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Place de la toile
par Xavier de la Porte
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    Podcast



    émission du vendredi 5 février 2010
    Qu'est-ce qu'un beau code ?


    Bernhard Rieder,Clarisse Herre
    Bernhard Rieder,Clarisse Herrenschmidt,Philippe Bootz
     © R.F. / Daphné Abgrall

    Invités

    Clarisse Herrenschmidt.  Chercheuse au CNRS, auteur notamment de Les Trois Ecritures : Langue, nombre, code paru en 2007 aux éditions Gallimard.

    Bernhard Rieder.  Chercheur, maitre de conférences en sciences infocom, laboratoire paragraphe, université Paris-VIII.

    Philippe Bootz.  Docteur en Sciences de l'Information et de la Communication.
    Maître de Conférences et membre du Laboratoire Paragraphe à Paris-VIII.
    Editeur de la revue de poésie numérique Alire)depuis 1989. Co-fondateur de deux collectifs en poésie numérique : L.A.I.R.E. (1988) et Transitoire Observable (2003).




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    page 1/1 - 4 commentaires
    08/02/2010 01:35   dazin (Bouc Bel Air)

    Bonjour, et merci à Xavier Delaporte. Pour sa grande perspicacité et ses interviews très clairs.
    Après la formidable trilogie sur les systèmes complexes et Internet, après les commentaires très documentés sur l'émission sur les codes, voilà ce que j'ai compris aujourd'hui et pour répondre à "danc" j'ai essayé un peu de sémiotique.
    "Les langages evolués qui s'éloignent de plus en plus des langages machines (nécessitant donc une compilation) tendent à se rapprocher le plus possible du langage naturel. La lisibilité de l'intention de l'auteur et l'efficacité des programmes réalisés dans un langage seraient à l'origine de l'expression "beau code" (ne pas confondre langage et programme). Les langages sont d'autant plus fractionnés en niveaux d'articulation c'est à dire en niveaux symboliques qu'ils sont évolués donc concis et synthétiques.

    j'essaye une métaphore :
    { c' comme sur un billard : le marbre, le feutre et les bandes possèdent des caractèristiques materielles qui forment un cadre de règles limité à quatre ou cinq dimensions en incluant l'elasticité, mais qui est loin de prédire les rapports multiples et inonbrables que les acteurs Humains ont l'intention d'établir entre les boules (et encore moins de décider de leur couleur). Pourtant ce cadre conditionne a un certain niveau les trajectoires des boules. Mais à un niveau symbolique supérieur l'espace des possibles pour les trajectoires relève d'une combinatoire de degrés de liberté dans un espace à n dimensions déterminé à la demande par des acteurs humains qui eux évoluent dans un autre espace à x dimensions défini par les rapports sociaux de compétition,eux aussi determinés par d'autres facteurs. (qu'est-ce que c' compliqué alors...).Les codes (on voudrait se rapprocher du concept de codage neuronal et neural) seraient donc les règles qui permettent d'articuler les niveaux entre eux. En particulier ils permettent la compilation, c'est à dire la traduction, des règles des espaces symboliques de dimensions supérieures,dans celles d'espaces de dimensions inférieures.
    Ce qui est interessant dans le cas de la métaphore du billard, c'est qu'elle permet d'introduire entre deux niveaux une articulation régie par un langage déjà très formalisé : les mathématiques, quand il s'agit dans l'espace géometrique à deux dimensions du plan (pour les trajectoires courantes ) de décrire l'espace problème des trajectoires possibles dans le niveau supérieur où les trajectoires matérialisent les performances des acteurs du jeu. . Il semblerait donc si on veut bien envisager l'hypothèse,qu'il faudra prouver plus tard,qu'on pourrait ainsi traiter tout système hierarchisé en niveaux symboliques. Il suffirait selon l'hypothèse,que les N symboles nécessaires pour les règles du jeu à ce niveau d'abstraction(de dimension N)puissent être traduits, codés, compilés dans un système symbolique à l'aide d'une combinaison de symboles d'un nombre inférieur. C'est à dire dans un niveau où les variables, les caractèristiques, les degrés de liberté seraient d'un nombre inférieur à N.
    Si l'on considère que l'on sait plus ou moins traduire tout symbole par des signes,et leurs relations par des graphes géométriques, les signes étant eux-mêmes géométriques, il semble que les outils mathématiques permettent aujourd'hui d'exprimer les transformations d'un niveau symbolique à un autre ainsi que la transformation inverse.
    Il semblerait qu'on puisse généraliser cette manière de voir, cette métaphore, à un certain nombre de systèmes qui auraient convergé vers une auto-organisation similaire. Du génome à la synthèse des proteines, des neurones aux états de conscience, des échanges de mails aux réseaux sociaux du net. Le dernier exemple grace à la perspicacité de l'intelligence collective humaine qui par convergence semble avoir appliqué ce principe aux différents niveaux de grain des langues naturelles parlées,mais encore plus si elles sont écrites, mais aussi à la numération écrite dite de position quand un même signe (chiffre) symbolise une valeur différente selon sa position "géographique" dans la colonne des mille ou des unités. Il n'y avait plus qu'à appliquer après quelques millénaires ces principes de codage dans un nombre toujours plus petit de symboles, par exemple deux symboles, 1 & 0 faciles à traités par l'electricité pour symboliser toute information ..et voilà l'informatique et le web en route }

