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par Arnaud Laporte du lundi au vendredi de 12h à 12h30 et de 12h50 à 13h30 |
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émission du mardi 9 février 2010
Jean Tulard
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Jean Tulard © RF / A. Fargier
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En première partie, dans ce Tout arrive!:
- Arnaud Cathrine nous présente son nouveau roman "Le journal intime de Benjamin Lorca" (éditions Verticales)
- le réalisateur russe Nikita Mikhalkov nous parle de son nouveau film "12" qui sort le 10 février.
- Catherine Fraixe nous présente l'exposition "Les Artistes italiens au service de la propagande fasciste" à la Box de Bourges jusqu'au 20 février.
- et enfin l'agenda et le disque du jour : "Gare au loup" tiré de l'album des BB brunes "Nico teen love".
En seconde partie, nous accueillons l'historien Jean Tulard à l'occasion de la parution de l'édition augmentée de son ouvrage "Le Grand Empire 1804-1815" (Albin Michel).

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Arnaud Cathrine.
Ecrivain. |
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Nikita Mikhalkov.
Réalisateur. |
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Catherine Fraixe.
Commissaire d'exposition. |
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Jean Tulard.
Historien. |
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des livres à découvrir |
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Arnaud Cathrine

Le journal intime de Benjamin Lorca
Verticales-Phase deux - 2010
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Pour évoquer la mémoire de l'écrivain Benjamin Lorca, deux amis, un frère et une ex-compagne prennent successivement la parole. Quatre voix qui se complètent ou se diffractent, à rebours des quinze années qui nous séparent de sa mort tragique. La découverte d'un journal intime que le disparu a laissé derrière lui ravive en eux la tentation de saisir enfin cet être si fuyant, égaré, insaisissable. Les quatre narrateurs trouveront-ils une quelconque révélation dans ces écrits jamais publiés ? L'envers d'une personnalité, la face cachée de Benjamin ? Tous ne prendront pas la même décision - trahir ou non cette intimité posthume - mais chacun découvrira en chemin quelques vérités sur lui-même, plus ou moins apaisantes.
- 4e de couverture -
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Jean Tulard

Le Grand Empire, 1804-1815
Albin Michel - 2009 (1ère éd. 1982)
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En 1811, l’Empire napoléonien englobe la moitié de l’Europe ; l’autre moitié, Espagne et Portugal soutenus par l’Angleterre exceptés, n’ose s’opposer à lui. Rome, Bruxelles, Amsterdam, Hambourg, Cologne sont villes françaises. L’empereur décide du destin des Allemands, des Italiens, des Suisses et de la majeure partie de l’ancienne Pologne ; son frère aîné règne à Madrid cependant qu’un maréchal français est choisi par le roi de Suède comme prince héritier.
Pourquoi la France a-t-elle dominé l’Europe en ce début de XIXe siècle ? Pour la première fois on trouvera ici un tableau complet des causes de cette suprématie : universalité de la langue française, poids de la démographie, innovations militaires… Et cet impérialisme n’est pas né avec Napoléon : le Grand Empire est fils de la Grande Nation.
L’écroulement de cette Europe française fut rapide : le refus de Napoléon de créer une solidarité économique entre les États à la faveur d’un blocus continental qui n’avantagea en définitive que l’industrie française, le réveil des nationalismes se retournant contre la France, l’hétérogénéité des armées levées par Napoléon à partir de 1807 sont autant de raisons de cet échec final. Mais Metternich ne réussira pas davantage lorsqu’il voudra façonner une autre Europe au congrès de Vienne.
- Présentation de l'éditeur -
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les rendez-vous |
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Centre - Expositions / Visites

