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par Jean Lebrun du lundi au vendredi de 18h30 à 19h30 |
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émission du mercredi 27 avril 2005
Jean-François Kahn : Politiquement incorrect ?
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Le dictionnaire de l'incorrect JFK ? © Plon
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En direct et en public d'El Sur, 35, Boulevard Saint-Germain, 5ème arrondissement à Paris, Métro Maubert-Mutualité, Entrée libre et gratuite.
Deux semaines après la nomination de Benoît XVI et la déferlante médiatique autour de la mort de Jean-Paul II et de sa succession, Jean Lebrun reçoit, ce soir, le journaliste et penseur, Jean-François Kahn, fils de professeur de philosophie, qui célèbre dans son dernier livre le politiquement incorrect.
Ainsi nous parlerons de la place de l'athéisme dans la société occidentale et, en particulier, en France. Mais à l'heure où la campagne pour le référendum sur la Constitution européenne bat son plein, Jean-François Kahn sera également invité à parler économie, et en particulier du libéralisme et du néolibéralisme.
Pour apporter de la couleur et du goût à l'émission du jour, JFK réagira à une programmation musicale de choix et à la désormais régulière et célèbre Chronique à caractère gastronomique d'Emmanuel Giraud.
Une émission fabriquée par Peiré Legras & Véronique Samouiloff.
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des livres à découvrir |
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Jean-François Kahn

Dictionnaire incorrect
Plon - Avril 2005
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Comment mener un combat en utilisant toutes les armes à la fois ? La forme de dictionnaire qu'adopte ce livre est une réponse. L'auteur pourrait reprendre à son compte, au fond, la dernière tirade du Cyrano d'Edmond Rostand quand, rapière au poing, le bretteur défie ses éternels ennemis : la bêtise, le mensonge, la lâcheté, la courtisanerie. On y ajoutera la bienpensance et les nouveaux conformismes. Sauf que ce livre est, justement, à l'image de la guerre qu'il mène : c'est-à-dire que les longues offensives y côtoient les rapides coups de main, les actions de commando les manœuvres d'encerclement, les pilonnages d'artillerie les opérations de guérilla, mais s'y intègrent également - car la guerre c'est aussi cela - les permissions, les théâtres aux armées, les fiestas arrosées à la caserne, les sorties en ville, les parties de belote et les distractions plus libertines. Quatre armes sont ici utilisées : la satire chansonnière, dérision blagueuse et farce drolatique d'abord ; puis le fouet du pamphlet politico-social, ensuite la méthode encyclopédiste - au sens XVIIIe siècle du terme - qui consiste à démystifier en parlant de tout et donc à travers toutes les approches possibles ; et enfin, le dictionnaire philosophique voltairien qui permet de passer au crible, de façon iconoclaste, les idéologies dont nous continuons à être les héritiers ou les victimes. Feu sur le quartier général ! Cet ouvrage (d'autant qu'il n'épargne pas le pouvoir intello-médiatique), fera grincer des dents. Fortement. C'est fait pour.
- Note de l'éditeur -
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Jean-François Kahn

Le camp de la guerre
Fayard - 14 avril 2004
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Un an après l'invasion et l'occupation de l'Irak, après une guerre juridiquement indéfendable, moralement injustifiable, politiquement ingérable, où en sommes-nous ? Aucune trace d'armes de destruction massive, des élections libres ajournées, des attentats quasi quotidiens... Catastrophe en un mot, dont nous aurons du mal à nous remettre.
Hier encore, la cause démocratique restait vierge. Aujourd'hui, le fascisme, sous sa forme intégriste, prétend prendre en charge la révolte des humiliés, pendant que les nouveaux maîtres du monde, les tenants du "camp de la guerre", sont parvenus, au nom de la démocratie, à asseoir un pouvoir impérialiste et oppresseur.
Oppression démocratique contre résistance anti-démocratique : imagine-t-on le choc qu'induit une telle inversion ?
Jean-François Kahn analyse ici la dérive intellectuelle et idéologique qui a conduit à cette guerre absurde , soumet à l'épreuve des faits les discours extravagants qui l'ont justifiée, prend la mesure du naufrage de nos valeurs et du raz-de-marée qu'elle a provoqué. Et montre comment un certain discours néo-conservateur d'aujourd'hui n'est plus que le retournement d'un certain discours stalinien d'hier.
- Présentation de l'éditeur -
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Jean-François Kahn

