Radio France Rechercher Ok Contact Aide
SVI RF : 3230
ACCUEIL
en direct
programmes
l'information
les fictions
UNIVERS
émissions
dossiers
multimédia
actualité culturelle
agenda
médiathèque

WEBRADIO

Connaissance
podcast
communication
blogs
forums
écouter F.Culture
sur votre portable
aide & FAQ
fréquences
nous écrire

> Univers
IDEES


Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au jeudi de 18h20 à 19h
Du grain à moudre

@ contact forum présentation aujourd'hui à venir archives


de Brice Couturier




émission du lundi 6 novembre 2006
Quel avenir pour la photo d’art à l’ère du numérique ? L’explosion du numérique fait-il exploser la photo ?


Jamais la photo n’a été plus à la mode. Ni plus tendance sur le marché de l’art. Les raisons de ce succès sont sans doute multiples. Du côté du public, il est probable que cet engouement tient pour une part à la familiarité de chacun avec la technique. Ne dit-on pas que tout le monde est photographe ?
D’ailleurs avec l’arrivée du numérique, la formule est encore plus vraie. Tellement vraie que les frontières deviennent ténues entre professionnels et amateurs. Le monde du photoreportage est bouleversé par la profusion d’images prises avec des appareils sommaires, voire des téléphones portables. L’une des photos les plus marquantes de l’année 2005 a été prise par les soldats de la prison d’Abu-Ghraib qui témoignaient des sévices qu’ils infligeaient aux prisonniers irakiens.
La tentation est forte, alors, de voir dans l’argentique le dernier bastion de résistance des professionnels. Là où s’élabore une photo unique, celle qui demande du temps, de la concentration, qui fait du principe de rareté un moteur, de l’attente une vertu, celle aussi qui transforme l’auteur en artisan au moment du tirage, qui en fait un être complet, de l’œil à la main, au toucher, diront d’autres. Combien sont-ils, d’ailleurs les photo-reporters, qui avouent quitter leur numérique quand ils ont terminé leur commande, pour retrouver le plaisir et l’exigence du vieux boitier argentique ?
Citons dans un autre genre, les propos de l’artiste Nicolas Comment extraits d’une interview du magazine Réponses Photo : « Je ne veux pas de zoom, je ne veux pas d’autofocus, je ne veux pas de flash, je ne veux pas pouvoir filmer, je ne veux pas de bip quand je déclenche, je ne veux pas que tout soit net, je ne veux pas de filtre anti-yeux rouges,…. »
Une manière un peu provocatrice de poser la question serait : est-ce que le numérique qui fait exploser la photo va également la tuer, la vraie ?
Argentique contre numérique ?
Un débat pour fêter l’ouverture du mois de la photo.

Invités

Jean-Christophe Béchet.  Rédacteur en chef adjoint du magazine Réponses Photo, photographe.
Exposition "Vues n°0" à la librairie La chambre Claire -Paris- jusqu'au 24 décembre.

Philippe Ramette.  Artiste photographe
Lauréat du prix Alcatel du mois européen de la photo.
Exposition Mutations 1 à la MEP jusqu'au 31 décembre.

Jean-Luc Monterosso.  Directeur de la Maison européenne de la photographie et Commissaire général du Mois de la Photo.
Auteur En français sous l'image, Paris-Musées, mai 2006.

Agnès Sire.  Directrice de la fondation Henri Cartier-Bresson, A dirigé pendant 20 ans l'agence Magnum.
Auteur Le silence intérieur d'une victime consentante : portraits d'Henri Cartier-Bresson, Thames & Hudson, janvier 2006.

Philippe Serenon.  Consultant artistique pour HP.





les livres


Agnès Sire
Le silence intérieur d'une victime consentante : portraits d'Henri Cartier-Bresson
Thames & Hudson - 12 janvier 2006

Voir le site

Série de portraits réalisés par H. Cartier-Bresson présentant des personnalités des arts et des lettres : H. Matisse, P. Bonnard, G. Braque, A. Giacometti, T. Capote, E. Pound, Colette, J.-P. Sartre, etc.


