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par Michel Alberganti le vendredi de 14h à 15h |
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émission du vendredi 9 mai 2008
Les technologies de surveillance menacent-elle la démocratie ?
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Des caméras de surveillance dans une rue de Londres. © DR
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Emission initialement prévue pour une diffusion le 11 avril dernier
L’actualité regorge d’informations qui révèlent les dérives de l’utilisation des technologies de surveillance. La semaine dernière, on apprenait que des caméras de videosurveillance espionnaient les employés d’une grande entreprise de la distribution, l’allemand Lidl. Les enregistrements de caméras invisibles étaient dépouillés par des détectives qui consignaient des informations sur la vie privée des salariés. Le magazine Stern a été jusqu’à comparer ces méthodes à celles de la Stasi, la police politique de l’ex Allemagne de l’Est. Cette semaine, ce sont les personnes coupables de vol ou de dégradation des vélos en libre service à Paris, les Velib’, qui vont être fichés avec tous les risques d’erreurs dans l’identification des véritables responsables que cela comporte. L’informatique et l’électronique sont ainsi de plus en plus souvent mises au service de la surveillance des citoyens.
Certes, la Commission informatique et liberté veille. Mais le pouvoir réel d’intervention de la CNIL est limité par la loi de 2004 et par ses moyens humains réduits à une centaine de personnes. Or, les technologies de surveillance ne cessent de se sophistiquer. Caméras avec identification des visages, contrôle d’accès biométriques, puces communiquant par radio… les tentations de soumettre l’ensemble de la population à un espionnage de plus en plus automatisé se multiplient. Or, depuis le 11 septembre 2001, la lutte contre la menace terroriste semble en mesure de justifier toutes les violations de la vie privée des citoyens. Les informations collectées par les systèmes de surveillance sont capables de reconstituer chacun de leurs gestes. Et l’absence de réaction du public ne peut que favoriser les dérives. D’autant que la complexité et la puissance des nouvelles technologies dans ce domaine, à l’image des puces RFID, complique la prise de conscience.
Sommes-nous en train de construire une société orwellienne ou bien cette crainte relève-t-elle du fantasme et de la paranoïa ?
Quels sont les véritables risques que fait planer sur la vie privée le développement de technologies de surveillance de plus en plus sophistiquées ?
L’information des citoyens est-elle aujourd’hui suffisante pour qu’ils conservent le contrôle des conséquences de l’utilisation des nouvelles technologies de surveillance?

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Françoise de Blomac.
Spécialiste des nouvelles technologies d'information et de communication, auteur avec Thierry Rousselin de Sous Surveillance! Démêler le mythe de la réalité , Les carnets de l'Info. |
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Alexei Grinbaum.
Directeur-adjoint du Grisé. |
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Michel Riguidel.
Professeur et directeur du département informatique et réseaux à l'Ecole nationale supérieure des télécommunications. |
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Eric Sadin.
Ecrivain, organisateur du colloque "Globale Paranoïa" (Palais de Tokyo 11 & 12 avril 2008), artiste multimédia. |
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François Denieul.
Directeur du labo Espaces Intelligents à l’Ecole d’Architecture Paris/ Val de Seine |
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Commentaires |
Faites-nous part de vos commentaires et de vos suggestions sur chaque sujet.
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13/05/2008 12:36
Philippe
(Saumur / France)

Et l'éthique dans tout çà ! Et quelle sera l'institution citoyenne qui pourra faire le poids face de cette orientation sécuritaire malsaine ?
Commme un aveu décisif de l'échec de notre société individualiste et recroquevillée sur les peurs qu'elle engendre.
Réagissons, il y à urgence !
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 07/05/2008 23:10
Thelonious

Bonjour à tous!
Que peut faire un particulier dont le téléphone portable est sauvagement piraté? A qui s'adresser? Existe-t-il des associations de défense?
Il est, dit-on, très simple de pirater un téléphone portable par le biais d'un simple logiciel téléchargeable sur internet.
Le flou qui règne à ce sujet est à mon avis plus qu'une menace pour le respect de l'intimité de chacun (surtout lorsqu'on sait qu'un simple téléphone portable allumé peut être transformé en micro au bénéfice du pirate...)
Bref...J'espère que vous pourrez m'apporter quelques éléments de réponse...
Merci par avance!
[France Culture] Merci pour votre message. Nous allons nous renseigner auprès de nos invités et nous vous ferons connaître leur réponse aussitôt que possible.
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 11/04/2008 14:19
Xavier
(Paris)