    PS.Pardon si cette vision est trop mathématique, elle correspond à une tentative de modéliser les corrélations entre l'activité des neurones observée par les chercheurs, en relation avec des etats de conscience perçus par les patients en observations. Pour ceux qui aiment les maths, voir la notion de "Neurogeométrie de la vision" Jean Petitot. Editions de l'Ecole Polytechnique. dec 2008

    [France Culture] Bonjour. Merci. J'avoue ne pas avoir les compétences nécessaires à une réponse un peu construite, mais je trouve l'analogie avec le billard très parlante. Je suis sûr que "danc" vous répondra mieux... Bien à vous, x


    07/02/2010 11:26   danc

    Bonjour,
    Je liste ici quelques réflexions personnelles suite à l'écoute de l'émission, et peut être donner susciter quelques autres pistes.

    Merci aux intervenants de la première partie qui ont ouvert des perspectives intéressantes sur l'utilisation un peu décalée du code informatique (poésie, obfuscation, concours de style, ...)
    Je crois toutefois qu'ils n'ont pas entièrement répondu à votre excellente question initiale 'qu'est-ce que du beau code ?'
    J'en tiens pour preuve leur réponse à votre sous question 'est-ce simplement du code qui fonctionne ?'
    Je crois que les programmeurs qui qualifient du code 'beau' ou 'pas beau' font en général référence dans les deux cas à du code qui fonctionne, mais dont la différence tient à la beauté, la concision, la lisibilité (propriété qui fait qu'un autre programmeur quel que soit son niveau peut rapidement comprendre l'intention du code pour le faire évoluer). Le lien avec l'élégance d'une demonstration mathématique est tout à fait pertinent.

    Il n'est pas sans rapport avec les notions de 'design pattern' qui tentent de formaliser et de décrire, indépendamment du langage utilisé, des schémas d'implémentation ou d'architecture du code qui favorisent sa qualité, sa réutilisabilité, sa lecture et sa compréhension. A ce sujet, ' Patterns of Software Tales from the Software Community' de Richard P. Gabriel OXFORD UNIVERSITY PRESS, 1996 établit le lien avec les travaux de Christopher Alexander, qui lui est à l'origine un architecte constructeur de bâtiments

    Pour continuer sur votre étonnement initial lié à une expression utilisée par des programmeurs, deux autres idées:
    la notion de 'code mort' qui désigne une portion de code qui ne sera jamais irriguée par le flux d'éxécution d'un programme, quel que soit l'interaction que l'on peut avoir avec lui. Il s'agit en général de code que l'on peut supprimler sans changer le fonctionnement du programme.
    Il existe toute une série de programmes chargés d'analyser le code source, pour y déceler de potentielles erreurs, recommander de bonnes pratiques, automatiquement 'comprendre' l'intention originelle et suggérer des pistes d'amélioration. En somme rendre le code plus 'beau' (ou efficace ?)