Jean-Luc Monterosso
En français sous l'image
Paris-Musées - 22 mai 2006

Voir le site

A travers le travail de quinze photographes, cet ouvrage retrace l'aventure éditoriale en langue française de la photographie entre 1960 et 2005.


les liens


> Le mois de la photo

Depuis sa création en 1980, le Mois de la Photo a fortement contribué à faire de Paris une des grandes capitales de la photographie. Il a lieu en novembre, tous les deux ans, les années paires, et s'appuie sur une importante mobilisation des institutions culturelles et des galeries parisiennes.

Chacune des éditions du Mois de la Photo, consacrée à une thématique spécifique, est ainsi l'occasion de présenter entre 70 et 80 expositions et d'organiser des projections, des rencontres et des débats. Cette année, c'est autour des rapports entre photographie et page imprimée que s'organise le festival.

En 2004, le Mois de la Photo a, pour la première fois, développé une dimension européenne, à travers la préfiguration du Mois Européen de la Photo, un événement issu de la volonté de construire, pour la photographie, un réseau européen d'échanges et de collaborations innovants. Initié avec Berlin et Vienne, ce réseau s'élargit aujourd'hui à Bratislava, Moscou, Rome et Luxembourg.

Premier projet commun de ce réseau, l'exposition Mutations est consacrée aux évolutions technologiques et artistiques de la photographie contemporaine européenne.
Mois de la photo à Paris novembre 2006


> Mois de la photo off

Quels sont les lieux à Paris les plus propices à la rencontre et la découverte des talents photographiques d’aujourd’hui et de demain?
A l’occasion de cette édition biennale du Mois de la Photo-OFF, j’ai voulu dessiner un parcours photographique, un itinéraire qui nous conduit vers des lieux variés, et qui proposent chacun des expositions toutes différentes de celles qui sont proposées par le festival officiel. Il n'y a ni thème, ni contrainte, ni limitations. Ce qui compte uniquement c’est la passion et le talent du travail des photographes.


> http://www.mep-fr.org/



> Philippe Ramette

Photographies de Philippe Ramette


> Fondation Henri Cartier-Bresson



> Tendance floue

Chercher une image n’est pas une fin. C’est là que tout commence. Dans ce laboratoire, la photographie explore une chimie faite de confrontations, d’assemblages et de chocs. Avec la conviction qu’un langage peut naître des images mises en commun. Que la combinaison de douze visions subjectives du monde et de ses aléas peut esquisser une forme d’objectivité.
L’écriture de Tendance floue est à lire dans l’entre-deux des photographies, dans leur dialogue. Le sens qu’elle veut donner aux images est aussi dans leurs marges.
Tendance floue appartient à ceux qui la font, au fil des productions. Cette indépendance est garante d’une certaine forme de liberté. Elle permet à chacun de se risquer sur des terres inconnues et d’être ramené à bon port. Elle est une conscience partagée qui suit la traction du monde et garde les fous de l’attraction.
Chacun s’est embarqué avec beaucoup d’utopie dans l’histoire, commencée il y a quinze ans. Cette utopie tient bon. Sa fragilité est un gage de liberté.


> Les Rencontres d'Arles




découvrez l'univers
Idées

dernières émissions


Macadam philo

Quelques mutations philosophiques dans les arts visuels


Nouveaux chemins de la connaissance (les)

Les usages du temps 5/5: les anamorphoses du temps


Eloge du savoir (l')

Le cerveau de cristal : apport du magnétisme à l'imagerie cérébrale

dossiers récents


Claude Lévi-Strauss



Journée spéciale Roger Pol-Droit



Questions de sens


agenda culturel

> Parole et Guérison
théâtre
du 02/10/2009 au 30/11/2009

> La Douce d'après Dostoïevski
théâtre
du 03/10/2009 au 29/11/2009

médiathèque

> Si c'était Freud : biographie psychanalytique
Gérard Huber
Le Bord de l'eau - 28 août 2009

> Apprendre à philosopher avec Machiavel
Agnès Cugno
Ellipses - novembre 2009

> Pensées sur Machiavel
Leo Strauss
Payot - Septembre 2007


Un site du groupe Radio France © RF / Droits de reproduction réservés.