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par Sylvain Bourmeau le samedi de 12h à 12h30 |
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émission du mardi 21 avril 2009
Le travail des sociétés
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François Dubet.
Professeur de sociologie à l'université de Bordeaux II et directeur d'études à l'EHESS. Il a publié de nombreux ouvrages dont Dans quelle société vivons-nous? (avec Danilo Martuccelli, Seuil, 2000), Le Déclin de l'institution (Seuil, 2002), Injustices (Seuil, 2006) et dernièrement Le travail des sociétés (Seuil, 2 avril 2009) |
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Romain Bertrand.
Directeur de recherche Sciences Po. |
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des livres à découvrir |
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François Dubet

Le travail des sociétés
Seuil - 2 avril 2009
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« Longtemps, j’ai cru vivre dans une société », dit François Dubet. Mais les mutations récentes nous imposent de penser autrement la production des sociétés. Dubet poursuit ici sa réflexion, remet en question les modèles de la sociologie contemporaine et propose une nouvelle compréhension des mécanismes par lesquels nos sociétés se forment et se maintiennent.
« Longtemps, j’ai cru vivre dans une société », dit François Dubet, mais la représentation traditionnelle de la société s’épuise sous les coups de la mondialisation et de la modernité elle-même.
Ainsi, la société n’est plus conçue comme le progrès de l’intégration d’une structure sociale, d’une culture nationale homogène et d’une souveraineté politique toute puissante. Désormais, les individus, de plus en plus mobilisés, sont chargés de faire ce que la société ne fait plus pour eux. Les sociétés ne disparaissent pas pour autant. Elles imposent des formes de domination. Elles continuent à déterminer les épreuves que les individus affrontent. Elles sont le cadre fondamental de la critique sociale et des mouvements sociaux. C’est ce « travail des sociétés » qu’il nous faut comprendre afin de construire les représentations et les forces politiques qui nous permettent de vivre ensemble.
À travers une démonstration précise, claire et très pédagogique, cet essai magistral de François Dubet poursuit, après Le Déclin de l’institution, son travail sur la sociologie des sociétés. Une réflexion qui bouscule fortement les théories actuelles, en décrit les limites et les dépasse en proposant un nouveau modèle, un outil pour repenser l’avenir.
- Présentation de l'éditeur -
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Benedict Anderson

Les bannières de la révolte : anarchisme, littérature et imaginaire anticolonial (la naissance d'une autre mondialisation)
La Découverte - 8 janvier 2009
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À travers un voyage littéraire et politique qui conduit le lecteur de Manille à Madrid, en passant par Hong Kong, Yokohama, Vienne, Barcelone, Paris, Singapour, le grand historien Benedict Anderson raconte comment, à la fin du XIXe siècle, a pris corps le rêve d'indépendance des peuples colonisés, nourri par l'anarchisme européen. Il décrit un monde en pleine ébullition, où les idées circulent, du nord au sud et du sud au nord, au gré de rencontres, de lectures et de combats politiques partagés.
Les Bannières de la révolte est une oeuvre puissamment originale, un grand récit de la première mondialisation.
- Présentation de l'éditeur -
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Paul Lazarsfeld

Les Chômeurs de Marienthal
les éditions de Minuit - 1982
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Par un paradoxe après tout fort satisfaisant, Les chômeurs de Marienthal est sans doute, de toutes les oeuvres de Paul Lazarsfeld, celle qui nous satisfait le plus aujourd'hui, alors qu'elle est indiscutablement celle qui le satisfaisait le moins. Non, comme le diraient certains, parce qu'elle traite d'un objet positivement noté et connoté et qu'elle s'inspire d'une intention déclarée de servir et, dans ce cas, la «bonne cause». (...) Mais, par une étrange revanche, l'absence quasi totale de construction consciente et cohérente qui voue le chercheur à la fuite compensatoire dans un effort frénétique de recollection exhaustive est sans doute responsable de ce qui fait la valeur la plus rare de cet ouvrage : l'expérience du chômage s'y exprime à l'état brut, dans sa vérité quasi métaphysique d'expérience de la déréliction. A travers les biographies ou les témoignages (...) ce qui se livre ou se trahit, c'est le sentiment de délaissement, de désespoir, voire d'absurdité qui s'impose à l'ensemble de ces hommes soudain privés non pas seulement d'une activité et d'un salaire, mais d'une raison d'être sociale, et ainsi renvoyés à la vérité nue de leur condition.
- 4 ème de couverture -
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