Radio France Rechercher Ok Contact Aide
SVI RF : 3230
ACCUEIL
en direct
programmes
l'information
les fictions
UNIVERS
émissions
dossiers
multimédia
actualité culturelle
agenda
médiathèque

WEBRADIO

Connaissance
podcast
communication
blogs
forums
écouter F.Culture
sur votre portable
aide & FAQ
fréquences
nous écrire

> Univers
IDEES


Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au jeudi de 18h20 à 19h
Du grain à moudre

@ contact forum présentation aujourd'hui à venir archives


de Brice Couturier




émission du lundi 16 juillet 2007
"Ni putes ni soumises", mais toujours de gauche ?


C’est aujourd’hui que la Cour des Comptes doit rendre son rapport sur la gestion de plusieurs associations financées par des fonds publics – dont le mouvement Ni Putes Ni Soumises. Voilà pour « l’actu ». Mais ce que NPNS a fait de ses impressionnantes subventions annuelles n’est pas l’objet de cette émission. Non, si NPNS – comme on dit - se retrouve au cœur de l’actualité, c’est parce que sa présidente et incarnation médiatique, Fadéla Amara, a décidé d’entrer au gouvernement de Nicolas Sarkozy, au titre de l’ouverture, afin de s’y occuper de la politique de la ville en tant que Secrétaire d’Etat. Et dans le cas de Fadéla Amara, l’ouverture est double : non seulement l’ex-présidente de NPNS vient de la gauche, mais elle est issue de l’immigration. Elle n’est passée ni par l’ENA, ni par la MNEF, mais fait partie de ces militants qui ont participé à la « marche des potes » de 1983 et qui, depuis ont fait leur chemin grâce au PS.
Comment NPNS, une association, qui est née dans l’orbite de SOS Racisme, au sein d’une mouvance dont la mission était d’aider le Parti Socialiste à reconquérir l’électorat populaire et à en renouveler les cadres à partir des jeunes élites issues de l’immigration, vit-elle le recrutement de sa présidente par le nouveau pouvoir ? On en a eu une idée lors du Comité national du mouvement féministe des banlieues qui a eu lieu les 23 et 24 juin dernier et dont le moins qu’on puisse dire est qu’il a été animé.
Force est de reconnaître que les polarités de droite et de gauche ne suffisent plus à baliser notre carte des idéologies. Au sein des deux grandes familles politiques, d’autres critères, au moins aussi pertinents, permettent des recompositions que le nouveau Président de la république a su percevoir avant d’autres et qu’il a mises au service de sa stratégie de recomposition du champ politique. Ainsi de la question de la promotion des minorités : l’universalisme méritocratique républicain suffira-t-il ou faut-il en passer par une dose de discrimination positive ? Ainsi de l’idée qu’on peut se faire de l’identité nationale : multiculturaliste ou assimilationniste. Ainsi de l’attitude à adopter à l’égard de l’islam politique : tenter d’en utiliser la force en fermant les yeux sur ses aspects dérangeants ? Ou miser sur la revendication d’émancipation de ceux qui subissent le plus douloureusement le poids des interdits dont il est porteur ?
Le cas de Ni Putes Ni Soumises est passionnant parce que l’évolution du mouvement féministe des banlieues constitue un formidable révélateur de ces nouveaux clivages et de la position de chacun par rapport à eux.

Invités

Mohammed Abdi.  Secrétaire général du mouvement.

Stéphanie Marteau.  Journaliste au Point et au Figaro Magazine.

Riva Gherchanoc.  Comité de Montreuil de "Ni putes ni soumises".

Wassyla Tamzali -au téléphone-.  Avocate. Ancienne Directrice du droit des femmes à l'Unesco. Directrice du collectif Maghreb égalité.

Jeanne Favret-Saada -au téléphone-.  Directeur d'études à l'EHESS.





les livres


Stéphanie Marteau ; Pascal Tournier
Black, blanc, beur
Albin Michel - 25/10/2006

L'égalité républicaine : leurre ou réalité ?
Malgré l'existence d'une Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE), et les promesses de la classe politique, les résistances restent vives : certains n'admettent pas que la France, en se métissant, a changé.
Pascale Tournier et Stéphanie Marteau ont enquêté sur cette ségrégation qui ne dit pas son nom. Des origines de la commission Stasi à l'ascension fulgurante de l'association «Ni putes ni soumises», les deux journalistes montrent comment manoeuvres d'appareil et conformisme se conjuguent pour maintenir des situations acquises, que ce soit dans les partis politiques, les médias, ou même les syndicats dont le conservatisme en la matière stupéfie.
Une petite révolution est pourtant à l'oeuvre. Insensiblement, elle gagne les grandes entreprises, notamment sous l'impulsion de patrons charismatiques tels Claude Bébéar ou Yazid Sabeg. Mais il faudra encore beaucoup de protestations, de polémiques, mais aussi de lobbying pour que l'ascenseur social passe d'un étage à l'autre.
- quatrième de couverture -


La racaille de la République
Mohammed Abdi, Fadela Amara
Seuil - 26 octobre 2006

Trois ans déjà que, face aux violences exercées contre certaines filles des quartiers, Fadela Amara lançait ce cri du coeur : « Ni putes ni soumises ». Elle est alors devenue le symbole d'un féminisme d'urgence, d'un féminisme populaire. Après la publication du Guide du respect - immense succès -, voici La Racaille de la République, où, à partir de leurs origines, des souffrances par eux endurées, Fadela Amara et Mohammed Abdi analysent et dénoncent des situations d'injustice, dressent un constat de l'augmentation de l'inégalité des chances, de la montée des violences, de la difficulté à intégrer et à accepter ces Françaises et ces Français qu'on continue encore à traiter comme des immigrés.

Dénonçant les faux prophètes et la recrudescence de discours religieux où l'islam est détourné à des fins politiques, cartographiant la situation dans certains quartiers où d'autres lois que celles de la République règnent, ils en appellent à une société où la loi, le droit et la justice nous permettraient de mieux vivre ensemble dans le respect du bien commun ancré dans les valeurs de la République.


les liens


> Site officiel du mouvement "Ni putes ni soumises"

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes le 27 novembre 2004, le mouvement appelle les citoyennes, et citoyens attachés à l’émancipation des femmes et au combat contre les violences faites aux femmes, à manifester à Marseille derrière la famille de Ghofrane victime du machisme barbare, cette jeune fille de 23 ans a été tuée à coup de pierres le 17 octobre.


> http://npnsencolere.over-blog.com/




découvrez l'univers
Idées

dernières émissions


Du grain à moudre

Tremblement de terre de Lisbonne puis d'Haïti: l'ordre des choses est-il mauvais?


Bien commun (le)

Les droits de l'animal


Nouveaux chemins de la connaissance (les)

L'esprit du scepticisme 2/5 Le scepticisme de Montaigne

dossiers récents


Claude Lévi-Strauss



Journée spéciale Roger Pol-Droit



Questions de sens


agenda culturel

> Marx au XXIème siècle : l'esprit et la lettre
Conférences
du 10/10/2009 au 10/04/2010

> Paroles de psychanalystes
Cinéma
du 24/10/2009 au 14/02/2010

médiathèque

> Études d'histoire religieuse ; Nouvelles études d'histoire religieuse
Ernest Renan
Gallimard, « Tel » - 1992

> Paroles en actes
Carlo Severi, Julien Bonhomme (dir.)
L'Herne, coll. Cahiers D'anthropologie Sociale - 2009

> Dignité et diversité des hommes
Gilbert Hottois
Vrin - 2009


Un site du groupe Radio France © RF / Droits de reproduction réservés.