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par Julie Clarini et Brice Couturier du lundi au jeudi de 18h20 à 19h |
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émission du jeudi 2 juillet 2009
Google nous rend-il « stoopide ? »
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Tout a commencé avec la publication, il y a juste un an, dans la revue américaine, « The Atlantic », d’un article de Nicholas Carr, intitulé « Is Google making us stupid ? » L’auteur s’y interrogeait sur les métamorphoses que la lecture de pages internet est en train de produire sur nos esprits. Mais le débat s’est depuis amplifié, en se déplaçant sur les bouleversements qu’internet est en train d’apporter, à travers nos habitudes de lecture, au contenu même de notre culture. Hier encore, nous lisions dans les bibliothèques : dans un silence recueilli, nous étions des centaines à suivre, chacun pour soi, les traces d’une pensée construite et déposée là. Nous y méditions en prenant des notes, pour mieux en reconstituer les aspects essentiels, en la comparant avec celles dont elle procédait, ou avec celles qui avaient traité de sujets voisins. La lecture en ligne, à rebours, se pratique dans l’isolement, mais en interaction avec d’autres. Elle est discontinue, elle est le plus souvent fragmentaire et elle est surtout décontextualisée.
Chacun d’entre nous en a fait le constat : le pourcentage d’informations que nous grapillons au cours de nos navigations sur la toile tend à augmenter sans cesse – au détriment de ce que nous apportent les textes imprimés. La lecture sur écran, la messagerie électronique, les sites de partage sociaux nous volent de plus en plus le temps autrefois consacré à la lecture de livres. On peut même anticiper, avec George Steiner, une époque, prochaine, où les propriétaires de bibliothèque, les lecteurs de livres, pourraient devenir aussi rares et isolés que les moines scribes du Moyen Age.
Régis Debray l’a établi une fois pour toutes, à son époque « médiologique » : la pensée a toujours été tributaire de la nature des divers supports sur lesquels des hommes l’ont inscrite. Il y a une forme de pensée qui correspond à l’âge de la pierre gravé et une autre du papyrus, le statut du texte change radicalement, en passant du manuscrit calligraphié au livre imprimé. Quelle culture va engendrer internet ? Nos enfants liront-ils encore des livres ?

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Versac.
Consultant en stratégies Internet
Bloggeur |
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Olivier Postel –Vinay.
Rédacteur en chef de Books
(dossier consacré à cette question dans le dernier numéro de la revue) |
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Hubert Guillaud par téléphone.
Rédacteur en chef de InternetActu.net |
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Bernard Stiegler.
Philosophe
Président du l'association Ars Industrialis
Directeur du centre Recherche et Innovation du Centre Georges Pompidou |
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les livres |
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Nicolas Vanbremeersch

De la démocratie numérique
Seuil - Collection Médiathèque - mars 2009
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Des millions de blogs, de forums, de messages, d'informations et de commentaires, postés sous toutes les formes possibles et dans des lieux innombrables : le web est devenu une nouvelle dimension de l'espace public.
L'espace public numérique, c'est d'abord un territoire, des lieux multiples et très divers où se mêlent documentation et connaissances, information, échanges sociaux ; Nicolas Vanbremeersch nous guide dans cette nébuleuse, analyse et structure l'ensemble.
L'immensité de cet univers et les règles qu'il impose font évoluer très rapidement notre société. Le web social, où les individus mettent en réseau contenus et relations, en est le véritable poumon. Il n'est pas qu'un média de plus ; il dispose de ses propres codes, d'une dynamique différente qui bouleversent la manière dont circulent les idées et les informations.
Un nouvel espace de démocratie, plus direct, plus rapide, se développe. Médias, experts et producteurs d'idées, hommes, femmes et partis politiques doivent réinventer leurs rôles dans l'espace public à l'aune du numérique.
- 4e de couverture -
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Bernard Stiegler, Alain Giffard, Christian fauré

Pour en finir avec la mécroissance : quelques réflexions d'Ars industrialis
Flammarion - Avril 2009
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Avec la fin du «siècle de l'automobile» et de l'«ère du pétrole», ce sont aussi la télévision, les industries de programme et les industries culturelles en général qui sont entraînées dans une crise profonde, subissant la désaffection d'une partie croissante de la population. L'ensemble du système consumériste s'avère aujourd'hui caduc.
Dès son origine, Ars Industrialis a soutenu que le consumérisme constitue un processus autodestructeur, soumettant les technologies d'information et de communication à l'hégémonie d'un marketing irresponsable et empêchant la formation d'un nouvel âge industriel. Car au cours de la dernière décennie, un autre modèle comportemental est apparu qui dépasse l'opposition de la production et de la consommation, dont le logiciel libre et les licences creative commons sont les matrices conceptuelles et historiques.
Ce nouveau modèle constitue la base d'une économie de la contribution. Il permet d'espérer qu'après la domination de la bêtise systémique à laquelle aura conduit le consumérisme, les technologies numériques seront mises au service d'une nouvelle intelligence collective et d'un nouveau commerce social - pour autant qu'émergent une volonté politique et une intelligence économique nouvelles, et que s'engage la lutte pour en finir avec la mécroissance.
- 4e de couverture -
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