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par Julie Clarini et Brice Couturier du lundi au jeudi de 18h20 à 19h |
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émission du lundi 16 novembre 2009
La voie de l'exégèse coranique reste-t-elle ouverte? En partenariat avec le magazine Books
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Au XVI° siècle, des humanistes se sont mis en tête d’appliquer les méthodes critiques employées pour l’établissement des textes classiques grecs et latins à l’Ancien et au Nouveau Testament. Erasme, Jacques Lefèvre d’Etaples, Théodore de Bèze ont cherché à repérer les ajouts, les erreurs des copistes, en comparant les états des textes sacrés en leur possession avec ceux qu’apportaient avec eux les moines orthodoxes qui fuyant Constantinople, prise par les Turcs. Mais l’exégèse scientifique des textes sacrés chrétiens s’est surtout développée au XVII°, avec le pasteur Louis Cappel, qui publie, en 1650, sa somme intitulée Critica Sacra.
A l’époque, nombreux étaient encore les théologiens qui, comme le janséniste Pierre Coustel, proclamaient que « l’hébreu était une langue aussi ancienne que le monde » puisque c’était dans cette langue que Dieu s’était adressé à Adam et Eve. Il est, en effet, révolutionnaire de proclamer que les saintes écritures elles-mêmes sont des textes, qu’elles ont une histoire, et d’essayer de la reconstituer. Car c’est une manière de dire qu’elles ne sont pas « tombées du ciel », que ces textes ont eu des auteurs, qu’ils ne peuvent se donner pour la parole même de Dieu.
Or telle est encore la croyance musulmane orthodoxe. Pour l’islam officiel, l’auteur du Coran est Dieu lui-même, Mahomet n’ayant fait qu’enregistrer sous dictée divine. Le Coran est « la parole de Dieu littérale et incréée ».
Pourtant, l’exégèse critique n’a pas épargné l’islam. Dés Le VIII° siècle, les mutazilites, sous l’influence du rationalisme grec, s’étaient engagés dans la voie de l’exégèse. Au XX° siècle, les Egyptien Ali Abd el Raziq et Taha Hussein, le Syrien Sadeq al-Azem ou le Soudanais Mahmud Muhammad Taha, ont tenté de rouvrir la voie de l’exégèse philologique du Coran.
Plus près de nous, Nasr Abou Zeid, professeur de sciences islamiques, a dû se réfugier en Europe pour avoir osé proclamer : « Si le Coran est un texte sacré, la langue arabe dans laquelle il a été transmis, est un langage humain ».
La revue Books, dont nous sommes partenaires, réouvre la question et si la voie de l’exégèse était en train de se rouvrir ?

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Anne-Marie Delcambre.
Juriste, islamologue, Professeur d'arabe littéraire |
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Olivier Postel-Vinay.
Directeur de la rédaction et de la publication de books |
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Mohammed Ennaji par tél du Maroc.
Professeur à l'université Mohammed-V de Rabat |
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Mahmoud Hussein (Pseudonyme de deux auteurs).
Politologues |
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les livres |
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Mahmoud Hussein

Penser le Coran
Grasset - 2009
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Le Coran est, pour les musulmans, la Parole de Dieu, révélée au Prophète Muhammad par l'intermédiaire de l'ange Gabriel entre 610 et 632 de l'ère chrétienne.
Est-il besoin de souligner l'importance, aujourd'hui, de comprendre ce que dit ce texte capital ? Ce qu'il dit et non ce qu'on lui fait dire.
L'ouvrage que voici nous donne des clés pour le lire et le penser.
En replaçant de nombreux versets du Coran dans les circonstances où ils furent révélés, il éclaire des évidences, largement occultées à l'heure actuelle et cependant essentielles à l'intelligence du texte. Et de l'islam.
- 4e de couverture -
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Anne Marie Delcambre

Mahomet, la parole d'Allah
Gallimard - mai 2009
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À la fin du VIe siècle, dans l'Arabie des déserts, à La Mecque, naît Mahomet, de la tribu des Quraychites. Selon la tradition, à l'âge de quarante ans, devenu un prospère commerçant, il a une vision, lors d'une nuit de méditation sur le mont Hira : l'ange Gabriel lui enjoint de se soumettre à Allah, dieu unique et tout-puissant, capable de ressusciter les morts et d'anéantir les incroyants, et de «réciter» aux hommes ce que lui dicte le Ciel. Cette Révélation scelle son destin de prophète de l'islam. En 622, rejeté par son clan, Mahomet s'exile avec ses premiers disciples à Yathrib, la future Médine. L'hégire, l'«émigration», marque le début d'une ère nouvelle. Le Prophète se fait chef militaire. À l'issue de la guerre sainte, il a éliminé ou converti ses adversaires. Véritable chef d'État, il édicte les lois et les usages régissant la communauté musulmane. À sa mort, en 632, la nouvelle foi triomphe dans la Péninsule arabique. Anne-Marie Delcambre restitue dans sa vérité historique la vie de Mahomet, le Prophète d'Allah.
-4ème de couverture-
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Mohammed Ennaji

Le Sujet et le Mamelouk. Esclavage, pouvoir et religion dans le monde arabe,
Mille et une nuits - 2007
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