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par Julie Clarini et Brice Couturier du lundi au jeudi de 18h20 à 19h |
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émission du mardi 16 septembre 2008
L’identité européenne est-elle mise au défi par la candidature turque ?
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Elie Barnavi, grand admirateur de l’Europe, confesse une certaine exaspération face à la pusillanimité actuelle des Européens. Il s’inquiète de leur incapacité à prendre la place qui pourrait leur revenir dans le nouveau concert des puissances. A ses yeux, le refus, par l’Union Européenne, de reconnaître la part chrétienne de son héritage est symptomatique d’une certaine incapacité générale des Européens à s’assumer eux-mêmes. Car si l’esprit de l’Europe est soumis à une tension historique entre la diversité des nations qui la composent et l’unité profonde de sa civilisation, le christianisme a longtemps incarné cette unité, face aux Etats souverains. Dans son pamphlet, « l’Europe frigide », le co-auteur de « la Révolution Européenne » se prononce nettement contre l’adhésion de la Turquie à l’UE. « La Turquie n’est d’Europe ni par l’histoire, ni par la géographie », écrit l’ancien ambassadeur d’Israël en France et actuel conseiller auprès du Musée de l’Europe.
Michel Rocard est d’un avis rigoureusement inverse. Il publie un essai significativement intitulé « Oui à la Turquie ». L’ancien premier ministre met en garde les Européens contre les risques de crispation nationaliste, impériale et islamiste qui pourrait bien s’emparer de la Turquie en cas de refus européen. A ses yeux, la Turquie est une chance pour l’Europe. Une chance, parce que son économie est dynamique et qu’elle constitue un marché de près de 80 millions de personnes, nettement plus jeunes que la moyenne européenne. Une chance géostratégique, parce qu’elle constitue une voie d’accès au pétrole et au gaz de la Caspienne. Une chance, enfin, de donner naissance à un « islam européen » parce que, en Turquie, l’islam et la démocratie vont main dans la main.
La question que nous pose la candidature turque en résume en effet quantité d’autres. Et elle a en outre le mérite de constituer une bonne introduction à un débat plus global sur l’Europe, son identité et les raisons de sa panne actuelle

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Michel Rocard.
Ancien Premier Ministre |
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Elie Barnavi.
Historien
Ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002
Directeur scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles |
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les livres |
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Michel Rocard

Oui à la Turquie
Hachette Littératures - 3 septembre 2008
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« J'ai la conviction qu'ouvrir l'Europe à la Turquie est économiquement intelligent, stratégiquement indispensable et culturellement visionnaire. »
- 4ème de couverture -
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Michel Rocard et Nicole Gnesotto

Notre Europe
Robert Laffont - 11 septembre 2008
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L'Europe n'est pas une entité abstraite, lointaine, complexe et incontrôlable, mais une réalité inséparable de notre vie quotidienne (la monnaie, le pouvoir d'achat, la sécurité) et un enjeu pour notre avenir (la paix, la mondialisation, l'énergie, l'environnement). Cet ouvrage qui lève un certain nombre de tabous européens n'est pas un livre d'experts pour les experts de l'Europe. Il s'est donné pour objectif, le plus concrètement et simplement possible, d'explorer la "face cachée" de l'influence européenne et de montrer ce que l'Europe a changé dans nos vies et pourrait changer dans notre siècle. Tous les grands Européens sont ici réunis pour la première fois. Ensemble, ils se sont donné pour ambition d'aider les citoyens à s'approprier enfin l'Europe. Notre Europe.
- Présentation de l'éditeur -
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Elie Barnavi

L'Europe frigide : réflexions sur un projet inachevé
A. Versaille éditeur - Sept. 2008
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Conseiller scientifique auprès du musée de l'Europe, Élie Barnavi vit l'Europe au quotidien après en avoir mesuré les ambitions et les limites sur la scène du monde, en tant que diplomate international.
Historien, essayiste à la plume franche et directe, il se penche sur cette création politique unique qu'est l'Union européenne et la passe au crible d'un questionnement radical : l'Europe est-elle en coma dépassé ou ne dort-elle que d'un oeil ?
Communauté de valeurs fondée sur la démocratie et l'État de droit, comment l'Europe peut-elle et pourra-t-elle confronter cet idéal fondateur à la réalité ? A-t-elle eu raison de s'élargir ? D'ailleurs, ses frontières, quelles sont-elles ? Et quelles devraient-elles être ? Les racines de l'Europe sont-elles chrétiennes ? Colonisatrice heureuse, décolonisatrice faillie, partenaire complexée, l'Europe est-elle agitée par une peur de l'islam qu'elle n'ose s'avouer ? Que peut-elle faire face aux flux migratoires ? Le multiculturalisme s'oppose-t-il à la diversité culturelle ? Quels sens peuvent avoir les lois mémorielles dans la construction d'une Europe consciente d'elle-même ? Enfin, comment l'Europe peut-elle espérer compter un jour sur la scène du monde alors qu'elle peine à «se vendre» auprès de ses propres citoyens ?
-Quatrième de couverture-
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Elie Barnavi et Krzysztof Pomian

La révolution européenne : 1945-2007
Perrin. Collection Essais. Docs géopolitique - 7 février 2008
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Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, tes Européens se sont embarqués dans une aventure inouïe : la mise en place d'une entité supranationale démocratique. Les hommes qui les y ont engagés étaient nourris d'histoire. Ils la savaient tragique, mais aussi créatrice d'une civilisation unique, qu'il était grand temps de doter de cadres politiques unificateurs : la civilisation européenne.
A embrasser d'un coup d'oeil le chemin parcouru depuis un demi-siècle, une évidence s'impose : en construisant l'Europe, les Européens ont accompli une formidable révolution, inédite dans les annales des nations. Le drame est qu'ils ne s'en rendent pas toujours compte.
L'ambition de ce livre est de le leur rappeler. Il le fait sans emphase ni triomphalisme, sans exalter ce qui va ni occulter ce qui ne va pas. Il le fait simplement en racontant cette histoire étonnante, mais comme elle n'a encore jamais été racontée : en prenant l'Europe comme un tout plutôt que l'agrégat de ses parties, et en insérant le récit de son unification dans la logique historique globale qui l'a rendue possible - autrement dit, en dégageant l'« esprit », au sens de Montesquieu, de la construction européenne. A l'heure où l'Europe semble être quelque peu à la peine, ce rappel n'est sans doute pas inutile.
-4ème de couverture-
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