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par Philippe Meyer le dimanche de 11h à midi |
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émission du dimanche 25 octobre 2009
Les suicides à France Télécom - Le traitement de la grippe A par les pouvoirs publics
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Michaela Wiegel.
Correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung |
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Max Gallo.
Romancier et historien |
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Jean-Louis Bourlanges.
Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris |
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Denis Olivennes.
Président du Directoire du Nouvel Observateur |
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Les suicides à France Télécom
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La semaine dernière, un ingénieur de France-Télécom s’est donné la mort à Lannion (Côtes-d'Armor). C’est le 25ème suicide dans l'entreprise en près de deux ans selon les organisations professionnelles, un chiffre non contesté par la direction. Deux jours plus tôt à Marseille, un salarié avait tenté de se pendre. Les syndicats de France Télécom (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC/Unsa, Sud) ont appelé le personnel du groupe à «agir sous toutes les forme» lors d’une séance de négociation sur le stress au travail qui s’est déroulée mardi. Ces mêmes syndicats ont jugé « indigne » l’affirmation de l’inspecteur général honoraire de l’Insee, René Padieu, selon laquelle «on se suicide plutôt moins à France Télécom qu’ailleurs». Le taux de suicide pour la population d’âge actif en 2007 est en effet de 19,6 pour 100 000, tandis qu’il est de 15 pour 100 000 sur une année à France Télécom.
Le PDG de l’entreprise, Didier Lombard, avait, il y a deux semaines, reconnu des erreurs. «Je n'ai pas pris en compte suffisamment les signaux faibles qui arrivaient», avait-il constaté, avouant avoir initié «trop vite» des «transformations majeures». «On a sous-estimé un certain nombre de paramètres humains, en particulier dans notre organisation. A force de vouloir courir après la performance, le local n'avait plus de degrés de liberté.» Didier Lombard avait en outre admis avoir «trouvé le mot le plus catastrophique» en parlant, il y a un mois, de «mode des suicides ». France Télécom avait réagi mi-septembre en décidant l’augmentation de 10 % des médecins du travail, le recrutement de 100 responsables des ressources humaines de proximité et la mise en place d’un numéro vert d'écoute avec des psychologues extérieurs à l'entreprise.
Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’emploi, a jugé «urgent» que France Télécom «se retrousse les manches» et que Didier Lombard «aille à la rencontre de ses salariés». Le ministre du travail, Xavier Darcos, a demandé des négociations plus rapides, tandis que Nicolas Sarkozy a regretté que «certaines entreprises» aient «oublié la qualité des relations sociales».
La direction de France Télécom a annoncé mardi aux syndicats la suspension des restructurations jusqu'au 31 décembre, le recrutement d'ici la fin de l'année de 380 CDI, et des embauches prioritaires parmi les CDD et les apprentis. D'autres mesures ont été annoncées : l'arrêt immédiat de l'affichage nominatif des performances individuelles comparées, et une plus large part accordée au collectif dans les objectifs et les parts variables. Stéphane Richard, nouveau numéro deux de France Télécom, s’est engagé à « présenter un plan d'action pour les opérations en France d'ici à début 2010 ». Depuis lundi, les 102 000 salariés de l'entreprise ont reçu un document élaboré avec une équipe de médecins, sociologues, psychiatres et psychologues : il contient 160 questions sur leurs conditions de travail. Un questionnaire semblable sera envoyé à partir de novembre aux agents de Pôle emploi, dont 35 % des salariés étaient en grève mardi pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail. |
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Le traitement de la grippe A par les pouvoirs publics
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La progression du virus H1N1 depuis son apparition en Amérique centrale en avril dernier a conduit les gouvernements des pays européens à prévoir des plans d’action pour contrer une éventuelle pandémie. En juillet, l’OMS a estimé à 2 milliards le nombre de victimes de la maladie d’ici à 2010, tout en précisant que si le virus est très facilement contagieux et menace de muter vers une forme plus résistante, il n’entraîne dans la majorité des cas que des troubles bénins.
En France, le ministère de la Santé a commandé à 4 laboratoires (Sanofi-Pasteur, Novartis, GlaxoSmithKlein et l’américain Baxter) 94 millions de vaccins dont les premières doses sont disponibles depuis mardi. La campagne de vaccination a débuté cette semaine ; elle concerne le personnel hospitalier et aura lieu après les vacances de la Toussaint pour le reste de la population. Le Haut conseil de la santé publique donne la priorité aux personnes à risques comme les femmes enceintes, les nourrissons ou encore les asthmatiques. Le secteur public a également mis en place une série de mesures visant à garantir la permanence des services dans les crèches, hôpitaux, administrations, transports et écoles. Le coût total de la campagne contre la grippe A est estimé par le gouvernement à 1 milliard d’euros. Les deux tiers de cette somme proviendront de l’assurance maladie (dont le déficit vient d’être estimé à 8 milliards 600 millions d’euros). L’Etat a en outre réutilisé le dispositif médiatique mis en place lors de la canicule de 2003. Le CSA oblige ainsi toutes les chaînes télévisées gratuites à diffuser quatre fois pas jour un spot d’une minute. Le secteur privé se mobilise aussi, réactivant le plan de continuité d’activité que le gouvernement incite à mettre en place, et dont la mesure phare est la commande de masques de protection. L’objectif annoncé est de protéger les salariés et de limiter l’impact d’une éventuelle pandémie sur l’activité des entreprises.
73 % des Français ne se déclarent pas inquiets selon un sondage réalisé par Harris Interactive paru le 31 août, et ils étaient 65 % à ne pas vouloir se faire vacciner mi-septembre. Dans la classe politique et chez les spécialistes, le phénomène déclenche des polémiques, notamment sur le nombre de personnes réellement atteintes par le virus. En effet, les groupes régionaux d’observation de la grippe (Grog) annonçaient mi-septembre 20 000 contaminations par semaine, tandis que l’Institut national de veille sanitaire (INVS) comptabilisait 5 000 cas hebdomadaires, arguant que l’observation de symptômes ne constitue pas un diagnostic sûr et remettant en cause une méthode de calcul approximative. Un débat a également opposé les partisans de la vigilance, dont la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, à ceux qui, comme le professeur de médecine et député UMP Bernard Debré, ne voient en elle qu’une simple « grippette » moins dangereuse que la grippe saisonnière. |
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les livres |
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Eric Roussel

