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Réalisation Françoise Camar
Les Mercredis du théâtre se consacrent aujourd'hui à Tennessee Williams, auteur américain jusqu'alors très convoité par le cinéma. Elia Kezan, John Huston, Marlon Brando, Elizabeth Taylor, Vivian Leigh... on ne compte plus les acteurs et les réalisateurs américains qui, dès les années 60, se sont précipités sur les oeuvres d'un des poètes les plus prolifiques et les plus tourmentés qui soit. Le théâtre français a longtemps tourné le dos à T Williams. Seules les scènes du privé accueillaient ses drames. Mais depuis peu, il connaît un retour en grâce sur les plateaux des théâtres subventionnés. Et c'est l'un après l'autre que les artistes vont vers vers lui, rejetant d'un revers de la main ce qui, hier encore, leur posait problème : la psychologie, la jeu typé "actor studio", la charge lourde de pièces où circulent le désir et la sexualité et où la langue n'est pas des plus radicales.
Avec nous ce soir, pour évoquer la singularité de Tennessee Williams, quelques uns de ces artistes qui lui redonnent un second souffle : Elizabeth Lecompte, metteur en scène américaine dont la troupe du Wooster Group propose actuellement à Paris la version inédite d’une pièce intitulée "Vieux Carré". Jacques Nichet, qui met en scène à la Commune d’Aubervilliers une pièce autobiographique, la "Ménagerie de Verre", Georges Lavaudant, qui a signé le retour en grâce l’an passé à Bobigny en créant "la Nuit de l’Iguane" (à voir à Grenoble en décembre 09), Astrid Bas, actrice qui jouait sous la direction de Georges Lavaudant, et enfin, parce que ce décryptage là, particulier, s’imposait, dans ces Mercredis du théâtre, un psychanalyste érudit, Isi Beller.
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