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par Philippe Meyer le dimanche de 11h à midi |
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émission du dimanche 15 novembre 2009
La situation politique de la gauche - Les relations entre la France et l'Allemagne
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Jean-Louis Bourlanges.
Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris |
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Max Gallo.
Romancier et historien |
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Philippe Labarde.
Journaliste |
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La situation politique de la gauche
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Deux ans et demi après l’élection de Nicolas Sarkozy et avant la prochaine élection présidentielle, quatre mois avant le scrutin des régionales (14 et 21 mars), la gauche se trouve en ordre –ou en désordre- dispersé. Si chaque parti a fixé ses règles, le jeu des alliances du second tour est encore loin de faire l’unanimité.
Le parti socialiste, qui détient vingt régions sur vingt-deux en métropole, est fragilisé par l’éclatement de la gauche et les dissensions entre ses principaux leaders. Dans une perspective d’unification, Vincent Peillon, porte-drapeau de «L'Espoir à gauche», le principal courant constitué au sein du PS (29 % des voix au congrès de Reims), a lancé hier à Dijon les « 1ères rencontres du rassemblement » des « socialistes, écologistes et démocrates ». La rencontre, initiée cet été à Marseille, a réuni entre autres Manuel Valls (PS), Robert Hue (ancien 1er secrétaire du PC), Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennhamias (vice-présidents du MoDem), Daniel Cohn-Bendit (Vert, présent par vidéo) et Christiane Taubira (PRG). Les participants se sont réunis pour faire des propositions sur l'éducation, perçue comme la base d'un « contrat de gouvernement ». « La crise de la gauche, des progressistes en France est liée au fait que l'école est elle-même en crise », a ainsi expliqué Vincent Peillon. Si François Bayrou était absent, Ségolène Royal s’est invitée au rassemblement. Vincent Peillon, qui avait déjà fustigé le « jeu de massacre » entre présidentiables et « la pollution de la vie politique » qui en résulte, a dénoncé un « coup médiatique », tandis que Mme Royal critiquait le « dérapage verbal » de Mr Peillon. D'autres rencontres, consacrées à la réforme des institutions puis à l'économie et à la fiscalité, devront contribuer à jeter les bases d'un projet politique « socialiste, écologiste et démocrate » d’ici à 2012.
Dominique Strauss-Kahn (président du FMI) serait, selon un sondage CSA pour La Chaîne Parlementaire réalisé les 4 et 5 novembre, le seul candidat de l'opposition à même de battre Nicolas Sarkozy en 2012. Il l'emporterait avec 51% des voix. François Hollande cherche à se ménager un espace pour la présidentielle de 2012. Le député de Corrèze a publié la semaine dernière un livre d'entretiens intitulé «Droit d'inventaires». Dans une récente interview au Monde, il affirme avoir «beaucoup sacrifié à l'unité, peut être trop», même si cette unité était «la condition de la crédibilité du PS», ajoutant : «Tout dépendra des élections régionales de mars. Un PS fort est la condition de la victoire de la gauche [en 2012. Je ne suis pas dans la fiction d'une alliance allant du MoDem à l'extrême gauche. Il va falloir clarifier et donc choisir.» Martine Aubry a, elle, décidé de renoncer à l'opposition systématique pour devenir une force de proposition. « Nous ne voulons pas être les plus grands dénonciateurs de la droite, mais être les meilleurs » a déclaré la première secrétaire du PS.
Forte de son succès aux élections européennes en juin, Europe-écologie aborde les élections régionales en position favorable. Selon une enquête Libération-Viavoice parue mardi, les idées écologistes fédèrent la plupart des sympathisants de gauche (86 %), plus que les idées socialistes (76 %). Enfin, le NPA d’Olivier Besancenot et le Front de gauche (PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire) sont eux en net désaccord au sujet d’une alliance avec les socialistes. Le NPA refuse d’intégrer un exécutif régional dirigé par le PS et/ou Europe-Ecologie qui « mènent des politiques d'adaptation au libéralisme ». |
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Les relations entre la France et l’Allemagne
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Mercredi, la France célébrait le 91e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale. La commémoration de l'armistice de 1918, conçue depuis près d'un siècle comme une fête de la victoire française et donc de la défaite allemande, est devenue en 2009, pour la première fois de l'Histoire, une fête franco-allemande. La chancelière Angela Merkel, réélue en septembre, a accepté l'invitation de Nicolas Sarkozy, devenant ainsi la première chancelière allemande à participer à la cérémonie du 11Novembre.
