Radio France Rechercher Ok Contact Aide
SVI RF : 3230
ACCUEIL
en direct
programmes
l'information
les fictions
UNIVERS
émissions
dossiers
multimédia
actualité culturelle
agenda
médiathèque

WEBRADIO

Connaissance
podcast
communication
blogs
forums
écouter F.Culture
sur votre portable
aide & FAQ
fréquences
nous écrire

> Univers
CREA. RADIO


Sur les docks
par Jean Lebrun (coordination)
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
Sur les docks

@ contact présentation aujourd'hui à venir archives


de Jean Lebrun




émission du vendredi 11 septembre 2009
Champ libre (5/5) - Les mots d'Aurélie



 © Stéphane Manchematin
Un documentaire de Stéphane Manchematin et Jean-Philippe Navarre
Ce qui sauve Aurélie du mal de vivre qui parfois l'envahit, du désespoir et de la dépression, ce sont les mots. «Une armure de mots, comme une cotte de mailles, contre le mal de l'année et des quatre saisons. »
D'abord, il y a les mots qu'Aurélie consigne depuis des années dans ses carnets, où l'autoanalyse côtoie des notations parfois plus prosaïques sur les angoisses du jour, les doutes mais aussi les petites victoires gagnées sur la maladie. Des mots qu'elle « crache sur le papier », le soir juste avant de se coucher, pour mieux se défaire de la souffrance et lui permettre d'y voir un peu plus clair dans sa dépression. Des mots pour éviter à Henri, son mari, de sombrer avec elle. « Je pourrai le détruire ! – dit-elle – A haute dose je suis toxique. »
Avec Henri, il y a les mots de tous les jours mais aussi ceux qu'ils se sont écrits et qu'ils ont conservés, des poèmes pour la plupart.
D'autres mots encore, tirés de son « Panthéon littéraire» où Jean-Jacques Rousseau côtoie Annie Ernaux et où Marcel Proust, dont elle peut réciter de longs passages par cœur, occupe la place la plus haute…
Enfin, il y a les mots qu'Aurélie m'écrit depuis notre rencontre. Au fil des lettres et avec humour souvent, elle se raconte, s'interroge et tente de construire une réflexion autour de la dépression, des atteintes de l'âge, de la mort qu'elle dit avoir apprivoisée…
Ne demandez pas son âge à Aurélie… c'est indiscret ! De toute façon, elle vous répondra qu'elle a dépassé les quatre-vingt ans. Un peu plus tard, elle avouera avoir suivi l'exemple de sa mère qui, « en vieillissant, se retirait allègrement une petite décennie. »

Carnets intimes, lettres, poèmes, feuilles volantes sur lesquelles Aurélie se débarrasse de ses humeurs mauvaises et qui finissent dans un tiroir ou à la corbeille… Des mots dans tous leurs états constituent la matière de ce documentaire. Un documentaire où se dessine, en creux, le portrait d'une femme, élégante et surprenante, délicate et impertinente, pudique et révoltée... Et follement amoureuse d'Henri, ce second mari avec lequel elle partage tout – Presque tout ! – et qui fut moine pendant près d'un quart de siècle avant de « retourner à la vie laïque ».
A travers ce documentaire, une histoire singulière acquiert un caractère universel.

Avec Aurélie et Henri Rochais.

Productrice coordonnatrice : Irène Omélanienko
Producteur délégué : Stéphane Manchematin
Réalisation : Jean-Philipee Navarre



Commentaires
Faites-nous part de vos commentaires et de vos suggestions sur chaque sujet.
page 1/2 - 12 commentaires suivant >> 
13/09/2009 17:11   Nessie (paris)

Je suppose que ce pavé Commentaires est ouvert aux remarques sincères :
Portrait-documentaire très réussi, vraiment. On ne sait pas très bien qui féliciter : Irène Omélianenko, Manchematin & Navarre, ou bien Jean Lebrun ? A quoi attribuer la réussite, hormis au travail radiophonique : à l'idée de "Champ libre", ou au principe du documentaire-portrait ? En tous cas, de mon point de vue, un doc comme celui-là mérite 100 fois plus d'être présenté pour un prix radio, que naguère le donjon de Cindy, je dis ça non à cause du thème, mais de la délicatesse et de l'intelligence du traitement.


Peut-on émettre une réserve ?
Les extraits de correspondance lus sonnaient plus vrais que les extraits de journal lus par Sandrine Le Berre. Cette dernière n'est pas en cause, mais la lecture neutre du producteur en l'occurrence est plus efficace et finalement plus touchante que la lecture interprétée de l'actrice. Peut-être, en interprétant moins (ou pas du tout), que ça passerait encore mieux ?