Bonjour, et félicitation pour votre émission.
Qu'en est-il de la reconnaissance vocale au service des application de sécurité ? identification, contrôle d'accès...
Les progrès de la synthèse vocale mettent-ils définitivement en péril ce type d'application ?
Merci
[France Culture] Désolé. En raison d'un problème technique, nous n'avons pas été en mesure de diffuser l'émission prévue aujourd'hui. Veuillez accepter nos excuses. L'émission sur les technologies de surveillance sera diffusée très prochainement.
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 05/04/2008 11:14
Alcofribas Nasier

En France, les menaces sont d'autant plus graves que la CNIL a du avaler quelques couleuvres, pourtant la CNIL n'a plus beaucoup de prérogatives concernant la protection de nos libertés.
Ces menaces avérées (dont les technologies ne sont que des moyens) nous promettent un avenir d'autant plus pénible que les secousses civilisationnelles à la surface de notre planète dévastée se rapprochent.
Sans vouloir se faire inutilement peur, nous atteignons les limites de toutes les ressources : sources d'énergies faciles, matières premières, eau propre, air de qualité, nourriture saine, environnement suffisamment sain pour se sentir heureux de pouvoir vivre sans mille menaces que nous avons construites.
Pour finir, tout se tient, un pouvoir mercantile incohérent, irresponsable, inconséquent et opportuniste qui ne se maintient que par le contrôle des masses, par la persuasion puis par la force.
C'est un retour assuré aux féodalismes.
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 05/04/2008 10:54
Alcofribas Nasier

Il y a toutes raisons de s'inquiéter.
Toutes les lois des pays dit démocratiques ont la même tendance : la surveillance (collections de données tout au long de leur vie) de plus en plus efficace des personnes. Ces contrôles sont menés de manière cohérente, améliorations des moyens et techniques d'identification, de reconnaissance en temps réel et croisements des bases de données.
Je ne peux pas oublier que c'est la qualité des données et la pertinence des informations qui ont donné à la Gestapo toute son impressionnante (et totalitaire) puissance tant sur la population que sur les dirigeants. Autrement-dit, il n'était que très improbable que des déviants à la ligne gestapiste puissent émerger. Je pense donc que cette perte de libertés est quasi irréversible, ce qui la rend d'autant plus dangereuse.
On peut parfois apercevoir dans notre monde dit civilisé combien les données privées servent à manipuler les personnes au pouvoir.
En résumé je vois une double menace : la construction d'un système qui pourra (et non qui pourrait) manipuler tant le pouvoir légal que les populations, sans retour possible.
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les livres |
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Marie-Pierre Fenoll-Trousseau, Gérard Haas

La cybersurveillance dans l'entreprise et le droit : traquer, être traqué
Litec - 2002
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L'objectif de cet ouvrage est de faire le point sur les limites de la cybersurveillance des salariés. Il s'agit d'apporter aux lecteurs des informations précises et documentées sur le corpus législatif et jurisprudentiel relatIf à ce sujet.
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Armand Mattelart

La globalisation de la surveillance : aux origines de l'ordre sécuritaire
La Découverte - 2007
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Vidéosurveillance, fichage, empreintes génétiques, écoutes, puces RFID... Dans les régimes démocratiques, les différentes techniques d'intrusion dans la vie quotidienne des individus se multiplient, au nom de la lutte contre les « nouvelles menaces ». La « guerre contre le terrorisme » n'a fait que rendre plus oppressant ce monde qui nous rapproche de celui imaginé par George Orwell dans 1984. Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Comment les sociétés démocratiques ont-elles accepté que leurs droits et libertés soient peu à peu amputés par des dispositifs de surveillance de plus en plus sophistiqués ? De l'anthropométrie du XIXe siècle au Patriot Act, en passant par l'analyse des doctrines militaires et du projet Echelon, Armand Mattelart construit une généalogie de ce nouveau pouvoir de contrôle et étudie sa dynamique de mondialisation. Il montre qu'au nom de la défense de la liberté et des impératifs de sécurité nationale, les États ont construit et imposé une définition de l'ennemi de plus en plus floue, tellement floue qu'elle a permis et permet encore tous les abus. Ce livre invite à une prise de conscience indispensable à l'heure où le seuil de tolérance des sociétés démocratiques à l'égard de la surveillance ne cesse de baisser.
-4e de couverture-
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Françoise de Blomac et Thierry Rousselin

