la lecture, les notes sur le vocabulaire et la syntaxe, ainsi que la traduction des citations, figurent au bas des pages. Les sentences peintes sur les poutres de la « librairie » de Montaigne et les notes qu'il a portées dans les marges de ses livres complètent le volume.
- Présentation de l'éditeur -


Thomas Benatouïl (dir.)
Le scepticisme
Flammarion (Collection: Corpus) - 2 septembre 1997

Edition de Thomas Benatouil.


François Gantheret
La nostalgie du présent: psychanalyse et écriture
Ed. de l'Olivier - 14 Janvier 2010

Écrire, analyser : quoi de commun à ces deux activités ? Lorsque c'est le même qui se livre à l'une et à l'autre, quelles ruptures en lui, entre fauteuil et table d'écriture, et quelles continuités ?

Psychanalyste et écrivain, l'auteur explore ici, dans une véritable autobiographie de la création, l'énigme qui leur est commune : comment les mots, qui ne sont que des signes, peuvent-ils mettre en présence de ce qu'ils désignent ?

Écume de la vie des hommes, simulacres du monde, les mots portent en eux, affirme François Gantheret, la nostalgie du présent.
- Présentation de l'éditeur -


Frédéric Brahami, Odile Roynette (dir.)
Fraternité - Regards croisés
Presses Universitaires de Franche-Comté - 2010



Montaigne (adaptation en farnçais moderne par André Lanly)
Les Essais en français moderne
Gallimard, collection Quarto - Avril 2009

Nous devons à André Lanly, éminent philologue et professeur émérite à l'université de Nancy, d'avoir servi l'un des monuments les plus difficiles à déchiffrer de la littérature française en osant lui donner sa forme moderne. C'en est fini des obstacles de l'orthographe, du doute sur le sens des mots, de l'égarement suscité par la ponctuation. Lire ce chef-d'oeuvre devient ici un pur bonheur.

« Ce ne sont pas mes actes que je décris, c'est moi, c'est mon essence. J'estime qu'il faut être prudent pour juger de soi et tout aussi scrupuleux pour en porter un témoignage soit bas, soit haut, indifféremment. S'il me semblait que je suis bon et sage, ou près de cela, je l'entonnerais à tue-tête. Dire moins de soi que la vérité, c'est de la sottise, non de la modestie. Se payer moins qu'on ne vaut, c'est de la faiblesse et de la pusillanimité, selon Aristote. Aucune vertu ne se fait valoir par le faux, et la vérité n'est jamais matière d'erreur. Dire de soi plus que la vérité, ce n'est pas toujours de la présomption, c'est encore souvent de la sottise. Être satisfait de ce que l'on est et s'y complaire outre mesure, tomber de là dans un amour de soi immodéré est, à mon avis, la substance de ce vice [de la présomption]. Le suprême remède pour le guérir, c'est de faire tout le contraire de ce que prescrivent ceux qui, en défendant de parler de soi, défendent par conséquent d'appliquer sa pensée à soi. L'orgueil réside dans la pensée. La langue ne peut y avoir qu'une bien légère part. »
Les Essais, Livre II, chapitre VI
-Présentation de l'éditeur-


des revues


Esprit n° Août-septembre 2009
Août-septembre 2009

Voir le site

"Refaire les Lumières?"


les rendez-vous


Ile de France - Evénements littéraires

Salon du livre de Sciences Humaines

du vendredi 12 février 2010 au dimanche 14 février 2010

Voir le site

Salon du livre de Sciences Humaines à Paris du 12 au 14 février.

Les Rencontres du Livre de sciences humaines deviennent en 2010 "Le Rendez-vous des sciences humaines" qui se tiendra à l’Espace d’animation des Blancs-Manteaux, à Paris. La formule qui a fait le succès des éditions précédentes est maintenue mais s’améliore cette année par l’introduction d’une thématique générale : "L’humanisme, valeur du présent ?". Plusieurs tables rondes et conférences seront consacrées à cette question. Par ailleurs, de nombreux chercheurs et éditeurs chinois seront à l’honneur cette année et participeront aux débats.

Infos pratiques : Espace d’animation des Blancs-Manteaux
48 rue Vieille du Temple
75004 Paris.



découvrez l'univers
Idées

dernières émissions


Racines du ciel (les)

La méditation Vipassana avec Kim Vu Dinh


Du grain à moudre

Tremblement de terre de Lisbonne puis d'Haïti: l'ordre des choses est-il mauvais?


Bien commun (le)

Les droits de l'animal

dossiers récents


Claude Lévi-Strauss



Journée spéciale Roger Pol-Droit



Questions de sens


agenda culturel

> Marx au XXIème siècle : l'esprit et la lettre
Conférences
du 10/10/2009 au 10/04/2010

> Paroles de psychanalystes
Cinéma
du 24/10/2009 au 14/02/2010

médiathèque

> Études d'histoire religieuse ; Nouvelles études d'histoire religieuse
Ernest Renan
Gallimard, « Tel » - 1992

> Paroles en actes
Carlo Severi, Julien Bonhomme (dir.)
L'Herne, coll. Cahiers D'anthropologie Sociale - 2009

> Dignité et diversité des hommes
Gilbert Hottois
Vrin - 2009


Un site du groupe Radio France © RF / Droits de reproduction réservés.