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par Julie Clarini et Brice Couturier du lundi au jeudi de 18h20 à 19h |
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émission du mercredi 25 juin 2008
Autour du livre "La grande déculturation" de Renaud Camus
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Renaud Camus.
Ecrivain, essayiste |
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Maryvonne de Saint-Pulgent.
Conseiller d'état
Présidente de l'Opéra Comique |
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Christophe Girard.
Adjoint au maire de Paris pour les questions culturelles
Initiateur de "La nuit blanche" et de "Paris Plage" |
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David Kessler.
Directeur de France Culture |
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les livres |
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Renaud Camus

La grande déculturation
Fayard - mai 2008
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Amis du Désastre et Niveau-montistes sont formels : la culture s'est répandue dans toutes les couches de la population. Ce livre soudent le contraire.
Si la culture s'est répandue, selon lui, c'est comme le lait de Perette : plus la culture est diffusée, moins il y en a pour chacun et moins elle a de consistance. Lorsque les trois-quarts d'une génération accèdent au baccalauréat, le niveau de connaissance et de maturité qu'implique ce diplôme est à peu près celui qu'atteignaient au même âge les trois-quarts d'une autre génération, quand personne ne songeait à nommer cela baccalauréat, à peine certificat d'études. L'université fait le travail des lycées, les lycées celui des écoles primaires, les classes maternelles celui que les parents ne font pas, ayant eux-mêmes été élevés par l'école de masse, qui a formé la plupart des nouveaux enseignants. Arte, France Culture ou France Musique se consacrent aux tâches jadis dévolues aux chaînes généralistes, celles-ci imitent les postes et stations de divertissement. Tout a baissé d'un cran. C'est la grande déculturation. Et si les journaux n'ont plus de lecteurs, c'est en grande partie parce que leur public potentiel ne sait plus lire, même des phrases de plus en plus simples et de plus en plus fautives, avec de moins en moins de mots.
Le paradoxe est que l'objectif quantitatif, qui est au coeur de l'ambition démocratique en sa transposition culturelle, fait partout le lit de l'argent, par le biais de la publicité, des taux d'audience et des lois du marché. C'est ainsi que le Louvre devient une marque, etc.
- 4e de couverture -
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Maryvonne de Saint-Pulgent

Le Gouvernement de la Culture
Gallimard. Collection Le Débat - 14 septembre 1999
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Conseiller d'Etat, éditorialiste au Point, premier prix de piano au Conservatoire, enfin surtout directeur du Patrimoine de 1993 à 1997, Maryvonne de Saint Pulgent était excellement armée et placée pour analyser l'ensemble des problèmes de la culture. Après un chapitre général montrant les liens spécifiques que l'Etat entretient en France avec la culture à partir de François 1er, l'auteur se livre à un survol de l'histoire du ministère de la Culture depuis Malraux. Elle y joint un chapitre très précis sur les mécanismes de la bureaucratie culturelle, d'une part, et du mécénat, de l'autre. Suit une série de chapitres traitant du fonctionnement des subventions, des pratiques du patrimoine et des grands travaux, des industries culturelles, de celles du livre, du cinéma et des médias. Maryvonne de Saint Pulgent combine avec emportement le sens de la liberté et le service de l'Etat.
- Note de l'éditeur -
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