Ce que Marianne en pense...
Mille-et-une-nuits - Novembre 2002
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Avril 1997, début de l'histoire d'un journal qui rompt avec un discours médiatique univoque. Ce livre, qui raconte les dessous d'un combat jugé perdu d'avance, fait surtout la synthèse didactique des quelques grands thèmes, des quelques idées fortes, des quelques analyses iconoclastes, qui rendirent cette expérience apparemment sulfureuse.
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Jean-François Kahn

Victor Hugo, un révolutionnaire
Novembre 2001 - Fayard
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La tradition veut qu'on soit progressiste à vingt ans et réactionnaire l'âge venant. Version politique du "En vieillissant, le diable se fait moine". Victor Hugo, qui, décidément, ne fait rien comme les autres, parcourt le chemin inverse. De 1847 à 1851, on assiste à l'"extraordinaire métamorphose" d'un vicomte, pair de France, monarchiste, député de Paris élu sur des listes de l'union de la droite, devenant l'homme des Misérables, passant du côté républicain, livrant bataille contre la peine de mort, s'élevant contre le travail des enfants. Qu'en est-il de ce Hugo-là, deux cents ans après ? Pourquoi revenir sur Hugo politique ? Parce que, dit Jean-François Kahn, "Victor Hugo incarne mieux que quiconque le combat pour la démocratie et les droits de l'homme ; ensuite, parce qu'il n'a cessé, parfois seul, au prix de sa tranquillité et de sa réputation, de résister à l'offensive, souvent convergente, des stalinismes de gauche et de droite ; enfin parce qu'au nom du refus de la guerre civile, en vertu d'un patriotisme bien compris, il a de toutes ses forces cherché à favoriser l'émergence d'une troisième voie". Pour écrire L'Extraordinaire métamorphose, l'auteur avait effectué il y a quinze ans un travail documentaire considérable, consultant entre autres tous les comptes rendus de l'Assemblée nationale, s'imprégnant de la presse de l'époque, visitant les détails de la vie privée de Hugo. Le résultat est époustouflant : dans une langue vive et belle, Jean-François Kahn nous fait revivre Hugo et son temps ainsi que l'étonnante transformation intellectuelle, politique, personnelle de l'auteur de Notre-Dame de Paris. Il s'agit donc d'un livre non seulement politique, mais aussi historique et littéraire, et, oserait-on dire, romantique, si le terme n'était un peu galvaudé aujourd'hui. A la veille du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo, il paraît en tout cas incontournable. La réédition de cet ouvrage (d'abord paru en 1984 au Seuil), prend tout son sens aujourd'hui, et c'est à le montrer que Jean-François Kahn consacre un nouveau texte entièrement inédit Hugo l'insoumis qui ouvre le volume : Hugo est intempestif, Hugo est anti-conformiste, Hugo montre la voie contre toutes les "bien-pensances" actuelles. Jean-François Kahn vient d'être nommé président du Comité pour la célébration du bicentenaire de Victor Hugo à l'étranger.
- Note de l'éditeur -
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Jean-François Kahn

Les rebelles - Ceux et celles qui ont dit non
Plon - Mars 2001
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Hommes ou femmes, ils ont tous, un jour, refusé l'oppression, la régression ou le dogme. Si certains ont payé ce courage de leur vie, leur dissidence a souvent permis le triomphe de la liberté et de la justice, parfois même changé le cours de l'histoire. Leur "non" est clair, carré, sombre et lumineux à la fois, porteur d'un sens qui a fini par imprégner l'histoire de l'humanité. Tels furent le "non" de De Gaulle, le 18 juin 1940, d'Emile Zola lançant son "J'accuse", de Lazare Carnot refusant l'Empire, de Victor Hugo préférant l'exil à toute caution donnée au coup d'Etat de Badinguet, de Voltaire proclamant l'innocence de Calas, de Bolivar abolissant le colonialisme espagnol, de l'abbé Grégoire ou de Victor Schoelcher à l'esclavage... Mais aussi le "non" de Galilée à la tyrannie de l'apparence, de Spinoza au terrorisme du dogme, de Rousseau à l'inégalité sociale, de Jules Ferry à l'emprise cléricale. Cette aventure - celle de ces hommes ou de ces femmes qui ont un jour refusé l'oppression - Jean-François Kahn a voulu nous la raconter. Parce que aucun film ne réunira jamais une telle affiche, parce que aucun roman ne brassera autant d'extra-ordinaires destins personnels, parce que nous devons tout à ces rebelles, et que l'Histoire officielle, avec beaucoup d'entre eux, n'a pas toujours été équitable.
- Note de l'éditeur -
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