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par Alain Veinstein du lundi au vendredi de 22h15 à 23h30 |
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émission du lundi 3 mars 2008
Raison de plus avec Michel Deguy
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Par Alain Veinstein
Réalisation : Manoushak Fashahi
Entretien avec l’auteur à l’occasion de la parution de « Réouverture après travaux » (Galilée), « Michel Deguy, l'allégresse pensive » (Belin) et « Grand cahier Michel Deguy » (ouvrage coordonné par Jean-Pierre Moussaron) (ed. Le Bleu du ciel).
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des livres à découvrir |
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Centre culturel international (Cerisy-la-Salle, Manche). Colloque (2006)

Michel Deguy, l'allégresse pensive
Belin. Coll. L'extrême contemporain - 23 novembre 2007
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En mai 2006, des écrivains, des poètes, des philosophes et des critiques se sont retrouvés à Cerisy pour travailler en compagnie de Michel Deguy sous la bannière de « l'allégresse pensive » empruntée à Milton.
Au fil des interventions et des conversations, une réflexion collective s'est construite qui prenait son départ dans les poèmes et les thèses théoriques d'un poète influent qui refuse qu'on sépare l'acte de création de l'instance critique. En effet, au-delà des lieux communs de plus en plus fréquents sur poésie et philosophie, au-delà de la reprise de ces thèmes par la vulgate, la poésie comme la poétique de Michel Deguy sont en pensée. Elles sont de la pensée, elles sont pour la pensée, elles sont en pensée. Elles définissent un « régime » de la pensée. D'où une série de questions :
Si le poème pense, comment penser en poème ? Quels sont alors les effets de la pensée sur le poème et du poème sur la pensée ? Et comment penser les rapports d'une poésie pensive et de la poétique ? Si la poésie n'est pas seule, quels sont ses liens avec les autres arts ? Qu'en est-il du poème à l'ère du « culturel » ? Comment l'écrire et comment le lire ? Si la poésie enfin a rapport avec la croyance, comment dire le rapport de la croyance poétique et du « sans retour » si l'on désigne par là le mouvement de sortie du religieux ?
Les interventions du colloque sont exposées selon l'ordre des raisons. Elles sont précédées d'un récit : L'Hexaméron à l'endroit.
- 4e de couverture -
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Michel Deguy

Réouverture après travaux
Galilée. Collection Lignes fictives - 11 octobre 2007
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«On ferme !» n'est pas seulement un avertissement de gardien de musée au crépuscule ni la ligne générale d'une politique extérieure française qui «réduit ses ambitions», mais le constat - ou l'injonction ? - de philosophes pour qui «l'âge des poètes», et de la poésie, serait clos. Ne dirait-on pas en effet que la poésie, observable sociologiquement comme tout phénomène, a trouvé sa place «post-moderne» ? Peu encombrante et de manifestations sympathiques : sa place culturelle, sous assitance inspiratoire diverse.
Quelques travaux de poéticien, ici, s'orientent à contre-pente, parlant de réouverture, c'est-à-dire d'ouverture maintenue et repratiquée ; ouverture au monde, disait-on naguère ; sous bénéfice d'invention poétique. Ainsi va le monde, scande l'annoncier télévisuel... Mais lequel et comment, c'est la question.
La poésie pense. Pensée de la poétique et poétique de la pensée font un cercle vertueux, qui ne tourne pas seulement sur lui-même, mais (se) meut comme une roue. Si la poésie n'est plus «institutrice de l'humanité», ni relation privilégiée d'un Peuple avec son Poète, elle est toujours l'élément logique de la pensée : c'est poétiquement que les humains parlent leur vie en connaissance de causes dans une langue maternelle.
En connaissance de choses ? Ce qu'est une chose - chose perceptible ou chose de la pensée - dans l'expérience et pour la réflexion, est identifiable par ce comme quoi elle est.
Une fois encore ici, Michel Deguy se soucie de l'héritage, examinant quelques-unes des conditions de cette translatio studiorum et tentant à sa manière la parabole (lancer et fable) d'une transmission, qui reprend son élan en touchant le fond(s) baudelairien.
Le culturel, animation ou réanimation sociale, n'est pas le dernier mot. La traversée du culturel est notre tâche - pour une écriture parabolique où mythèmes, philosophèmes, théologèmes et poèmes échangent leurs procédés, vers une indivision : vers un livre à venir.
- 4e de couverture -
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Grand cahier Michel Deguy

Un ouvrage coordonné par Jean-Pierre Moussaron
Le Bleu du ciel éditions - 15 octobre 2007
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Sous escorte
Les écrivains
Louis Aragon, Roland Barthes, Jean Cocteau, Louis-René des Forêts, Pierre Michon, Pascal Quignard, Claude Simon...
Les philosophes
Antoine Berman, Jacques Derrida, Gérard Granel, Dominique Janicaud, Jean-François Lyotard, Françoise Proust, Clémence Ramnoux...
Les poètes
Faraj Bayrakdar, Yves Bonnefoy, Danielle Cohen-Lévinas, Haroldo de Campos, Kenneth Koch, Ko Un, Vadim Kozovoï, Godofredo Iommi, Fernando Pessoa, Georges Somlyo...
Cours de vie
Saluts
À Michel Chaillou, Lorand Gaspar, Claude Mouchard, Olivier Rolin, Bertrand Dorny...
Circonstances
Adieux à Paris VIII, lettre à Paul Auster, Michel Collot, Lucette Finas, François Mitterrand...
Les Meurtrières
Poème
Textes sur Michel Deguy :
Études / Lectures
De Wilson Baldridge, Yves Charnet, Claude Mouchard, Jean-Pierre Moussaron, Jean-Luc Nancy, Adelaïde Russo, Philippe Verstraten...
Bibliographie
- 4e de couverture -
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