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par Pascale Casanova le dimanche de 17h à 18h |
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émission du dimanche 15 novembre 2009
France-USA aller-retour
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Par Pascale Casanova
Réalisation : Anne Franchini
Autour des livres des auteurs du Festival "Les Belles étrangères" :
99 exercices de style de Matt Madden (éditions OUBAPO-l’Association) )
Le Colosse de New York de Colson Whitehead (Gallimard)
Dans les limbes de Jack O’Connell (Payot-rivages)
En ami de Forrest Gander (Sabine Wespieser)
Le bon larron d’Hannah Tinti (Gallimard)
Le supplice de l’eau de Percival Everett (Actes Sud)
et de Journée américaine (POL) et En écrivant Journée américaine : texte et photographies (Biro éditeur) de Christine Montalbetti

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Pierre-Yves Pétillion.
Conseiller de la manifestation 2009 du Festival "Les Belles étrangères" consacré à la littérature américaine. |
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Christine Montalbetti.
Ecrivain. |
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Alain Nicolas.
Critique littéraire au Journal l'Humanité. |
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Jean-Baptiste Harang.
Critique littéraire ; écrivain. |
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des livres à découvrir |
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Matt Madden

99 exercices de style
L'Association - 2006
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Se référant aux Exercices de style de Raymond Queneau, l'auteur propose 99 planches de bande dessinée qui sont autant de variations sur une même scène de base : l'auteur interrompt son travail pour se diriger vers le réfrigérateur, mais donner l'heure à sa compagne Jessica lui fait oublier ce qu'il était venu chercher.
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Douze écrivains américains : Belles étrangères Etats-Unis, anthologie 2009
Rivages - octobre 2009
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Charles d'Ambrosio, Percival Everett, Forrest Gander, Andrew Sean Greer, John Haskell, Matt Madden, Jack O'Connell, Eleni Sikelianos, Yuri Slezkine, Hannah Tinti, Richard White, Colson Whitehead.
Cette anthologie réunit les textes de douze écrivains américains invités à sillonner la France à l'automne 2009 à l'occasion des Belles Etrangères : nouvelles, extraits de roman, essais, poèmes, roman graphique, autant d'invitations à nous faire découvrir la richesse de la littérature américaine contemporaine.
Chacun à leur manière, les douze auteurs du présent recueil éclairent une certaine Amérique. Une Amérique moderne, inspirée, qui n'a de cesse d'interroger le temps, l'espace, l'identité et la langue comme pour s'affranchir d'elle-même et ainsi mieux se trouver.
- Présentation de l'éditeur -
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Jack O'Connell

Dans les limbes
Gallimard - octobre 2009
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- traduit de l'anglais par (Etats-Unis) par Gérard de Chergé -
Sweeney échoue à Quinsigamond avec son fils de six ans, Danny, plongé dans le coma. Sa femme s'est suicidée. Rongé par le chagrin, l'anxiété, le dégoût de soi, la peur, Sweeney est sujet à des accès de rage inexplicables ; il en perd le sommeil et la mémoire.
Sweeney a réussi à placer Danny dans la légendaire clinique du docteur Peck, dont tous les patients sont dans le coma. Peck et sa fille Alice, neurologues géniaux aux théories révolutionnaires ont déjà «ressuscité» deux malades et Sweeney espère évidemment qu'ils réveilleront son fils. Il a donc accepté de s'occuper de la pharmacie de l'hôpital, où il vit. Mais tous les gens qu'il croise ont un mobile caché. Et chacun de ces mobiles semble mettre Danny en danger.
Il y a le docteur Peck et sa fille, au comportement excentrique et inquiétant.
Il y a Nadia, l'infirmière lascive et mystérieuse qui semble tout connaître des luttes de pouvoir au sein de la clinique et de Quinsigamond.
Il y a Buzz et ses «Abominations», des bikers psychotiques réfugiés dans une ancienne usine de prothèses, qui sillonnent la ville en d'étranges équipées sauvages.
Et puis il y a des monstres de cirque qui fuient leur persécuteur, le dément docteur Fliess, dont le magazine BD préféré de Danny raconte les aventures. Quelle responsabilité ces créatures de papier ont-elles dans son coma ?
Thriller gothique inclassable, roman noir où David Lynch rencontre Tod Browning, Dans les limbes est, selon son auteur, «un livre sur le deuil, le chagrin et la rage. Sur le coma, les revues de BD et les produits pharmaceutiques. Sur les bikers psychotiques, les neurologues fous et les monstres de cirque itinérants. Mais au bout du compte, c'est un livre sur la moralité complexe de l'écriture elle-même, de la fabrication d'un récit, d'une histoire. Ce qu'il fait à son entourage. Ce qu'il a le potentiel de faire au lecteur. Et pour lui».
- Quatrième de couverture -
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Coslon Withehead

