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par Arnaud Laporte du lundi au vendredi de 12h à 12h30 et de 12h50 à 13h30 |
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émission du mardi 18 janvier 2005
Isabelle Huppert en Hedda Gabler
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Isabelle Huppert dans Hedda Gabler © Pascal Victor / Th. de l'Odéon
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Autour de la pièce fascinante que joue en ce moment Isabelle Huppert, l'Hedda Gabler d'Ibsen sous la direction d'Eric Lacascade, une conversation sur le jeu de théâtre, l'histoire de cette pièce, ce qu'elle dit du mystère et de la féminité, à travers ce personnage de femme à la fois "active et victime".
Et au final, bien sûr, se demander ce qu'est le théâtre...
A leurs côtés, un spectateur d'exception de la pièce, qui aide à décoder les mécanismes d'interdit de l'héroïne d'Ibsen, le psychanalyste J. B. Pontalis.
Frustrations, mystères, poids des hommes et de la société autour de cette figure, quelques clefs d'une Bovary qui ne transgresse jamais l'interdit, jusqu'à la mort.

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Isabelle Huppert.
Elle interprète en ce moment Hedda Gabler au théâtre. |
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Eric Lacascade.
Il est le metteur en scène de Hedda Gabler. |
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J. B. Pontalis.
Il est philosophe et psychanalyste. |
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des livres à découvrir |
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J.-B. Pontalis

Le Dormeur éveillé
Mercure de France - 2 septembre 2004
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«L'homme qui dort se nomme Constantin. C'est un Empereur romain, un conquérant, un guerrier sans merci. Son sommeil paraît paisible, bien qu'il doive livrer bataille le lendemain... À côté de l'homme qui dort, un tout jeune homme assis. Un serviteur sans doute, qui n'a pas de nom. Une sentinelle, mais qui s'abandonnerait à sa propre rêverie. Il est le dormeur éveillé. Sa tête penchée s'appuie sur sa main. Cette scène représentée par Piero della Francesca se situe à la frontière de la nuit et de l'aube, du sommeil et de l'éveil, du songe et de la rêverie...
Le livre dont j'écris ici les premières lignes, j'aimerais qu'il devienne quelque chose comme une mémoire - donc une fiction - rêveuse, qu'il soit une traversée d'images, de souvenirs, d'instants, qu'il ressemble à la rêverie à laquelle s'abandonne le dormeur éveillé, avant que l'excès de clarté n'y mette fin. Il sera bien temps alors d'affronter le jour.»
J.-B. Pontalis.
- Présentation de l'éditeur -
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