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par François Noudelmann le vendredi de 18h20 à 19h |
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émission du vendredi 4 janvier 2008
Beauvoir philosophe
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Par François Noudelmann
Réalisation: Françoise Camar
Lors de son succès à l'agrégation en même temps que Jean-Paul Sartre, on dit alors que c'était elle, Simone de Beauvoir, la plus philosophe. Mais l'histoire fameuse de leur couple a parfois masqué son apport théorique et son propre rôle dans la conception de l'existentialisme. De même la puissance philosophique du Deuxième sexe, ce livre qui a tant compté dans l'histoire du féminisme, a souvent été voilée par l'analyse sociologique. La pensée de Beauvoir implique pourtant une ontologie du sujet et une politique de la liberté qui ont marqué l'histoire de la philosophie. Le renouvellement actuel de la réflexion sur le genre et sur les modes de subjectivation sexuels témoigne de son importance au moment du centenaire de sa naissance.

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Huguette Bouchardeau.
écrivain et ancien ministre |
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Ingrid Galster.
Professeur à l'université de Paderborn |
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Madeleine Gobeil.
Ancienne directrice des arts à l'UNESCO, et auteure du film documentaire "Un portrait croisé de Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre" (1967) |
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Michel Kail.
Professeur de philosophie |
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Julia Kristeva.
écrivain, psychanalyste et professeur à l'université de Paris VII |
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des livres à découvrir |
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Huguette Bouchardeau

Simone de Beauvoir
Flammarion - 24 octobre 2007
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Simone de Beauvoir a marqué le XXe siècle, et singulièrement les femmes, par les livres qu'elle a écrits. Depuis l'adolescence, en effet, le désir d'être un « grand écrivain » a orienté sa vie. Mais elle est au moins aussi exemplaire par le couple qu'elle a formé avec Jean-Paul Sartre : couple amoureux, couple inventant de nouvelles formes familiales, morales et sociales, couple engagé dans l'histoire française et internationale, offrant l'image d'intellectuels impliqués dans les combats de l'époque.
En filigrane de cette union, on peut lire les efforts d'une jeune bourgeoise, celle des Mémoires d'une jeune fille rangée, pour échapper à l'étroitesse de son milieu et s'affranchir des tabous. Une personnalité qui vivait avec avidité ses passions : les voyages et les découvertes de toute sorte, les rencontres bien sûr mais aussi les livres, le cinéma, le théâtre, la peinture, et plus encore la musique dont elle était devenue avec Sartre une véritable « connaisseuse ». Tout ceci joint à une autre passion qui peut paraître contradictoire des précédentes, celle de tout maîtriser avec une rigueur absolue : le temps accordé à chacune et à chacun, les textes à comprendre et à retravailler, les budgets, le rythme des vacances... Ce dernier caractère (sa « schizophrénie », disait Sartre) lui donnant cet aspect un peu austère qui fut souvent interprété comme de la rigidité. Alors qu'elle sut être, de manière discrète, généreuse avec des inconnus, et adorée de ses amis.
Tout l'intérêt de cette biographie passionnante que propose Huguette Bouchardeau est justement de rendre sensible la complexité de l'auteur du Deuxième Sexe et des Mandarins, et d'approcher au plus près sa profonde humanité.
- 4ème de couverture -
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Ingrid Galster

Beauvoir : dans tous ses états
6 septembre 2007 - Tallandier
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En janvier 2008, Simone de Beauvoir aurait eu cent ans. La philosophe engagée, la romancière, la mémorialiste fait figure d'enfant surdouée d'un siècle mouvementé, dont elle a marqué la deuxième moitié d'une profonde empreinte. Le Deuxième sexe, paru en 1949, fut le bréviaire féministe de deux générations ; dans Les Mandarins se sont retrouvés les intellectuels nés entre 1900 et 1920 ; les Mémoires d'une jeune fille rangée, suivies de La Force de l'âge, composent un portrait de femme où beaucoup se sont reconnues, ou rêvées. Mais Simone de Beauvoir, qui s'était faite avec son compagnon Sartre l'apôtre de la transparence, a-t-elle toujours dit toute la vérité sur elle-même ? Comment son oeuvre fut-elle reçue ? Quelle image laisse-t-elle d'elle-même, près de douze ans après sa mort ? La controverse demeure ouverte. Au moins faut-il la nourrir d'arguments fondés et vérifiés.
Ingrid Galster, qui a consacré l'essentiel de ses travaux aux personnes et à l'univers sartro-beauvoiriens, apporte en vingt chapitres qui sont autant de petits essais des éléments essentiels, parfois peu connus, sur l'itinéraire de Simone de Beauvoir, depuis ses années d'étudiante, sur lesquelles elle a recueilli des témoignages directs, jusqu'à sa destinée posthume, en passant par Radio-Vichy, où Beauvoir fut active, et par le féminisme dont elle fut la figure de proue. Il en ressort une femme d'envergure rendue à sa vérité, ne méritant ni l'hagiographie ni le dénigrement, possédant comme toute personnalité sa part de rayons et d'ombres.
- 4e de couverture -
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Michel Kail

Simone de Beauvoir philosophe
PUF. Collection Philosophies, n° 187 - 11 janvier 2006
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Dans l'introduction du Deuxième Sexe, Simone de Beauvoir déclare que s'«il n'y a pas toujours eu des prolétaires: il y a toujours eu des femmes; elles sont femmes par leur structure physiologique; aussi loin que l'histoire remonte, elles ont toujours été subordonnées à l'homme: leur dépendance n'est pas la conséquence d'un événement ou d'un devenir, elle n'est pas arrivée». La dépendance des femmes est une réalité qui n'est ni événementielle, ni devenue. Est-ce à dire que cette subordination doive s'interpréter comme un fait de nature? Beauvoir ne se contente pas de rejeter cette idéologie naturaliste au nom d'un culturalisme bien-pensant, qui a besoin de la notion de «nature» pour détacher celle de «culture». En prévenant que «pas plus que la réalité historique la nature n'est un donné immuable», elle dépasse cette dualité de la nature et de la culture, et forge de nouveaux outils conceptuels pour penser cet objet d'analyse inédit: «la dépendance des femmes qui n'est pas arrivée». Les trois types de discours qui pourraient être convoqués pour mener à bien cette analyse, la biologie, la psychanalyse et le matérialisme historique, sont confrontés à leurs limites, qui les contraignent, quoi qu'ils en aient, à justifier l'oppression des femmes. Ils partagent la conviction que si quelque chose est, c'est arrivé, et qu'il suffit d'en rechercher les causes ou les raisons biologiques, symboliques ou historiques. Beauvoir se propose de rendre compte de l'oppression sans donner aucun gage à sa légitimation. Cette ambition philosophique inédite devrait lui valoir le titre de «grande philosophe», que seuls les préjugés dominants lui disputent encore.
- 4e de couverture -
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Julia Kristeva

Seule, une femme
L'Aube - 21 juin 2007
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Recueil d'articles et d'entretiens autour de la question du féminin, à travers différents portraits de femmes remarquables.
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