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du lundi au vendredi de 20h35 à 21h |
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Réalisation : Jacques Taroni
Un sémite dresse, en trois récits, le portrait d’un homme ordinaire et surprenant. Instituteur républicain de l’entre-deux guerres, passionné par la France et l’idéal égalitaire, qui s’engage dans un communisme stalinien sans nuances où il voit l’héritage légitime de 1789. Militant de base qui prône l’indépendance de l’Algérie, et œuvre pour l’avènement d’un pays dans lequel il ne pourra pas vivre. Juif qui vit fièrement son judaïsme, et se sent intensément solidaire de la lutte des Arabes, en Algérie ou en Palestine – par fidélité à ce qui lui paraît être le sens intime du mot sémite : juif et Arabe à la fois, désignant entre eux une racine profondément commune, une sorte d’indistinction d’origine.
C’est une vie contradictoire, parfois aveugle et pourtant lucide, en tout cas très digne dans ses embarras, qui est ici racontée, à travers trois épisodes successifs : l’emprisonnement en Syrie en juin 40 par un tribunal français, pour activités révolutionnaires ; la destruction du domicile familial à Oran par une bombe d’extrême droite en 61 ; et la méditation sur la fin d’une vie désorientée, à Marseille en 89, lors du transfert des restes d’un homme qui croyait à la bonté du siècle.
Un sémite est paru en 2002 aux Editions Circé.
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Réalisation : Jacques Taroni
Un sémite dresse, en trois récits, le portrait d’un homme ordinaire et surprenant. Instituteur républicain de l’entre-deux guerres, passionné par la France et l’idéal égalitaire, qui s’engage dans un communisme stalinien sans nuances où il voit l’héritage légitime de 1789. Militant de base qui prône l’indépendance de l’Algérie, et œuvre pour l’avènement d’un pays dans lequel il ne pourra pas vivre. Juif qui vit fièrement son judaïsme, et se sent intensément solidaire de la lutte des Arabes, en Algérie ou en Palestine – par fidélité à ce qui lui paraît être le sens intime du mot sémite : juif et Arabe à la fois, désignant entre eux une racine profondément commune, une sorte d’indistinction d’origine.
C’est une vie contradictoire, parfois aveugle et pourtant lucide, en tout cas très digne dans ses embarras, qui est ici racontée, à travers trois épisodes successifs : l’emprisonnement en Syrie en juin 40 par un tribunal français, pour activités révolutionnaires ; la destruction du domicile familial à Oran par une bombe d’extrême droite en 61 ; et la méditation sur la fin d’une vie désorientée, à Marseille en 89, lors du transfert des restes d’un homme qui croyait à la bonté du siècle.
Un sémite est paru en 2002 aux Editions Circé.
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Réalisation : Jacques Taroni
Réalisation : Jacques Taroni
Un sémite dresse, en trois récits, le portrait d’un homme ordinaire et surprenant. Instituteur républicain de l’entre-deux guerres, passionné par la France et l’idéal égalitaire, qui s’engage dans un communisme stalinien sans nuances où il voit l’héritage légitime de 1789. Militant de base qui prône l’indépendance de l’Algérie, et œuvre pour l’avènement d’un pays dans lequel il ne pourra pas vivre. Juif qui vit fièrement son judaïsme, et se sent intensément solidaire de la lutte des Arabes, en Algérie ou en Palestine – par fidélité à ce qui lui paraît être le sens intime du mot sémite : juif et Arabe à la fois, désignant entre eux une racine profondément commune, une sorte d’indistinction d’origine.
C’est une vie contradictoire, parfois aveugle et pourtant lucide, en tout cas très digne dans ses embarras, qui est ici racontée, à travers trois épisodes successifs : l’emprisonnement en Syrie en juin 40 par un tribunal français, pour activités révolutionnaires ; la destruction du domicile familial à Oran par une bombe d’extrême droite en 61 ; et la méditation sur la fin d’une vie désorientée, à Marseille en 89, lors du transfert des restes d’un homme qui croyait à la bonté du siècle.
Un sémite est paru en 2002 aux Editions Circé.
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Hibbing, duluth echostar
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002.
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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New York sous la neige, une guitare à la main
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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Woody Guthrie voulait il un fils ?
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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Mr Dylan's voice is anything but pretty
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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Comment la politique vient à Raz
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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L'industrie sous le troubadour
Albert Grossman
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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La belle et le vagabond: Joan Baez
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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L'autre face de Bob Dylan
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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On rapporte tout à la maison
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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Dylan aux hymnes
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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Entretien avec Bob Dylan, poète
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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La fée électricité , Nashville et l'homme hué
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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La moto, la rupture et big pink
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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Grande Panne et Matin neuf
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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La tournée qui ne finit pas
Ecrit et raconté par François Bon
Réalisation: Claude Guerre
Bob Dylan énerve et émerveille. Ses chansons ont croisé la vie de chacun d’entre nous. Et même son histoire, il nous semble la connaître par cœur, les rages du folk à la guitare sèche, la romance avec Joan Baez, et le passage à la guitare électrique, l’influence qu’il prend sur les Beatles, Jimi Hendrix et tant d’autres. En même temps, on s’y perd un peu. L’accident de moto, il a eu lieu, ou pas ? Et la drogue, un fait d’époque, ou déjà un miroir de la nôtre ? Et cette étonnante longévité, avec conversion brève au catholicisme, ses dix-sept maisons, les disques de pur génie et ceux qui s’encroûtent.
Une histoire paradoxalement encore largement vierge. Oui, c’est notre époque, ses démons, que nous lisons quand ces gamins de vingt ans, équipés de guitare, se propulsent au cœur des mouvements noirs de 1963, la crise des missiles de Cuba, l’assassinat de John Kennedy. Et c’est Dylan lui-même qui souvent a faussé les pistes : dans ses étonnantes Chroniques, parle-t-il enfin sans mensonge ?
Ce qui n’a pas été assez fait, c’est de suivre l’invention même des chansons : à quel univers de métaphores, à quelles techniques narratives elles empruntent, depuis leur originelle filiation à Woody Guthrie. Sa relation avec Allen Ginsberg est une des clés trop souvent minorées. C’est par lui qu’il accède à Rimbaud, qui lui donne sa grammaire.
Bob Dylan, dès ses 25 ans, confronté à un déni artistique aussi exagéré et planétaire que le statut accordé pendant deux ans au chanteur protestataire qu’il ne voulait pas se contenter d’être, a appris à taire ses secrets. En le suivant sur ses routes de vie, sur ses chemins d’écriture, on ne veut pas lever ce secret, mais comprendre par quoi il nous importe.
Ce faisant, dans l’immense profusion de l’œuvre, on est amené à retraverser ces mélodies qui agrippent, aigres comme son harmonica, à découvrir des versions rares, et en retrouver le contexte. Enigme de toucher à l’universel pendant une phase si brève de sa vie et produire ces hymnes aujourd’hui encore inusables, et sans cesse avoir à réinterroger, pour soi-même et continuer, ce mystère.
François Bon
La même équipe avait proposé, en 2004 : Chiens noirs des seventies, Led Zeppelin. Et François Bon, Julien Doumenc et Jean-François Néollier avaient proposé, dans une réalisation de Jacques Taroni, Les Rolling Stones racontés comme votre vie même en 2002
Equipe technique: Jean-François Néollier, Julien Doumenc, Ella Marder
Assistante réalisation: Anabelle Brouard
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