    Enfin, plus ludique, l'utilisation des commentaires (partie libre du code, sans impact sur l'éxécution, ou le programmeur a la possibilité de décrire en termes humains l'intention du code informatique). Il est souvent le lieu d'écarts poétiques, de billets d'humeurs, comme les annotations que certains moines copistes pouvaient laisser dans la marge des parchemins du moyen âge.

    L'étude de l'histoire des langages informatiques montre des parentées entre les langages, avec les inévitables querelles entre les partisans de tel ou tel langage, qui alimentent parfois de véritables affrontements sur la supériorité de tel ou tel langage. On peut mettre en parallèle avec la querelle Mac vs Pc vs linux (vs Google bientôt ?), et si j'osais, les querelles entre anciens et modernes, ou celles qui virent s'affronter les mouvements d'idée au sein de la Sorbonne, ou des églises lors des guerres de religion.

    Je constate régulièrement la difficulté qu'ont certains programmeurs 'élevés' dans un langage de programmation d'un certain type à utiliser un langage autre, tout comme l'on éprouve des difficultés à apprendre une langue étrangère.

    La remarque de Clarisse Herrenschmidt en fin d'émission sur l'apprentissage à l'école est tout à fait intéressante, à l'heure ou l'apprentissage se résume trop souvent à une simple utilisation d'un logiciel, voir pire à la simple maitrise d'un logiciel X.

    Son utilisation (à dessein ?) du mot de réflexivité incomplète me renvoie irrésistiblement à l'énoncé du théorème d'incomplétude de Gödel, et par ricochet au magnifique livre de Douglas Hofstater 'Gödel, Escher, Bach: An Eternal Golden Braid '.
    Je suis d'accord avec elle pour dire que la complétude des langages informatique n'est pas totale, toutefois la réfléxivité et l'autodescription des langages informatiques sont à la base de nombreux travaux théoriques et pratiques dans ce domaine.

    La récente découverte du reportage de Robert Cringuely 'Triumph of the Nerds' (vf : les cinglés de l'informatique) m'a fait redécouvrir le lien entre les travaux du Palo Alto Research Center (dont Adele Goldberg, référence pour ceux qui se sont un peu intéressés aux langages à Objets), et certains sources d'inspiration de Steve Jobs (je crois qu'il utilise lui même le mot de 'révélation')
    Dans le même reportage, Jobs évoque je crois sa différence d'approche par rapport à Microsoft en terme de culture, de beauté.

    Alors, qui sera le prochain sémiologue de l'informatique ?

    Voilà, j'attends avec intérêt ce que peut donner la suggestion de benjamin sur l'application de l'école de pensée de Jacques Derrida au domaine de l'informatique ou de l'internet

    PS : merci aussi pour votre sentiment sur l'émission d'Arte de mardi prochain, à l'heure ou l'on justifie des lois sur le filtrage de l'internet par la présence de pédopornographes sur les réseaux. La recherche récente de Fabrice Epelboin sur le sujet est particulièrement intéressant

    PS2: existerait-il un flux rss de suivi des commentaires de ce forum ?
    Cordialement,

    [France Culture] Merci pour ces passionnants commentaires. Pleins de pistes dans ce que vous écrivez. Pas de fil RSS des commentaires du forum, désolé (peut-être dans le nouveau de la chaîne qui sera lancé au printemps ?). Bien à vous, x


    06/02/2010 17:59   Sisqueille benjamin (Francoulès 46090)

    Merci pour votre émission qui permet aux curieux de ne pas perdre de vue cette toile, ce qui permet de ne pas se faire bouffer par l’araignée qui l’habite.
    Le propos de Clarisse Herrenschmidt m’intéresse au plus haut point, et j’attendais que l’on parle enfin d’écriture. Car si la presse papier par en sucette, si l’apprentissage de l’orthographe par en …sucette toujours, si les profs sont dans le cirage, etc…
    A chaque fois il s’agit d’un problème d’écriture. Quelque chose se répète, alors qu’on hurle à la modernité la plus absolue, au génie d’un nouvel art, etc…
    Je pense que ce qui est en cause c’est la nouvelle différance introduite par la toile, une différance qui veut arriver à faire tendre vers 0 les différences. Cette accélération des informations, et autres compressions de temporalités.