Le naufrage
Gallimard - 15/10/2009
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Etrange théâtre, ce 16 juin 1940, que la ville de Bordeaux devenue la capitale improvisée d'une France déjà largement envahie par les troupes hitlériennes : trois conseils de ministres en vingt-quatre heures, présidés par deux chefs de gouvernement successifs, Paul Reynaud et le maréchal Pétain, l'un à bout de résistance, l'autre usé par l'âge et décidé à arrêter les combats.
Un monde s'écroule au milieu d'un immense exode et d'un chaos indescriptible. Une république se meurt dans une indifférence quasi générale. Ce moment dramatique, écrit Eric Roussel, marque la vraie rupture de 1940, non seulement parce que tout un pays bascule alors dans l'inconnu, mais surtout parce que cette journée révèle, en miroir, les causes immédiates et lointaines, politiques autant qu'intellectuelles, culturelles et morales, d'une défaite qui, au fond, n'est pas si étrange.
Récit d'un naufrage prévisible, ce livre interroge également à frais nouveaux les failles méconnues et les faiblesses parfois insoupçonnées de cette IIIe République finissante qui va expirer à Bordeaux dans le tumulte, l'incertitude et, pour beaucoup, l'inconscience de la partie terrible qui se joue alors; il retrouve les grands protagonistes de ce drame et d'autres visages moins connus ; il en restitue les opinions, les engagements, les passions, les arrière-pensées...
Mais dans ce chapitre si sombre on entrevoit aussi, portés par une prescience et une détermination inespérées, les germes d'une régénération politique nationale et d'une configuration inédite des rapports entre les peuples européens : le 16 juin aura été l'école de deux hommes aussi exceptionnels que différents, Charles de Gaulle et Jean Monnet.
- 4e de couverture -
Recommandé par Max Gallo |
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Jacqueline Hénard

Berlin-Ouest: histoire d'une île allemande - 1945-1989
Librairie Académique Perrin - 10/09/2009
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Berlin-Ouest reste l'incarnation de l'après-Seconde Guerre mondiale, comme si s'étaient concentrés en ce lieu des enjeux planétaires, des symboles autant historiques qu'anecdotiques et les attentes contradictoires des peuples.
C'est tout le mérite de Jacqueline Hénard, née et ayant grandi à Berlin-Ouest puis devenue journaliste internationale consacrée, d'entrecroiser toutes ces histoires. Elle mêle ses souvenirs d'écolière, logée à dix pas du fameux " Mur " construit en 1961, à ceux des témoins officiels ou non et à ce que les sources historiques nous apprennent. Elle montre comment Berlin-Ouest, d'abord symbole de la victoire des Alliés sur le nazisme, fut ensuite la vitrine de leur rivalité autant que de leur concurrence idéologique, en même temps qu'un miroir pour ceux de Berlin-Est.
Jacqueline Hénard détaille les relations complexes avec " nos amis les occupants " - Américains si appréciés, Français considérés de manière ambivalente -, ainsi que la vie quotidienne des deux côtés du Mur, comme l'année 1989 qui a vu la fin de Berlin-Ouest. Alternant " choses vues " et analyse historique d'un demi-siècle à Berlin, Jacqueline Hénard brosse avec talent la chronique d'une après-guerre dans un vase clos.
- Présentation de l'éditeur -
Recommandé par Michaela Wiegel |
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Gérard Mermet

Francoscopie 2010. Les Français au quotidien
Larousse - 7 octobre 2009
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Francoscopie a d'abord été un livre, publié chez Larousse pour la première fois en 1985. Treize éditions se sont succédé jusqu'à la dernière en date, millésimée 2010. Chacune offre un panorama des modes de vie, des valeurs, des opinions, attitudes et comportements répartis en six grands chapitres : individu; famille; société; travail; argent; loisirs.
L'ouvrage fournit de très nombreuses informations sur les caractéristiques individuelles et collectives des Français : apparence physique; hygiène; beauté; santé; culture; relation au temps; activités professionnelles; revenus; consommation; épargne; centres d'intérêt... Il identifie les changements, met en lumière les évolutions, fournit des comparaisons avec les autres pays développés, notamment ceux de l'Union européenne.
Depuis plus de vingt ans, Francoscopie raconte l'histoire de la France et des Français. Destiné à tous ceux qui cherchent à savoir, comprendre, se situer, agir, participer, anticiper, il est considéré comme un ouvrage de référence.
- Présentation de l'auteur -
Recommandé par Denis Olivennes |
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les liens |
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Après la dégradation de la situation à France Télécom, un plan d'urgence gouvernemental a été annoncé. Des suicides ont d'ailleurs eu lieu dans d'autres entreprises comme Thales, Renault ou Peugeot. Émissions, reportages, magazine de la rédaction, gros plan sur le Pôle Emploi et sélection de livres et de liens. |
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