Le Colosse de New-York : une ville en 13 parties (traduit de l'anglais par (Etats-Unis) Serge Chauvin)
Gallimard - janvier 2008
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«Si je suis ici, c'est parce que je suis né ici, à jamais perdu pour le reste du monde.» New-Yorkais archétypal, le romancier Colson Whitehead évoque ici sa métropole, en treize textes qui sont autant de poèmes en prose. Encadrés par une arrivée (à la gare routière de Port Authority) et un départ (de l'aéroport JFK), ces tableaux urbains s'attachent aussi bien à des lieux spécifiques (Central Park, Broadway, Coney Island, le pont de Brooklyn, Times Square ou... le métro) qu'à des moments privilégiés : le matin au réveil, un jour de pluie, la sortie des bureaux ou les soirées en ville du vendredi, lorsque dans les bars les citadins se réinventent une identité.
Car malgré l'anonymat, ce livre grouille de personnages, natifs ou visiteurs, individualisés et universels. Tous ces destins se croisent dans un concert de voix, et pourtant chacun procède d'une expérience commune : l'apprentissage de la Ville. Face à la cité la plus mythique du monde actuel, Whitehead parvient à dissiper les clichés, tantôt personnifiant les lieux, tantôt les traitant comme une abstraction picturale. Avec le souci, plus poignant encore depuis le 11 Septembre, de n'abandonner à l'oubli aucun objet, aucune vie. Multipliant les métaphores imprévisibles pour restituer le quotidien, il dessille notre regard et réinvente une ville fabuleuse, une Babel des temps modernes. Tout en sachant que ce projet héroïque est par nature interminable, et qu'on ne fait jamais le tour de New York.
- Quatrième de couverture -
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Hannah Tinti

Le bon larron (traduit de l'américain par Mona de Pracontal)
Gallimard - novembre 2009
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À douze ans, Ren le manchot n'a connu que l'orphelinat et, tout en rêvant d'une famille, appréhende les dangers du monde extérieur. Voici que survient Benjamin Nab, qui se prétend son grand frère et le prend sous son aile. Mais dit-il la vérité? Du jour au lendemain, Ren se retrouve plongé dans une cour des miracles, un monde de voleurs, de marginaux, de grands escrocs et de nantis maléfiques. Parmi les villes minières et les ports baleiniers de Nouvelle-Angleterre, il ne cesse de vouloir percer le mystère de ses origines…
Hannah Tinti ressuscite ici, avec vigueur et malice, l'Amérique du dix-neuvième siècle, celle de Melville et de Mark Twain, tout en donnant à son jeune protagoniste une épaisseur et une vitalité dignes de Dickens. Ce conte foisonnant, au rythme trépidant, ne recule jamais devant les péripéties feuilletonnesques les plus échevelées, nous offrant avec Ren un inoubliable héros. L'élan romanesque qui l'anime, le plaisir contagieux du récit procurent un bonheur de lecture que l'on croyait perdu depuis l'âge d'or de la fiction. On connaissait Hannah Tinti nouvelliste hors pair. Avec ce livre, une romancière est née.
- Présentation de l'éditeur -
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Forrest Gander

En ami
Sabine Wespieser - 27 août 2009
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Géomètre et poète à Eureka Springs, Lester exerce sur son entourage une véritable fascination. Son collègue Clay, sur les chantiers qu'ensemble ils arpentent, vit dans l'ombre de ce compagnon imprévisible et désinvolte. Séducteur impénitent, le beau Les' oscille entre sa femme et sa maîtresse, Sarah. Spectateur éperdu, fasciné et impuissant de cette relation triangulaire, Clay va y mettre une fin brutale faute de parvenir à s'y immiscer. Forrest Gander a su, avec une remarquable économie de moyens, dire les frontières ténues entre l'amitié, l'amour et la mort, donnant à un fait divers somme toute banal une étonnante intensité tragique.
- 4e de couverture -
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Percival Everett

Le supplice de l'eau (traduit de l'américain par Anne-Laure Tissut)
Actes Sud - novembre 2009
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Après l’atroce assassinat de Lane, sa fille unique, âgée de onze ans, Ismaël Kidder enlève un quidam qu’il a décidé de tenir pour coupable du crime. Dans le sous-sol de sa coquette maison de romancier à succès où il le séquestre à l’insu de tous, il soumet l’homme à la torture… A travers ce portrait sans concession d’un individu fou de douleur passant du statut de victime à celui de bourreau, Percival Everett, qui écrivit ce roman en réponse aux exactions commises, au nom du salut des Etats-Unis d’Amérique, dans le camp de Guantánamo ou la prison d’Abou Ghraib, dresse un audacieux parallèle entre un supplice infligé à l’échelle individuelle et la pratique de la torture en temps de guerre. Dès lors, Ismaël Kidder semble incarner, dans son délire d’ange exterminateur dissertant sur les fondamentaux de la philosophie antique, cet homme tristement universel en qui peuvent cohabiter, pour se conforter l’une l’autre, raison et barbarie, deux ressorts douloureusement cruciaux de l’histoire contemporaine.
- Quatrième de couverture -
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Christine Montalbetti

