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par Emmanuel Laurentin du lundi au vendredi de 9h05 à 10h |
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émission du mardi 18 mars 2008
Histoire de la nuit 2/4
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De la fête, des paillettes certes (et plus encore !)... la Fabrique vous plonge ce jour dans quelques nuits mémorables de la période Giscard /Mitterrand.
L’éphémère Palace de Fabrice Emaer, un documentaire de Perrine Kervran et Véronik Lamendour.
Ils avaient envie d’être beaux et de faire la fête, les garçons portaient les cheveux courts et des pantalons près du corps, les filles étaient glamour et marchaient en talons aiguilles... Ils aimaient le punk, la new wave, la disco, ils étaient modernes, chics et branchés. Le jour, ils travaillaient dans la pub, le design, les médias, la mode (ou dans tous les cas ils y aspiraient) et la nuit ils côtoyaient la jet set. Ils avaient renoncé à l’austérité, aux utopies politiques, au gauchisme militant et renouaient avec l’hédonisme, le paraître et l’individualisme. Ils vivaient les dernières années Giscard et les premières années de la gauche dans un climat qui n’était pas sans rappeler celui de la Régence.
Leurs nuits seront celles du Palace mises en scène par Fabrice Emaer et immortalisées par les chroniques d’Alain Pacadis dans Libération ou par Roland Barthes dans Vogue Homme. Le Palace où tout le monde pouvait devenir célèbre pourvu qu’il soit beau et original, même s’il était parfois simplement paumé, amer et désabusé.
Le Palace que fréquentait une génération montante, celle des Kenzo, Mugler, Gaultier, Mondino, Goude, Pierre et Gilles, mais aussi Aragon, Barthes ou Andrée Putman et des centaines d'inconnus...
Avec les témoignages de Jenny Bel Air physionomiste ; Pauline Boyer, habituée ; Guy Cuevas, disc jockey ; Gérard Garouste, décorateur ; Sophie Grumbach, attachée de presse ; François Jonquet, habitué ; Didier Lestrade, habitué ; et Frédéric Mitterrand, habitué.
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des livres à découvrir |
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Daniel Garcia

Les années Palace
Flammarion - 24 mars 1999
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Le 1er mars 1978 s'ouvrit une boîte de nuit d'un genre nouveau, le Palace. En très peu de temps, on y côtoya Roland Barthes, Alain Pacadis, le chroniqueur de Libération, et d'autres figures de la nuit, des branchés, des bourgeois, des artistes. La fête dura cinq ans et ceux qui la vécurent ne l'ont jamais oubliée.
Derrière ce triomphe, un homme, Fabrice Emaer, emporté plus tard par un cancer. Il fut le créateur du lieu, son animateur, son âme. Personnage flamboyant, mécène, il s'est brûlé vite après avoir cristallisé autour de sa personne un esprit, un monde brillant et futile. Comme les Montparnos, ou avant eux les artistes de Montmartre, les habitués du Palace incarnèrent leur époque dans ses outrances et ses inventions. Ils laissent une légende et beaucoup de regrets. Daniel Garcia est parti à la recherche de ce monde englouti, si loin, si proche.
- Présentation de l'éditeur -
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Alain Pacadis

Nightclubbing : chroniques et articles, 1975-1986
Denoël - X-trême - 3 mars 2005
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«Reporter de l'underground», Alain Pacadis (1949-1986) écrivit pour le journal Libération de 1975 à 1986, mais aussi pour L'Écho des savanes, Playboy, Façade ou encore Gai Pied. À travers ses articles et chroniques, dont près de quatre cents sont réunis dans cette anthologie, revivent les mythiques années 70 et 80.
Loin de réduire Alain Pacadis à son personnage de chroniqueur mondain déjanté, cette large sélection comprend des articles sur le cinéma, le rock, la drogue, le show-biz, la mode... Avec son mentor Yves Adrien, Pacadis fut le premier en France à couvrir dès 1975 la naissance du mouvement punk à New York, Londres et Paris. «Le trip électrique, pensait-il, est la continuation logique de la révolte militante.» Il fut aussi celui qui comprit, dès le milieu des années 70, que le «grand soir» était dorénavant celui de l'ouverture du Palace ou des Bains-Douches.
Traités comme un douloureux journal intime, ses articles comportent aussi de longs entretiens avec Serge Gainsbourg, William Burroughs, Brion Gysin, Iggy Pop, Andy Warhol... Au-delà de leur valeur historique, reste le spleen magnifique du style de ces chroniques qui n'ont plus aucun équivalent dans la presse d'aujourd'hui.
- Présentation de l'éditeur -
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Roland Barthes

Incidents
Seuil - 1987
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"Je me mets dans la position de celui qui fait quelque chose, et non plus de celui qui parle sur quelque chose : je n'étudie pas un produit, j'endosse une production ; j'abolis le discours sur le discours ; le monde ne vient plus à moi sous la forme d'un objet, mais sous celle d'une écriture, c'est-à dire d'une pratique ; je passe à un autre type de savoir (celui de l'Amateur)..."
R.B., Longtemps je me suis couché de bonne heure.
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François Jonquet

