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par Jean-Noël Jeanneney le samedi de 10h à 11h |
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émission du samedi 6 février 2010
Deuils politiques de l’âge romantique à Philippe Séguin
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Avec Emmanuel Fureix,
Ancien élève de l'E.N.S. Ulm, Emmanuel Fureix est maître de conférence en histoire contemporaine. Il enseigne à l'Université Paris XII et à l'I.E.P. de Paris. Sa thèse a obtenu le prix John Jaffé 2004 (Lettres et Sciences humaines) de la Chancellerie des Universités de Paris. Il a notamment publié La France des larmes. Deuils politiques à l’âge romantique (1814-1840), (Champ Vallon, 2009).

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Jacques Brel.
Le Tango funèbre.
1964. |
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François Mitterrand.
Discours aux obsèques de Pierre Bérégovoy.
Archive INA
4 mai 1993. |
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Reportage de Danielle Sportiello.
Obsèques de François Mitterrand.
Archive INA
11 janvier 1996 dans le journal de 19h30 de la 3e chaîne. |
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Interview de Maurice Couve de Murville.
Le départ des compagnons pour Colombey.
Archive INA
Reportage gare de l'Est de Patrick Lecoq, Edouard Laure et Yves Mourousi. 12 novembre 1970. |
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Interview du Colonel Rémy sur le spectacle de sons et lumières.
"Le retour des cendres de Napoléon".
Archive INA
Magazine "Les rendez-vous" de 5h. 3 juillet 1958. |
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Reportage.
Obsèques des victimes de Charonne.
Archive INA
3 février 1962. |
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Extrait.
"Les misérables".
Film de Jean-Paul Le Chanois,1957. Co-scénario de Michel Audiard et René Barjavel. |
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les livres |
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Emmanuel Fureix

La France des larmes : deuils politiques à l'âge romantique (1814-1840)
Champ Vallon - 29 janvier 2009
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Comment lire le politique à travers le culte rendu aux grands morts, héros ou martyrs ? À l'âge romantique, de la Restauration des Bourbons au retour des cendres de Napoléon (1814-1840), au moment où la dignité des morts est réaffirmée, où les larmes sensibles sont valorisées, Paris résonne de ces deuils dynastiques, étatiques, contestataires, voire insurrectionnels qui disent les fractures et les efforts de réconciliation d'une société avec elle-même.
Une génération après la Révolution, en plein apprentissage de la vie parlementaire, les affrontements politiques s'expriment par des panthéons rivaux, des mémoires contradictoires et des rites concurrents. Le deuil des victimes de la Révolution vise à exorciser le régicide dans une improbable expiation nationale. Les funérailles dynastiques des Bourbons (duc de Berry, Louis XVIII) célèbrent le seul sang royal, quand le régime de Louis Philippe «bricole» un deuil national réconciliateur - celui de Napoléon ou des insurgés de 1830 -, au risque de voir se retourner cette mémoire contre lui-même. Dans le même temps, des funérailles d'opposition permettent à des exclus de la politique de pénétrer par effraction dans le cours de l'histoire. Des foules en deuil traversent la capitale et inventent l'«enterrement-manif» autour de la dépouille du général Foy, de Benjamin Constant, du général Lamarque ou de La Fayette. L'impossible deuil des vaincus, de Napoléon aux insurgés tombés sur les barricades, parvient aussi à percer dans l'espace public populaire.
La France des larmes, à travers ces deuils concurrents, propose un «étonnant voyage» (Alain Corbin), une immersion complète dans des gestes, des mots, des émotions qui suggèrent une autre manière d'écrire l'histoire politique.
- Présentation de l'éditeur -
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Danielle Tartakowsky

Nous irons chanter sur vos tombes : le Père-Lachaise, XIXe-XXe siècle
Aubier - 1999
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Le cimetière du Père-Lachaise, conçu en 1804 par Quatremère de Quincy, le maître d'oeuvre du Panthéon, fut doté, comme celui-ci, de fonctions civiques. Les régimes qui se succèdent de 1804 à aujourd'hui n'en ont guère usé. Il en va différemment des oppositions muselées, puis, dès la Restauration et surtout après l'écrasement de la Commune, de certaines forces partisanes. <> ou anonymes, les morts et martyrs de la Commune, du parti communiste, de la Résistance et de la déportation inhumés dans cette nécropole l'ont dotée d'une sacralité particulière : le Père-Lachaise s'est ainsi progressivement imposé comme le foyer de rites alternatifs à ceux dispensés par l'Eglise. Ce sont les relations inédites tissées en ses murs entre la mort, le sacré, l'Histoire, devenue viatique, et la politique, qui ont retenu l'auteur de ce livre. Comment, en ce lieu si singulier, la politique a-t-elle été amenée à renouveler son regard sur la mort ?
-Présentation de l'éditeur-
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les revues |
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Revue d'histoire du XIXe siècle n° 36

2008
Carole Christen-Lécuyer, Laurent Colantonio, Emmanuel Fureix (dir.)
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L'enquête judiciaire et ses récits : mots, violence et politique
Comme les précédents, ce numéro Varia témoigne de quelques inflexions significatives dans l’écriture de l’histoire, singulièrement du xixe siècle. Le recentrage sur les acteurs - individus ou groupes – s’accompagne d’une réflexion empirique sur les conditions de leur entrée dans l’espace public par la maîtrise (inégale) du langage efficace, de son pouvoir performatif, des catégories qu’il produit et des institutions qui l’organisent et le normalisent. Des outsiders, par ruse ou « braconnage », peuvent ainsi s’immiscer dans l’ordre judiciaire grâce à leur habile maîtrise de l’écrit et de la délation fabulatrice (les forçats plus ou moins lettrés étudiés par Gilles Malandain). En situation de guerre civile, vainqueurs et vaincus peuvent tour à tour instrumentaliser les mots (par la rumeur) pour déclencher un cycle de vengeances et assouvir un besoin collectif de justice punitive (dans le Gard de 1814-1815 analysé par Pierre Triomphe). Des citoyens ordinaires peuvent, le temps d’une insulte ou d’une menace à connotation politique, entrer par effraction en communication imaginaire avec le souverain (Natalie Petiteau)… La mise en ordre du discours, en dernier ressort, revient toutefois aux autorités ou aux acteurs dominants du monde social : dans la concurrence des interprétations entre médecins et juges pour mesurer la folie d’un criminel, le poids des réseaux sociaux de l’accusé peut s’avérer décisif (dans l’acquittement du monomane étudié par Laurence Guignard). D’autres inflexions historiographiques transparaissent d’un article à l’autre : la mise à l’épreuve des réseaux dans la compréhension des mobilisations collectives (réseaux de parentèle, de parenté spirituelle et de patronage dans une vallée alpine, analysés par Sandro Guzzi-Heeb) ; l’intérêt pour les transferts culturels et politiques, sources d’incompréhensions potentielles (Mazzini et la gauche française étudiés par Anne-Claire Ignace) ; et la prise en compte de l’imaginaire familial et du gender dans la fabrication et la réception d’un modèle politique (la monarchie bourgeoise à travers la figure de Marie-Amélie, étudiée par Jo Burr Margadant).
- extrait de l'introduction -
Centre d'histoire du XIXe siècle,
Université Paris-Sorbonne,
17 rue de la Sorbonne,
75005 Paris.
rh19@revues.org
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