Sous surveillance ! : démêler le mythe de la réalité
Les carnets de l'info - 11 avril 2008
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Caméras de surveillance au coin de la rue, localisation de votre
téléphone par votre patron, images satellites qui montrent
jusqu’au détail de votre serviette de bain, puce électronique sous
la peau pour entrer au carré VIP d’une boîte à la mode… Sommesnous
tous aujourd’hui réellement sous surveillance ? Toutes ces
merveilleuses techniques, qui protègent nos enfants et nous
facilitent la vie, ne sont-elles pas en train de construire un Etat de
surveillance totale ? Si c’est le cas, pourquoi la délinquance ne
faiblit-elle pas et pourquoi Ben Laden reste-t-il introuvable ? Et
qui tire les ficelles ? Même si l’assemblage cohérent de toutes ces
techniques relève encore aujourd’hui plus du fantasme des séries
télé que de la réalité, nous sommes en train de franchir un pas
(irréversible ?) en abandonnant certaines de nos libertés
fondamentales au profit d’une sécurité (peut-être) accrue. L’heure
est à la vigilance, si nous voulons que Big Brother reste au rayon
« anticipation ». Mais pour cela, encore faut-il démêler le possible
de l’impossible, la réalité du mythe...
- Présentation de l'éditeur -
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Claude-Marie Vadrot

La grande surveillance : caméras, ADN, portables, Internet...
Seuil - Collection : L'Histoire immédiate - 4 octobre 2007
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L'obsession sécuritaire est en train d'accoucher d'une démocratie en liberté surveillée. Nous, citoyens du XXIe siècle, sommes désormais tous fichés, filmés et répertoriés. Et d'une manière bien plus implacable que nous ne le pensons d'ordinaire. Pour s'en rendre compte, il suffit de recenser les différentes techniques qui concourent aujourd'hui à cette mise en mémoire de nos faits et gestes les plus quotidiens. Du téléphone portable à la carte bancaire ou de fidélité, du dossier médical à la carte de transport, du suivi des connexions Internet à la multiplication des caméras de vidéosurveillance, il n'est quasiment plus un seul espace de notre vie quotidienne qui échappe à cette vigilance. La possibilité de «croiser» ces fichiers contribue à réduire encore les derniers périmètres privés dans lesquels pouvait s'exercer notre liberté. Nos vies entières sont progressivement scrutées et mises en cartes. Dès lors, deux questions se posent : allons-nous accepter docilement, au nom de la sécurité, cette perversion redoutable du principe démocratique, et la Commission nationale de l'informatique et des libertés pourra-t-elle nous protéger ?
- 4e de couverture -
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les liens |
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"Globale Paranoïa – Formes & puissance de la surveillance contemporaine" les 11 & 12 avril 2008 au Palais de Tokyo, Paris
Colloque conçu et organisé par Éric Sadin
Vendredi 11 avril entre 14 h et 15 h : diffusion de l’émission Science Publique de Michel Alberganti sur France Culture. |
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Alexei Grinbaum est chercheur au CEA-Saclay, directeur adjoint du Groupe de recherche et d'intervention sur la science et l'éthique (GRISE), école polytechnique. |
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L’école nationale supérieure d’architecture Paris/Val-de-Seine
3/15 quai Panhard et Levassor
courriel : xlgd.et.associes@wanadoo.fr
Le Labo espaces intelligents
adresse : www.espaces-intelligents.com
Le labo espaces intelligents est dirigé par François Denieul, enseignant à l’ENSA Paris-Val de Seine.
Il joue un triple rôle :
- un rôle opérationnel : le Labo conçoit et expérimente différents types « d’espaces intelligents » c’est-à-dire des espaces interactifs s’adaptant en temps réel aux demandes de leurs utilisateurs et améliorant leur confort et leurs performances ;
- un rôle de recherche : le Laboratoire a une orientation résolument pluridisciplinaire intégrant aussi bien l’apport des sciences dures (théorie des systèmes intelligents, télécoms, informatique…) que celui des sciences humaines (psychologie et ergonomie cognitive, théories de la communication, management de l’innovation…). Il construit progressivement un champ disciplinaire spécifique et émergent centré autour du « design des interactions », de « l’intelligence ambiante », de « l’e-architecture » ;
- un rôle d’enseignement : les étudiants de 4e et 5e années participent activement à la vie du Labo à travers le séminaire « Espaces intelligents ».
En outre, le Labo espaces intelligents développe systématiquement des partenariats avec des institutions et des grandes entreprises (EDF, France Télécom…), notamment sous la forme de Contrats de recherche universitaire. |
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Télécom Paris (École nationale supérieure des télécommunications) devient TELECOM ParisTech le 1er janvier 2008. L'école au coeur de la société de l'information affirme ainsi son appartenance à ParisTech, le PRES (Pôle de recherche et d'enseignement supérieur) qui regroupe les écoles parisiennes et franciliennes les plus prestigieuses dans leur domaine. |
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