Jenny Bel'Air : une créature
Pauvert - 3 septembre 2001
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La star absolue du Paris branché des années 80 s'appelle Jenny Bel'Air. Tantôt homme, tantôt femme, noire et blanche à la fois, elle est une créature incertaine, sulfureuse et naïve, mondaine et solitaire. Dotée d'un sixième sens selon les uns, d'une générosité dévorante selon les autres, cette figure excentrique et redoutée a exercé une fascination sans bornes sur les habitués des soirées flamboyantes. Physionomiste au Palace, la diva a sélectionné les invités, mêlé au gré de ses caprices les stars - Gainsbourg, Lagerfeld, Bowie... - aux inconnus. Son regard aiguisé a deviné la face secrète de nombreuses célébrités : Coluche, Dewaere, Koltès...
Après le naufrage des années 80 - sida, retour de la norme - elle est aujourd'hui l'égérie d'une nouvelle génération de noctambules.
Construit comme un thriller psychologique, ce récit donne d'abord la parole à ses proches : de son demi-frère à Bambou, de Ari à Caroline Loeb ou Pierre et Gilles... autant de versions, forcément discordantes, de la vie de Jenny.
C'est ensuite à elle de dire sa vérité, avec une gouaille héritée du vieux Paris et la truculence d'un clown qui scrute la vie derrière ses masques.
- Présentation de l'éditeur -
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Paquita Paquin

Vingt ans sans dormir : 1968-1983
Denoël - 21 avril 2005
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Paris, 1968-1983 : une époque de libération, d'insouciance et d'expérimentations multiples pour toute une bande de jeunes qui vivent de l'air du temps, s'entassent dans des appartements communautaires et passent leurs journées à s'habiller et s'amuser. Parmi eux, déjà folle de mode et boute-en-train, celle qui s'est baptisée Paquita Paquin cumule les expériences sexy-comiques. Amie des Gazolines, bande de copains dissidents du FHAR, elle s'adonne au strip-tease dans des foires de province, devient liftière au Bon Marché, serveuse chez FFH, puis «physionomiste» à la Main Bleue et aux Bains-Douches avant d'être hôtesse au Privilège. C'est l'époque de l'explosion des mouvements féministes et des premières revendications homosexuelles. L'époque aussi de toutes les excentricités vestimentaires influencées par le glam-rock londonien et la rétromania. Bientôt suivent l'explosion du punk et de la New Wave marquant l'apogée du «trou» des Halles, les riches heures des «branchés» qui voient l'avènement du disco et du magazine Façade, du nightclubbing et des grandes fêtes du Palace.
«Spécialiste de l'éphémère», Paquita Paquin déroule son carrousel de souvenirs avec humour et gouaille. Avec tendresse aussi, notamment lorsqu'elle évoque ses plus proches amis (Pierre et Gilles, Maud Molyneux, Yves Adrien, Marie France, Christian Louboutin, Vincent Darré, Edwige, Eva Ionesco, Alain Pacadis...) ainsi que la figure charismatique de Fabrice Emaer, créateur du Club 7 et du Palace, prince de toutes ces nuits inoubliables et en partie responsable de ces Vingt ans sans dormir !
- Présentation de l'éditeur -
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Jean Rouzaud, Guy Marineau

Le Palace : remember
Hoëbeke - 14 septembre 2005
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Entre 1978 et 1983, le Palace a été animé avec brio par son créateur, Fabrice Emaer. Aussi mythique que le Club 54 à New York, le Palace a laissé, par ses fêtes légendaires, d'inoubliables souvenirs à ceux qui l'ont fréquenté et reste une référence pour les générations qui ont suivi.
Un livre de photos de tous ceux qui, issus d'horizons très divers, vinrent s'amuser ou se donner en spectacle dans les nuits du Palace : stars, aristos branchés, people, punks, travestis, jeunesse dorée, artistes ou simples amoureux de la fête et des costumes.
Le Palace et ses fêtes légendaires ont laissé d'inoubliables souvenirs à ceux qui les ont fréquentés et restent une référence pour les générations qui ont suivi.
Quelques principes de base : être habillé, apprêté ou original, dénudé, excentrique ou, à la rigueur, en jeans, mais alors avec des chaussures vernies et une belle chemise sous un blazer chic. Serveurs habillés par Mugler, accueil de Fabrice et de l'équipe sur son 31 à l'entrée. Bals costumés où l'on croise Paloma Picasso en danseuse balinaise, Warhol ou Jagger, Le Luron en Louis XIV, Amanda Lear entourée de créatures géantes et emplumées qui inspireront les drag queens dix ans plus tard...
Des photos de toute l'équipe du Palace, Sylvie Grumbach, Gilles Roignant, Claude Aurensan ou le DJ Guy Cuevas, viennent compléter cette galerie de portraits.
Vingt ans après, les nuits du Palace restent emblématiques.
- Présentation de l'éditeur -
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