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par Joseph Macé-Scaron le samedi de 17h à 17h55 |
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émission du samedi 6 février 2010
Emission du samedi 6 février 2010
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Lily et Braine, de Christian Gailly (Minuit)
La grande sauvagerie, de Christophe Pradeau (Verdier)
La voie de Bro, de Vladimir Sorokine (L’Olivier)
Clara Malraux, de Dominique Bona (Grasset).
Avec Nathalie Crom, Baptiste Liger, Alexis Lacroix, Josyane Savigneau.
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des livres à découvrir |
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Christian Gailly

Lily et Braine
Minuit - Janvier 2010
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Braine vient de passer trois mois dans un hôpital militaire. Il a été gravement commotionné. Il peut de nouveau dire, lire et écrire son nom. Il va rentrer à la maison. Lily l'attend. Il est de retour. Il arrive. Souhaitons-leur de vivre enfin heureux.
- 4e de couverture -
Christian Gailly est né en 1943. Prix du Livre Inter 2002 pour "Un soir au club". |
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Christophe Pradeau

La grande sauvagerie
Verdier - Février 2010
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"La Grande Sauvagerie", c’est le nom que les coureurs de bois du Canada français ont donné à ce qui s’est appelé, en d’autres temps et d’autres lieux, The Wild : l’espace inviolé, le blanc sur la carte. L’expression s’est perdue et ne parle plus guère à personne.
"La Grande Sauvagerie", c’est aussi un lieu-dit, un rocher qui domine un coin de la campagne limousine. Les guides touristiques le signalent à l’attention pour sa lanterne des morts, une simple tour de granit, sans grâce.
Les habitants du pays ont oublié depuis longtemps qu’un feu y brûlait jadis, qui guidait les voyageurs dans la nuit.
Thérèse Gandalonie a grandi à Saint-Léonard, à l’ombre de la lanterne des morts. Puis elle s’en est allée. Elle a traversé l’océan. Elle a découvert, dans les bibliothèques américaines, le Journal inédit de Jean-François, peintre d’ex-voto établi à Montréal, cousin à la mode de Bretagne du Grand Rameau. Elle a compris en le lisant que les deux Grandes Sauvageries renvoyaient l’une à l’autre.
Quand elle s’en retournera, elle saura désormais apercevoir, infusée dans le paysage, une histoire oubliée de tous. Elle la déchiffre pour nous. C’est sa voix que nous entendons, une voix rocailleuse traversée par le vol des lucioles.
- 4e de couverture -
Né en 1971 à Saint-Yrieix-la-Perche, Christophe Pradeau enseigne la littérature à l’Université Paris-IV. "La Grande Sauvagerie" est son deuxième roman. |
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Vladimir Sorokine

La voie de Bro
L’Olivier - Janvier 2010
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Le 30 juin 1908 tombe en Sibérie la météorite de la Toungouska. Au même moment, dans la famille d’un riche industriel, naît Bro, futur grand maître de la Confrérie de la Lumière originelle, une secte qui cherche à éliminer les êtres corrompus et reconstituer une assemblée d’élus. L’enfance dorée de Bro est vite écourtée : la guerre, la désorganisation de la société, la révolution, provoquent la fuite puis l’anéantissement des siens. Le jeune garçon se retrouve seul à errer à travers la Russie durant quatre ans, bénéficiant dans le chaos général d’une mystérieuse protection.
"La Voie de Bro" est le deuxième volet d’une trilogie romanesque, initiée par La Glace, dans laquelle Vladimir Sorokine invente toute une mythologie pour symboliser la naïveté d’une humanité en mal d’utopie. Brillant et iconoclaste, l’auteur jongle avec tous les genres, toutes les périodes historiques, pour dénoncer les institutions russes, les ravages du pouvoir et de l’argent.
Roman traduit du russe par Bernard Kreise.
Vladimir Sorokine, né en 1955, vit à Moscou. Ingénieur diplômé, il n'a en fait jamais exercé cette profession et s'est tourné vers l'art graphique, la peinture, la reliure et l'art conceptuel. Il a illustré plus de cinquante livres et commencé à écrire en 1977. Il est l'auteur de plusieurs romans, de pièces de théâtre et d'une dizaine de nouvelles. En France, avant que l'Olivier ne publie régulièrement ses livres, ont paru "La Queue" (Lieu Commun, 1986), "Le Trentième Amour de Marina" (Lieu Commun, 1987), "Les Coeurs des quatre" (Gallimard, 1997), "Dostoïevski-trip" (Les Solitaires Intempestifs, 2001) .
Il fait partie de la nouvelle génération d'écrivains postmodernes russes. Son roman "Le Lard bleu" lui a valu une grande notoriété, dont un procès pour pornographie : Vladimir Sorokine bouleverse en effet la littérature et les tabous culturels, rejette les impératifs spirituels et moraux qui ont imprégné les deux derniers siècles de la littérature russe. Sa "Journée d’un opritchnik", constitue une véritable provocation politique. |
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Dominique Bona

Clara Malraux : nous avons été deux : biographie
Grasset - Janvier 2010
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"Nous avons été deux"
"Malraux, ce n'est pas seulement André. C'est aussi Clara : sans elle, sa vie, sa légende auraient sans doute été différentes.
Entre eux a existé un lien fait de complicité et de passion. Ils se sont aimés, déchirés, trompés. Ils ont tout connu ensemble, sauf l'ennui.
Vivant éperdument et en communion les fêtes des années vingt, à la confluence des débats intellectuels, politiques et artistiques, ils ont trouvé dans les voyages l'exotisme, la révolution chinoise, la drogue qui convenait à leurs tempéraments survoltés.
L'initiatrice du voyage en Indochine et du pillage des temples d'Angkor, c'est elle. Mais c'est elle aussi qui sauve Malraux de la prison et se lance avec lui dans toutes ses aventures, y compris la guerre d'Espagne.
Amoureuse mais libre, vivant ses amours à sa guise, elle supporte mal que son illustre compagnon lui rende la pareille. Supplantée par d'autres femmes - Josette Clotis, Louise de Vilmorin -, elle souffre de l'abandon mais ne se résigne pas. C'est une battante.
Faute de partager les combats de Malraux, elle se dresse contre ses idées. Elle milite de plein coeur du côté des faibles, des opprimés, et rêve de fraternité universelle.
Destin magnifique et cruel. Ce livre montre comment une femme moderne, libre, tente d'exister à l'ombre d'un grand homme. Non pas par lui mais avec lui. Et même, sans lui." D. B.
Née à Perpignan, romancière et biographe, Dominique Bona est l'auteur de "Romain Gary" (1987, Grand prix de la biographie de l'Académie Française), "Les Yeux noirs "(1990), "Malika" (1992, Prix Interallié), "Le Manuscrit de Port Ebène" (1998, prix Renaudot), "Berthe Morisot, le secret de la femme en noir" (2000, Bourse Goncourt de la biographie), "Il n'y a qu'un amour" (2003) et "Camille et Paul" (2006). |
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