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par Philippe Petit le jeudi de 21h à 22h |
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émission du jeudi 19 novembre 2009
L'ordinaire de la cruauté
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Comment apprendre à reconnaître la « cruauté », à la déchiffrer, à saisir son universalité, sa permanence ? Où commence et où s’arrête la cruauté ? Une éthique, un droit, une politique peuvent-ils y mettre fin ? Qu’est-ce que la psychanalyse aurait à nous dire à son sujet ? Ces questions étaient celles du philosophe Jacques Derrida et elles étaient aussi celles de la psychanalyste Nathalie Zaltzman récemment disparue. Elles sont également celles du psychiatre et psychanalyste lillois Jean Cooren dans son premier livre « L’ordinaire de la cruauté » qui tente de nous faire percevoir ce qui engendre la cruauté dans la vie quotidienne autant que dans nos rêves ou symptômes. On pourrait dire de la cruauté, qu’elle se tient, comme le malheur, ou la malédiction, aux limites de l’inconnaissable, à l’extrême limite de ce qui peut être su, et qu’à ce titre, il est vraiment difficile de savoir où elle commence et où elle s’arrête. Freud qui eut plus d’une fois recourt à ce mot, le réinscrit dans une logique psychanalytique de pulsions destructrices indissociables de la pulsion de mort. Jean Cooren revient comme il se doit sur les figures historiques de la cruauté, aussi vieilles et sans doute plus vieilles que l’homme. Il fait droit à cette cruauté qui n’aurait pas de contraire, et serait comme le mal, chez Kant, une grandeur négative. Mais c’est avant tout en praticien, en lecteur de Faulkner, de Saramago, de Blanchot, en admirateur de Wilfred Ruprecht Bion (1897-1979), qu’il déplisse et écrit pour nous le roman de la cruauté… C’est à partir d’une certaine idée de la psychanalyse, du transfert, de « la foi » analytique, qu’il en déchiffre l’écriture…
Nous l’avons invité pour qu’il nous aide à la décrypter…
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les livres |
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Jean Cooren

L'ordinaire de la cruauté
Hermann - 13 octobre 2009
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Comment apprendre à reconnaître la «cruauté», à la déchiffrer, à saisir son universalité, sa permanence ? Explorant quelques fragments d'une cruauté perceptible dans le quotidien, l'auteur provoque la rencontre insolite du Freud de 1920, de Bion, de Lacan, de Nathalie Zaltzman, de René Major, mais aussi de Derrida, Blanchot, Faulkner, Saramago.
Entre ces auteurs, les «spectres» s'agitent, communiquent, s'opposent. Ils déconstruisent sans fin ce qui engendre la cruauté la plus ordinaire.
La pratique maintient le psychanalyste au plus près du malheur. Il apprend à en déchiffrer l'écriture singulière, à repérer ce qui maintient la mémoire des traumatismes initiaux. Il entend la «lettre qui manque» dans l'écriture de la parole, mais aussi «l'écriture du mal» dans la culture ambiante.
Pour desserrer l'emprise individuelle de la «pulsion de mort», il se doit d'énoncer cette cruauté, là où elle aurait tendance à se rendre très ordinaire, en particulier celle d'une humanité qui, d'un côté, soigne scientifiquement la douleur, et de l'autre, ne cesse de la reproduire ou feint de l'ignorer.
- 4e de couverture -
Jean Cooren, psychiatre, exerce la psychanalyse à Lille. Après une formation à la Société Psychanalytique de Paris, il fréquente plusieurs associations de psychanalyse. Il anime divers séminaires et explore notamment, dans le sillage de Derrida, l'actualité de la psychanalyse et ses points de rencontre avec la littérature et la politique. |
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