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par Matthieu Garrigou-Lagrange le mardi de 15h à 16h |
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émission du mardi 6 octobre 2009
Héraclite, à contre courant
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Par Martin Quenehen et Gilles Davidas
À la poursuite d’Héraclite, philosophe présocratique à la pensée immortelle et à l’existence nimbée de mystère, Le mardi des auteurs plonge aux confluents de l’Europe et de l’Asie, entre Athènes et Babylone, dans une Grèce à feu et à sang…
À la fin du VIe siècle avant J.-C., à l’heure où naît la philosophie, Éphèse tombe sous la coupe des Perses. C’est dans cette Ionie en proie à la guerre qu’Héraclite forge son caractère et cisèle ses Fragments sibyllins. Témoin de la révolte et de la défaite des Éphésiens, il fait du Polémos le principe cardinal de sa philosophie : « Guerre est de tous le père et de tous le roi ; et les uns, elle les désigne comme dieux, les autres comme hommes ; les uns elle les fait esclaves ; les autres, libres. »
Dans quel but Héraclite a-t-il choisi le conflit comme source de vie et de sagesse ? Pour se distinguer des aristocrates et des philosophes de son temps ? Pour vivre libre, en défendant « sa loi » dans la cité menacée par les Perses ? Pour percer les mystères du Logos divin ? « Je me suis cherché moi-même », répond l’Éphésien.
Après sa mort, d’Épicure à Lénine, en passant par Nietzsche, les plus grands penseurs et révolutionnaires n’ont cessé de célébrer ou d’attaquer Héraclite, chantre de la discorde et père – dit-on – de la dialectique.
Textes dits par :
Anne-Lise Heimburger, Ventura Vassiliki et Gilles Davidas.
Extraits de films :
Alexandre le Grand, de Robert Rossen (1956)
La Guerre de Troie, de Giorgio Ferroni (1961)
Les Perses, de Jean Prat (1961)
Jason et les Argonautes, de Don Chaffey (1963)
Héraclite l’obscur, de Patrick Deval (1967)
Alexandre, d’Oliver Stone (2003).

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Jean Bollack.
Philologue, philosophe, critique. |
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André Laks.
Professeur de philosophie ancienne à l’Université Paris IV. |
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Claude Mossé.
Historienne, professeur émérite à l'Université Paris VIII. |
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Jean Salem.
Philosophe, professeur à l’Université Paris I. |
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Iosif Kobzon.
I Lenin Takoi Molodoi.
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Colette Magny.
Choisis ton opium.
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Commentaires |
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06/10/2009 17:38
SCELLIER
(Montataire)

Vous allez me prendre pour un ignare, mais je ne connaissais pas Colette Magny. Quelle belle synthèse de votre émission que sa chanson…
Sinon, parfait, sujet admirablement traité. Avez-vous essayé de contacter Pierre Hadot ? À France Culture cela doit être possible. Je pense qu’il aurait eu des remarques intéressantes à formuler sur Héraclite.
La force, la guerre, les attentats ne sont-ils pas le dernier recours face aux pouvoirs en place ?
N’est-il pas tout fait normal pour des hommes voulant changer le monde ou n’acceptant pas celui dans lequel ils survivent d’avoir recours à la force pour tenter d’imposer celui en lequel ils croient ?
Passer par la politique telle qu’elle existe actuellement ou telle qu’elle à existé à différentes périodes de l’histoire demande trop de compromissions et demanderai trop de temps pour changer les choses, seuls la guerre, la force, les attentats permettent cela…
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 06/10/2009 10:26
Guilleux
(Paris)

Le choix d'Héraclite est fort judicieux. L'époque dans laquelle nous sommes plongés offre nombre d'exemples de guerres petites ou grandes, proches ou lointaines, sophistiquées ou brutes.
De son nom et de ses quelques écrits nous reste une vision qui peut être contrastée du personnage. Vision toute légendaire.
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