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par François Noudelmann le vendredi de 18h20 à 19h |
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émission du vendredi 15 mai 2009
Faut-il moraliser l’art ?
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Par François Noudelmann
Par: Dominique Costa
On croyait le temps des provocations artistiques révolu avec la fin des avant-gardes. Mais depuis une décennie des artistes choquent le public en jouant sur le pathos, la scatologie et la mort. Massacre d'animaux, projection d'excréments, scènes de cannibalisme s'imposent dans les installations ou les vidéos des musées.
Notre époque voit aussi le retour d'un moralisme, voire d'un puritanisme, qui réclame la censure de plusieurs expositions au nom de la dignité humaine. La récente annulation à Paris de l'exposition de cadavres plastifiés ou la mise en examen de commissaires ayant exposé des images d'enfants témoignent d'une telle crispation.
Cette opposition entre provocateurs et moralisateurs n'est toutefois pas si claire. Paradoxalement la volonté de scandale est parfois sous-tendue par un message moral. Le discours de l'extrême offense et celui du conservatisme normalisateur ont peut-être une même conception de l'art et de sa fonction morale.

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Paul Ardenne.
historien de l'art, commissaire d'exposition et critique d'art, professeur à l'université de Picardie |
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Ruwen Ogien.
directeur de recherches au CNRS |
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Carole Talon-Hugon.
professeur de philosophie à l'université de Nice |
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des livres à découvrir |
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Paul Ardenne

Extrême. Esthétique de la limite dépassée
Flammarion - 10 octobre 2006
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Notre époque est émotionnelle : elle aime les sensations fortes, les défis délirants, la violence. Ces excès en tous genres, elle se les représente volontiers sous une forme extrême, où l'accent est mis sur ce qui chavire nos sens : l'intensité, la démesure, le moralement inadmissible, l'horreur. Un élan destructeur au point de rendre légitime, en termes spectaculaires, une « esthétique de la limite dépassée ».
L'objet de ce livre est double. D'une part, documenter par le menu les formes d'expression contemporaines fortes de ce désir de dépassement esthétique : spectacles superlatifs, performances artistiques engageant la souffrance, documents d'actualité insoutenables, images de la pornographie dure, cinéma violent, mises en scène de la scatophilie, idolâtrie de la mort et du cadavre. D'autre part, analyser le glissement vers l'esthétique extrême que consacre, plus qu'aucune autre, la société occidentale. Magnétique et médiatique, la représentation de l'extrême y constitue désormais une véritable culture, un nouveau référent, un but.
Fourmillant d'exemples, cet essai s'attache enfin à apporter une réponse à ce questionnement cardinal : quel avenir, en Occident, pour le spectacle du pire ? Car à l'esthétique extrême il y a, en bout de course, une conséquence dramatique : l'épuisement du désir de voir. Que faire dès lors pour revivifier ce désir sinon, à plus ou moins court terme, devoir extrémiser l'extrême lui-même et ses représentations ?
- Présentation de l'éditeur -
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Ruwen Ogien

La vie, la mort, l'Etat : le débat bioéthique
Grasset - 13 mai 2009
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Ruwen Ogien

Les concepts de l'éthique : faut-il être conséquentialiste ?
Hermann - 2009
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« Dans leur état présent, les lois de bioéthique et d’autres du même genre relatives à la procréation et à la fin de vie, n’ont rien de particulièrement permissif.
Elles interdisent les mères porteuses, la sélection des embryons selon des critères de convenance, les recherches sur les cellules souches. Elles n’autorisent pas les gays, les lesbiennes et les femmes jugées trop “âgées” à bénéficier de l’assistance médicale à la procréation.
Elles criminalisent toutes les formes d’aide active à mourir, même en cas de demande manifestement libre et éclairée d’un patient incurable en fin de vie, auprès d’un médecin dont les convictions éthiques ou religieuses n’y sont pas défavorables. Elles excluent l’avortement tardif sans motif approuvé par un collège de praticiens spécialisés.
Je voudrais donner des raisons d’aller dans une direction opposée, moins paternaliste, plus respectueuse des libertés individuelles. »
-4ème de couverture-
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Ruwen Ogien

La liberté d'offenser : le sexe, l'art et la morale
la Musardine - 25 octobre 2007
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Contrôle plus strict des images ou des écrits à caractère « pornographique », censure à tout va sous prétexte de protéger « la jeunesse », les « sentiments des croyants » ou la « dignité humaine »... Désormais, faute de pouvoir s'attaquer directement aux pratiques sexuelles des individus, les nouveaux croisés de l'ordre sexuel s'en prennent à leurs représentations littéraires et artistiques. En partant de questions simples, Ruwen Ogien propose un ensemble d'arguments en faveur de La Liberté d'offenser : Pourquoi n'est-on pas libre de voir ce qu'on est libre de faire ? Et pourquoi donc exiger des oeuvres sexuellement explicites des qualités artistiques qu'on ne demande pas aux oeuvres d'autres genres ? Le mauvais goût est-il un crime ? À qui profite vraiment la critique des morales du consentement ? Un manifeste brillant et subversif, pour la liberté d'expression et de création, et contre la panique morale.
- Présentation de l'éditeur -
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Carole Talon Hugon

Morales de l'art
PUF - 2009
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Carole Talon-Hugon

Goût et dégoût:l'art peut-il tout montrer?
J.Chambon - 2003
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L'art du XXe siècle a transfiguré le banal. Mais qu'en est-il de ce qui inspire le dégoût et soulève le coeur ? Jusqu'à quel point l'horreur peut-elle devenir sujet de l'art ?
Pour répondre à cette question, Carole Talon-Hugon remonte à la théorie classique des passions et de la représentation artistique des sentiments déplaisants. Elle étudie les rapports de l'art et de l'affectivité, le rôle de la fiction dans la modification des affects. Elle examine les interdits classiques de la représentations de l'abject ainsi que les approches contemporaines du dégoût. Elle montre jusqu'à quel point la représentation de l'abject est possible - mais quelles limites impose le réalisme de la représentation.
Son livre montre qu'une réflexion complète sur l'art ne peut faire l'économie d'une théorie des passions et des affects.
Yves Michaud.
-4ème de couverture-
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Regards de philosophes français et étrangers sur l'actualité. Un blog coordonné par François Noudelmann, producteur sur France Culture des Vendredis de la philosophie, chaque vendredi de 10 h à 11 h. |
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