|
|
|

par Julie Clarini et Brice Couturier du lundi au jeudi de 18h20 à 19h |
|
 |


 |


|

|
|

émission du mardi 10 novembre 2009
Vaccination : Faut –il protéger les populations contre leur gré ?
|
|
 |

|
|
Dans moins de deux jours, s’ouvre la campagne de vaccination contre le virus H1N1, mais dans un contexte de désintérêt même de méfiance totalement inédit. 80% des Français n’auraient pas l’intention de se rendre dans les centres prévus à cet effet, soit qu’ils estiment la grippe bénigne, soit qu’ils évoquent des effets secondaires du vaccin. L’OMS a beau rappeler que les campagnes de vaccination sont le « rempart de la plus efficace contre cette première pandémie du XXIème siècle », même le personnel de santé ne semble pas l’entendre de cette oreille : le quotidien « Aujourd’hui en France » avançait hier un chiffre dérisoire : seuls 7% des soignants de l’AH-HP se seraient portés volontaires pour la vaccination.
Alors pour ne pas attiser la méfiance, on répète au Ministère que la vaccination n’est pas obligatoire, qu’elle est simplement de la responsabilité de chacun, mais en sachant que si personne n’y consent, le plan sera sans efficacité pour la collectivité car la réduction de l’incidence d’une maladie ne s’obtient qu’au prix d’un taux élevé de couverture vaccinale. Bref, cette campagne, à la fois massive et non obligatoire, a toutes les chances de s’enferrer dans ses contradictions.
Dans une tournure d’esprit peut-être un peu vingtième siècle, on aurait tendance à avancer le raisonnement suivant : ou tout cela n’est que broutille, et il faudra justifier le coût de ce plan gigantesque ainsi que les effets secondaires néfastes s’il s’en révélait pour ceux qui ont choisi la vaccination. Ou la chose est grave, et la question de l’obligation doit être posée comme elle l’est aux Etats-Unis pour le personnel de santé. Mais l’Etat français a été si ébranlé par les dernières crises sanitaires qu’on se demande s’il serait capable, le cas échéant, de tenir un discours autoritaire : a-t-il encore la force de rappeler que le risque individuel s’efface parfois devant le bénéfice collectif ?

|
Jean Claude Ameisen.
Médecin et chercheur, professeur d’immunologie à l’université Paris VII et au centre hospitalier Bichat, Président du Comité d’éthique de l’INSERM, Membre du Comité Consultatif National d’Ethique |
 |

|
François Ewald.
Philosophe, juriste.
Professeur au CNAM |
 |

|
Alfred Spira.
Médecin épidémiologiste
Professeur de santé publique et d’épidémiologie à l’Université Paris Sud XI
Dirige L’Institut de recherche en santé publique (IReSP) |
 |
|
|
|
|
|
les livres |
|
|
|

|
François Ewald, Christian Gollier, Nicolas de Sadeleer

Le principe de précaution
PUF, Paris - 2001
 |
|

Pratiquement inconnu jusqu'au milieu des années 90, le "principe de précaution" est devenu, avec l'affaire de la vache folle, une expression populaire. On le brandit désormais comme le talisman dont la seule invocation devrait protéger les citoyens contre tous les risques qui les menacent, et l'on invoque son application dans les domaines les plus hétérogènes (climat, couche d'ozone, OGM, santé, jusqu'aux conditions d'utilisation des armes sur les champs de bataille), au point que ce principe, apparu dans les années 70, devient synonyme de politique de sécurité. Il n'y aura bientôt plus personne qui ne se croira obligé d'agir par précaution. Cet ouvrage se propose de clarifier ce principe en réunissant trois expertises, économique, juridique et philosophique.
|
|
|

|
Bernard Jégou, Pierre Jouannet et Alfred Spira

La fertilité est-elle en danger?
La Découverte - 27 août 2009
 |
|

La fertilité est–elle en danger ? Quels sont les agents environnementaux susceptibles d'altérer la reproduction ? Par quels mécanismes agissent–ils chez les hommes et les femmes ? Pour répondre à ces interrogations, les auteurs ont croisé leurs expériences et leurs domaines de compétences : biologie, toxicologie, recherche clinique et santé publique. La fertilité est un sujet crucial en raison des conséquences éventuelles de son altération, c'est pourquoi l'Union Européenne, après des années de lobbying intense, à adopter la directive REACH sur le contrôle des produits chimiques, entrée en vigueur le 1er juin 2007.
-Présentation de l'éditeur-
|
|
|

|
dirigé par François Ewald

Aux risques d'innover : les entreprises face au principe de précaution
Autrement - 12 novembre 2009
 |
|

Le principe de précaution attise aujourd'hui les passions. Citoyens, pouvoirs publics, entreprises se font face dans les débats sur les déchets nucléaires, les OGM ou le "Grenelle des antennes", illustrant à quel point sécurité et prévention se sont répandues dans les consciences. Comment les entreprises gèrent-elles la mise en oeuvre du principe de précaution ? En quoi affecte-t-il l'innovation industrielle? Alors que se multiplient forums citoyens et recours aux tribunaux, en quoi change-t-il le rapport des entreprises à leurs différentes parties prenantes? Du nucléaire aux technologies de l'information et de la communication en passant par les cosmétiques, cet ouvrage propose un état des lieux des enjeux que recouvre son application dans les principaux secteurs industriels. François Ewald, entouré d'une équipe de contributeurs partis à la rencontre de risk managers, directeurs du développement durable, directeurs juridiques ou directeurs R&D, analyse ainsi, à l'initiative de l'Institut de l'entreprise, les "batailles de la précaution". S'il occupe bien souvent la une des journaux, le principe de précaution a rarement été observé de si près dans son fonctionnement.
- Présentation de l'éditeur -
|
|
|
|
|
|