    Pourriez vous avoir un point de vue Derridien dans l’une de vos émission, cela comblerait je pense plus d’un auditeur, et amènerait un autre vecteur de réflexion.

    Merci et continuez comme cela, je suis fan.

    [France Culture] Merci pour votre message. Bonne idée une vision derridienne d'Internet. Mais qui pour en parler ? Je vais chercher. Si vous avez des idées, elles sont bienvenues. Bien à vous, x


    06/02/2010 07:09   danc

    Bonjour,
    Je me suis levé ce matin à 6h30 et j'ai été littéralement happé par la fin de l'émission (je ne me rendais pas compte, podcast oblige, qu'elle avait été reléguée à cette heure d'écoute, alors qu'elle est fondamentale !)

    Je vais la réécouter en entier, mais je ne peux que vous remercier Xavier pour la qualité de votre émission, qui devient de plus en plus pertinente et affutée, et l'on se moque bien de twitter dans ces conditions!

    Merci pour les rencontres extraordinaires que vous suscitez dans votre émission, bravo, vous êtes absolument dans le vrai !

    Je me permets modestement de contribuer au débat en soulignant que la 'lisibilité' du code est un des piliers fondateurs du mouvement du logiciel libre

    [France Culture] Merci pour votre message. Ravi que "Place de la toile" vous intéresse à ce point. Sur la question de la "lisibilité", vous avez parfaitement raison, nous l'avons évoquée rapidement dans la première partie de l'émission. Une précision : l'émission n'a pas été "reléguée" à 6h le samedi matin, c'est la rediffusion (qui a lieu chaque semaine) de l'émission de la veille qui garde l'horaire qu'elle a toujours eue : le vendredi entre 11h et midi. Cordialement, x

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    les livres


    Clarisse Herrenschmidt, Jean Bottéro et Jean-Pierre Vernant
    L'Orient ancien et nous : l'écriture, la raison, les dieux
    Hachette Littératures, Paris - 1998

    Cet ouvrage porte sur l'héritage mésopotamien, plus précisément sur les inventions majeures de la société née, au IVe millénaire avant notre ère, de la rencontre entre Sumériens et Akkadiens sur le sol de l'Irak actuel. Le mythe des deux origines ultimes de l'Occident, la Bible et la Grèce, a été depuis longtemps définitivement ébranlé par l'assyriologie. L'enquête que mènent dans ce livre Jean Bottéro, grand spécialiste de la Mésopotamie, Clarisse Herrenschmidt, dont les travaux portent sur l'histoire de l'écriture, et Jean-Pierre Vernant, historien de la Grèce ancienne, fait apparaître les multiples courants issus des civilisations du Tigre et de l'Euphrate.

    De Sumer et d'Akkad vient l'écriture qui donne naissance à la raison déductive, ouvre de nouveaux horizons économiques et rend possible une religion universelle. Elamites, Achéménides, Juifs et Grecs tissent des liens inédits entre l'ici-bas et le monde invisible à travers l'alphabet et le langage. Les Grecs, inspirés en partie par Babylone, inventent l'univers du politique et de la religion civique. Ainsi, les cultures araméenne, juive, persane et grecque n'ont cessé de se croiser au fil des siècles jusques et y compris en Islam.