Les artistes italiens au service de la propagande fasciste
du jeudi 21 janvier 2010 au samedi 20 février 2010
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Les dons d'oeuvres italiennes aux musées français (1932-1936)
Entre 1932 et le début de 1936, les musées français s’ouvrirent soudainement à l’art contemporain italien grâce à une série de dons. Celui d’un ensemble de toiles représentant quelques-uns des artistes italiens les plus importants du moment, comme Carrà, Severini, Sironi ou Tozzi, que le collectionneur milanais Frua de Angeli fit à la France durant l’été 1932 permit tout d’abord l’ouverture à la fin de la même année d’une salle d’art italien contemporain au Jeu de Paume. Cette ouverture coïncida avec le lancement de négociations qui aboutirent à la signature du Pacte à Quatre entre l’Angleterre, l’Allemagne, la France et l’Italie quelques mois plus tard. En 1933, le collectionneur d’origine italienne Emanuele Sarmiento donna à son tour au musée des Beaux-Arts de Grenoble une série de toiles d’artistes comme Tozzi, Filippo De Pisis et Prampolini.
A l’automne 1933, devant la menace que représentait l’Allemagne de Hitler, les gouvernements français et italiens s’engagèrent plus avant dans la voie d’un rapprochement qui fut présenté à l’opinion comme le résultat naturel d’une communauté de culture entre deux nations « latines ». Cette politique de rapprochement atteignit son point culminant avec les accords Laval-Mussolini de janvier 1935.
Cette année-là, Paris accueillit toute une série d’expositions qui célébrèrent l’Italie fasciste.
Une double exposition consacrée à l’art ancien et moderne italien fut en particulier présentée au Petit Palais pour la partie allant de Cimabue à Tiepolo et au Jeu de Paume pour la partie traitant des XIXe et XXe siècle. A l’issue de cette manifestation, un don important d’œuvres italiennes contemporaines fait par le sénateur Borletti permit d’étoffer les collections du Jeu de Paume. Début 1936, enfin, un don important fait à la ville de Paris par le comte Sarmiento permit l’ouverture au PetitPalais d’une salle regroupant des artistes italiens et de l’École de Paris.
Ce don fut la dernière manifestation de ce qui apparaît comme un véritable programme de propagande en faveur de l’Italie fasciste qui ne fut progressivement abandonné qu’après l’invasion de l’Ethopie par l’armée italienne fin 1935, suite à l’accord tacite que Laval avait donné Mussolini en janvier, et surtout après l’arrivée au pouvoir du Front populaire.
A travers quelques-unes des œuvres entrées dans les musées français dans cette période, l’exposition présentée dans la galerie la box voudrait retracer les mécanismes de cette propagande. Elle met en particulier l’accent sur les acteurs français et italiens qui le mirent en œuvre, comme les membres du Comité France-Italie, parmi lesquels on trouve le conservateur du Jeu de Paume, André Dezarrois, et le comte Sarmiento, mais aussi des artistes comme Tozzi et Marinetti.
Quoique liés, ces acteurs n’en occupaient pas moins des positions très opposées. Si les dons de 1932-1933 constituèrent une opération de séduction, les œuvres sélectionnées en 1935 pour entrer dans les collections nationales françaises affichent ainsi le caractère de plus en plus réactionnaire et autoritaire du régime de Mussolini. Début 1936, la donation Sarmiento à la ville de Paris tenta in fine de réunir les différentes forces en présence, du futurisme à l’art néo-renaissant du sculpteur Antonio
Maraini, au sein d’un ensemble non plus seulement italien, mais résolument « européen ». Cette exposition voudrait enfin rappeler le rôle actif des musées français dans la promotion d’un modèle fasciste à travers celle, en apparence bénigne, de cet « art latin ».
- Présentation extraite du site -
Infos pratiques : A La Box - ENSA Bourges
7 rue Edouard-Branly
18000 Bourges.
Tél. : 02 48 69 78 78.
Ouvert du mardi au samedi de 14h à 18h. |
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Cinéma

12
du mercredi 10 février 2010 au samedi 10 avril 2010
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Un film de Nikita Mikhalkov, avec Sergey Makovezkij, Nikita Mikhalkov, Sergeï Garmash, etc.
Synopsis : 12 Jurés. 12 Vérités. 1 Verdict.
Moscou, de nos jours. 12 hommes que tout sépare doivent décider unanimement du destin d'un jeune Tchétchène accusé du meurtre de son père adoptif, un officier russe. Confinés dans un gymnase d'école transformé pour l'occasion en salle de délibération, chacun des jurés prend la parole pour s'imposer, peser les faits et finalement se révéler tandis que l'accusé attend son verdict en retraçant son parcours durant la guerre.
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