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par Emmanuel Laurentin du lundi au vendredi de 9h05 à 10h |
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émission du vendredi 25 mai 2007
Histoire / Actualité
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© Stanford University Press
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Comme d'habitude, voici un vendredi associant histoire et actualité récente : la Fabrique se fait longuement l'écho, aujourd'hui, de la démission en bloc des historiens qui travaillaient jusqu'à présent sur le projet de Cité nationale d'histoire de l'immigration, afin de protester contre la présence d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale au sein du gouvernement. Parmi les démissionnaires notre invitée Nancy Green et, en contrepoint, les travaux de Mary Lewis qui creusent pour leur part la question des immigrés en France pendant l'entre-deux-guerres.
Avant cela, en guise de mise en bouche, l'émission aura démarré avec un bref coup de fil à l'historienne Patricia Lorcin qui commence tout juste un voyage en France avec des étudiants américains sur les traces des conflits mondiaux et de la colonisation (on y reviendra plus longuement plus tard).
Autre sujet à notre menu, pour clore l'émission cette fois, deux ouvrages qui traitent pour leur part d'injure ou de dérision à l'époque médiévale.
Beaucoup de noms d'oiseaux, au menu...
Contributions demandées !!!
Dès lundi prochain, La Fabrique vous propose en effet une série de quatre documentaires exceptionnels autour du pacifisme en France.
A cette occasion, nous ouvrons dès à présent un nouveau forum afin de recueillir vos points de vue, idées, remarques sur ces thématiques qui ont joué un rôle important dans l'Histoire.
Pour participer, exprimez-vous ICI.
Par avance, merci !

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Patricia Lorcin (au téléphone).
Elle est maître de conférences en histoire à l'Université du Minnesota. |
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Nancy Green.
Elle est directrice d'études à l'EHESS. |
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Mary Dewhurst Lewis.
Elle est professeur d'histoire à l'Université de Harvard. |
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des livres à découvrir |
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Nancy L. Green, François Weil (dir.)

Citoyenneté et émigration : les politiques du départ
EHESS - 1er octobre 2006
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Les sorties, comme les entrées, ont servi depuis deux siècles à définir la citoyenneté. Pourtant, les politiques d'émigration n'ont fait l'objet que d'une faible attention, au contraire de l'immigration, qui constitue un élément central de la manière dont les nations se définissent.
Ce livre, qui réunit des historiens, des sociologues et des politologues, renverse cette perspective. Il s'agit d'étudier comment les nations se sont aussi définies par leurs attitudes à l'égard de celles et ceux qui les ont quittées. L'ouvrage met l'accent sur les migrations libres des XIXe et XXe siècles de la Chine à l'Europe et au continent américain. Il analyse comment ces départs volontaires furent conceptualisés dans les pays d'origine et privilégie l'exploration de la question de la liberté de mouvement, des rapports entre émigration, construction nationale et structures administratives, de la dimension économique des politiques d'émigration, et enfin de la relation étroite entre émigration et immigration. Soulignant l'utilité d'un regard historique sur le phénomène des départs, ce livre démontre que c'est au croisement des capacités d'agir des structures et des individus qu'il faut analyser l'émigration.
- Présentation de l'éditeur -
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Nicole Gonthier

Sanglant Coupaul ! Orde Ribaude ! : les injures au Moyen Âge
Presses universitaires de Rennes - 22 mars 2007
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Qui se ferait traiter aujourd'hui de « menteur », de « rouquin », de « glouton », de « malheureux », d'« orgueilleux » ou de « sanglant » rirait sans doute de l'apostrophe, car elle serait, pour l'homme de notre temps, dépourvue de tout contenu critique. Pourtant ces termes constituent des invectives très graves au Moyen Âge. Pour en concevoir la portée négative, il faut comprendre les critères d'exclusion que les mots recouvrent. Plus qu'aucun autre langage, celui de l'injure révèle en effet les normes qui dessinent la frontière entre le Bien et le Mal, le licite et l'interdit.
C'est à la découverte des valeurs et des tabous partagés par les sociétés de la fin du Moyen Âge que cet ouvrage convie le lecteur. Une première partie présente la réalité sociale et judiciaire de l'injure, en propose une typologie, analyse son pouvoir criminogène ou son utilisation vindicative, mesure ses rapports à la sociabilité, à la fama, à l'honneur, apprécie la façon dont elle est proférée, reçue, jugée, pénalisée. La seconde partie de l'ouvrage est conçue comme un lexique des paroles insultantes les plus usitées ou les plus insolites. Les 82 notices exposent le sens étymologique des mots puis les normes éthiques et religieuses qui leur confèrent une spécificité injurieuse. En découvrant les termes crus de l'injure médiévale, le lecteur entre ainsi dans la familiarité des sociétés de cette époque et discerne en abyme les valeurs et les mentalités qui en font l'originalité.
- Présentation de l'éditeur -
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Elisabeth Crouzet-Pavan, Jacques Verger

La dérision au Moyen-Âge : de la pratique sociale au rituel politique
Presses Universitaires de Paris Sorbonne - 15 janvier 2007
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La dérision n'est pas la plaisanterie inoffensive qui fait sourire, ni l'humour qui habille délicatement la fausse modestie. Dans les sociétés médiévales, où l'individu n'existait guère que dans le regard des autres, elle était une arme, simple mais redoutablement efficace. Sans autres moyens que les mots et les gestes, quelquefois les images, elle permettait de démoraliser l'ennemi, de disqualifier le rival, d'abolir l'honneur et jusqu'à l'humanité du vaincu ou du condamné. Volontiers grossière ou sanglante, elle n'en reposait pas moins sur des codes sociaux connus de tous - bourreaux, victimes et spectateurs -, et son déroulement s'apparentait souvent à un véritable rituel politique ou judiciaire. À la fin du Moyen Âge, cependant, l'acharnement impitoyable de la moquerie le cède parfois à la compassion pour l'homme souffrant ou la réconciliation offerte à l'adversaire humilié.
Les usages sociaux et politiques de la dérision sont comme un miroir, souvent cruel, parfois émouvant, dans lequel le Moyen Âge occidental laisse affleurer, quelques-uns des ressorts profonds de ses sensibilités collectives.
- Présentation de l'éditeur -
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les liens à parcourir |
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La première visite de ce futur musée qui ouvrira à la fin de l'été se fait sur la toile. Projet, historique des lieux, liens sont déjà au rendez-vous. |
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A lire en ligne, en anglais, un article de Mary Dewhurst Lewis sur la campagne électorale 2007 sur le site History news network. |
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