Enfin, sur ce doc, signalons à ceux qui ne l’ont pas encore écouté que le ton un peu doloriste du billet de présentation ne rend pas justice à l’ambiance du doc, où malgré la souffrance, la force de vie est constante : « Comment faire pour que la vie soit bonne ? » dit Aurélie. Allez l’entendre, la vie vue par Aurélie, vous ne serez pas déçus.


13/09/2009 09:23   déforge

Moi, je voudrais bien écrire à cette soeur de misère. J'aurais pu prononcer chacune de ses phrases et deviner qu'elle est beaucoup plus âgée que moi, m'a donné du courage, de l'espoir !
Est-il possible d'avoir une adresse pour correspondre avec elle ?
JDef.


12/09/2009 11:07   marie

J'étais dans ma voiture et j'ai entendu presque tout le documentaire.
J'ai 46 ans et j'ai l'impression d'être née avec la dépression ; comme Aurélie, je ressens le même mal être et ce sont les miens qui me tiennent, et parfois aussi la curiosité de la vie ; moi aussi je me sens toxique pour les autres et profite des périodes "meilleures" pour prendre du recul ; j'ai adoré la façon et l'honnêteté du témoignage d'Aurélie qui reconnaît cette souffrance ; je retiens l'idée du petit carnet qui recueille les pensées et moments de la journée. Merci Aurélie.


11/09/2009 23:27   Cécile

J'ai allumé mon poste en cours d'émission, et je me suis demandé de quel auteur pouvait être ce journal si bien écrit... La "petite poupée" qui se révèle à "quatre-vingts ans passés" est peut-être la plus belle. Merci pour ce beau témoignage.


11/09/2009 23:11   Séverine (Nantes)

Un témoignage bouleversant ! Merci à Aurélie et Henri pour leur sincérité et leur grandeur d'âme.


11/09/2009 20:39   Harvet Michelle (Brunoy)

J'ai été captée par le théâtre intérieur des mots d'Aurélie, sa scène intime, jamais impudique, qu'elle nous joue en chantant et le rire qui traverse...


11/09/2009 19:17   Marina

Au-delà des mots et des maux, au-delà de la question de la vieillesse, un très beau portrait de femme, sensible et délicat.
Bravo pour la qualité de vos documentaires !


11/09/2009 19:13   Nora (Toulouse)

Merci Aurelie et Henri et à toutes et tous.
Tous les jours, j'ai un cadeau de la vie. Le votre est merveilleux.


11/09/2009 18:54   Brigitte (Lyon / France)

Encore beaucoup d'émotions et de sources de réflexion dans "Les mots d'Aurélie" qui sans doute se bonifie avec les écoutes multiples.

Pour cette 1ère écoute ce sont les 2 niveaux de contenu qui m'ont marquée.

C'est, d'une part, la singularité d'Aurélie, personnalité sans doute originale, cultivée, intelligente, que l'on a plaisir à rencontrer via ces interviews qui nous permettent de partager son vécu et les leçons qu'elle a su en tirer.
Ce sont, d'autre part, les thèmes abordés qui sont si universels. Comment un élément de vie (par exemple un accident de santé) peut scinder la vie en deux avec un "avant" plutot insouciant et un "après", avec la difficulté à retrouver le plaisir de vivre en ayant pris conscience brutalement de sa fragilité. La veillesse. Le couple. Le quotidien. etc.


Les interviews sont riches, naturelles, on a l'impression de participer avec Aurélie et son intervieweur mais sans voyeurisme, simplement on partage muettement leur dialogue.


Belles recontres que ce documentaire.

http://soeurise.blogspot.com

.


11/09/2009 18:38   Michel Volpes (Marseille)

Au-delà du montage- mosaïque remarquable, par touches, il y a la voix et les mots d'Aurélie qui touchent au plus profond une vérité à cacher sous le rire. Aurélie comme un double, la souffrance non déguisée mais sans pathos, et la voix d'Henri, un écho serein qu'on envie.

page 1/2 - 12 commentaires suivant >> 




les livres


Aurélie Assuied
Institutrice dans le bled tunisien : 1945-1947
France Europe éditions, Nice - décembre 2001