Journée américaine
POL - octobre 2009
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Les conditions ont l'air optimales, pour la conduite. Ciel clair, route dégagée, confort de suspension du break, autoradio avec commande au volant : on est paré. Attachez vos ceintures, il s'agit d'arriver au ranch avant la nuit.
- Quatrième de couverture -
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Christine Montalbetti

En écrivant "Journée américaine"
Biro éditeur - octobre 2009
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«Les moments d'écriture eux-mêmes ne sont pas hors du monde, mais dans le monde, ils ne sont pas arrachés à la vie, comme on le fait souvent croire, mais la vie même, le corps vivant dans un cadre avec lequel il interagit, que traversent des bestioles et des voix, que le vent brasse, que la lumière modifie au fil des heures [...], tandis qu'à mesure que les phrases se forment sous ses doigts c'est tout ça qu'on voudrait retenir, les rencontres qu'on a faites, les émotions qui les ont agies, la splendeur des lieux neufs et la nécessité des espaces familiers, et les mille nuances qui font que derrière la fenêtre devant laquelle chaque jour on s'assied le paysage n'est jamais exactement le même que la veille.»
- Quatrième de couverture -
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les liens à parcourir |
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Édition 2009 des Belles Étrangères
Organisées par le Centre national du livre pour le Ministère de la culture et de la communication depuis 1987, Les Belles Étrangères favorisent la découverte de littératures étrangères ou d’auteurs encore peu connus en France et accompagnent la politique d’aide à la traduction, à la publication et à la diffusion menée par le Centre national du livre.
Le principe repose sur l’invitation, en novembre de chaque année, d’un groupe d’écrivains d’un même pays ou d’une même aire linguistique, et l’organisation d’une série de rencontres dans toute la France, avec des librairies, des bibliothèques, des universités et des associations culturelles partenaires des Belles Étrangères.
Pour cette édition 2009, le Centre national du livre invitera douze écrivains des États-Unis représentant tous les genres littéraires : roman, nouvelles, poésie, essais, BD. Le choix des auteurs a été réalisé avec Pierre-Yves Pétillon, conseiller littéraire pour cette édition. Seront ainsi accueillis pour représenter la littérature américaine contemporaine : Charles D’Ambrosio, Percival Everett, Forrest Gander, Andrew Sean Greer, John Haskell, Matt Madden, Jack O’Connell, Eleni Sikelianos, Hannah Tinti, Yuri Slezkine, Richard White et Colson Whitehead.
Du 9 au 21 novembre 2009. |
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Un article d'Alain Nicolas paru dans L'Humanité |
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Écrire / Rêver
Le sujet est aussi vieux que la littérature ellemême, le rêve nourrit l’écriture, comme tous les arts. Marcel Proust, dont on pourra entendre dans ce programme, par les voix de lecteurs interposés filmés par Véronique Aubouy, une partie de l’oeuvre, était fasciné par les rêves. Les analogies entre la composition de la Recherche et celle du rêve sont d’ailleurs manifestes.
Autre perception du temps, des émotions, autre rapport à la narration, le rêve demeure une source inépuisable pour la création. À travers leurs écrits, la majorité des auteurs programmés
à l’occasion de cette édition anniversaire de Ritournelles, romanciers, poètes et pour certains, également psychanalystes, témoignent d’une très forte affinité avec ce territoire prodigieux de l’inconscient.
Pour fêter ses dix ans, le festival Ritournelles a trouvé en l’Office Artistique de la Région Aquitaine un partenaire important. Le Molière-Scène d’Aquitaine reçoit ainsi de nombreux événements (installation d’art contemporain, créations et sorties publiques, lectures-rencontres, journée de réflexion et performances, exposition, librairie) et propose à tous ceux qui le souhaitent de nous rejoindre dans son espace. La programmation de cette nouvelle édition se poursuit comme chaque année au CAPC et à la librairie Mollat avec des rendez-vous « littérature et art contemporain » et à la bibliothèque Mériadeck avec un événement autour d’Hélène Bessette, auteur oublié du XXe siècle, qui revient sur la scène littéraire du XXIe siècle grâce aux éditions Léo Scheer, pour rendre intelligible notre propre modernité littéraire.
Marie-Laure Picot
directrice du festival
Du 10 au 20 novembre 2009 |
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