    De ces nombreux échanges et rencontres se dégage un héritage d'avant la rupture entre Orient et Occident. Sans enjamber de manière désinvolte cette séparation, fruit d'une histoire plus récente, la prise de conscience de plus en plus vive de cet espace commun de civilisation devrait être promesse d'un autre avenir.
    -4e de couverture-


    Clarrisse Herrenschmidt
    Les Trois Ecritures : Langue, nombre, code
    Gallimard - 2007

    Spécialiste des langues, des religions et des civilisations de l'Iran avant l'islam, mais aussi de la Grèce ancienne, Clarisse Herrenschmidt étudie l'histoire des écritures de l'homme occidental, depuis les bulles à calculi de Sumer (Iraq) et de Suse (Iran) jusqu'à l'Internet, en passant par le Moyen- et le Proche-Orient, le monde grec et l'Europe. En procédant à la synthèse de ses travaux, elle entreprend de comparer trois systèmes d'écriture, les situant dans le contexte où ils ont vu le jour : les modes d'écrire les langues (dont l'invention date de 3300 avant notre ère environ), ceux d'écrire les nombres sur la monnaie frappée (l'écriture monétaire arithmétique commence vers 620 avant notre ère, en Ionie), enfin l'écriture informatique et réticulaire, fondée sur un code (qui naît entre 1936 et 1948, puis se prolonge par celle des réseaux à partir de 1969 aux Etats-Unis). En décrivant leurs caractéristiques propres, elle cherche aussi à en analyser les structures communes et à montrer en quoi ces systèmes imprègnent le rapport au monde de leurs usagers. Au carrefour de plusieurs disciplines, la philologie, l'histoire, l'anthropologie et la linguistique, son enquête explore les nombreuses implications sur l'homme de cette "aventure sémiologique unique", désormais planétaire, dont il est fait le récit étonné et étonnant.
    -Présentation de l'éditeur-


    Jean-Paul Fourmentraux
    Art et Internet : les nouvelles figures de la création
    CNRS Editions - novembre 2005

    Depuis le milieu des années 1990, Internet bouscule les formes de création et de diffusion de l'art contemporain. Dans le même temps, le « travail artistique », plus collectif et interdisciplinaire, préfigure de nouveaux usages de l'Internet. Cet ouvrage analyse les dynamiques et tensions de cette articulation de la recherche technologique et de l'innovation artistique. Il examine les modalités d'émergence d'un monde de l'art centré sur l'Internet, ainsi que l'institution de nouvelles conventions de travail et d'échange culturel. Quels sont ici les ressorts de la mise en oeuvre d'art ? Que signifie être auteur ? Quelles formes d'exposition et de réception sont imaginées ?

    Le Net art participe d'une construction collective où interviennent des artistes et des informaticiens, des configurations techniques et des occasions sociales ritualisées. Le suivi de la conception, de la disposition et de l'exposition du Net art permet ici de voir se constituer des projets à dimensions multiples - programmes, interfaces, images, dispositifs - dont les enjeux relationnels et collaboratifs renouvellent les rapports entre art, technique et société. Car, si l'idée conventionnelle d'oeuvre d'art est bousculée, il n'en demeure pas moins que cet art souvent qualifié d'« immatériel » n'a pas pour effet la disparition de l'objet, mais au contraire une multiplication des fragments du travail artistique candidats au rang d'oeuvre.

    L'auteur propose une typologie de ces oeuvres et une analyse de leur « carrière sociale », mettant en perspective la redéfinition des modes de circulation des oeuvres, les outils et les stratégies de leurs mises en public, en exposition ou en marché. Axé sur « l'oeuvre en situation de travail », cet ouvrage permet ainsi de saisir à la fois le travail à l'oeuvre et le travail de l'oeuvre dans le Net art.
    - 4e de couverture -


    les liens


    > Les publications de Clarisse Herrenschmidt



    > Motsvoir / Revue numérique Alire

    Alire a été réée en 1989 à Paris par l'équipe L.A.I.R.E.. Considérée comme la plus ancienne revue de littérature informatique, elle publie hypertextes, poèmes combinatoires, générateurs automatiques, littérature assistée par ordinateur, textes animés, multimédias ou interactifs sur CDROM, y compris des œuvres html conçues pour le WEB.


    > Page de Bernhard Rieder



    > The Politics of Systems

    Blog de Bernhard Rieder
    (en anglais)


    > MIM

    Le site du Laboratoire Musique et Informatique de Marseille.



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