La Tunisie d'entre les deux guerres vue par les yeux d'une enfant et à travers la mémoire d'une jeune fille, institutrice dans plusieurs petites localités du pays. Les vicissitudes d'une famille de juifs tunisiens, où l'on parle l'italien, le français, l'arabe et un peu l'hébreu. Mais aussi les tribulations d'une adolescente pudique, troublée par ses premiers émois, et les déconvenues d'une toute nouvelle fonctionnaire sous le protectorat français.
L'auteur a choisi de relater ces histoires sous la forme d'un journal. Elle fait part au lecteur de l'admiration qu'elle a gardée pour son pays d'origine, de l'amour de ses habitants et de ses paysages, de son intérêt pour les us et coutumes de ce temps révolu. Témoignage vécu, embelli par un arrière-plan romanesque, ce livre pourra aussi bien enrichir les dossiers d'un ethnologue qu'amuser les rescapés de l'Histoire.
-Présentation de l'éditeur-


Henri Lôo et Thierry Gallarda
Troubles dépressifs et personnes âgées
John Libbey Eurotext - 2001

"Notre société est confrontée à un accroissement rapide de la longévité humaine et à un nombre de personnes âgées en forte progression : aujourd'hui, les personnes de plus de 65 ans représentent déjà 20 % de la population totale dans les pays industrialisés. La solitude, l'isolement social, les conséquences de la mise, à la retraite, la perte des proches sont autant de facteurs qui peuvent favoriser l'installation d'un état dépressif. Pour autant, la dépression du sujet âgé est souvent méconnue ou mal identifiée, car il est difficile de distinguer ce qui ressort de la dépression ou d'un processus de vieillissement. L'objectif de cet ouvrage est précisément d'aider le praticien à reconnaître les signes d'un état dépressif chez une personne âgée qui consulte en médecine générale et de lui donner des indications précises sur les moyens stratégiques et thérapeutiques d'y remédier. Très sérieusement documenté, l'ouvrage propose la reproduction des différents tests utilisés en pratique, qui sont une véritable aide au diagnostic, permettant au médecin d'évaluer la nature et la profondeur de l'état dépressif chez un patient. Chez le sujet âgé déprimé, la stratégie thérapeutique requiert une approche pharmacologique indispensable, mais un suivi psychothérapeutique et psychosocial s'avère tout aussi important. En ce sens, la place accordée dans le livre à l'ensemble de ces aspects est prépondérante. Les indications et modes d'utilisation des différents antidépresseurs sont largement décrits et commentés, mais aussi les autres moyens thérapeutiques et psychologiques qui doivent être mis en place pour garantir une meilleure prise en charge du patient. Voici donc un ouvrage précieux pour tout praticien généraliste confronté chaque jour à la détresse des personnes âgées."
Présentation de l'éditeur


Catherine Bergeret-Amselek
La vie à l'épreuve du temps
Desclée De Brouwer, Paris - mars 2009

Catherine Bergeret-Amselek explore depuis plusieurs années, les crises maturatives que nous traversons, en vacillant parfois fortement, à chaque entrée dans un nouvel âge de la vie. La vie à l'épreuve du temps propose un regard nouveau sur le grand âge qui tient compte des âges précédents.
Et si, contrairement aux idées reçues, un travail analytique pouvait être fructueux après 70 ans ?
Qu'en est-il de la sexualité, de la créativité dans la deuxième partie de la vie ?
À condition d'assumer les pertes, les renoncements et les deuils en cours, la sénescence peut être une étape fondamentale pour se réaliser pleinement.
L'auteur nous fait entrer dans les coulisses de la scène analytique, dévoilant sa pratique atypique avec les personnes âgées, mais aussi ses doutes et ses questionnements.
On s'aperçoit qu'au crépuscule, la lumière peut être aussi vive qu'à l'aube pour éclairer le temps qui reste.
-Présentation de l'éditeur-


Roger Dadoun
Manifeste pour une vieillesse ardente
Editions Zulma - Coll. Grain d'orage - 2005

"Bien des octogénaires ont fait preuve d'une vieillesse ardente et créatrice: Victor Hugo et son "Art d'être grand-père", Sigmund Freud et son "Moïse", Marcel Duchamp ou Picasso...
Pour eux, et beaucoup d'autres, le grand âge fut un âge d'avenir. Roger Dadoun préfère parler d'âge agonique (du grec agon, «combat», mais aussi «jeux»). Il montre que c'est un âge où s'engage une lutte contre la violence du temps, du corps déclinant, d'une société d'exclusion. Un âge où se déploie une ardeur nouvelle. Avec une verve insolente, une érudition à toute épreuve, une fraîcheur d'être face aux tabous ancestraux et à l'hypocrisie sociale."
- 4e de couverture -


Anne-Ancelin Schützenberger
Aïe, mes aïeux !
Desclée De Brouwer, Paris - avril 2009

