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Par Andréa Cohen
Réalisation : Anna Szmuc
Dans les arts visuels, les artistes remettent en question le « désir d'éternité » qui a inspiré les principales créations artistiques, pour renouer avec un art de l'éphémère qui s'inspire des pratiques artistiques de l'Asie et de l'Afrique. Cette conception a déjà traversé le XXe siècle, se manifestant dans différents mouvements artistiques depuis le Land art, Arte povera, performance, l’art corporel, l’œuvre collective jusqu’aux images flux de notre temps.
En revanche, des arts comme la musique, le théâtre, la danse, éphémères par définition, ont aujourd’hui, grâce à la technologie, la possibilité de perdurer. Mais ces outils ne transforment-ils pas la nature même de l’art qu’ils reproduisent?
Pour explorer la notion d’éphémère dans l'art , j’ai interrogé des artistes et des penseurs qui se sont intéressés à cette question : les metteurs en scène Jean-Marie Patte et Didier Bezace, les plasticiens Noel Dolla et Tony Soulié, le compositeur Nicolas Frize, et les philosophes Christine Buci-Glucksmann, Florence de Mérédieu et Bernard Lafargue, Maître de conférences en esthétique, Université Bordeaux III, auteur du recueil "L’art de l’éphémère", (Figures de l’art N° 12, 2006).
“L’éphémère, c’est bien accueillir l’esprit de la vague, accepter le fluant et le flottant, une vie passage pourtant essentielle qui trouve dans l’élément aquatique sa réalité et sa métaphore” (Christine Buci Glucksman, "Esthétique de l’éphémère", Galilée, 2003, p.20)
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