Sous l’Arc de triomphe, Angela Merkel a déclaré «Le 11 novembre est devenu un jour de paix en Europe », ajoutant « La France a tendu à l'Allemagne la main de la réconciliation. L'Allemagne ne l'oubliera jamais. L'Allemagne a accepté cette main tendue avec gratitude». De son côté, Nicolas Sarkozy a salué « le geste historique » de la chancelière, lui affirmant « vous êtes reçue ce matin, Madame, comme une grande amie de la France». Cette célébration commune se superpose à l’image d’Helmut Kohl tenant la main de François Mitterrand à l'ossuaire de Douaumont en 1984, pour commémorer la bataille de Verdun. En 1998, Jacques Chirac avait déjà invité Gerhard Schröder à présider avec lui les cérémonies du 11 novembre, mais le chancelier allemand, nouvellement élu, avait décliné l’invitation.
Pour Werner Hoyer, secrétaire d'Etat aux affaires européennes du nouveau gouvernement de coalition allemand, ce pas supplémentaire vers la réconciliation franco-allemande est « un geste à vous couper le souffle ». « C'est un signe que nous avons construit une confiance et une amitié si solides qu'elles peuvent supporter toutes les divergences d'opinion », ajoute-t-il. Qualifiant l’amitié entre les deux pays de « trésor», Nicolas Sarkozy a appelé de ses vœux « l'association de plus en plus étroite de nos politiques», tandis qu’Angela Merkel a promis : «Cette force de la réconciliation nous permet d'affronter de nouveaux défis et vraiment d'assumer nos responsabilités»
La réélection d'Angela Merkel a simplifié les échanges entre Paris et Berlin. L'Élysée a salué le choix fait par la chancelière de laisser filer les déficits pour soutenir la croissance, et le nouveau ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, est considéré à Paris comme un «ami de la France», contrairement à son prédécesseur, Peer Steinbrück, avec lequel Nicolas Sarkozy entretenait de mauvaises relations. A l'initiative du Président français, l'Allemagne et la France envisagent, la mise en place d'un ministère commun qui pourrait voir le jour en janvier 2010 sous une forme à définir. En janvier, à l'occasion de l'anniversaire du traité de l'Elysée signé en 1963 par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, les deux dirigeants devraient annoncer de nouvelles initiatives pour donner un nouvel élan aux relations franco-allemandes. |
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les livres |
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Denis Lalanne

Le grand combat du XV de France
Editions de la Table Ronde
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En l'an de grâce 1958, de Gaulle revint au pouvoir, la bande à Kopa s'illustra en Suède et la bande à Mias terrassa pour la première fois, chez eux, les Springboks sud-africains, réputés invincibles. De Gaulle avait Malraux, l'équipe de France disposait de Denis Lalanne. Il a suivi la tournée, ouvert ses yeux et son cœur. Au retour, il a dégainé son stylo et inventé un genre littéraire inédit : la chanson de geste rugbystique. À l'époque, la France urbaine et bourgeoise lisait Sagan en sirotant du whisky ; l'autre France se régalait de chimères arrosées de pastis avec Lalanne.
- Présentation de l'éditeur -
Recommandé par Philippe Labarde |
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François Kersaudy

Hermann Goering : Le deuxième homme du IIIe Reich
Perrin
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Il n'existe aucune biographie française de Hermann Goering, qui est pourtant le deuxième personnage du IIIe Reich. Voici donc, grâce à une abondante documentation allemande, anglaise, américaine et suédoise, ainsi qu'à l'interview de témoins tels que l'aide de camp d'Adolf Hitler, le régime national-socialiste revisité au travers d'un personnage démesuré - à tous les sens du mot. Au début des années vingt, le capitaine Goering est un authentique héros de guerre, abondamment décoré et extrêmement populaire, patriote, entreprenant, doté d'une grande intelligence et d'un charisme indéniable. Il va chercher fortune en Suède, où il trouvera un emploi de pilote de ligne et l'amour de sa vie. Le début d'un conte de fées ? Non : le commencement d'un long cauchemar, car ce vétéran orgueilleux, ambitieux, influençable et cyclothymique est attiré par la politique et impatient d'y jouer un rôle. Or, à l'automne 1922, il rencontre Adolf Hitler et, dans son ombre, il va cumuler les emplois : comploteur de taverne, putschiste improvisé, militant errant, chômeur morphinomane, homme d'affaires talentueux, dandy corpulent, orateur tonitruant, député mercenaire, président du Reichstag conquérant, ministre de l'Intérieur sans scrupules, président du Conseil arriviste, truand confirmé, criminel d'occasion, ministre de l'Air étincelant, parvenu millionnaire, chasseur d'élite, stratège de salon, économiste amateur, écologiste avant l'heure, collectionneur d'art compulsif et complice de tous les crimes commis par son maître... C'est comme maréchal, commandant en chef de l'aviation allemande et successeur désigné du Führer que Goering entre à reculons dans la grande tourmente de la Seconde Guerre mondiale. Dès lors, depuis Dunkerque jusqu'à Stalingrad, il ne cessera de multiplier les erreurs et jouera un rôle de premier plan dans la chute du régime nazi. Tel est ce monument de contradictions que François Kersaudy nous invite à visiter.
- Présentation de l'éditeur -
Recommandé par Max Gallo |
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