Anne Ancelin Schützenberger livre dans cet ouvrage, à travers son analyse clinique et sa pratique professionnelle de près d'une vingtaine d'années, une « thérapie transgénérationnelle psychogénéalogique contextuelle ».
En langage courant, ceci signifie que nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement, à « payer les dettes » du passé de nos aïeux. C'est une sorte de « loyauté invisible » qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille.
Ce livre passionnant et truffé d'exemples s'inscrit parmi les toutes récentes recherches en psychothérapie intégrative. Il met particulièrement en évidence les liens transgénérationnels, le syndrome d'anniversaire, le non-dit-secret et sa transformation en un « impensé dévastateur ».
-Présentation de l'éditeur-


dirigé par Pascal Dreyer et Bernard Ennuyer
Quand nos parents vieillissent
Editions Autrement - coll. Mutations - 2007

"Nous sommes tous concernés par le vieillissement de nos parents qui, à partir de 75 ou 80 ans, peuvent devenir dépendants de notre aide.
Cette préoccupation est vécue le plus souvent comme une affaire privée... et toujours comme une épreuve, dans notre société qui refuse de vieillir.
Devenir le « parent de son parent » provoque des tensions dans la famille, oblige parfois à prendre des décisions mal vécues, entraîne inévitablement un sentiment de culpabilité puisque nous sommes partagés entre la volonté de nous montrer disponibles et le souhait de préserver notre vie.
Ce livre est là pour aider tous ceux qui veulent réfléchir et agir.
Familles, médecins gériatres, psychologues, directeurs d'associations, aides à domicile, juristes, sociologues, etc., font part de leur vécu et de leur analyse et placent au coeur de cette réflexion la personne âgée, sa volonté et ses désirs. Chacun pourra en retenir des éléments de réflexion et de précieux conseils sur la manière d'aider sans être envahissant, de partager la garde avec les aides à domicile, de décider à bon escient d'un déménagement ou d'un « placement » en maison de retraite, voire d'anticiper les suites d'une hospitalisation...
Et ainsi ne pas oublier que vieillir est aussi une question posée à la société tout entière.
À la fin de l'ouvrage, un cahier pratique donne des solutions pour l'aménagement du domicile ainsi que toutes les indications précises sur les aides financières possibles, les soutiens à domicile disponibles, les démarches à accomplir.
Cet ouvrage devrait permettre à chacun de vivre avec plus de sérénité la vieillesse de son parent, lui qui a encore tant à nous transmettre."
- 4e de couverture -


Hermann Hesse
Eloge de la vieillesse
LGF - coll. Le Livre de poche - 2003

"Voici, réunis pour la première fois en un volume, les plus beaux textes des dernières années de Hermann Hesse. Son oeuvre d'écrivain accomplie, il se consacre désormais à l'ultime défi de sa longue vie d'écrivain : accepter avec grâce la vieillesse et l'approche de la mort. Souvenirs intimes, esquisses croquées sur le vif, petits poèmes en prose et en vers, portraits (tel celui d'une vieille paysanne avec laquelle il aime bavarder), aphorismes, courts traités philosophiques - chaque page de ce recueil est à la fois grave et radieuse : « La vallée s'éveille frissonnante dans le vent du matin, Un petit bruit sec, les châtaignes tombent à terre, S'ouvrent avec un sourire dur et lumineux. Je ris aussi.»
Présentation de l'éditeur


découvrez l'univers
Création radiophonique

dernières émissions


Passagers de la nuit (les)

Mythologie de poche de la radio # 10 - Mehdi El Hadj


Fictions / Feuilleton (le)

"Automne à Berlin" de Cécile Wajsbrot (09/10)


Sur les docks

Les corps solidaires (Rediffusion)

dossiers récents


La chute du mur de Berlin



Farben, prix Italia



Les métiers du son


agenda culturel

> Vers la Post-radio
colloque
du 26/11/2009 au 28/11/2009

> Ecoute collective en direct de "Sur les docks"
Divers
du 26/11/2009 au 26/11/2009

médiathèque

> Comme une lame de fond
Ménie Grégoire
Calmann-Lévy - 16 mai 2007

> Radio La Colifata
Chloé Ouvrard, Pierre Barougier
CAP Films -

> Au microphone, Dr Walter Benjamin : Walter Benjamin et la création radiophonique (1929-1933)
Philippe Baudoin
Maison des Sciences de l'homme - 1er octobre 2009


Un site du groupe Radio France © RF / Droits de reproduction réservés.